On aime celui qui répond à notre question : « Qui suis-je ? »

Miller JAL’amour s’adresse à celui qui, pensons-nous, connaît notre vérité et nous aide à la trouver supportable, explique Jacques-Alain Miller. Regard d’un psychanalyste sur cette question fondamentale.

Fils spirituel » de Jacques Lacan, Jacques-Alain Miller explore à son tour la question de l’amour que le père de la pensée psychanalytique contemporaine évoquait en 1973, dans l’un de ses plus fameux séminaires, « Encore » in Le Séminaire, vol. XX (Seuil, “Essais”, 1999). Il est également le fondateur de l’École de la cause freudienne.

Psychologies : La psychanalyse enseigne-t-elle quelque chose sur l’amour ?

Jacques-Alain Miller : Beaucoup, car c’est une expérience dont le ressort est l’amour. Il s’agit de cet amour automatique, et le plus souvent inconscient, que l’analysant porte à l’analyste, et qui s’appelle le transfert. C’est un amour factice, mais il est de la même étoffe que l’amour vrai.

Il met au jour sa mécanique : l’amour s’adresse à celui dont vous pensez qu’il connaît votre vérité vraie. Mais l’amour permet d’imaginer que cette vérité sera aimable, agréable, alors qu’elle est en fait bien difficile à supporter.

Alors, c’est quoi aimer vraiment ?

Jacques-Alain Miller : Aimer vraiment quelqu’un, c’est croire qu’en l’aimant, on accédera à une vérité sur soi. On aime celui ou celle qui recèle la réponse, ou une réponse, à notre question :
« Qui suis-je ? »

Pourquoi certains savent-ils aimer et d’autres pas ?

Jacques-Alain Miller : Certains savent provoquer l’amour chez l’autre, les « serial lovers », si je puis dire, hommes et femmes. Ils savent sur quels boutons appuyer pour se faire aimer. Mais eux n’aiment pas nécessairement, ils jouent plutôt au chat et à la souris avec leurs proies.

Pour aimer, il faut avouer son manque, et reconnaître que l’on a besoin de l’autre, qu’il vous manque. Ceux qui croient être complets tout seuls, ou veulent l’être, ne savent pas aimer. Et parfois, ils le constatent douloureusement. Ils manipulent, tirent des ficelles, mais ne connaissent de l’amour ni le risque, ni les délices.

« Être complet tout seul » : seul un homme peut croire ça…

MiroirJacques-Alain Miller : Bien vu ! « Aimer, disait Lacan, c’est donner ce qu’on n’a pas. » Ce qui veut dire : aimer, c’est reconnaître son manque et le donner à l’autre, le placer dans l’autre. Ce n’est pas donner ce que l’on possède, des biens, des cadeaux, c’est donner quelque chose que l’on ne possède pas, qui va au-delà de soi-même.

Pour ça, il faut assumer son manque, sa « castration », comme disait Freud.
Et cela, c’est essentiellement féminin. On n’aime vraiment qu’à partir d’une position féminine. Aimer féminise.

C’est pourquoi l’amour est toujours un peu comique chez un homme. Mais s’il se laisse intimider par le ridicule, c’est qu’en réalité, il n’est pas très assuré de sa virilité.

Aimer serait plus difficile pour les hommes ?

Jacques Alain Miller : Oh oui ! Même un homme amoureux a des retours d’orgueil, des sursauts d’agressivité contre l’objet de son amour, parce que cet amour le met dans une position d’incomplétude, de dépendance. C’est pourquoi il peut désirer des femmes qu’il n’aime pas, afin de retrouver la position virile qu’il met en suspens lorsqu’il aime. Ce principe, Freud l’a appelé
le « ravalement de la vie amoureuse » chez l’homme : la scission de l’amour et du désir sexuel.

Et chez les femmes ?

Jacques Alain Miller : C’est moins habituel. Dans le cas le plus fréquent, il y a dédoublement du partenaire masculin. D’un côté, il est l’amant qui les fait jouir et qu’elles désirent, mais il est aussi l’homme de l’amour, qui est féminisé, foncièrement châtré. Seulement, ce n’est pas l’anatomie qui commande : il y a des femmes qui adoptent une position masculine. Il y en a même de plus en plus. Un homme pour l’amour, à la maison et des hommes pour la jouissance, rencontrés sur Internet, dans la rue, ou dans le train…

Pourquoi « de plus en plus » ?

Jacques Alain Miller : Les stéréotypes socioculturels de la féminité et de la virilité sont en pleine mutation. Les hommes sont invités à accueillir leurs émotions, à aimer, à se féminiser ; les femmes, elles, connaissent au contraire un certain « pousse-à-l’homme » : au nom de l’égalité juridique, elles sont conduites à répéter « moi aussi ».

