J’ai appris à accepter de vieillir

Bien vieillir est un art, assure Marie de Hennezel, psychologue et psychothérapeute, et il existe des clés pour avancer avec confiance sur ce chemin de la vie. Angoissée par les années qui filent, notre journaliste, la soixantaine toute fraîche, a assisté à l’un de ses séminaires.

Psychologue et psychothérapeute, Marie de Hennezel s’est longtemps consacrée à l’accompagnement des personnes en fin de vie. Elle est l’auteur de nombreux ouvrages, dont La Mort intime, Le Souci de l’autre (Robert Laffont, 2001 et 2004), Mourir les yeux ouverts (Albin Michel, 2005), tous disponibles en poche chez Pocket. Elle a publié dernièrement, avec Bertrand Vergely, Une vie pour se mettre au monde (Carnets Nord)

Sur le formulaire d’inscription, une phrase incitative : « Un séminaire de cinq jours où Marie de Hennezel nous entraîne dans une conscience heureuse du vieillissement. » Même si j’ai du mal à imaginer que cinq jours peuvent suffire, la conscience douloureuse de mon propre vieillissement et mon admiration pour l’oeuvre et le travail de Marie de Hennezel me poussent à m’inscrire.

Je suis confrontée aux sarcasmes rassurants de mes enfants : « Qu’est-ce que tu vas faire chez les vieux ? Tu n’es pas vieille ! » Je ne suis dupe ni de leur regard aimant, ni de leur refus de voir leur mère changer. Mon oeil est plus lucide. Je connais la moindre de mes rides et chacune des faiblesses de mon corps, un genou me fait parfois souffrir, j’oublie les titres des films et l’endroit où je viens de poser mes lunettes. J’ai 60 ans et je voudrais remonter le temps.

Premier jour : je joue avec mes images du vieillissement

Quelques semaines plus tard, dans le patio d’un hôtel charmant, je passe en revue avec malveillance la quinzaine de stagiaires réunis pour le pot de bienvenue : « J’ai l’air aussi vieille qu’eux ? » Puis Marie de Hennezel nous rejoint. On n’imagine pas lui demander son âge, elle est simplement belle et lumineuse. L’image de la sérénité souriante, du vieillissement accepté.

Premier tour de table où chacun doit expliquer sa présence ici. Les réponses sont timides, évoquent la peur de la solitude, de la maladie, un veuvage torturant, l’image de parents à qui l’on ne veut pas ressembler. J’avoue ma crainte de peser sur mes proches, celle de devenir acariâtre, comme ces vieux que l’on fuit parce qu’ils se plaignent tout le temps. Marie écoute en silence, puis prend la parole.

« C’est à notre génération d’inventer un nouvel art de vieillir. La tâche est lourde parce que notre société nous renvoie une image désastreuse de l’âge, mais il existe des clés pour y parvenir. Soyons des pionniers. » Puis elle évoque les centenaires de l’île d’Okinawa, au Japon, qui psalmodient chaque matin : « La chaleur du cœur empêche nos corps de vieillir. » Et vivent heureux parce qu’ils sont considérés par la population comme des trésors. « Essayons d’être des trésors et non des poisons pour les autres. La vieillesse peut être une croissance ou un naufrage. Il est facile d’en faire un naufrage, apprenons à en faire une croissance. »

Premier exercice, chercher dans notre entourage une personne très âgée à laquelle nous aimerions nous identifier et noter ses qualités. Se dessine alors le portrait idéal d’un vieux joyeux, enthousiaste, sachant transmettre ses connaissances aux plus jeunes, altruiste et ouvert aux autres, poursuivant encore un idéal et serein face à l’idée de la mort. Nous avons tous plongé avec plaisir dans cette recherche.

Nous poursuivons dans la même voie avec l’exercice du collage à partir d’images ou de phrases de magazines dans lesquels nous devons piocher. Sur une grande feuille que nous séparons en deux, nous devons placer sur une moitié les images négatives que nous avons de la vieillesse, sur l’autre les images positives. « Laissez-vous guider par votre enfant intérieur, jouez avec les mots et les images », conseille Marie.

Chacun découpe et colle, comme à l’école. Ma feuille se remplit d’images sombres. Des mots en gras barrent la feuille, maladie, tristesse, silence, transparence, mort… Un visage au regard caché par un voile noir, trouvé dans une pub pour des chaussures de luxe, envahi l’espace, que je recouvre d’un ciel de nuages noirs. Sur la moitié où je dois coller les images positives, il reste à peine assez de place pour poser un bel arbre qui étend ses branches et une main de femme grande ouverte. La protection et l’altruisme.

