Christophe André : Sans la peur nous aurions disparu

Médecin psychiatre à l’hôpital Sainte-Anne, à Paris, Christophe André est devenu célèbre en publiant L’Estime de soi, avec son confrère Christian Lelord, en 1998. Depuis, il explore systématiquement les troubles et les guérisons qui mettent en jeu nos émotions. Dans son livre, Psychologie de la peur (éd. Odile Jacob), il raconte de quelles façons les thérapeutes comportementalistes désamorcent frayeurs et phobies qui nous pourrissent la vie. Paradoxe : la peur est mauvaise conseillère et peut rendre malade, mais sans le signal d’alarme émotionnel qu’elle constitue, nous n’existerions tout bonnement pas.

Nouvelles Clés : La peur est une réaction naturelle ?

Christophe André : Absolument. C’est une façon très ancienne de nous garder des dangers. Sans peur, nous serions si imprudents que notre espèce aurait disparu. La pathologique commence quand ce système de défense se dérègle et s’allume sous n’importe quel prétexte. Une personne sur deux connaît un dérèglement de ce mécanisme, et une sur dix à un point tel, que son existence devient insupportable. Certains jours, vous pouvez avoir l’impression que la peur tapisse toute votre vie !

Je compare volontiers nos réactions de peur aux inflammations déclenchées par notre système immunitaire, pour nous protéger des corps étrangers. Le problème surgit quand l’inflammation se déclenche inopinément et que nous faisons une allergie.

Eh bien, beaucoup d’humains ont des sortes d’allergies psychiques qui les mettent en état de panique, alors que rien ne les menace. Ils se mettent à avoir « peur d’avoir peur », élaborent des phobies qui peuvent devenir très handicapantes. Si un adulte sur deux connaît des peurs excessives, on estime qu’entre 5 % et 10 % des Français souffrent de phobies graves aujourd’hui. Heureusement, nous savons comment les soigner et rendre leur existence à nouveau viable.

N.C. : La peur est insupportable. Pourquoi donc aimons-nous nous faire peur, par exemple en allant voir des films d’horreur ?

C.A. : J’appelle ça des piqûres de rappel. Le système de défense qui déclenche en nous la peur remonte à nos lointains ancêtres animaux, entourés de dangers mortels à chaque instant. Depuis, surtout dans nos pays en paix, nous avons acquis une sécurité telle, que ce signal d’alarme menace de « rouiller ». Or, dans notre inconscient, nous savons que ce serait risqué : qui dit que nous n’aurons pas besoin, un jour, de ce signal d’alarme qui date des reptiles ?

Du coup, nous nous testons régulièrement, pour vérifier que ça marche toujours bien – de la même façon que l’on déclenche les sirènes municipales tous les premiers mercredis du mois. On ne sait jamais…

N.C. : Une peur peut-elle s’engrammer dans nos neurones au point de ne plus pouvoir s’effacer ?

C.A. : Oh oui, c’est le problème de la mémoire de la peur. Notre cerveau n’oublie jamais les expériences de peur. Quand vous avez été très effrayé par quelque chose, même si vous progressez et dépassez cette peur, sa trace restera toujours présente et pourra toujours réapparaître, par exemple à l’occasion d’une réactualisation du contexte.

C’est pourquoi il est très important de guérir de ses peurs de façon construite. Il ne s’agit pas d’attendre que « ça passe », parce que les cicatrices se réveilleront beaucoup plus facilement. Un patient bien traité saura faire face à une peur qui revient le troubler ; il saura calmer les émotions qui, sinon, le plongeraient à nouveau dans l’escalade de la peur qui s’auto-engendre.

N.C. : Il y a aussi des peurs dévoyées, comme chez cette passagère qui regarde une image de serpent au moment où la voiture rentre dans un arbre. Depuis, elle a peur, non des accidents, mais des serpents.