Dans le même temps, les homosexuels revendiquent les droits et les symboles des hétéros, comme le mariage et la filiation. D’où une grande instabilité des rôles, une fluidité généralisée du théâtre de l’amour, qui contraste avec la fixité de jadis. L’amour devient « liquide », constate le sociologue Zygmunt Bauman (1). Chacun est amené à inventer son « style de vie » à soi, et à assumer son mode de jouir et d’aimer. Les scénarios traditionnels tombent en lente désuétude. La pression sociale pour s’y conformer n’a pas disparu, mais elle baisse.

 « L’amour est toujours réciproque » disait Lacan. Est-ce encore vrai dans le contexte actuel ?
Qu’est-ce que ça signifie ?

On répète cette phrase sans la comprendre, ou en la comprenant de travers. Cela ne veut pas dire qu’il suffit d’aimer quelqu’un pour qu’il vous aime. Ce serait absurde. Cela veut dire : « Si je t’aime, c’est que tu es aimable. C’est moi qui aime, mais toi, tu es aussi dans le coup, puisqu’il y a en toi quelque chose qui me fait t’aimer.

C’est réciproque parce qu’il y a un va-et-vient : l’amour que j’ai pour toi est l’effet en retour de la cause d’amour que tu es pour moi. Donc, tu n’y es pas pour rien. Mon amour pour toi n’est pas seulement mon affaire, mais aussi la tienne. Mon amour dit quelque chose de toi que peut-être toi-même ne connais pas. » Cela n’assure pas du tout qu’à l’amour de l’un répondra l’amour de l’autre : ça, quand ça se produit, c’est toujours de l’ordre du miracle, ce n’est pas calculable à l’avance.

On ne trouve pas son chacun, sa chacune par hasard. Pourquoi lui ? Pourquoi elle ?

Jacques Alain Miller : Il y a ce que Freud a appelé Liebesbedingung, la condition d’amour, la cause du désir. C’est un trait particulier – ou un ensemble de traits – qui a chez quelqu’un une fonction déterminante dans le choix amoureux. Cela échappe totalement aux neurosciences, parce que c’est propre à chacun, ça tient à son histoire singulière et intime. Des traits parfois infimes sont en jeu. Freud, par exemple, avait repéré comme cause du désir chez l’un de ses patients un éclat de lumière sur le nez de la femme !

On a du mal à croire à un amour fondé sur ces broutilles !

Jacques Alain Miller : La réalité de l’inconscient dépasse la fiction. Vous n’avez pas idée de tout ce qui est fondé, dans la vie humaine, et spécialement dans l’amour, sur des bagatelles, des têtes d’épingle, des « divins détails ». Il est vrai que c’est surtout chez le mâle que l’on trouve de telles causes du désir, qui sont comme des fétiches dont la présence est indispensable pour déclencher le processus amoureux.

Des particularités menues, qui rappellent le père, la mère, le frère, la sœur, tel personnage de l’enfance, jouent aussi leur rôle dans le choix amoureux des femmes. Mais la forme féminine de l’amour est plus volontiers érotomaniaque que fétichiste : elles veulent être aimées, et l’intérêt, l’amour qu’on leur manifeste, ou qu’elles supposent chez l’autre, est souvent une condition sine qua non pour déclencher leur amour, ou au moins leur consentement. Le phénomène est à la base de la drague masculine.

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Vous ne donnez aucun rôle aux fantasmes ?

Jacques Alain Miller : Chez les femmes, qu’ils soient conscients ou inconscients, ils sont déterminants pour la position de jouissance plus que pour le choix amoureux. Et c’est l’inverse pour les hommes. Par exemple, il arrive qu’une femme ne puisse obtenir la jouissance – disons, l’orgasme – qu’à la condition de s’imaginer, durant l’acte lui-même, être battue, violée, ou être une autre femme, ou encore être ailleurs, absente.

Et le fantasme masculin ?

Jacques Alain Miller : Il est très en évidence dans le coup de foudre. L’exemple classique, commenté par Lacan, c’est, dans le roman de Goethe (2), la soudaine passion du jeune Werther pour Charlotte, au moment où il la voit pour la première fois, nourrissant la marmaille qui l’entoure. C’est ici la qualité maternante de la femme qui déclenche l’amour.

Autre exemple, tiré de ma pratique, celui-là : un patron quinquagénaire reçoit les candidates à un poste de secrétaire; une jeune femme de 20 ans se présente; il lui déclare aussitôt sa flamme. Il se demande ce qui lui a pris, entre en analyse.

Là, il découvre le déclencheur : il avait retrouvé en elle des traits qui lui évoquaient ce qu’il était lui-même à 20 ans, quand il s’était présenté à sa première embauche. Il était, en quelque sorte, tombé amoureux de lui-même. On retrouve dans ces deux exemples les deux versants de l’amour distingués par Freud : on aime ou bien la personne qui protège, ici la mère, ou bien une image narcissique de soi-même.

On a l’impression d’être des marionnettes !

