Christiane Singer : « Derniers fragments d’un long voyage »

Christiane Singer est née à Marseille en 1943 et décédée le 4 avril 2007 à Vienne en Autriche. Lectrice à l’université de Bâle, puis chargée de cours à l’université de Fribourg, elle se consacrait depuis plusieurs années à ses activités littéraires.

Épouse du Comte Georg von Thurn-Valsassina, architecte, elle vivait dans son château médiéval de Rastenberg, non loin de Vienne. Son père était d’origine juive hongroise et sa mère catholique ukrainienne.

À la fin des années 1970 elle fonda avec l’éditeur Victor Trimondi le Dianus-Trikont-Verlag à Munich.

Elle a suivi l’enseignement de Karlfried Graf Dürckheim (disciple de C.G. Jung).  Écrivain relativement prolifique, de sensibilité chrétienne imprégnée de sagesse orientale, qui s’abstient de donner des leçons de morale et exclut tout dogmatisme.

Christiane Singer est décédée à l’âge de soixante cinq ans d’un cancer. Le médecin lui annonce qu’il lui reste six mois à vivre. Elle écrit un journal au cours de ses mois, qui sera publié sous le titre Derniers fragments d’un long voyage.

Elle dira à la radio : « J’ai écrit un livre sur les âges de la vie. J’ai tenté de montrer ces métamorphoses de l’être au cours de la vie. Il est évident que tout cela ne vaut que si l’on a appris en cours d’existence à mourir. Et ces occasions nous sont données si souvent ; toutes les crises, les séparations, et les maladies, et toutes les formes, tout, tout, tout, tout nous invite à apprendre et à laisser derrière nous ; La mort ne nous enlèvera que ce que nous avons voulu posséder.

Le reste, elle n’a pas de prise sur le reste. Et c’est dans ce dépouillement progressif que se crée une liberté immense, et un espace agrandi, exactement ce qu’on n’avait pas soupçonné. Moi j’ai une confiance immense dans le vieillissement, parce que je dois à cette acceptation de vieillir une ouverture qui est insoupçonnable quand on n’a pas l’audace d’y rentrer. »

Son œuvre et sa réflexion personnelle sont tout entières centrées sur la prise en compte nécessaire du spirituel qui couve dans le cœur de chacun. « Les religions établies sont trop souvent impuissantes à offrir des remèdes adéquats. Il faut tenter de reprendre pied en soi-même, de retrouver ses racines intérieures »

Entretien avec la psychologue Marie de Hennezel qui nous parle de l’ultime défi de son amie.

Entre l’écrivaine aux fulgurances spirituelles et Marie de Hennezel, la psychologue spécialisée dans l’accompagnement de fin de vie, l’histoire d’amitié était longue. Lors d’un forum sur le sacré, elles avaient partagé la même chambre. Là était née une connivence, un « chemin d’âmes sœurs » jalonné de rencontres plus ou moins lointaines. Marie de Hennezel a accepté de nous parler du livre de son amie, et de son ultime combat.

Psychologies : Qu’avez-vous éprouvé en lisant le livre de Christiane Singer ?

Marie de Hennezel : Son livre m’a totalement bouleversée. Il y a, d’une part, ce récit tellement poignant et vrai de sa maladie ; et d’autre part, cette maîtrise magnifique de la langue, cette capacité à mettre des mots justes sur ce qu’elle vit. Sans vouloir ôter à son expérience ce qu’elle a d’unique, elle m’a confirmé ce que d’autres m’ont appris, du temps où j’accompagnais des personnes en fin de vie : le propre de l’humain est qu’il est habité d’une force spirituelle qui lui permet de surmonter les pires épreuves. Christiane Singer nous le jure : « Quand il n’y a plus rien, il n’y a plus que l’amour. »

On est frappés par l’intensité de ses souffrances…

C’est là que réside le caractère d’authenticité de ce témoignage : Christiane Singer ne faisait pas l’impasse sur l’enfer de la souffrance, sur la tristesse de certains jours, sur son « potentiel de ressentiment ». Elle ne marchandait pas avec la maladie. Elle avait décidé, dès qu’elle en avait appris la gravité, de la vivre pleinement. Les moments difficiles alternaient donc avec des instants de grand bonheur, de joie, d’émerveillement.

