Le bouddhisme nie-t-il les émotions ?

Un maître bouddhiste reste-t-il toujours zen ? C’est la question que nous avons posée au moine français Matthieu Ricard, interprète et grand ami du dalaï-lama.

Matthieu Ricard, né en France, en 1946, est moine bouddhiste, interprète français du dalaï-lama, traducteur et photographe. Il réside au monastère de Shéchèn, au Népal. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages, dont Le Moine et le Philosophe, écrit avec son père Jean-François Revel (Pocket, 1999), et L’Art de la méditation (Pocket, 2010).

« Si j’ai encore des émotions ? Je suis vivant, que je sache ! Étymologiquement, l’émotion est ce qui met l’esprit en mouvement (emovere en latin). Donc, à moins d’avoir un encéphalogramme plat, tout être vivant en a !

Les émotions constructives

moine éléphant

Mais toute la question est de savoir de quelle façon votre esprit est “mis en mouvement”. Est-ce d’une manière constructive pour vous-même et pour autrui, ou d’une façon telle que cela nuise à votre bien-être et à celui des autres ? Le bouddhiste utilise le terme de klesha pour désigner toutes ces émotions destructrices, ou dites négatives – non pas au nom d’un jugement moral, mais parce qu’elles génèrent de la souffrance.

La colère, par exemple, que l’on ressent quand notre ego est menacé, quand on nous empêche de faire ce que l’on veut ou quand on nous “prend nos jouets” : c’est la colère égocentrée, destructrice. Celle-là, il faut tout faire pour ne pas en être esclave.

Cela ne veut pas dire qu’il faille l’étouffer, la réprimer comme une bombe à retardement que l’on irait cacher dans un coin de notre tête, mais la laisser s’évanouir, se défaire d’elle-même, et puis… fini ! On n’en parle plus, on passe à autre chose. C’est affaire d’entraînement de l’esprit, ce que permet entre autres la méditation.

Mais la colère s’accompagne aussi d’une grande clarté. Un réveil. Je viens encore d’apprendre qu’une jeune Pakistanaise a été tuée à l’acide par ses parents parce qu’elle avait regardé deux fois un garçon qui passait sur une motocyclette. Comment ne pas être indigné ? En colère ?

Cette colère-là, tant qu’elle n’est pas entachée de la moindre haine, mène directement à la compassion et à l’altruisme. Qui, lorsque c’est possible, se concrétisent par l’action : vous pouvez voir s’il n’y a pas des situations à peu près semblables sur lesquelles vous pourriez intervenir, tenter de contribuer à un changement dans les idées, etc.

Que faire de ses émotions ?

oiseauxL’objectif du bouddhiste n’est pas de réprimer les émotions, même négatives. D’ailleurs, qui le pourrait ? Une fois que l’émotion surgit, inutile de souhaiter qu’elle ne soit pas là : elle y est ! Vous n’avez d’autre choix que de reconnaître sa présence. Simplement, il s’agit de savoir ce que vous faites d’elle : est-ce que vous la laissez passer dans le ciel comme un oiseau qui passe sans laisser de trace ?

Auquel cas, elle ne fera de mal à personne, et dix, cent ou mille autres peuvent bien venir, le ciel restera toujours le même. Ou est-ce que vous vous y agrippez et la laissez envahir votre esprit ? Alors vous en devenez l’esclave. Toutes les études en neurosciences confirment que si vous laissez exploser une émotion à chaque fois qu’elle vient, vous renforcez votre tendance à cette émotion, c’est-à-dire que vous la ressentirez plus facilement et plus souvent. Et cela vaut tout autant pour la colère que pour la compassion !

Ne plus être esclave de ses émotions

Ce qui marque votre progrès sur le chemin, c’est votre capacité à ne plus être l’esclave de vos pensées et émotions comme avant. Vous êtes de plus en plus libre. Mais encore faut-il s’entendre sur cette notion de liberté. Le marin expérimenté, par exemple, est libre d’aller où il souhaite sans dériver sur les récifs, car il maîtrise son bateau.