Je réalise que j’ai collé avec un certain malaise les images négatives alors que chaque image positive a déclenché en moi un sourire intérieur. Si c’était le début de l’acceptation ? Nous commentons nos collages à Marie qui écrit nos peurs sur un tableau et termine cette première journée sur une phrase qui résonne en chacun : « Bien vieillir, c’est accepter des pertes. »

Deuxième jour : je médite sur ma peur de la mort

Le lendemain, nous nous retrouvons sur la pelouse en tenue de jogging. « N’oublions pas notre corps, insiste Marie. Nous devons l’habiter, nous sentir chez nous dedans. » Elle nous montre des exercices à faire chaque jour durant un quart d’heure. Étirements de chat, assouplissements, concentration sur le souffle. Elle nous incite à poursuivre une activité physique, quel que soit notre âge : « Nous pouvons toute notre vie faire les mêmes choses qu’avant, mais différemment. »

Après le déjeuner, nous nous préparons à un après-midi difficile. Nous allons aborder l’idée de la mort. « Méditer sur sa finitude permet de vieillir serein. » Elle évoque les Amérindiens, qui s’imaginent toute leur vie avec un oiseau sur l’épaule leur demandant chaque matin : « Et si c’était pour aujourd’hui ? »

Leur journée se déroule avec l’idée qu’il s’agit peut-être de la dernière. Nous confrontons nos peurs de la mort. La mienne est terrorisante, m’empêchant parfois de plonger dans le sommeil. Si j’attends un bénéfice de ce stage, c’est l’acceptation de ma propre fin. Chacun en parle avec simplicité. Nous ne nous connaissions pas il y a deux jours et nous abordons en confiance un thème aussi intime. Magie des stages lorsqu’ils sont menés d’une main sûre.

En spécialiste de la fin de vie, Marie évoque son expérience auprès des mourants. Je l’interroge sur le dernier souffle. « Est-ce que certains hurlent de terreur ? » « On ne meurt pas en hurlant, on meurt lorsqu’on lâche prise. La plupart des gens meurent doucement, comme une bougie qui s’éteint. La souffrance est du côté de ceux qui restent. »

Troisième jour : je fais le ménage dans mes souvenirs

La nuit a été difficile pour beaucoup. Ce matin, les traits sont tirés. Marie apaise, parle de confiance, de bienveillance. Une femme quitte la pièce pour aller pleurer, seule dans le jardin. Une autre se lève pour la rejoindre. Les liens entre nous sont devenus forts.

« Une vie accomplie est une vie apaisée », explique Marie en évoquant l’exercice du jour. Il s’agit de se mettre en paix avec son passé. « Nous sommes encombrés par trois “R” : regrets, remords et rancune. Les “R” sont des poisons, des valises qui pèsent de plus en plus lourd en vieillissant. Il faut s’en débarrasser et se mettre au monde avant de disparaître. Les identifier permet de les voir en face de soi au lieu de les avoir dans le dos. »

Nous séparons une feuille en trois colonnes : regrets, remords, rancune. À nous de les remplir avec nos valises de mauvais souvenirs. Nous planchons en ruminant, chacun dans son coin, faisant remonter à la surface la mémoire de trahisons et d’occasions perdues, réfléchissant à la possibilité de faire la paix. « Il y a des pardons que je ne pourrai jamais accorder », affirme l’un des participants en terminant sa liste. « Les regrets nous empêchent d’aller de l’avant et la rancune tenace peut ressortir de façon terrible dans le grand âge », lui répond Marie.

Quatrième jour : j’écris pour ceux qui resteront

Le lendemain matin, nous marchons dans la rosée, pieds nus, les yeux presque clos, très lentement, pour sentir les herbes s’écraser sous nos pas. Une marche méditative en conscience. Certains ont du mal à se concentrer sur leur pas, la lenteur leur fait perdre l’équilibre. D’autres accélèrent le rythme. Ceux qui y parviennent reconnaissent avoir ressenti un immense bien-être.

Nous nous sentons apaisés, prêts pour l’exercice le plus difficile. Il nous reste une heure avant de mourir. Quel message voulons-nous laisser ? Chacun cherche un endroit dans lequel il se sente bien pour écrire en une heure une page recto verso. Pas plus, pas moins. Nous ne la lirons pas aux autres.

Elle nous appartient. Je redoute d’être submergée par l’angoisse, de ne pouvoir trouver le premier mot. Et voilà qu’ils coulent sans peine. Après une heure, mes pages sont remplies. Pour la première fois, j’accepte l’idée de disparaître. J’ai conservé cette lettre. Elle sera trouvée et lue, un jour, et cette idée me fait du bien.