Jacques Alain Miller : Non, entre tel homme et telle femme, rien n’est écrit à l’avance, il n’y a pas de boussole, pas de rapport préétabli. Leur rencontre n’est pas programmée comme celle du spermatozoïde et de l’ovule; rien à voir non plus avec les gènes. Les hommes et les femmes parlent, ils vivent dans un monde de discours, c’est cela qui est déterminant. Les modalités de l’amour sont ultrasensibles à la culture ambiante.

Chaque civilisation se distingue par la façon dont elle structure le rapport entre les sexes. Or, il se trouve qu’en Occident, dans nos sociétés à la fois libérales, marchandes et juridiques, le « multiple » est en passe de détrôner le « un ». Le modèle idéal de « grand amour de toute la vie » cède peu à peu du terrain devant le speed dating, le speed loving et toute une floraison de scénarios amoureux alternatifs, successifs, voire simultanés.

1.Zygmunt Bauman in L’Amour liquide, de la fragilité des liens entre les hommes (Hachette Littératures, “Pluriel”, 2008).

2. Les Souffrances du jeune Werther de Goethe

Hélène Fresnel pour le magasine Psychologies

65 réflexions sur “On aime celui qui répond à notre question : « Qui suis-je ? »

  1. Il est probable que je n’ai rien compris à cet article mais je n’adhère pas à ce que dit ce monsieur.
    Il serait difficile de détailler mes raisons. Désolé.

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  2. Pingback: Astrologiquement vôtre ou comment briller comme un #Soleil et éclairer comme la #Lune « L'actualité de Lunesoleil

  3. Un sujet un peu délicat pour moi, cependant, oui, je reconnais maintenant que l’on doit sans doute chercher dans l’autre à ce qu’il répare nos blessures … or, ce n’est pas si simple puisque l’autre porte lui même forcément ses propres blessures à soigner … Que signifie l’amour au fond ? S’oublier soi même au profit des autres ? Ou au contraire, savoir penser à soi en premier lieu et ne jamais se dédire ? Un savant mélange des deux ? Je pensais que la première hypothèse était la bonne, je n’en suis si sure … du tout du tout …
    Pour répondre a une autre question, su fb tu peux me trouver par mon nom (que tu as dans les coordonnés via le mail ) parce que toi, je ne t’ai pas trouvée, tu as des homonymes …

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    • Oui, Élodie, le sujet est délicat car, effectivement, l’hypothèse de la recherche de la réparation me semble juste car je l’ai vécue et observée chez de nombreuses personnes. Or, comme tu dis, l’autre a ses propres blessures qu’il cherchera à guérir à travers notre amour et si cela ne marche pas il aggravera encore les nôtres.
      Que signifie l’amour ? La question est posée depuis que l’humanité existe, tant de réponses ont été données et pourtant, rien ne remplace notre vécu. Certainement pas s’oublier soi-même, c’est une dérive dangereuse de notre éducation et la judéo-chrétienne détient la palme du sacrifice.
      Le don de soi… oui mais comment donner ce que l’on ne possède pas ? L’amour de soi, est donc la base de tout.
      Le questionnement permanent fait partie de notre chemin, lire, écouter les autres est très utile mais rien ne marchera, tant que nous ne l’avions pas conscientisé et vécu.
      Merci à toi, je te chercherai sur FB.
      Bon week-end…

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    • Merci, chère Yveline, le retard n’est pas important, c’est l’intention qui compte et je te remercie beaucoup.
      Je sais que tu es très occupée, alors prend soin de toi, repose toi bien et si tu ne lis pas l’article, ce n’est vraiment pas grave😀
      Je t’embrasse fort et bon week-end de détente.

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  4. Très intéressant cet article sur l’amour Élisabeth, je pense ça pourrait en décoiffer plus d’un.
    J’ai lu de John Gray les hommes viennent de Mars et les femmes viennent de Vénus qui apprend à distinguer les différences entre les femmes et les hommes. Tend qu’on ne sait pas que l’homme est différent que la femme on peut vivre constamment les mêmes erreurs. Mais il y en a d’autres qui vont se présenter parce que c’est un sacré chalenge en soi et pour l’autre de tenter de coopérer avec le sexe opposé. On peut y arriver un jour en sachant que le lendemain il faudra recommencer à concilier les contraires… Ce qui importe c’est d’être sur le même chemin d’évolution , la même compréhension de l’autre , les mêmes désirs que l’autre …. Le fait d’aimer serait tout bonnement un transfert de quelque chose qui nous manque et que l’on voudrait que l’autre comble ce vide d’amour en sursis.
    Il est vrai qu’il y a plusieurs façon de donner de l’amour et ce qui compte c’est que cette énergie ne soit pas bloqué mais qu’elle circule librement entre les êtres qui ont de l’amour à offrir en partage… …

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    • Merci, Lune, j’ai parcouru ce livre qui a eu un grand succès car effectivement, sans aller vraiment en profondeur, il donne des judicieux éclairages sur les incompréhension entre les deux sexes.
      Cet art de concilier le yin et le yang est à faire d’abord en nous, pour, ensuite aborder les relations extérieures, qui sont toujours des leçons.
      Et, comme tu le dis : « ce qui compte c’est que cette énergie ne soit pas bloqué mais qu’elle circule librement entre les êtres qui ont de l’amour à offrir en partage ». Sinon, cela sera toujours la recherche que l’autre comble nos vides et nos manques et guérisse les blessures, alors qu’il n’y a que nous qui puissions le faire, avec de l’aide, certes.