En revanche, celui qui lâche la barre, au nom de ce qu’il croit être la liberté, affirmant : “Moi, je laisse faire !”, celui-là finira sur les rochers. Cela n’est pas la liberté, c’est la dérive ! Et le lâcher-prise ne doit pas être confondu avec la dérive. Il s’agit de lâcher prise sur ses attachements, sur ses émotions nuisibles, mais pas sur sa vigilance et sa présence d’esprit.

L’entraînement de l’esprit par la méditation permet de développer une sorte de méta-attention, une attention toujours présente et dominante. Ainsi, si vous savez, par expérience, que la colère malveillante ou la jalousie obsédante sont des points faibles chez vous, dès que ces émotions surviennent, vous les repérez, les observez et les laissez passer sans qu’elles vous envahissent. La forêt ne prend feu que si vous n’avez pas repéré l’étincelle.

L’amour altruiste

Mais il ne faudrait pas confondre l’attention, ou l’observation de ses pensées et émotions, avec la rumination : c’est encore un attachement. Et puis, à quoi bon se demander pourquoi telle ou telle émotion me revient sans cesse ? Dans le bouddhisme, vous avez une cinquantaine d’existences passées ; vous avez eu l’occasion d’en faire des vertes et des pas mûres !

Inutile d’aller fouiller dans les archives. L’important, c’est de garder à l’esprit que vous êtes un point de départ. Être lucide sur ce que vous êtes maintenant, gérer chaque émotion au moment où elle survient, cela suffit.

Contrôler ses émotions, c’est aussi, pour le bouddhiste, s’efforcer de faire naître et de cultiver en lui les émotions positives. Comme l’amour altruiste. Soit cela vous est facile, et vous laissez votre esprit se remplir d’un amour inconditionnel.

Soit, pour déclencher cet état d’esprit, vous pouvez penser, par exemple, à un enfant qui vient vers vous plein de confiance, et n’avoir pour lui d’autre souhait qu’il grandisse en sécurité, en bonne santé, qu’il s’épanouisse… Partant de là, vous aurez reconnu ce goût particulier de l’altruisme, vous pourrez le laisser envahir votre esprit, et ce, pendant dix minutes, puis quinze, puis une heure, puis toute la journée. Au lieu de ne durer que dix secondes, une émotion positive vous aura porté tout ce temps !

Outre la méditation, cette progression dans la gestion de ses émotions tient à l’expérience, à la connaissance de ses échecs et réussites passés, mais aussi à des modèles. Si vous avez, en mémoire ou sous les yeux, une personne qui, en toutes circonstances, a montré sa capacité à gérer ses émotions et à faire preuve d’un amour altruiste, d’une compassion sans fin, c’est un formidable point de repère !

Compassion et force d’âme

Dalai LamaJ’ai la chance d’avoir, entre autres points de repère, le dalaï-lama… Dont j’ai pu constater qu’il verse souvent des larmes ; je l’ai entendu dire que, depuis une vingtaine d’années, il pleure presque chaque matin durant sa méditation, en pensant à la souffrance des êtres. Voilà, pour le bouddhiste, l’émotion positive par excellence : la compassion. Et voilà la fin de l’ego. Pleurer sur soi, quel intérêt ?

Lorsque je suis auprès de lui, ou même seul dans mon ermitage avec, face à moi, l’Himalaya, je me dis que ce n’est pas concevable d’avoir des émotions négatives. Se laisser prendre par la haine, par l’envie, par la jalousie… tout cela est tellement loin de la présence éveillée ! Mais cela ne signifie pas que la sérénité de l’esprit ne se cultive que sur les hauteurs de l’Himalaya !

