Sérénité : Refusons les fausses urgences

Être serein, c’est refuser les fausses urgences. Pas besoin de se retirer du monde. Même dans des situations difficiles, nous pouvons trouver des bulles d’apaisement. Notre expert de la sérénité, Christophe André, nous dit comment.

Psychiatre et psychothérapeute, il dirige une unité spécialisée dans le traitement des troubles anxieux et phobiques à l’hôpital Sainte-Anne, à Paris, et enseigne à l’université Paris-X. Il est l’auteur de nombreux ouvrages, tous publiés chez Odile Jacob. Dernier paru : Sérénité, vingt-cinq histoires d’équilibre intérieur (2012).

Psychologies : Comment définiriez-vous la sérénité ?

Christophe André : C’est un bonheur tranquille et connecté. La sérénité est une émotion agréable, même si, contrairement à la joie, elle est de basse intensité. Elle nous plonge dans un état d’apaisement intérieur et d’harmonie avec l’extérieur. Nous éprouvons un sentiment de calme mais il ne s’agit pas d’un repli sur soi, d’un enfermement. Nous nous sentons confiants, en lien avec le monde, cohérents. Nous avons l’impression d’avoir trouvé notre place. 

Comment y accède-t-on ?

Montagnes

Christophe André : C’est un phénomène qui nécessite la réunion de certaines conditions pour surgir. Il est parfois provoqué par le cadre qui nous entoure, comme quand nous atteignons le sommet d’une montagne et que nous contemplons longuement le paysage ; ou que nous assistons au lever ou au coucher du soleil…

Parfois, notre environnement n’y est absolument pas propice, mais nous parvenons pourtant à la sérénité, « de l’intérieur » : par exemple, un état de calme qui nous habite paradoxalement alors que nous sommes compressés dans le métro. La plupart du temps, c’est un phénomène subtil qui émerge quand la vie desserre un peu son étreinte sur nous et quand nous-mêmes lâchons prise.

Mais, pour le ressentir, il est nécessaire d’être dans un état d’esprit ouvert à l’instant présent ; si nous sommes dans la rumination, l’action ou la distraction, c’est beaucoup plus difficile. Quoi qu’il en soit, et comme toutes les émotions positives, la sérénité ne s’éprouve pas de manière continue et permanente. Ce n’est d’ailleurs pas le but recherché. Notre travail consiste à essayer d’augmenter la fréquence de ses apparitions, de les faire durer et de les savourer le plus possible. 

La sérénité consiste-t-elle à nous couper du monde ?

Christophe André : La sérénité suppose effectivement un relatif désengagement vis-à-vis du monde. Nous cessons de vouloir faire quelque chose, obtenir ou contrôler. Ce désengagement ne concerne cependant que l’action. Nous restons réceptifs à ce qui nous entoure. Il ne s’agit pas de se retirer dans sa « forteresse », mais de se mettre en lien avec son environnement.

C’est la conséquence d’un état de présence intense, mais non réactive, à ce qui compose à cet instant notre vie, même si c’est bénin, même si c’est anodin. La sérénité est plus facile à atteindre quand nous baignons dans un environnement magnifique que quand ce dernier est agressif. Il existe néanmoins des moments de sérénité dans le tumulte. Tous ceux qui prennent le temps de s’arrêter pour analyser, ressentir ce qui leur arrive, ce qu’ils éprouvent, arrivent à la sérénité à un moment ou à un autre. 

On associe souvent sérénité et méditation, est-ce la seule voie ?

Christophe André : Non. Il suffit parfois de se connecter à un environnement lui-même serein et de s’en laisser imprégner. Il est également possible d’y arriver par la prière, par une forme de réflexion philosophique sur le sens de la vie. Par le lâcher-prise aussi.