C.A. : C’est que les voitures n’existaient pas aux temps préhistoriques, alors que les serpents oui ! C’est donc la silhouette de ces derniers qui a laissé la trace la plus profonde dans notre système nerveux. Cela dit, il peut aussi y avoir des glissements entre des peurs contemporaines, comme un train en cache un autre…

L’important est que nous, humains, nous pouvons contrôler nos peurs, alors que les animaux ne le peuvent pas. Dans notre espèce, la peur n’est donc pas exactement « innée », même si nous avons d’incontestables prédispositions à certaines peurs – mais plus culturellement que génétiquement.

N.C. : Filles et garçons ont-ils peur de la même façon ?

C.A. : Non. Au début de la vie, la petite fille est statistiquement plus stable émotionnellement que le petit garçon et elle a donc moins peur. Mais ensuite, les rôles sociaux et la sélection culturelle tendent à masquer la peur des hommes et à révéler celle des femmes.

Le garçon est censé ne pas avoir peur sous peine de passer pour une poule mouillée – il va donc s’efforcer ne nier la réalité et afficher un masque courageux. Alors que, dans une certaine mesure, la fille peut avoir avantage au contraire, à feindre la peur, pour flatter l’homme qu’elle veut séduire en lui donnant le rôle du courageux protecteur !

N.C. : Vos méthodes – qui constituent l’immense famille des Thérapies Cognitives Comportementales (TCC) – savent efficacement dissoudre angoisses et phobies, mais sans explorer l’inconscient. Les psychanalystes reprochent à ce « comportementalisme anglo-saxon » sa superficialité…

C.A. : La psychanalyse nous a apporté du meilleur et du pire, dans une très grande confusion, mélangeant en particulier thérapie et développement personnel. Quand un patient souffre, moi, médecin, je me dois de le soulager et de lui permettre de retrouver une vie quotidienne « normale ». Qu’il ait ensuite le désir d’en savoir plus sur lui-même, sur son enfance ou sur ses ancêtres, très bien : j’appelle ça du développement personnel et c’est autre chose.

Ces deux voies ne sont pas contradictoire et peuvent fort bien partager certains outils.

Je participais récemment à une réunion de psychiatres européens sur les troubles anxieux, où il était question d’une technique assez inspirée de la méditation bouddhiste – évidemment sans présupposés métaphysiques. Il s’agit de respirer, de se relaxer, de laisser tomber sa pensée, d’accepter ce qui vient dans l’instant présent.

Nous nous servons de ça, toujours dans la logique de casser cette spirale de la « peur d’avoir peur ». Nous disons à nos patients : « Quand la peur arrive, c’est vrai que c’est un problème, mais ne vous affolez pas : en méditant un peu vous allez considérablement limiter ce problème. Et cela de mieux en mieux, à mesure que vous vous exercerez. » Un peu comme on désensibilise peu à peu les personnes allergiques.

N.C. : La TCC se nourrit d’un siècle de psychothérapies diverses, non ?

C.A. : C’est plus récent. Cinquante ans à peine. Certes, la première thérapie comportementale date de 1924. Mais la construction de protocoles complexes et la mise en pratique, sur le terrain, date des années 60. En fait, l’idée qui est au cœur des thérapies comportementales, c’est que vaincre ses phobies, c’est forcément quelque chose qui doit faire intervenir le corps et les émotions. C’est une pratique, ce n’est pas seulement de l’expression verbale. On est obligé d’engager son néocortex, mais aussi le cerveau émotionnel.

Si l’on reste aux thérapies purement verbales, les patients trouvent bien toutes sortes d’associations, mais ils ne se libèrent pas forcément. Vaincre sa peur est une pratique psychosomatique, comme apprendre à parler anglais ou à jouer du piano. Il faut engager son corps et donc mettre en place des apprentissages. On a beaucoup dit que les thérapies comportementales étaient superficielles et que seule la psychanalyse descendait en profondeur.