Si vous faites des retraites, ce n’est pas pour fuir tout ce qui pourrait générer des émotions négatives : c’est pour engendrer les ressources intérieures qui permettent de gérer tout cela avec compassion et altruisme. Vous méditez pour essayer de mieux connaître le fonctionnement de votre esprit, de cultiver des états mentaux positifs, constructifs, une liberté par rapport à vos émotions qui vous permettra, lorsque vous serez confronté à la réalité ordinaire, de ne pas être emporté comme plume au vent.

À travers l’association que j’ai fondée, Karuna-Shéchèn1, qui a déjà accompli plus de cent projets humanitaires – écoles, cliniques… –, nous sommes sans cesse confrontés à la corruption, aux conflits d’ego… Certains suggèrent que, pour y faire face, soient mises en place des formations à l’action humanitaire.

Certes, mais il me semble que la meilleure des formations, c’est de passer des mois à développer la compassion et une force d’âme telle que vous ne soyez pas vulnérable aux obstacles rencontrés, aux tempéraments difficiles, aux frictions humaines, au manque de gratitude… Le bouddhiste ne vit pas hors du réel et des émotions. D’ailleurs, à quoi pense-t-il lorsqu’il veut développer l’amour altruiste et la compassion ? À la souffrance des êtres ! Et il n’a pas besoin de la télé pour se la représenter avec force ! »

Confidences de Matthieu Ricard

Qu’est-ce qui vous trouble, Matthieu Ricard ?

L’émotion qui vous saisit le plus facilement : Je les ai toutes ! Parce que je suis loin d’avoir atteint l’éveil…

Ce qui vous met en colère : Ce n’est pas une émotion que je connais tellement…

Ce qui vous met en joie : Etre témoin du bel aspect de la nature humaine, quand je vois s’exprimer la bonté, la gratitude, la compassion… Alors, même si ce n’est pas encore parfait, il faut s’en réjouir, célébrer ! La libération d’Aung San Suu Kyi, par exemple, a été une grande joie.

Vos émotions d’enfant : Je n’étais pas très émotif, il paraît que j’étais plutôt grognon. Je lisais beaucoup, je passais mon temps libre à m’émerveiller de la nature, à faire de l’ornithologie, de la photographie…

Une rencontre : Celle de Kyabjé Kangyour Rinpoché, mon premier maître spirituel, en 1967. Avant, j’avais eu la chance de fréquenter de grands génies, dans les sciences, les arts, l’exploration. J’avais pu envier leurs capacités, mais sans ressentir l’envie d’être ce qu’ils étaient. Face à lui, soudain, peu m’importaient ses connaissances, je n’ai eu qu’un souhait : devenir un jour un tout petit peu comme lui, apprendre à cultiver cette même manière d’être. Il m’a enfin donné une direction claire dans l’existence.

Ce qu’il vous manque pour être tout à fait maître de vos émotions : Tout ce qu’il manque à celui qui n’a pas atteint l’éveil ! Mais l’important, c’est d’être sur le chemin. Quand vous marchez dans les montagnes, parfois, vous vous apercevez qu’il faut descendre de deux mille mètres pour remonter ensuite de mille cinq cents, alors qu’à vol d’oiseau votre objectif est à un kilomètre. Parfois le temps est sublime, parfois il grêle. Mais toujours, vous avez la joie, en forme d’effort, qui est de poursuivre le but que vous vous êtes fixé et qui vous inspire à chaque pas.

Anne-Laure Gannac  pour le magazine Psychologies

 

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42 réflexions sur “Le bouddhisme nie-t-il les émotions ?