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      • J’ai deux autres livres que je n’ai pas encore lu trouvé dans un vide grenier et relativement récent 2008 et 2010
        => Vénus et Mars en Harmonie
        => Vénus en Feu et Mars de Glace du même auteur cité
        Voilà la version en vidéo , je ne sais as si tu là déjà vu

        E complément de l’étude de l’astrologie permet de relativiser . Avec l’expérience je eux dire que la projection est omniprésente , nous attirons e qui nous ressemble il y a as à tortiller , c’est comme ça . Et le travail sur soi n’y changera pas grand chose , mais nous ne sommes jamais confronté par les même expériences qui s’enrichit les unes par rapport aux autres …
        Très belle soirée Élisabeth🙂

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        • Merci, Lune mais je ne suis pas trop portée sur cet auteur, un peu trop simpliste, j’en connais d’autres, qui vont bien plus en profondeur.
          La vidéo cela doit être le spectacle, monté d’après les livres, je regarderai si je trouve un moment.
          Certes, nous attirons selon nos manques et nos blessures mais si le travail sur soi ne sert à rien, alors, à qui bon le faire😀
          Très beau week-end à toi

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  5. je pense que l amour ne se commande pas et qu il n y a pas de recette miracle
    c est un sentiment qui peut se partager mais qui peut être à sens unique mais surtout il ne faut pas le chercher par tous les moyens tout en gardant confiance en soi et dans l autre dans le respect mutuel

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    • Oui, Chris, je suis d’accord avec vous. Pour moi, c’est une question d’alchimie, qui passe ou non entre les deux êtres et dont le processus nous échappe presque entièrement.
      Ceux qui le cherchent par tous les moyens, sont souvent dans un état de vide intérieur et du manque, qu’ils veulent remplir par l’autre, tant leur solitude est insupportable. Alors qu’il y a tellement d’autres moyens de donner de l’amour, à toujours commencer par soi.

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  6. C’est une histoire de perception en fait. L’amour.
    Comment je perçois l’autre et non comment il est. Car comment il est en fait, ça n’a pas d’importance tant que la perception est positive, voire idéaliste.
    Et surtout comment il me perçoit. Belle, intelligente, généreuse, altruiste, courageuse, féminine…jeuuuuuuuuuuune, (mais non, ce n’est pas une description pour site spécialisé!…:) )
    Enfin et surtout comment je me perçois ! (je ne parlais pas de moi bien sûr !!!)

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    • Merci, Marie-Hélène pour ce commentaire, avec une touche d’humour en plus😀
      Je crois que tout est une question de perception car nous avons tous une vision du monde différente et l’amour en fait partie.
      Maintenir l’image positive de l’autre, surtout dans une relation de longue durée où ses défauts se révèlent forcement, est une excellente attitude mais personnellement, je me méfierai de l’idéalisation. Cela me fait penser à l’histoire du prince charmant et de la belle endormie, qui résiste rarement à l’épreuve de la vie quotidienne.
      Par contre, une saine vision de soi, l’amour et le respect que nous nous portons me semble essentielle.
      J’espère que j’ai bien saisi le sens de ton commentaire…

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      • Oui, bien sûr.

        Amour, je parle du grand, du vrai, de celui qui reste à l’état d’ Étincelle mais une étincelle pour toujours. Quoique que l’on fasse. Même à se cacher la tête comme l’autruche, à se voiler la face,
        L’Amour comme celui de Saint Paul sur la route de Damas et qui te jettes en bas de ton cheval.
        Une certitude absolue. Mais dont tu es la seule à avoir la clé… face à une porte sans serrure.

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        • Si belle ta façon de le décrire, cet amour universel et inconditionnel, Marie-Hélène. Je te comprends car les mêmes aspirations me guident.
          Mais es tu sûre que la porte n’a pas de serrure ? Peut-être bien cachée et qui n’ouvre certes pas sur La Vérité absolue mais nous donne tout de même accès à notre Âme et ses désirs…
          Merci pour la beauté de la tienne.