Car ce qui favorise l’émergence de la sérénité, c’est de prendre régulièrement le temps de se poser ; de cesser d’agir, de vouloir, de courir après des résultats, quels qu’ils soient ; d’être dans une présence attentive et respectueuse au monde. Or, il se trouve que c’est précisément ce que la méditation, et particulièrement la pleine conscience, propose. Elle ne nous dit rien d’autre que : « Arrêtez-vous, observez, respirez ! »

Nous avons plus de chances de vivre des instants de sérénité en méditant qu’en surveillant nos e-mails tout en répondant au téléphone et en avalant un sandwich. Nous avons juste à observer le monde tel qu’il est : des objets, des humains, des nuages, des ciels dont nous n’attendons rien. La pleine conscience facilite tout cela, mais elle n’est pas l’unique voie.

Quelles sont les autres voies ?

Christophe André : Deux grandes voies méditatives cohabitent. La première s’appuie sur la focalisation, le rétrécissement du champ de l’attention : il s’agit de ne plus s’intéresser qu’à une chose, son souffle, un mantra, une prière, la flamme d’une bougie… Et d’écarter de la conscience tout ce qui ne concerne pas l’objet choisi pour méditer.

La deuxième voie se concentre sur la technique inverse : ouvrir son attention, être présent à tout, de son mieux, à son souffle, à ses sensations corporelles, aux bruits autour de soi, à tous ses ressentis, à toutes ses pensées. C’est la pleine conscience : au lieu de me focaliser, je fais l’effort permanent d’ouvrir mon esprit à tout ce qui est là, à chaque instant.

Toutes les pratiques méditatives n’ont-elles pas le même objectif ?

Christophe André : Pour certaines, il s’agira de nous rendre beaucoup plus présents au monde auquel nous appartenons, ce que la pleine conscience appelle la « conscience sans objet ». L’intention est de se sentir simplement et fortement en vie. Pour d’autres, il s’agira de poursuivre ce que, par exemple dans le zen, on appelle le satori, un état d’éveil qui nous révèle le monde.

Dans les deux cas, rien d’intellectuel, au contraire : pas d’action, mais une observation tranquille ; pas d’attentes, juste une intention d’intensifier notre présence au monde et de laisser tranquillement venir. D’autres approches encore visent au développement des émotions positives: dans le bouddhisme, c’est le travail sur la compassion, l’altruisme. 

Moine et animal

Et pour nos émotions négatives ?

Christophe André : L’apaisement des émotions négatives est un préalable en général nécessaire à la sérénité. Les pratiques méditatives utilisées dans les cabinets des psys insistent sur ce point. À Sainte-Anne, je travaille beaucoup avec des patients confrontés au stress, à l’anxiété, à la dépression, au ressentiment, à la colère.

Nous leur montrons comment stabiliser son attention sur l’instant présent permet de stabiliser ses émotions. Nous tentons aussi de leur apprendre à établir un rapport différent à ces émotions douloureuses, à ne pas chercher à les contrôler, à essayer de ne pas s’y noyer en les ruminant, et à plutôt les accueillir pour tenter de désamorcer leur influence.

Souvent, le problème, avec les émotions fortes et douloureuses, c’est qu’elles captent toute notre attention. Nous en devenons prisonniers, nous nous identifions à elles, elles nous vampirisent. L’idée est de dire aux patients : « Permettez à ces émotions d’être là, à votre esprit ; mais pas toutes seules, ne leur laissez pas occuper à elles seules tout votre espace mental. Ouvrez aussi votre conscience à votre corps et au monde extérieur pour que l’influence de ces émotions se trouve diluée dans une conscience aussi vaste et ouverte que possible. »

Chercher la sérénité dans l’actuelle situation de crise généralisée que nous traversons, est-ce bien réaliste ?

Christophe André : Je pense que, si les humains ne s’occupent pas de leur équilibre intérieur, s’ils le laissent en friche, ils vont non seulement souffrir davantage, mais aussi être plus manipulables, plus impulsifs. Le travail sur notre intériorité nous rend plus présents. C’est ce que Thomas d’Ansembourg, psychothérapeute spécialisé en communication non violente, appelle
l’« intériorité citoyenne » : prendre soin de notre intériorité va faire de nous de meilleurs humains, plus cohérents, plus respectueux, à l’écoute des autres, moins injustes.