Cinquième jour : je cherche ma source de joie

Dernier jour, dernières clés pour apprendre à « s’alléger et s’éveiller », à croître au lieu de se détériorer. Nous cherchons quelle est notre source de joie, la nature dit l’un, les enfants pour une autre, la poésie pour moi, la musique ou le plaisir de transmettre. Nous abordons la peur de la solitude, que nous confondons souvent avec l’isolement.

La solitude peut être magnifique et source d’immense bonheur, comme le dit l’écrivaine Jacqueline Kelen dans un texte que nous lit Marie. Puis elle nous cite cinq clés essentielles, tel un condensé de ces cinq jours : « Méditer sur sa finitude, s’alléger en faisant le ménage de ce qui nous encombre, apprivoiser la solitude en travaillant à être bien avec soi, prendre soin de soi physiquement et mentalement, et enfin faire de la place à sa source de joie. »

Dans le train du retour, je n’arrive pas encore à mesurer les bénéfices de ce stage. Mon reflet dans la vitre me montre une image que je n’aime toujours pas, mais je sens que la terreur de la mort m’a lâchée, et je sais que certaines phrases vont me guider sur le chemin de l’acceptation. J’ouvre un livre de Marie, La chaleur du cœur empêche nos corps de rouiller, et je tombe sur ce passage : « Le jour où l’on pourra regarder des images de vieilles personnes avec émotion, s’identifier à elles sans réticence, se dire que l’on aimerait être comme elles lorsqu’on sera vieux, ce jour-là notre société aura fait un pas de géant. »

À lire : La chaleur du coeur empêche nos corps de rouiller de Marie de Hennezel.
En faisant appel à son expérience et à ses rencontres avec des « vieillards magnifiques » telle son amie soeur Emmanuelle, la psychologue et psychothérapeute nous offre une ode à la maturité. Ou comment rester jeune en cultivant l’élan du désir.

Hélène Mathieu  pour le magazine Psychologie

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16 réflexions sur “J’ai appris à accepter de vieillir

  1. je vais revenir sur ce billet, j avoue que….heu….oui j’ai quelques fois cette mauvaise impression que je vieilli ! pffff, en fait la chose difficile, c’est que à « l’interieur » nous sommes toujours pareil, mais c’est le corps ! la vue qui baisse, les oreilles, les os, l energie, desfois l’impression qu’on « se diminue » en fait vieillir c’est un constat de son corps en premier lieu, et puis dans notre societé, qui est sur le paraitre et bah voui, on se dit on est plus dans la norme, on est pas jeune, belle, etc alors que dans d’autre société, les gens dit « vieux » eux sont respectés , se sont pas des choses à jeter, mais des individus qui ont vécu, qui ont de l’expérience, ce sont pas des vieux, ce sont des anciens, enfin, voilà,
    c’est interessant ce billet, parceque cela nous donne des pistes sur ce moment difficile que nous avons tous a traverser, c’est vrai, moi je n’avais que faire de vieillir, en fait, c’est des remarques desobligeantes de gens qui m’en ont fait prendre consciente, alors que tout allait bien, pour moi yavait un debut une fin, mais la j etais en train de vivre, et puis une question d’une copine , mais t’a quel age ? mais cela ne nous rajeunit pas, et on a plus 20 ans, alors que moi j’ai 20 ans dans ma tete, je n’ai pas envie de rajeunir, d’un seul coup cette copine me donnait son angoisse, et à chaque fois que je l’a vois c’est idem, elle se plaint, alors je lui touche néanmoins ma pêche, mais non elle me prouve qu’on est pas toute jeune, grrrrr , tiens comme un proche aussi, qui comme j’ai des grosses crises de migraine me dit, mais tinkiet, bientot la menopause tu seras tranquille, c’est que tu y vas aussi, ahhhhhhhhhhhhhhh ce jour je me suis dit mais ils me veulent quoi ces gens !
    bref, je viens de perdre ma maman, je n’avais plus mon pere deja, et là boum, je me dis ca y est c’est moi qui vieillit, pfffff
    bon je me reprend, me fait belle me regarde, me dis en regardant des dames aux emissions télé, mais ? elles ont le meme age que Moi ? non ! je fais si vieille que cela? heu !!!!!!!!! je crois qu’on se voit pas vieillir vraiment, sauf si on ressort une photo , d’ailleurs ou l’on se trouvait moche, et que maintenant on se dit, mais j’etais mignonne a cet age ! lol, bon, bref, je crois oui qu’on se voit pas par rapport aux autres, et d’ailleurs en y reflechissant, je voyais les dames agées, comme des mémé, alors que ma mère qui en avait 80 je l’a voyais pas vieillir, d’ailleurs je sais pas si je me souviens d’elle quant elle etait jeune, c’est curieux, ca veut peut etre dire qu’on s ‘en moque si on vieillit du moment qu’on aime,
    bon, le truc c’est que notre societé aussi, met au rebu ce qui est vieux, usé, hop un appareil menager foutu, hop poubelle, alors les gens c’est idem, sauf que maintenant on dirait que les gens sont decidés a plus se laisser aller, ya les femmes qui se font appelé cougar et qui se disent et bah zut je m’eclate, ya les troisieme age, ahhhhhh j’aime pas ce mot troisieme age, bref, ya des voyages pour les senior, j’aime pas non plus ce mot, lol
    en fait le truc c’est que tout cela est bon quoi qu’il en soit pour le commerce,
    bon je m’embrouille
    conclusion, vieillir fait peur, car on se dit on va mourir, donc bref, et puis vieillir ca fait pas plaisir car on se trouve pas beau plus seduisant peut etre, tiens ma mémé disait toujours aux tout petits, ta peur de faire un bisou, c’est pas beau un vieux, moi je la rassurai, car je comprenai ce qu’elle voulait dire, bref conclusion de la conclusion qui est pas gai, c’est que si on est heureux dans sa vie, et bah on vieillit bien , c’est à dire pas se prendre le choux, essayer de preserver sa santé car c’est PRIMORDIAL, et pis son activité INTELECTUEL, vivre dans son temps, aimér les musiques qui arrivent les films les lectures, ne pas se mettre dans une case, faire une societe intergeneration, et que tout le monde se melange, bon donc , j’ai des pensées positives certes, mais souvent l’entourage me renvoie a leur angoisses , qui tout de meme brule un peu en moi,
    bon je me suis pas bien exprimée, pardon , donc je reviens suivre les conseils sur ce billet je vais lire bien au calme car je veux bien prendre mon temps
    bien cordialement
    encore merci pour le com et le gentil compliment en ma faveur, cela m’a fait tres chaud au coeur,