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  7. La réponse de Chris m’a interpellée. En effet, on pense que nos amours ne sont pas les mêmes à 15, 20, 40 ou 50 ans. Mon histoire m’interroge à ce sujet. Après 30 ans de silence, j’ai retrouvé mon amour de 20 ans et nous avions 20 ans dans nos têtes à nos retrouvailles malgré nos expériences passées…avec tous les ajustements à faire…Un retour en arrière avec nos blessures de 20 ans à travailler qui n’avaient pas été bousculées avant. Je pense que l’âge n’a rien à voir dans la relation, mais que l’important sont les partenaires et ce qu’ils vous renvoient en vous mettant face à vos blessures. Et ces retrouvailles étaient là pour nous pousser à aller au plus profond de soi, avec l’amour qui nous uni et nous soutien. Apprendre à se détacher, à s’aimer soi, pour aimer l’autre plus librement. En 5 ans, ce ne fut pas un long fleuve tranquille, ce qu’on aurait pu imaginer.. mais quel magnifique parcours et le chemin nous a mené vers une belle ouverture, écoute et transformations réciproques. C’est loin d’être terminé, il y a encore beaucoup à polir..
    Belle soirée.

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    • Merci Marylaure pour cet émouvant témoignage. Effectivement, ton expérience est belle mais crois tu que si vous étiez restés ensemble à 20 ans vous seriez capable de vivre cette relation d’adultes, qui travaillent à « polir les angles », justement, parce que, entre temps, vous avez eu d’autres expériences et épreuves qui vous ont donné cette maturité et l’envie d’aller au fond de soi ?
      Je respecte bien sûr ton opinion mais il me semble que l’amour entre les personnes mûres, surtout quand elles ont tirés de bonnes leçons des épreuves de leurs vies et tout de même différent. Quant à l’importance de la personne avec laquelle on s’engage, je suis entièrement d’accord.
      Garde tes 20 ans dans ta tête, l’amour sert aussi à cela😀
      Tous mes vœux d’un beau et long cheminement ensemble…

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      • Non, en effet Elisabeth. A 20 ans on était loin de pouvoir faire le chemin qu’on a fait depuis. A 20 ans, on s’était séparé car nous avions les même blessures et tout cela nous submergeait ( on le comprend aujourd’hui). D’ailleurs, c’est pourquoi la vie nous a remis l’un face à l’autre… Ce que je relevais, c’est que malgré les expériences passées, c’est la personne en face, qui nous fait, l’un et l’autre, aller plus au fond de soi. Un révélateur en quelque sorte. C’est ça qui est génial. Mais comme tu dis, il y a aussi l’ envie au fond de soi de faire ce chemin. Dans notre histoire, on pourrait dire qu’il est question de synchronicité : la bonne personne au bon moment!
        Merci pour les voeux et passe une belle journée.

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        • Avec le temps et du travail sur soi, nous apprenons beaucoup de choses, Marylaure. Je ne crois pas au hasard, juste aux synchronicités et effectivement, si vos routes se sont croisées, ce que vous avez vraiment à vivre quelque chose d’important ensemble.
          Je suis pleinement d’accord que la personne proche nous oblige à bien regarder au fond de nous et même, si nous le refusons et passons à la relation suivante, la même leçon reviendra et si nous ne voulons toujours pas l’apprendre, alors nous allons errer d’un partenaire à l’autre, en jouant les victimes.
          Vraiment heureuse que vous fassiez ce chemin ensemble.
          Bon week-end à toi.

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  8. Re Bonjour Elisabeth.. je te laisse ici un lien que j’ai gardé cette semaine qui correspond bien au sujet..http://www.psychologies.com/Couple/Vie-de-couple/Amour/Interviews/Les-hommes-sont-ils-capables-d-aimer

    Une autre vision au sujet du coup de foudre.. qui se veut selon la définition d’Uranus, surprenant, inattendu, inhabituel.. ce qui peut donner justement l’amour Véritable puisqu’il arrive alors que l’on attend rien..

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  9. Merci pour ce texte qui m’a permis de rassembler quelques morceaux épars. Même si notre passé nous détermine sans avoir conscience souvent des déterminant eux même, nous sommes des êtres doués de « raison » ( même si elle n’a rien à voir avec l’amour), d’où la quête éternelle de désaliénation de nos passions. Mais le désir est proprement humain. Il nous échappe. Il nous construit. Cela peut être épuisant pour certains et un monde magique pour d’autres. Notre vraie recherche serait de nous libérer des excès. Une liberté pas facile à obtenir si nous n’arrivons à être conscient de nous même.

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    • Pleinement d’accord avec vous Pgovindin, pas de liberté véritable, sans conscience de ce qui se joue en nous.
      Mais il y a aussi ce paradoxe : comment éclairer cette partie immergée de l’iceberg de notre inconscient, qui dirige souvent nos actes et dont nous pouvons être les marionnettes ?
      Toute la complexité de l’être humain réside dans la recherche de la juste mesure, ainsi que dans notre capacité à concilier les inconciliables.
      Votre point de vue se rapproche beaucoup de la vision bouddhiste, par cette quête éternelle de désaliénation de nos passions.
      Mais de l’autre côté, celles ci sont nos moteurs si puissants, comme la passion de la vie… Et vous dites que le désir nous construit…
      La raison doit elle vraiment être souveraine ? Nous parlons bien de la « raison du cœur » qu’il est parfois préférable de suivre, dans le sens d’écouter les vrais désirs de notre âme.
      J’aime beaucoup votre commentaire car il ouvre la voie à un questionnement vraiment fondamental, que chaque être pensant se pose un jour et nous met devant la complexité des choses, que chacun doit concilier d’une manière qui donne du sens à sa vie.
      Merci infiniment pour ce riche échange….