Nous nous engageons de manière plus calme, mais aussi plus tenace. Nous sommes moins
« endoctrinables », plus libres. Et puis la sérénité permet aussi de tenir la distance dans les combats que nous engageons. Nous ne pouvons pas uniquement fonctionner à l’impulsion, à la colère, au ressentiment…

Les grands leaders comme Nelson Mandela, Gandhi, Martin Luther King ont tous cherché à s’en extraire. Ils voient sur le long terme, savent que démarrer par la violence conduit à la violence, à l’agressivité, à la souffrance. La sérénité permet de garder intacte notre capacité à nous indigner et à nous révolter, mais de la manière la plus efficace et adaptée possible.

Est-elle accessible à tous ?

Christophe André : Tout le monde peut accéder à la sérénité, mais tout le monde n’a pas les mêmes aptitudes. Certains partent avec un meilleur capital que d’autres : ils sont émotionnellement plus stables, mieux capables de combattre leur stress…

Une personne avec un tempérament anxieux, élevée dans une famille d’anxieux, une autre dans le sacrifice permanent ou dans la méfiance par rapport au bonheur « parce que ça ramollit » vont avoir du mal à lâcher prise : elles auront toujours tendance à être dans des actions protectrices, anticipatrices.

Elles n’auront pas conscience que nous sommes aussi sur terre pour, de temps en temps, savourer notre existence, admirer, partager, et pas seulement pour nous protéger de l’avenir et de l’adversité. Mais la marge de manœuvre existe et tout le monde peut accéder à davantage de sérénité.

Ne faudrait-il pas aujourd’hui plutôt résister et agir que lâcher prise pour être heureux ?

Christophe André : Comme si les deux étaient incompatibles ! Pour moi, c’est comme si vous opposiez inspirer et expirer ! En réalité, l’action psychologique n’empêche pas l’action politique. Il y a des moments dans la vie où il importe de résister, d’agir, de combattre, et d’autres où il faut lâcher prise, être dans l’acceptation, c’est-à-dire simplement accueillir ses émotions.

Vieille dame

Ce n’est pas démissionner, ni laisser faire, ni se soumettre, ni obéir. Le lâcher-prise, quand il est bien compris, c’est un programme en deux temps – accepter le réel et l’observer puis agir pour le changer – qui permet de ne pas être dans la réaction ou dans l’impulsion guidées par l’émotion brute.

C’est une antichambre de décontamination où nous sondons, examinons les émotions dans un espace mental le plus vaste possible pour essayer de décider ce qu’il sera bon de faire, quel genre d’actions proches de nos valeurs, de nos attentes nous pourrons engager. L’idée est de
« répondre » à ce qui nous arrive avec notre esprit et notre cœur plutôt que de « réagir » dans l’urgence de l’émotion.

C’est une dictature de notre époque de vouloir que les individus soient très réactifs, prennent des décisions importantes immédiatement, un peu comme quand les vendeurs essayent de nous arnaquer en disant : « Si vous ne le prenez pas maintenant, il n’y sera plus ce soir ou demain ! » Notre monde essaye de nous arnaquer en nous faisant croire que l’urgence est partout. La sérénité consiste à refuser les fausses urgences. Elle n’est pas une dérobade face au réel, juste un outil de sagesse et de discernement.

Hélène Fresnel

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41 réflexions sur “Sérénité : Refusons les fausses urgences

  1. C’est une très belle leçon qu’on a du mal suivre dans le stress de l’activité quotidienne où on ne demande plus que le résultat, la performance qui va jusqu’à l’élimination de « l’autre ». Mon AVC et l’opération que j’ai subie associés à ma retraite me permettent certainement d’accéder plus facilement à cet état. Mais c’est tout de même très difficile si on se laisse happer par les conditions de vie actuelle de plus en plus difficiles matériellement,et par la surmédiatisation de notre environnement.qui crée les conditions du mimétisme, de la peur, de la violence, de la norme contraignante…
    Merci pour cet article convainquant. Un mot-clé qui me vient à l’esprit est le « détachement » de la pensée bouddhiste.