  1. Hello Elisabeth!
    T’étonneras-tu si je choisis ce merveilleux post que tu nous offre encore pour que nous puissions travailler et approfondir nos réflexions et notre connaissance de nous même, pour déposer ici (joyeusement) l’info de la venue de Sri Tathata en France?
    Je t’embrasse bien fort

    http://www.tathatavrindham-nantes.org

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  2. La pratique du bouddhisme c’est plus un art de vivre qu’une réelle spiritualité , l’avantage c’est de mettre au premier plan « les pensées » qu’on ne peut déloger du temple de notre mental. Mais nous pouvons par des prises de conscience en améliorer la qualité. Ressemblant à la fleur de Lotus poussant dans la boue

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  3. Quelle magnifique transmission. Texte très inspirant… Merci Elisabeth.
    On voit que sa masse émotionnel est dissoute, et son enfant intérieur apaisé…Il vit simplement l’émotion pour ce qu’elle est. Quelle belle leçon!
    « Sa marche dans la montagne » me dit qu’il faut garder foi dans le but que l’on s’est fixé, rester ouvert et accepter ce qui émerge, et surtout avoir beaucoup de douceur pour soi car le chemin est long et exigeant….Je pense qu’il y a beaucoup de soleil au bout de ce chemin!
    Avec tendresse.

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  4. Pour le bouddhisme la vie est souffrance, en maitrisent nos émotions la vie parait plus douce, pour un moine c’est parfait, mes pour le simple mortel ça équivaut a une vie fade et plate.

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    • C’est un point de vue très rependu et qui semble juste, Orepuk. Bien évidemment, eux trouvent d’autres joies dans cet état d’esprit mais effectivement, pour nous, les simples mortels elle n’est pas bien perceptible.

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  5. Bonjour Elisabeth et Joyeuses Pâques à toi aussi.
    Merci pour ton dernier petit mot qui m’a bien fait plaisir 🙂
    Matthieu Ricard, j’ai appris à l’écouter avec attention pendant de longues années où j’ai regardé tous les dimanches matins à Fr2 Sagesses bouddhistes à 8h30, ensuite je passais à l’émission suivante et la suivante également. Que d’enseignements différents et qui pourtant se rejoignent tout dans cette compassion comme dans la foi chrétienne.
    Ce dont parle M. Ricard, est un sujet qui m’interpelle encore 🙂
    Il dit : « Simplement, il s’agit de savoir ce que vous faites d’elle : est-ce que vous la laissez passer dans le ciel comme un oiseau qui passe sans laisser de trace ? »
    Pour les émotions trop intenses, il vaut mieux à mon avis, les laisser passer ou comme dit plus loin, dans l’exposé, en prendre note, pour en connaître l’origine, et ensuite arriver à une réconciliation avec soi-même, ce qui n’est pas toujours gagné, comme notamment, le deuil de Flo et de la perte de son mari ou dans l’atelier d’écriture, d’une autre dame qui a perdu son mari l’année dernière. Ce sont de grosses souffrances, et dans le bouddhisme, j’ai souvent cherché personnellement, comment essayer en suivant leur enseignement d’améliorer l’impact de cette émotion si forte.

    Je profite de ce sujet pour dire que je suis triste très souvent pour des tas de raisons. Je regrette beaucoup nos anciens échanges, le mois prochain, j’ai moi aussi perdu il y a un an, si je ne me trompe pas, ma mémoire me lâche, la perte de cette personne si chère à mon coeur, décédée début avril. L’éloignement avec ma famille, un choix personnel, mais en cette période, bien difficile à gérer.

    Il cite encore :
    « Comme l’amour altruiste. Soit cela vous est facile, et vous laissez votre esprit se remplir d’un amour inconditionnel. »
    Là je pense au personnage de Jésus, et je me dis que j’en suis bien éloignée. Son message est ma voie, et rejoint aussi celle du Daï Lama. Je doute un jour y arriver, je ne suis pas une sainte, qu’un être humain.