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  10. Bonsoir Elisabeth….

    Quel article intéressant ….j’aime ces analyses intelligentes ….

     » Le modèle idéal de « grand amour de toute la vie » cède peu à peu du terrain devant le speed dating, le speed loving et toute une floraison de scénarios amoureux alternatifs, successifs, voire simultanés. »…..

    Voilà pourquoi, ce n’est pas évident de refaire sa vie à nos âges ….

    À tout bientôt ….
    Amitiés

    Manouchka

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    • Bonsoir Manouchka,
      Tout cela est vrai mais crois tu qu’à nos « grands âges »😀 nous sommes les seules à aspirer à quelque chose de beau et grand, justement, parce que nous sommes passées par tant d’épreuves et nous en avons tirés des leçons ?
      « Ce n’est pas le signe d’une bonne santé mentale que d’être adapté à cette société malade », disait Krishnamurti et je suis entièrement d’accord avec sa sagesse.
      La société actuelle vit sur des valeurs si fausses, qu’elles ne peuvent que s’écrouler et ne rend vraiment pas les gens heureux.
      Alors, telle que je te connais, tu ne vas sûrement pas renoncer à ta quête, non ?
      Je t’embrasse belle et jeune femme…

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        • Je te rassure, très chère, nous ne sommes vraiment pas toutes seules… regarde les réponses des femmes ou des hommes.
          Et même si nous l’étions (juste dans l’hypothèse d’école :D) renoncerais tu à ton idéal, à tes aspirations à tes besoins et tes valeurs ?
          Rien qu’à te lire, je sais que non…
          Tendresses, douce Manouchka

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          • Non ….sûrement pas …
            Je ne peux pas renier ce que je suis profondément …
            Pour ce qui est des réponses des hommes et des femmes, je vois des mots Elisabeth …
            Sont-elles ou sont-ils vraiment à la hauteur de leurs aspirations …et je parle pour moi aussi …

            L’Idéal en lui-même est légitime et inné …on marche tous et toutes vers quelque chose de plus grand …qui nous échappe encore …

            Je connais mes valeurs…et elles ne sont plus négociables désormais …
            Les tentatives de rencontres que j’ai faites se sont soldées par un échec à cause de ces dernières …
            Je ne le regrette pas …Je suis moi …!

            Amitié

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            • Ravie de lire cela, Manouchka, si tu reniais tes valeurs profondes, tu serais la première à en souffrir.
              Tu as raison, les mots demeurent lettre morte, tant qu’ils ne sont pas incarnés dans l’action et nous ne pouvons qu’imaginer notre comportements dans les situations, auxquelles nous n’avons jamais été confrontées, en espérant juste de rester à la hauteur.
              Mais, tant que cette quête de plus grand nous motive au quotidien, ne la galvaudons pas et gardons nous telles que nous sommes devenues, suite à notre apprentissage de la vie et de nous-mêmes.
              Je sais que tu ne regrettes pas, d’ailleurs, nous avons déjà essayé, avec les résultats qui nous ont fait souffrir.
              Gardons juste cette foi en nous et en la Vie.
              Tendresses.

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    • Très juste, Chris, puisque nous changeons et sommes censés évoluer, nos amours deviennent aussi plus adultes, plus mûres et responsables.
      A moins de ne pas vouloir entreprendre un travail sur soi mais je crois, que ceux qui viennent ici sont en pleine recherche.
      Merci pour ce commentaire très pertinent.

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  11. Selon moi, ce sont nos inconscients qui s’attirent. Ils savent mieux que notre partie « conscience » ce dont nous avons besoin pour « réparer » nos manques, nos failles, nos blessures ». Nous n’attirons jamais quelqu’un dans notre vie par pur hasard. je n’y crois pas une seule seconde.
    Pour moi le ou les partenaires amoureux qui interviennent dans nos vies (au même titre que tous ceux non amoureux qui interviennent dans nos vies) sont comme une « deuxième chance » pour se réparer soi-même afin d’arriver à nous aimer…enfin!
    Comment peut-on faire durer une histoire puisque pratiquement (je me garderai bien de généraliser😉 )toutes les histoires sont construites sur des mensonges. Nous nous montrons avec notre plus beau profil, quitte à exagérer ou inventer certaines qualités que nous aimerions tant avoir, mais qui, à ce jour, nous désertent!
    Bien sûr, les masques sont difficiles à faire tenir sur la durée, la pommade flétrit, les fissures apparaissent, la cocotte minute explose, implose et nous finissons savamment par jeter à la figure de notre bien-aimé tout c que nous pouvions maintenir caché. Et pire, nous l’en accusons!
    Comme il en va de même des deux côtés, chacun se sent trahi par l’autre. Une fois les masques tombés, deux cas de figure se proposent, soit on fuit à toutes enjambées pour … retomber sur le même profil (et oui, tant que la faille n’est pas réglée, le messager revient encore et encore, parlez-en aux femmes qui ne font que « tomber sur » des alcooliques…:-) )soit on accepte de regarder ce qui nous fait mal en l’autre, pourquoi ça nous fait si mal et ce que cela vient guérir en nous. Et alors on comprend la relation à deux comme un baume pour le coeur de chacun d’entre nous!
    Nous avons besoin de l’autre pour nous guérir. Sans doute qu’un jour viendra le temps où nous serons tous guéris et alors nous pourrons partager l’amour véritable, celui qui fait qu’on attend plus rien de l’autre, de ce fait on ne le retient pas et que tout se qui se partage, alors, n’est que la cerise sur le gâteau!