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    • Votre constat est très juste, Jean-Michel, et vous parlez en connaissance de cause, vu le prix que vous avez payé à ce mode de vie.
      Mais justement, ce détachement et la prise de conscience que nous sommes en mesure de refuser de subir tout cela sont possibles, le choix nous appartient.

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  2.  » C’est un bonheur tranquille et connecté. La sérénité est une émotion agréable, même si, contrairement à la joie, elle est de basse intensité. Elle nous plonge dans un état d’apaisement intérieur et d’harmonie avec l’extérieur. Nous éprouvons un sentiment de calme mais il ne s’agit pas d’un repli sur soi, d’un enfermement. Nous nous sentons confiants, en lien avec le monde, cohérents. Nous avons l’impression d’avoir trouvé notre place.  »

    J’adhère totalement à cette définition de la sérénité …
    J’ai également lu les commentaires qui sont tous aussi intéressants les uns que les autres …
    Je constate que nous sommes tous et toutes en cheminement pour atteindre cette sérénité qui nous appelle du fond de l’Âme …Je crois que nous sommes nés pour cette liberté si chère et nourrissante qui ouvre la voie à toutes les voies …

    Belle soirée à toi Elisabeth et merci pour ce magnifique article …
    Tendresse
    Manouchka

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    • Tu as cité mon passage préféré, Manouchka et, comme toi, j’adhère à cette définition et j’aspire à cet état de connexion tranquille et au sentiment d’avoir trouvé ma place dans le monde, auquel je me sens liée.
      Je me réjouis énormément de tous ces commentaires qui ont suivi l’article, ils me confirment que nous sommes un rassemblement de personnes qui cherchent et cheminent dans le même sens. Et je suis très touchée par ta phrase : « Je crois que nous sommes nés pour cette liberté si chère et nourrissante qui ouvre la voie à toutes les voies … »
      Merci, ma douce, je te souhaite une belle semaine remplie de sérénité et de joie intérieure…. tendresses

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  3. Often times with my patients/clients, presence by itself is, at least initially, an appropriate intervention. It is important to be present for myself, as well. Here in the United States, many of the young adults are so used to immediate gratification with technology, and constantly being « plugged in, » so that to them, quiet and being alone translates to being lonely, as opposed to them being able to appreciate the beauty and rejuvenation of solitude.

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    • Bonsoir, Mihajasoa Honorinah, désolée pour vos problèmes, si je puis vous aider, je le ferai avec joie. Cela dit, je ne crois pas que nous devions évoquer votre vie privée ici, dans l’onglet « Contact » il y a mes coordonnées, il serait préférable que vous me contactiez personnellement.

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  4. Bonjour Élisabeth! Je connais bien Mr André, il est de ma région et il y « descend » régulièrement et je lis son super blog depuis qu’il l’a crée… 🙂 ma conclusion: on n’est jamais tranquille et serein complètement… 🙂 Pour moi, la sérénité absolue aura été l’Islande le mois dernier, et je me déclare atteinte « d’islandite aiguë »: 🙂
    http://balauru.wordpress.com/2013/09/19/unique-islande-mon-amour-ma-liberte/
    – – –
    Une journée sereine – dehors et dans le cœur… 🙂 Poutous toulousains, Mélanie

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    • Je suis allée sur ton blog, Mélanie, avant de voir ton lien, et j’ai admiré ces paysages grandioses. Islande est un pays où j’ai toujours rêvé d’aller, il paraît qu’il est magique… Nous avons tous des endroits où nous nous sentons « chez nous » et qui nous remplissent de paix et de sérénité. Sinon, effectivement, ces états sont difficiles à maintenir en permanence, c’est peut-être pour cela qu’ils nous sont si précieux…
      J’espère que tes bisous sont ensoleillés, ici, nous avons un avant-goût de novembre… raison de plus de maintenir le cœur serein.
      Merci pour la beauté que tu amènes avec toi, je t’embrasse