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    • Alors là, je suis épatée par ce billet et avec votre permission je voudrais le mettre dans l’espace « partage » car je trouve qu’il le mérite vraiment. La conclusion que j’en ai tirée est que vous êtes toujours jeune (j’ignore votre âge mais il ne doit pas être si avancée :D) et le principal problème c’est l’entourage, qui vous renvoie une image si négative.
      Vous dites vous même que dans votre tête vous avez toujours 20 ans et j’en suis convaincue, alors pourquoi écouter les gens qui vous entrainent dans leurs propres angoisses ?
      Je vous ai lu sur les différents blogs, j’ai vous ai trouvé une pêche d’enfer, une grande sagesse, la compréhension et la compassion que vous ne possédiez sûrement pas à 20 ans. Vieillir c’est aussi cela : trouver une maturité, grâce à toutes les épreuves traversées, acquérir une vision haute et plus détachée, bref, rester jeune dans son cœur et dans sa tête avec la sagesse en plus.
      Certes, nous vivions dans une société où nous devenons des seniors à 42 ans !!! Quelle absurdité, surtout quand on pense à la longueur de la vie qui augmente.
      Je vous crois de taille à ne pas vous laisser influencer par l’extérieur, restez comme vous êtes car c’est ainsi que je vous ai appréciée.
      Merci encore pour ces réflexions, je suis tellement contente quand les articles déclenchent ce genre de commentaires sur le propre vécu de chacun.
      Toutes mes amitiés et vous ne serez jamais vieille à moins que vous décidiez de l’être.

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  2. Bonsoir …tout le monde ,

    Moi je suis à mi-parcours , lol
    Mais oui comme tout le monde ..j’essaie de me projeter vieille …et effectivement …vieillir cela n’est rien si ……………………on reste sain d’esprit , pour moi c’est peut-être ce que je redoute le plus , le corps fourbu , on fait avec …mais la tête !???
    Je ne veux pas non plus devenir une « vieille  » enquiquineuse …lol
    J’aime beaucoup maman …(79 ans) mais voilà le genre de personne qui n’a vécu que pour la famille …que reste-t-il une fois que les enfants partent à leur tour pour faire leur vie ?
    Le néant !
    Quand je vais la voir ….elle me raconte toujours le même disque ….ramène tout à elle …comme si sa vie exemplaire devait être le seul et unique mode de vie …
    J’en reviens exaspérée …et me dit ………..Oh non fasse que je ne devienne pas ainsi ….!
    Mieux ………..Je ne deviendrai pas ainsi ! je suis bien trop curieuse que pour me limiter au clan familial …(même si je les aime , l’un n’empêchant pas l’autre )
    J’ai d’ailleurs commencé à me prendre en mains en vue de ce vieillissement que je voudrais tout autre ..que ce que je vois autour de moi …
    Comme si la vie se résumait au travail , et à la famille …
    Pas de place pour la culture , les voyages, le raffinement ,l’émerveillement ! n’y a t-il que les enfants qui devraient s’émerveiller ? …
    Non décidément …je ne veux pas vieillir n’importe comment ça c’est sûr …
    Il ne faut pas attendre d’y être confronté ….ça se prépare c’est vrai , lentement …
    Mais je pense que l’on vieilli comme on a vécu ….ça doit venir d’une volonté intérieure …