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    • Et bien, je partage entièrement votre opinion. Puis je demander votre prénom car j’aime à appeler les personnes qui me font la joie de venir ici par celui-là ou à défaut, par quelque chose de moins impersonnel que le nom du site, même si le vôtre est magnifique…
      Il n’y a pas de hasard, y compris dans nos relations amoureuses et nous attirons toujours la personne qui, croyons nous, va combler nos vides, nos manques et guérir nos blessures. Bien sûr, si les deux sont conscients de ce fait, le travail de guérison mutuelle peut se faire mais si nous restons dans l’attente d’être « remplis » par le partenaire, cela ne marchera qu’un temps.
      Les leçons non apprises reviennent toujours et soit, nous prenons nos vies en main, soit nous continuons à jouer les victimes, accuser et répéter le même schémas.
      Merci pour votre si beau et sage commentaire et « au travail », si je puis dire😀 en attendant la cerise sur le gâteau…

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    • Bonsoir, Opale, très heureuse de te revoir ici.
      Pour moi, le coup de foudre s’apparente davantage à une passion qui peut brûler, voire détruire…
      Si les tiens étaient durables, ce que l’attirance, voire la « reconnaissance » entre les âmes, s’est transformée en amour durable, celui que l’on construit au jour le jour, dans l’attention, l’acceptation et l’accueil de l’autre.
      Je pourrais mieux te répondre, si tu reformulais ta question : est-ce le « coup de foudre » qui t’intéresse ou bien la suite ?
      Dans tous les cas, l’amour, qui revêt tant de formes, est une alchimie si subtile, que nous avons beau le décortiquer, l’analyser, il restera toujours un mystère…
      Après, comme chaque cas est unique, je crois que quelques généralités sont communes mais le reste demeure personnel.

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      • Et bien je m’interroge surtout sur l’origine du coup de foudre…est-ce qu’on a le coup de foudre seulement pour un physique ou bien y a t-il autre chose qui se joue ? Et enfin, comment une attirance peut se transformer en amour sincère si ce n’est qu’un physique qui nous a plu ?
        Oui je pose des questions complexes, tu vas devoir réfléchir ma pauvre Elisabeth😄

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        • Je veux bien réfléchir, Opale, là n’est pas le problème mais je ne suis ni la spécialiste de l’amour ni celle de coups de foudre😀
          D’ailleurs, je ne crois pas qu’il y en ait, vu que ce sujet occupe l’humanité depuis la nuit des temps et que tous ce que l’on a écrit à ce sujet serait impossible à lire en une vie…
          Si c’est un coup de foudre pour un physique, c’est juste une attirance qui s’épuise bien vite car nous nous habituons à voir la beauté, si grande soit-elle.
          Et que veux tu bâtir la-dessus, sûrement pas la relation durable qui repose sur tant d’autres valeurs profondes. Bien sûr le physique joue, surtout pour un homme mais toute beauté se fane…
          Déjà, dans cet article tu as beaucoup de pistes sur les raisons de l’attirance, dans la plupart de cas inconscientes.
          Il y en a qui parlent de phéromones, d’autres de la reconnaissance entre les âmes, la seule chose est certaine, rien ne se passe par hasard, tu attires inévitablement la personne qui sera ton miroir et te fera travailler sur tes blessures et tes manques.
          Regarde le lien mis par Melusinefee, il est intéressant, les réponses, ici ou dans les commentaires et surtout pose toi la question : comment cela s’est passé pour toi, afin de transformer tes coups de foudre en relations durables. Ont elles été longues, comment se sont elle déroulées, voire terminées ? Je ne te demande pas de raconter ta vie ici, juste de réfléchir car si je puis te donner des pistes, je ne peux pas répondre à ta place, surtout avec si peu d’éléments à ma disposition.
          Et pourquoi ne pas lancer un débat, nombreuses sont les personnes qui ont sûrement un avis éclairé là-dessus.