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      • Merci pour ta visite, Élisabeth! Je te recommande l’unique Islande chaleureusement… Nous y sommes allés 2 fois: au sud-est et le mois dernier dans les magnifiques Westfjords, « la pince de crabe » vers le Groenland, où se trouvent les plus beaux fjords du monde… à couper le souffle! Calme, air pur, cascades, ciel et océan bleu-antarctique, sérénité – sans forcément me sentir « chez moi », mais apaisée, bien… A la retraite, nous comptons y passer juillet & août… I miss Iceland, à même pas 3h de vol Paris ou d’Amsterdam! 🙂
        – – –
        Bonne santé & bonne chance dans tout ce que tu fais… Bonne nuit & pensées amicales sincères, Mélanie

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  5. Oui merci Elisabeth pour cet article.
    Moi aussi j’aime bien cet humain Christophe André.
    Bon alors sus aux fausses urgences, alors ça ok de facto par la force des choses j’ai été obligée de l’apprendre je n’ai donc plus de problèmes pour les évacuer illico .
    Mais : effets pervers : peut-être les vraies urgences aussi risquent de passer à la trappe, mais je dirais : c’est moins embêtant, car on apprend aussi qu’il n’existe pratiquement jamais de vraie urgence 🙂 🙂 🙂
    Bisous et belle soirée Elisabeth

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    • Merci à toi, Mu, j’adore ton commentaire, cela sent l’expérience vécue à plein nez… Et tu me fais réfléchir au problème de vraies urgences… effectivement, y en a-t-il beaucoup ? Si, les impôts… c’est une plaisanterie, bien sûr 😀
      Gros bisous et belle soirée à toi

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  6. la sérénité.. pour moi, n’est pas de se couper du monde, mais au contraire être constamment dans l’acceptation de ce qui nous arrive. Cela ne veut pas dire.. ne pas se battre. Cela veut dire accepter et se battre en fonction de ce qui nous convient. La vie ne peut pas être toujours « bas ou haut ». C’est une sinusoïde. Une fois que l’on a compris cela, on accepte les bas et on les combat en sachant que demain sera en haut. Accepter ne veut pas dire approuver, mais accepter qu’il y ait des éléments perturbateurs que nous devons affronter. Voilà, à mon sens, la sérénité.
    gros bisousss 😛

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        • Oui, c’est difficile de résister et c’est pour cela qu’il est bon d’avoir des moyens de se ressourcer et de se « nettoyer » de toute cette pollution de la manière qui nous convient. Je dirai même que c’est devenu vital de nos jours

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          • C’est vrai…
            Des fois je me dis : retournons tous vivre à la campagne, dans notre propre exploitation, au milieu de la nature et des animaux, comme c’était le cas il y a longtemps 🙂
            Il y avait plus d’heures de travail, certes, mais le bonheur semblait vrai, simple.

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            • J’adore la campagne et les animaux mais je ne suis pas sûre d’être prête d’aller élever des chèvres en Ardèche 😀 C’est d’ailleurs un rêve de beaucoup de citadins et nombreux sont ceux qui en essayant de le réaliser ont vite déchanté.
              Nous pouvons regretter « le vieux beau temps » ou bien nous dire, que puisque nous sommes ici et maintenant, c’est qu’il y a une raison à cela…
              Peut-être est-elle de participer à changer cette société inhumaine ?