Eh bien, je dirais que pour les phobies, c’est l’inverse : la psychanalyse reste en surface, parce qu’elle se contente de faire des associations, alors que les TCC, qui consistent finalement à amener les patients consentants (si on les force, ça aggrave le trouble) dans les situations qui font monter les émotions de peur, réussissent beaucoup mieux à leur apprendre à contrôler ces dernières. C’est-à-dire qu’on fait des travaux pratiques. On ne se contente pas de réfléchir sur l’origine de sa peur et sur la manière de la gérer. On la déclenche et on apprend à la contrôler. Ce qui, pour nous, est le meilleur des apprentissages.

N.C. : L’exemple récent de l’EMDR (eye movement desactivation reflex) prôné notamment par David Servan-Schreiber, va bien dans ce sens, en provoquant une « reprogrammation synaptique ». Cela dit, tout dépend de ce qu’on appelle une cure psychanalytique.

Née des travaux sur l’hypnose sur les hystériques, la psychanalyse est bel et bien née d’une pratique jouant sur le corps, elle aussi. Une psychanalyse réussie met en branle des relations synaptiques – certes par le biais du verbal, mais si ça reste un pur discours rationnel, c’est une cure ratée ! Si l’on peut conceptuellement séparer le corps du psychique, dans la pratique on ne peut pas.

C.A. : C’est vrai de toutes les thérapies, effectivement. Simplement, les thérapies comportementales sont allées jusqu’au bout de la logique. Encore une fois, elles décrivent la folie comme une sorte d’allergie émotionnelle, qu’il faut d’abord apprendre à désensibiliser. Les TCC se sont concentrées sur l’essentiel, qui est de dire au patient : « Vous avez peut-être déjà réfléchi sur l’origine de votre phobie, mais cela ne l’a pas guérie.

Nous allons maintenant travailler sur les moyens de réguler votre peur, de façon à ce que vous sachiez piloter vos émotions quand ça vous arrivera – ce qui vous permettra d’oser sortir de chez vous, ou de prendre le métro, ou de parler à d’autres, ou de vous exprimer en public, etc. Après ça, vous pourrez explorer à votre guise vos rapports avec votre mère, votre père, vos grands-parents, etc ».

N.C. : Le Dalaï Lama aime parler d’une peur toute simple qui s’auto-engendre terriblement si l’on ne se relaxe pas : la peur de ne pas réussir à s’endormir (et donc d’être fatigué le lendemain), qui peut vous maintenir éveillé toute la nuit.

C.A. : C’est un très bon exemple de tous les cas où la peur devient elle-même le problème. À nos patients qui souffrent de troubles du sommeil, nous disons : « De toute façon, plus vous voudrez dormir, moins vous dormirez, donc la meilleure chose que vous ayez à faire, si vous craignez pour votre forme le lendemain, c’est de vous relaxer, de vous mettre dans un état d’acceptation de l’insomnie et de vous économiser émotionnellement. L’idéal, c’est évidemment de dormir et le pire de rester éveillé en s’énervant. Entre les deux, vous pouvez accepter l’insomnie, mais au moins reposer votre esprit ». 

N.C. : Beaucoup de sages des grandes traditions, Jésus par exemple, disent à leurs disciples ou interlocuteurs : « N’ayez pas peur ! » C’est aussi une phrase de résistants contre l’oppression : la tyrannie se nourrit de la peur générale des gens ; s’ils osent surmonter leurs peurs, la liberté finit par l’emporter.

Dans les démocraties, la peur est plus sournoise : le JT de 20h est-il pensable sans peur ? On nous transmet ainsi des tas de peurs, sur lesquelles nous ne pouvons le plus souvent rien… Cela a-t-il un rapport avec les « piqûres de rappel » dont vous parliez à propos des films d’horreur ?

C.A. : Il y a aussi des peurs manipulées à des fins purement commerciales : « Ayez peur et consommez ! » L’idée, c’est que, si les gens ont peur, ils fermeront leurs gueules.