    Merci pour ce rappel d’article Elisabeth.
    Je t’embrasse affectueusement.
    Geneviève

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    • Chère Geneviève,
      Je te remercie pour ce touchant témoignage. Si heureuse que tu sois passée, tu me manques aussi, ainsi que nos échanges…
      Tu sais, le bouddhistes, surtout les moines, tendent vers un détachement complet, ce qui est vraiment difficile, surtout dans notre culture.
      Et quand on a une famille ou les êtres que nous aimons, alors, il est humain de vivre les émotions fortes et qui font souvent mal.
      Personne n’est une sainte 😀 et même eux passaient souvent par la « nuit noire de l’âme ».
      Je t’adresse toute ma compassion et ma tendresse dans ce deuil et je t’embrasse fort.

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      • Bonsoir Elisabeth,
        Je pense encore souvent à cette dame qui avait autant de qualités de coeur. Je suis toujours triste. Et puis je me rappelle des choses positives qu’elle a transmises.
        J’espère que tu as pu un peu profiter de ce dimanche. Ce fut en ce qui me concerne une journée plongée dans les blogs avec mon Pc. Un dimanche comme un autre 🙂
        Je t’embrasse
        Genevieve

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        • J’aimerais, chère Geneviève que tu puisses penser justement à toutes ces belles choses qu’elle t’a transmises, elle est dans un monde meilleur, alors je suis plutôt triste pour toi. J’espère que l’arrivée du printemps égayera un peu tes journées.
          J’ai passé un merveilleux dimanche de résurrection, à fêter notre renaissance intérieure avec des amis.
          Je t’embrasse bien tendrement et prend bien soin de toi.

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          • Bonjour Elisabeth,
            Je ne puis pas tout écrire sur ton blog, mais j’ai pu regarder à la télévision la retransmission de la messe à la télévision. Pas de fêtes, pas d’amis, pas de famille. Mon mari ayant été la veille de son côté faire la distribution des oeufs de pâques à ses enfants, petits-enfants et arrière-petit-fils. Heureusement que j’ai des réserves d’imagination, et tout de même du ressort personnel 🙂 Je suis vraiment très contente pour toi, que tu aies pu passer ces moments de cette manière. C’est pour moi une très bonne nouvelle, te concernant et ceci avec toute l’amitié que je te porte.
            Moi aussi je t’embrasse. Oui je prends soin de moi, du mieux que je peux.
            Bon lundi de Pâques
            Geneviève

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            • Je suis tellement triste pour toi, ma chère Geneviève, quand je pense que tu as passé ces Fêtes seule. Même avec ton ressort personnel, de tels moments sont difficiles à vivre.
              Très touchée car je sais à quel point l’amitié que tu me portes est sincère, la mienne envers toi est aussi grande. Je suis toujours là pour toi et tous tes amis aussi, ne l’oublie jamais.
              Je t’embrasse de tout cœur.

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  6. Mon beau frère qui vit dans le Gars propose des séances de méditation… ils se retirent tous plusieurs jours dans un endroit isolé ,…ont leur chef cuisiner, tout sous la main .Ces journées sont passées dans un silence total bien entendu (chacun participe en donnant ce qu’il veut et peut ) !

    Ce n’est pas vraiment mon truc même si je comprends leurs motivations …
    Bon week end Elisabeth

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  7. J’admire cette façon de maîtriser ses émotions. J’essaye souvent d’y arriver, mais c’est difficile. Peu à peu, je sens que je progresse. Mais lorsqu’une émotion est trop violente, certaines de mes limites sont dépassées… Néanmoins je sens un effet très positif dans l’effort pour cette maîtrise.

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    • Certes, c’est admirable mais c’est le résultat d’une très longue pratique. En plus, les moines passent leur temps à méditer, tandis que nous le faisons peu. L’essentiel est de faire de son mieux, vous dites vous-même que vous progressez bien…

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    • Je trouve que le bouddhisme vécu et présenté par un occidental est plus facile à comprendre car il nous parle avec les mots de notre culture.
      En plus, Matthieu Ricard est vraiment un homme exceptionnel.
      Merci à toi, Manouchka toute ma tendresse

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