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  7. Bonjour Elisabeth,
    Aie aie, c’est il me semble, bien difficile a trouver la sérénité.
    J’aime beaucoup cette petite phrase de Christophe André « Je pense que, si les humains ne s’occupent pas de leur équilibre intérieur, s’ils le laissent en friche, ils vont non seulement souffrir davantage, mais aussi être plus manipulables, plus impulsifs », belle vérité !
    Je peux me tromper, mais n’est-elle pas le résultat d’un long cheminement de vie ? ! Car j’ai remarqué qu’elle est acquise par les personnes âgées et les philosophes il me semble, ceci en grande majorité. Ne faut-il pas la laisser venir que de chercher après, tout comme le bonheur ? ! Sous peine de vivre une grande frustration et de courir inlassablement après ? ! Tout ce mérite non ? !
    Qu’en penses tu Elisabeth ?

    Très bonne journée Elisabeth ! 🙂
    Bisous tendresse

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    • Tiens, tu es la deuxième à souligner cette phrase, qui est effectivement très pertinente.
      La sérénité, comme toutes les choses importantes, est le résultat d’un travail sur soi et je ne crois pas qu’elle vienne automatiquement avec l’âge… ou plutôt si mais chez les personnes qui savent accepter, lâcher prise et trouver du bon, même dans la vieillesse, contrairement à d’autres qui se retrouvent aigris et malheureux.
      Et au lieu de laisser venir, je dirais plutôt : permettre d’advenir car si nous sommes constamment dans l’agitation, le temps n’y fera rien.
      Et dans ma définition du bonheur, la paix intérieure et la sérénité sont les ingrédients essentiels et qui en plus ne dépendent que de nous.
      Mais au fond, je crois que nous disons encore la même chose, avec des mots différents 😀
      Je t’embrasse, Fanfan et merci pour cette belle vidéo que tu me fais encore découvrir.

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      • 🙂
        Nous ne pouvons être toujours en accord Elisabeth !
        Chacun de par son opinion fait progresser l’autre ou lui confirmer sa pensée, le principal étant cette douce complicité de partage que nous avons, non ? !
        De rien Elisabeth, les chansons remplacent parfois bien des dialogues, il suffit juste de leur être bien attentif 😉
        Plein de bisous tendres pour toi !

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        • Tu as bien raison, Fanfan, si nous sommes toujours d’accord, cela ferme toute possibilité d’échange et de partage, qui est si enrichissante.
          L’essentiel est de nous savoir sur la même longueur d’ondes et dans une démarche semblable, liées par cette douce complicité.
          Tu choisis toujours tes vidéos de façon à pouvoir remplacer des longs discours et tu as raison, comme les poèmes ou les tableaux ils transmettent tant de messages.
          Bisous tendres

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  8. « Accepter le réel et l’observer puis agir pour le changer »… J’aime cette définition du lâcher-prise.
    Savoir être serein… c’est goûter et savourer pleinement la vie….
    Que voilà un bien bel article; une belle matière à réflexion…en toute simplicité.

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    • Observer, accepter et agir… être dans ce monde car si nous nous marginalisons, notre marche de manœuvre se réduit presque à néant. Comme tous les grands personnages cités, qui ont agi avec la sérénité qui leur aura permise de garder intacte leur capacité à s’indigner et à se révolter mais de la manière la plus efficace et adaptée possible.
      Vous l’avez bien défini, Kleaude : « être serein… c’est goûter et savourer pleinement la vie… » Merci pour cette belle simplicité

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  9. J’aime beaucoup ce passage: « Christophe André : Je pense que, si les humains ne s’occupent pas de leur équilibre intérieur, s’ils le laissent en friche, ils vont non seulement souffrir davantage, mais aussi être plus manipulables, plus impulsifs. »

    La sérénité est une forme de bonheur.
    Bonne soirée Elisabeth.

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    • Je l’aime aussi, Yveline et je trouve que c’est une nécessité vitale, dans ce monde fou où nous voyons des gens de plus en plus déséquilibrés qui courent derrière les chimères, que l’on leur présente comme le bonheur. Ils se laissent si facilement manipuler et ne réfléchissent plus par eux-mêmes. J’aime aussi quand il dit que seules les personnes sereines et conscientes pourront contribuer au changement de cette société.
      La paix intérieure est la forme du bonheur qui n’a pas de prix.
      Belle soirée à toi

      J'aime

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