Les dissidents ont raison : la peur est un instrument d’oppression. Que ce soit à l’échelle individuelle ou collective, elle est liberticide. Les pathologies de la peur sont des pathologies de la liberté.
Les phobiques perdent leur liberté d’agir, de penser, d’être autonomes, etc.

Par contre, les discours du type : « N’ayez pas peur ! » me posent beaucoup de problèmes.

Que ce soit sur le plan psychologique ou sur celui de la connaissance philosophique, il est impossible, à un certain niveau, de ne pas avoir peur. « N’ayez pas peur », finalement, suggère que l’on pourrait vivre plus heureux si l’on évacuait l’objet de ses peurs, si on le supprimait, si on l’anéantissait, ou si l’on se débrouillait pour le fuir. Or cela, d’un point de vue de psychiatre, c’est plutôt aggravant.

Les phobiques ont réglé le problème de la peur : ils la fuient ! Si vous vous débrouillez pour ne plus avoir peur en supprimant ce qui vous effraye, ou en le fuyant systématiquement, vous ne faites en réalité que nourrir davantage votre peur. Le seul moyen pour ne plus être l’esclave de ses peurs, mais plutôt le maître, c’est au contraire de s’y confronter intelligemment.

N.C. : Mais je crois que le message spirituel qui dit aux hommes « N’ayez pas peur » ne propose pas une fuite, bien au contraire : il va dans le sens de la confrontation calme que vous préconisez.

C.A. : Oui, mais « N’ayez pas peur » renvoie quand même au chevalier sans peur et sans reproche, qui est fondamentalement inhumain. Cela ne peut jamais se passer ainsi, en réalité. Cela nous ramène finalement au problème de la peur de la mort.

Nous vivons dans une société qui nie tellement la mort que, pour traiter mes patients qui souffrent de cette peur-là, je suis obligé de les amener dans des cimetières, de leur faire toucher des tombes, d’évoquer le nom des défunts de leur famille, pour les habituer à l’idée que c’est comme ça, que nous allons tous mourir, que ce n’est pas en passant sa vie chez le médecin ou à l’hôpital qu’on va régler le problème. Bien au contraire : il faut regarder la mort en face, les cercueils, les cimetières, accepter cette souffrance normale, pour quelle ne devienne pas pathologique.

N.C. : Il n’empêche qu’à l’heure des moyens d’information de masse, s’ouvre un hiatus entre ce à quoi l’individu peut se confronter, et les grandes peurs collectives (la bombe, la montée des océans, la surpopulation, la misère, les attentats, la guerre) contre lesquelles il ne peut rien et qui le hantent peut-être inutilement, non ?

C.A. : Il y a plusieurs choses. Les politiques, les marchands, les médias, etc. ont très bien compris que c’était beaucoup plus simple d’agir sur le curseur des émotions fondamentales que d’essayer de manipuler carrément. Capter l’attention des gens par la peur est facile.

Mes patients me parlent souvent du fameux journal télévisé. Selon eux, c’est le pire cocktail qui soit, puisqu’en effet nous ne pouvons rien sur les choses inquiétantes qu’on y présente. Voir couper des têtes d’otages déclenche une forte réaction de peur qui met les gens dans une atmosphère d’insécurité, augmente leurs angoisses, diminue leurs capacités. Les grands anxieux ne peuvent absolument pas regarder la télévision !

N.C. : On repense à ce que disait le Dr Henri Laborit sur l’agression et la fuite : quand on ne peut ni combattre, ni fuir, on devient cinglé. Notre système nerveux est fait pour l’action. Et l’inhibition d’action, c’est terrible !

C.A. : Absolument. C’est pourquoi la priorité n°1 nous semble être d’aider nos patients à lever cette inhibition, de manière à pouvoir agir de nouveau. Tout le reste peut venir après.