Puis, au fil des pages, la sérénité et le sentiment de liberté n’ont cessé de grandir. Pour elle, terminer ce livre a été un grand moment de bonheur : elle avait tenu le contrat qu’elle avait passé avec elle-même, celui de témoigner, chose qu’elle a fait toute sa vie à travers ses livres et ses conférences. Pour moi, c’est le livre d’un maître. Il a la même qualité et la même portée pour notre monde que le journal d’Etty Hillesum (Son journal, Une vie bouleversée (Points, 1995), qu’elle débute à 27 ans, en 1941, évoque notamment son évolution spirituelle au cours des derniers mois de sa vie – elle est morte à Auschwitz en 1943).

Alors que le débat sur l’euthanasie vient d’être relancé que nous apprend le livre de Christiane Singer ?

Nous sommes dans un monde où l’expérience de mourir est refusée. On voudrait, comme le dit Benoîte Groult dans son dernier livre (La Touche étoile – LGF, Le Livre de poche, 2007), « appuyer sur la touche étoile » pour ne pas avoir à vivre son mourir. Le « temps du mourir » n’est pas valorisé.

On se demande quel sens cela peut avoir de vivre encore quand on est condamné par la médecine. Christiane nous fait découvrir que ce temps est une aventure pleine de sens, l’occasion d’échanges d’une qualité exceptionnelle avec les autres, une plongée en soi dont on sort plus vivant encore. Tout cela, Christiane nous le révèle avec tellement de vérité que son expérience personnelle revêt une portée universelle. Nul doute que ce livre changera notre regard sur la vie et la mort.

Dans quel état d’esprit se trouvait-elle lors des jours qui ont précédé sa mort ?

Elle était dans l’acceptation. Chacun meurt comme il a vécu. Christiane a toujours eu cette passion, ce don de rechercher la merveille dans chaque chose. Elle a vécu cet ultime temps de vie avec la même passion. La dernière fois que je l’ai eue au téléphone, elle m’a dit : « Je suis loin, très loin, mais je suis bien. »

Ce qui m’a frappée, quand je suis allée lui dire au revoir, à Vienne, en Autriche, en entrant dans sa chambre, c’est le paradoxe entre les signes évidents de sa mort prochaine, sa maigreur, sa fragilité physique, et puis l’énergie qui débordait d’elle et qui régnait dans la chambre. Son regard, son sourire étaient pleins de vitalité. Elle reposait les mains ouvertes, sans attente, prête à tout.

Paru dans le magazine Psychologie

A lire

Derniers fragments d’un long voyage, éditions Albin Michel, 2007

A lire aussi dans ce blog :

https://tarotpsychologique.wordpress.com/2012/06/29/christiane-singer-lenfantement-leros-et-la-vieillesse/

32 réflexions sur “Christiane Singer : « Derniers fragments d’un long voyage »

  1. ‘Il est évident que tout cela ne vaut que si l’on a appris en cours d’existence à mourir. […] La mort ne nous enlèvera que ce que nous avons voulu posséder.’ Je suis bouleversée par ce billet et par ces phrases en particulier, qui viennent de me donner une immense prise de conscience sur ce que signifie la mort, et son acceptation. Merci Elisabeth.

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  2. Bonjour Élisabeth
    Je ne connaissais pas Christiane Singer mais ce billet me donne une envie de la lire ..««.derniers fragments d’un long voyage»» je retiens.
    Depuis que je suis toute petite la mort me faisait peur cette grande inconnue … je sais qu’elle n’a pas d’âge pour avoir perdue une de mes compagnes de classe de mes 7 ans .. deuil difficile aussi des animaux de mes deux frères … qui ont eu de grandes difficultés a vivre ces départs.
    Mais elle me faisait peur cette mort justement a cause du mot ÉTERNITÉ tant dans mon éducation religieuse il était lier a une possibilité d’une souffrance éternelle …si je ne suivais pas tous ces interdits … vivre avec cette croyance fût durant mon enfance je crois ce qui m’a voler des moments de VIE qui auraient pu être joyeux mais qui ont toujours été teintés d’une certaine tristesse …
    Je crois qu’une partie de moi a eu peur de l’attachement car j’avais peur .. des départs ..peur des séparations pour moi une séparation signifiait la mort donc j’ai vécu des morts pour apprendre a mourir .je suis sûrement passer a côté des beaux moments puis petit à petit en vieillissant j’ai commencer a accepter la mort …mais surtout j’ai accepter de VIVRE en laissant justement partir certaines de ces croyances . Ce que je retiens de par dessus tout c’est «« la mort ne nous enlèvera que ce que nous avons voulu posséder »» Je met son livre dans mes livres a lire …
    merci
    tendresse Jeanne D’arc