          Je te joins la vidéo de Jacques Salomé comme un bout de piste :

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  12. Bonjour Elisabeth, oui mais on peut aussi aimer celui ou celle que l’on reconnait … en entier,, que l’on explore tendrement et lentement, avec ses qualités et ses petits défauts là … et là … et là …
    et qui réveillent la tendresse. eux aussi. Je veux croire que nous sommes encore capables d’aller vers le Toi, le Nous, puis le Vous. Je veux le croire.
    Je retiens : « Mon amour dit quelque chose de toi que peut-être toi-même ne connais pas. »
    Tendresse elisabeth

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    • Très beau point de vue, Prunelles. J’ai mis cet article car il en faut pour tous les goûts😀 et bien que je préfère nettement le précédent, la vision d’un lacanien délivre quelques vérités aussi, surtout celles qui concernent notre inconscient.
      Mais j’aime beaucoup cette idée de re-connaissance entre les âmes et l’exploration dans l’amour, la tendresse et l’acceptation.
      Tu as choisi une très belle phrase, l’amour peut révéler l’autre.
      Heureuse que tu veuilles le croire et certaine que tu y arriveras…
      Toute ma tendresse à toi.

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  13. Bonjour Elisabeth
    il y a tant et tant de facons d’aimer ,

    Oh oui ! Même un homme amoureux a des retours d’orgueil, des sursauts d’agressivité contre l’objet de son amour, parce que cet amour le met dans une position d’incomplétude, de dépendance. C’est pourquoi il peut désirer des femmes qu’il n’aime pas, afin de retrouver la position virile qu’il met en suspens lorsqu’il aime.
    cette phrase retiens mon attention car mon ex mari qui prétendait m’aimer avait aussi un besoin de s’affirmer avec d’autres femmes que moi , la raison aprés 5O ans de mariage de notre divorce je supportais plus

    beau billet a lire avec attention et refflection bisous mon amie passe une bonne journée

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    • Bonsoir Étoile,
      Je crois qu’il y a autant de façons d’aimer que des gens qui aiment et qu’en plus, nous n’aimons jamais de la même manière deux personnes différentes.
      Ce passage a résonné en moi aussi car le mien disait que l’amour qu’il me portait, le mettait souvent en colère, justement à cause de cette posture de dépendance. Une chose est certaine, l’homme et la femme n’aimeront jamais de la même façon.
      Je regarde ce chiffre de 50 ans et me demande : tu t’es mariée au berceau ?
      Bisous et belle journée à toi.

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  14. Lecture intéressante, mais pour ma part, je suis toujours gênée de ces notions d’authenticité ou de vérité. Ce que j’ai appris dans mon rapport aux autres, est qu’on se trompe souvent et lourdement lorsqu’on n’est pas capable de comprendre que notre propre désir amoureux n’est pas transposable, et qu’il doit s’accommoder de l’histoire et du tempérament de l’autre ; Pour avoir côtoyé des gens qui avaient été très maltraités dans leur vie, et avoir échappé moi-même à un environnement létal à beaucoup d’égards, je crois que l’amour s’apprend à petits pas constants avec l’autre ; Plus que la diversité, ce sont l’urgence et la peur de ne pas réussir qui empêchent parfois ce lien de naître, aussi une forme d’intransigeance et d’absence de capacité à accepter d’autres façons d’aimer…Et comme toujours chez l’homme, rien n‘est jamais perdu et tout peut s’apprendre ou se réapprendre…en gradant à l’esprit que dans le domaine de l’amour, la vérité n’existe pas…

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    • Je crois, Phédrienne, que la vérité n’existe dans aucun domaine de la vie et même notre vérité du jour change… et tant mieux, d’ailleurs car cela nous empêche de nous scléroser et permet de continuer à chercher, toujours. Quant à l’authenticité, elle représente à mes yeux la capacité à ne pas mentir, à soi d’abord, ensuite à ne pas craindre de se présenter devant l’autre tels que nous sommes.
      Aussi, comme tu le dis, de ne pas transposer notre vison et notre besoin d’amour sur l’autre.
      Surtout, en prenant en compte les blessures que nous portons tous et qui sont très graves, chez certains.
      Entièrement d’accord que l’amour s’apprend et s’apprivoise doucement, à commencer par celui de soi, dont il est beaucoup question dans l’article précédent.
      La peur de ne pas réussir peut souvent provenir de ce manque que nous portons en nous car, privés de l’amour dans notre enfance, nous sommes souvent ses « handicapés » ou bien, nos échecs nous empêchent de tenter de nous engager à nouveau.
      J’aime ta phrase, si pleine d’espoir, que rien n’est jamais perdu et que tout peut s’apprendre.
      Je te remercie beaucoup pour ton si beau commentaire, toute la sagesse que je te connaisse y est présente.

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      • Merci Elisabeth pour ta réponse comme toujours précise et argumentée. Le défaut d’amour est à mon sens le plus lourd fardeau que l’on puisse porter, mais les hommes savent à partir de la plus petite graine du monde, faire germer des trucs incroyables; C’est véritablement ce que ma propre vie et l’observation attentive de celle d’autrui m’a montré. Merci à toi !.

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