Propos recueillis par Patrice van Eersel pour la revue Clé

Son site : http://christopheandre.com/

Son blog : http://psychoactif.blogspot.fr/

Sur le blog : http://spinescent.blogspot.fr/search/label/Christophe%20Andr%C3%A9

Vous trouverez des nombreux vidéo et articles

Sur ce blog : https://tarotpsychologique.wordpress.com/2012/05/03/christophe-andre-vivre-en-pleine-conscience/

https://tarotpsychologique.wordpress.com/2012/05/25/christophe-andre-nos-etats-dame-sont-une-porte-vers-leveil/

https://tarotpsychologique.wordpress.com/2012/07/25/christophe-andre-nos-relations-nourricieres-ou-vampiriques/

La photo de la mudra a été prise par Philippe CAP, dont je vous recommande le magnifique site d’images
http://www.philippecap.com

 

36 réflexions sur “Christophe André : Sans la peur nous aurions disparu

  1. Bon jour,
    peur aiguillon telle une abeille bourdonnante,
    je t’aime tant que tu me réveilles.
    Ensuite va vite à tes occupations,
    tu as bien trop à faire qu’à t’occuper de moi,
    beaucoup de fleurs en attente de fécondation
    t’apporteront nectar si cher …mais pas plus !!
    Ma demeure pour toi n’est pas très adaptée tu t’y ennuierais à mourir
    mais je crois oui je crois que ta durée de vie …. ??? Va vite, alors, tu sais la nature est bien faite.
    Et …. à la prochaine fois !

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  2. C’est pourquoi il est très important de guérir de ses peurs de façon construite. Il ne s’agit pas d’attendre que « ça passe », parce que les cicatrices se réveilleront beaucoup plus facilement. Un patient bien traité saura faire face à une peur qui revient le troubler ; il saura calmer les émotions
    qui, sinon, le plongeraient à nouveau dans l’escalade de la peur qui s’auto-engendre.

    Par expérience , <>
    Et oui ! ,
    Mais parfois même si nous avons appris de façon constructive avec une professionnelle.
    Ils restent des cicatrices . Par conte n`est plus souffrant comme avant .
    J`ai difficulté à écrire mes pensés.
    J`aimerai vous partager ceci.
    Une fille a été frapper …….et méprisé accompagner d`une violence……
    La cicatrise physique partira . Mais l`autre restera gravé, même si nous apprenons à la calmé.
    Si avec de l`aide nous avons apprivoiser cette……la vie sera belle et constructive .
    Johanne merci

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    • Merci, Johanne pour ce si touchant commentaire. Oui, certaines blessure sont si profondes qu’elles ont du mal à cicatriser…
      Ton partage décrit une extrême violence, physique mais surtout psychologique. La voie de la guérison est longue mais pas impossible.
      La vie sera belle, je te le souhaite de tout cœur.

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      • Merci à toi berger elisabeth.

        La vie est belle pour moi.
        Oui elles ont été profonde,
        Mais elles sont cicatriser, reste toujours des traces.
        Et je crois que c`est comme ça pour la plus part des gens qui ont vécue ….
        Peut-être que j`aime bien y croire.
        Je peut dire que ma vie physique a été dure mais guérie .
        Psychologique pas mal …sur le bon chemin
        merci pour ton magnifique blog . J`aime bien la psychologique je me suis nourri avec ça.

        Johanne

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        • Merci à toi, chère Johanne. J’espère que ton beau témoignage de guérison pourra aider les autres…
          Les cicatrices restent mais nous apprenons à vivre avec et rendre notre existence belle, malgré tout.
          Ces écrits, pleins de sagesse, dont tu te nourris contribuent grandement aux prises de conscience, alors je suis heureuse que tu apprécies.
          Bon dimanche à toi

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  3. Merci Elisabeth
    C est toujours « bonifiant » de lire des entretiens de ce niveau
    Je crois t avoir dit que j ai eu la chance de l ecouter » vrai »
    Tu te sens plus vivant apres…
    J ai pense a toi en achetant la bio de boris C. ce midi, j ai des heures de vol à venir er ca sera bon de les passer de façon aussi enrichissante