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    • Alors, je suis heureuse, Jeanne de t’avoir fait découvrir cette grande Dame, je suis sûre que tu aimeras ses livres.
      Tu as découvert le deuil très tôt et en plus, ton éducation ne t’avait pas préparé à la mort. J’ai connu aussi ces sermons des prêtres qui brandissent la menace des feux de l’enfer … effectivement, il y a de quoi t’enlever l’envie d’une éternité quelconque.
      Toute séparation est déjà une petite mort et la peur de l’attachement qui en découle est normale car nous avons peur de souffrir.
      Et puis, les deuils, inévitables, nous apprennent que rien ne dure et nous font entrevoir la perspective de notre propre finitude.
      Si nous les acceptons, le dépouillement vient plus facilement et surtout, nous arrivons à faire nôtre cette belle vérité : « la mort ne nous enlèvera que ce que nous avons voulu posséder ».
      Et la vie devient tellement plus belle quand nous pouvons vivre avec cette certitude.
      Merci pour ton beau témoignage et toute ma tendresse.

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  3. Encore un très beau texte et une belle réflexion. « Vivre son mourir », ces mots m’ont touchée car souvent les gens ont hâte que la fin de vie s’abrège pour que la mort arrive vite et, même si je vais choquer certains, à travers la maladie s’est une forme d’opportunité de vivre ce mourir où une mort violente ne laisse pas de place, pas de place non plus à l’acceptation qui prend tout son sens, toute sa plénitude.
    Mon père, vers la fin de sa vie, m’avait fait souligné qu’on n’ était pas immortel et qu’il était nécessaire de se préoccuper des modalités, moments que je trouvais, à l’époque, un peu déplacés…il avait, je pense, accepter sa maladie et sa mort… et il est parti très vite.
    J’ai de côté « n’oublie pas les chevaux écumants du passé »….il va passé sur le dessus de ma pile…

    Belle soirée, Elisabeth. Merci pour ces profondes réflexions.

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    • Oui, nous rêvons tous d’une mort douce, paisible et rapide mais tu as raison, Marylaure, le « mourir », qui peut durer un long moment, même s’il nous expose à des souffrances, est aussi une ultime occasion du lâcher prise, d’une acceptation, d’un accueil, de possibilité de pardonner et du départ apaisé. Christiane Singer en est un si merveilleux exemple, comme son maître, Karl Graf Dürckheim qui disait : « Le dernier danger pour le moi est de vouloir mourir héroïquement » et aussi : « Je souffre assez fort. Mais c’est curieux, en acceptant cette souffrance autant qu’il m’est possible, j’ai chaque fois l’impression que ce qui en sort est quelqu’un de plus mûr ! »
      La mort, ce but ultime devrait être préparée notre vie durant et cela n’a rien de morbide, bien au contraire, le sentiment de notre « finitude » donne souvent l’envie de vivre encore plus intensément.
      Et ton père avait raison, y compris sur le fait de régler ses affaires…
      Merci pour cet émouvant témoignage, tu sera sûrement émue par ce livre magnifique et profond.

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  4. Un livre bouleversant de courage, de profondeur et de sincérité…un livre qui parle de « ce qui reste quand il n’y a plus rien » …
    Merci de le rappeler à notre mémoire…

    J’avais eu la même idée (évoquer Christiane Singer) il y a peu de temps…dans le tout nouveau blog que je viens de créer (consacré aux livres).
    C’est ici : http://livresdor.blogspot.fr/

    J’ai ajouté des liens jusque chez toi, car je trouve tes articles vraiment très bien faits…

    Bonne journée !