    Voilà … c’était les paroles d’une petite vieille en devenir , lol
    Je t’embrasse , et belle soirée …ou nuit ….

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    • Bonjour ma douce Maïa,
      Merci pour ce beau commentaire, accompagné de ton exemple personnel. Ta mère a du être éduquée dans la croyance, si répandue, que nous devons vivre pour les autres, alors que la première condition pour donner de l’amour est de commencer par soi. Si nous cherchons uniquement à l’extérieur, tout peut s’écrouler et on se retrouve seul, inutile, perdu et souvent amer.
      Belle résolution de ne pas devenir comme elle, tu ne le seras pas, c’est une certitude.
      Et comme tu dis, la vieillesse et la mort se préparent tous les jours de notre vie et il vaut mieux de ne pas trop attendre, avant de se scléroser dans ses habitudes.
      On vieillit différemment en fonction du « travail sur soi » et tu es en plein dedans. Nous sommes tous des vieux en devenir, alors autant rester jeune dans l’esprit, en gardant toujours son âme d’enfant.
      Je t’embrasse, ma belette.

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  3. Juste un petit bonjour au passage ….je reviens , l’article est assez long et je ne veux pas le lire en diagonale …(là je n’ai pas le temps , je vais me rendre à mon travail ) à très bientôt ma chère Elisabeth …<3 , bisous , et belle journée

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    • Ma douce Maïa,
      Merci pour ce petit mot matinal, j’en suis touchée, tu sais bien que le mot liberté possède une grande signification pour nous. Tu viens quand tu veux, c’est ouvert 24/24 😀 Et puis il te reste encore très longtemps avant de vieillir, alors prend ton temps.
      Bisous, belle soirée

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  4. c’est vrai que la société actuelle ne nous aide pas avec l’image de la vieillesse … okinawa est le parfait exemple de se qui devrait se faire … ce serait alors un réel plaisir de vieillir … en même temps c’est vrai que la vieillesse a besoin d' »être travaillée » chez nous … combien de personnes âgées ne se plaignent pas sans cesse et ne sont pas acariâtres ?

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    • Tout à fait d’accord, la société moderne exalte la jeunesse et la performance en oubliant toute la sagesse des personnes âgées. Pas toutes car, comme vous dites, ceux qui ne « travaillent » pas sur eux deviennent souvent amers et acariâtres.
      Par contre, les « beaux vieillards », dont nous avons quelques exemples merveilleux donnent envie de leur ressembler.
      Merci pour ce commentaire si juste.

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  5. J’étais chez mon cher patron ces trois derniers jours et je me suis empressée de lui lire ton billet.
    Figure toi qu’il a connu Marie de Hennezel – ils ont été épinglés ensemble je ne sais plus où et par qui – et qu’il a été heureux et intéressé… il a 87 ans et ça lui parle
    D’ailleurs, en lisant ce texte, je « reconnaissais » des choses qu’il me dit régulièrement…

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    • Chère Pooky, tu ne m’apportes que de la joie, en général mais plus particulièrement aujourd’hui. Tellement émue par ton témoignage, écrire et partager c’est bien mais quand cela trouve un écho dans le vécu de quelqu’un, c’est du pur bonheur. Je te remercie de tout cœur et mes amitiés à ton patron qui est un parfait exemple de cette « vieillesse » heureuse. Rares sont des gens qui travaillent encore à cet âge.
      En plus, ton billet d’aujourd’hui a battu tous les records sur l’échelle du rire, je l’ai adoré et fait tourner.
      Je t’apprécie tant, ma douce chatte.
      Je vois que tu as changé le lien, dorénavant j’arrive sur ton blog « Comme un chat au soleil », avant, la connexion se faisait mal, en cliquant sur ton nom je me retrouvais sur un autre, probablement ancien. Je suis contente que tu aies corrigé car ça serait dommage de priver les lecteurs de tes histoires à l’humour imparable.

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