    Merci à toi de partager ces rencontres de choix

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    • Chère Pooky,
      Oui, tu m’as dit de l’avoir rencontré et je suis d’accord, nous sortons transformés après avoir écouté des personne de cette trempe.
      Très touchée que tu aies pensée à moi, je songe à publier un nouvel article sur ou de Boris Cyrulnik.
      Bon vol alors, en compagnie de ce grand homme et ne me remercie pas, justement je ne fais que partager…
      A bientôt, ma douce chatte

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  4. Bonsoir Eliza,

    Je suis en retard dans mes coms, j’ai bien peur😉
    La peur d’avoir peur…. ou coucou fais-moi peur, je suis dans le placard !
    Hélas, tout être vivant connaît la peur un jour ou l’autre ! Donc du moustique à l’ête humain c’est « fait pour » !
    Puis on aime bien se faire peur, en tous les cas, les medias adorent ça ! A nous de jouer le jeu ou pas ; nous avons déjà tant et tant de peurs justifiées, qu’il ne me semble pas nécessaire de s’en coltiner d’autres !
    Puis il y a les peurs Tabou…………… ! chut !😉
    Belle soirée et gros bisous – Lili

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    • Chère Lili,
      Ce n’est pas une course, tu réponds quand tu peux😀
      Quant aux médias, entièrement d’accord avec toi, surtout que c’est voulu ainsi, nous maintenir dans l’état de peur constante pour que nous soyons obéissants. Comme tu dis à nous de choisir si nous voulons subir ce matraquage constant…
      Oui, il y a beaucoup de peurs tabou, merci de soulever ce point.
      Belle soirée à toi, je t’embrasse

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  5. Effectivement, la fuite est la première réaction de sauvegarde en réaction à une peur . Ne dit-on pas courage, fuyons.

    En complément de cet article, deux films me reviennent en mémoire. Tout d’abord, Harry Potter. Dans les premiers épisodes, il ne fallait pas prononcer le nom de Voldemort. Ce nom évoquait la crainte et un certaiin respect. Tout le monde craignait ce sorcier certes puissant mais pas invincible.

    Le deuxième film est Star Wars dans « l’Empire contre attaque ». Durant sa formation de Jedi, Luke se retrouve devant une caverne où il ressent le côté obscur de la force. Il prétend qu’il n’a pas peur. Mais Ioda lui répond : « oui, tu auras peur, tu auras peur ».

    Ce qui démontre que les mots peuvent faire peur.

    Toujours dans Star Wars, lorsque l »Etoile noire fonctionne et détruit une planète entière, un général de l’empire déclare : « La peur, voila ce qui bâillonnera les systèmes séditieux ».

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  6. Bonsoir Elisabeth,
    C’est un article instructif sur la peur que tu nous livres avec le Docteur André. J’avoue néanmoins que la partie que j’ai préférée, c’est celle relative à la peur que nous nous infligeons nous-même comme des piqûres de rappel : »La peur est insupportable. Pourquoi donc aimons-nous nous faire peur, par exemple en allant voir des films d’horreur ? ». Généralement après les grands moments de frayeurs provoquées par les scènes du film, nous avons de grands moments de rigolade et en tout cas nous avons apprécié d’avoir eu peur (pour de faux).

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    • Bonjour Yveline,
      Merci d’être passée livrer ton ressenti personnel. J’avoue que j’aime à voir comment les lecteurs réagissent aux articles et ce qu’ils évoquent pour eux… Effectivement, vu la popularité de ces films cela est vrai, je trouve toutefois que certains sont vraiment insupportables. Je me suis laissée entraîner voir « Screen » est pas pu tenir… je suis sortie de la salle.
      Par contre, le vieux bon Hollywood, j’adore.
      Et toi, quel genre de filmes aimes-tu ?
      Merci de ton passage.

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      • Bonsoir Elisabeth,
        Un petit coucou rapide. Je suis d’accord avec toi. Certains films en matière d’horreur sont insupportables. Mais lorsque je vais les voir au cinéma, j’agrippe, ou j’enfonce mes doigts dans la personne à côté et lorsqu’il s’agit de mes enfants, ils sursautent deux fois plus, sont fâchés et moi morte de rire du coup.

        Bises Elisabeth.

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        • Bonsoir Yveline,
          Tu m’as bien fait rire avec ton commentaire. Je me suis mise à imaginer la scène et c’est si drôle😀
          Comme quoi, Christophe André a bien décrit ce besoin de se faire peur, pour décompresser de la vraie, en quelque sorte.
          Bisous à toi et à bientôt

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  7. Ha ! la peur …Je suis une peureuse et pourtant j’ai des réactions courageuses enfin inconscientes, genre traverser le petit torrent en sautant de pierres en pierres pour arriver directement sur mon lieu de travail, traverser la foret la nuit ( J’habite dans un hameau de montagne ), engueuler un type méchant qui tape son chien dans la rue …
    Et oui la peur est un facteur de survie mais peut ëtre aussi drôlement handicapante !
    Bonne journée Elisabeth

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    • Oui, Juliette, la peur est très handicapante mais apparemment tu t’en sors très bien, ce n’est pas évident de traverser la forêt en pleine nuit…
      Et tu la dépasses d’une façon consciente aussi, quand tu t’en prends au type qui maltraite son chien.
      Belle soirée à toi

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  8. bon alors je pense qu’il y a differentes « peur » qui passe aussi bien dans l’inquietude, à l’effroi et à la panique,
    je suisok avec lui,
    pour moi la peur au départ est une sécurité mais pour faire soit même peur, j’imagine l’homme prehistorique ayant peur d’un autre homme d’une tribu autre qu’il ne connait pas, et bien il va hurler emettre des grognement voire animal, pour chasser l’autre
    et de fil en aiguille, la peur signale le danger , mais je dirai la peur elle meme du danger, alros qu’il y a peut être pas de danger!
    donc desfois la peur est un sentiment imaginaire qui n’existe pas, car au final on a peur desois dans la peur inquietude de quelque chose qui n’est pas arrivé,

    desfois la peur est iraisonée pour un fait, finalement j’ai peur de passer un examen car l’examinateur me fait peur, j’ai le trac, bon, et alors ? il va se passer quoi ? pourquoi anticiper sur une vision des choses ?
    donc la peur doit se maitriser qq fois,
    la peur n’evite pas le danger dit on

    mais finalement les peurs dites iraisonnées pour ma part doivent etre examinées par un psy ou soi meme et se dire ba pourquoi ? peut etre un vieux truc qui a fait peur un tramatisme,

    il ly a la peur de l’linconnu comme la mort, oui, c’est vrai,

    bref de bref, il faut savoir accepter sa peur pour la calmer, tout comme la colere, la peur peut etre un lion rugissant, et bien si on le regarde derriere une cage, il montre encore ses crocs , il grogne mais ne pourra pas vous faire de mal,

    donc se dire que la peur est avant tout une emotion,

    bon le truc c’est de gerer

    mais si c’est une emotion, alors c’est peut etre un mirage, un ressenti,

    voila, ma petite opinion

    bises

    J'aime

    • Merci Julie pour ton opinion, qui exprime, comme souvent chez toi, le vécu personnel comparé au texte. J’aime bien quand tu parles de ce lion qui neutralisé, ne peut plus nous nuire…
      Cela me fait penser à un des travaux d’Héraclès, parti chercher Cerbère, l’horrible chien, gardien des Enfers. Une fois sorti à la lumière, le monstre est devenu un toutou inoffensif. Et la Lumière signifie bien la Conscience…
      Toute émotion exprimée ne nous empoissonne plus de l’intérieur et transmutée, elle devient de l’Amour.
      Je t’embrasse très fort

      J'aime

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