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    • Je suis ravie par cette synchronicité et j’aime beaucoup ton nouveau blog qui présente tous mes auteurs préférés.
      Je l’ai parcouru avec joie et je m’y suis abonnée.
      Nous avons tant de points en commun, Licorne et je suis heureuse d’échanger avec toi.
      Merci pour les liens, gratitude pour ton appréciation et belle journée

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  5. Ce post est bouleversant. Sincèrement.
    « Elle avait décidé, dès qu’elle en avait appris la gravité, de la vivre pleinement. » J’éprouve beaucoup d’admiration pour cette femme, qui a eu le courage d’accepter sa situation sans aucun compromis, sans se voiler la face…une grande sagesse de sa part, car la seule personne à qui on ne peut mentir, c’est bien soi-même, qu’on le veuille ou non !

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    • Oui, Christiane Singer n’a pas « marchandé » avec sa mort, elle l’a acceptée et accueillie, avec la même sagesse et le même amour, qu’elle a toujours manifesté dans sa vie. C’est un beau principe de ne pas se mentir, et au fond tu as bien raison mais il y a tout de même tant de personnes qui le font continuellement, même dans leurs derniers instants. Et se sont eux qui souffrent encore davantage car on ne peut pas se voiler la face indéfiniment…
      Merci, Polina pour ton caractère si entier et pour ton honnêteté

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  6. Respect.
    Réussir sa mort, c’est, oui, je le crois, important dans la vie.
    La mort intime. Le courage.
    C’est sans doute plus facile pour le croyant. Celui qui a conscience de la continuité de l’existence au delà du corps. C’est comme une porte qu’on franchit vers ailleurs.
    je crois aux cycles et c’est une aide non négligeable.
    C’est le passage, l’instant ultime qui fait le plus peur. L’angoisse de ne plus « respirer »
    Mais ce que je crains, peut être davantage, c’est la vieillesse…et je sais de quoi je parle pour voir de tristes cas au quotidien
    Je ne suis point arrivée à cette sagesse d’attendre le grand âge avec sérénité.

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    • Très belles et touchantes réflexions, Marie-Hélène, merci. Karl Graf Dürckheim, dont Christiane Singer était l’élève, disait : « Le dernier danger pour le moi est de vouloir mourir héroïquement ».
      Et je suis entièrement d’accord, même pour ceux qui croient que la mort n’est qu’un passage, l’affronter n’est pas facile, alors j’ai du mal à imaginer pour les autres.
      Quant à la vieillesse, je trouve qu’elle est épouvantable dans nos sociétés des « mouroirs ». Justement, nous en avons discuté avec Anawenn, de cette façon de laisser partir, dignement…

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  7. Bonsoir Elisabeth,
    Cet article me donne sérieusement envie de lire ce livre, je prends note🙂
    J’ai lu Marie De Hennezel « La mort intime », un livre qui m’a ouvert l’horizon, que j’ai beaucoup apprécié et que je recommande😉
    Je te souhaite une très bonne semaine Elisabeth !
    Bisous bisous

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    • Merci, Fanfan, ce sont deux femmes dotées d’un amour immense, d’une grande sagesse et surtout d’une compassion sans bornes. Marie De Hennezel les manifeste dans sa pratique des soins palliatifs.
      Belle semaine et gros bisous à toi

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  8. eh oui, la mort nous attend au bout du chemin, et il faut pouvoir l’accepter. Cette femme porte sur son visage beaucoup de sagesse. Elle est morte relativement tôt à cause de ce « maudit » cancer. Toute philosophie ou connaissance ne peuvent encore le dominer.

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    • Au risque de te choquer, Ava, le cancer n’est pas maudit, c’est une maladie que nous portons tous en nous et que certains développent pour des raisons précises. Les traitements alternatifs existent mais encore, au risque de te déplaire, si ce n’est pas le cancer, cela peut être une autre maladie car, comme on dit : « il faut bien mourir de quelque chose », puisque : « la mort nous attend au bout du chemin, et il faut pouvoir l’accepter », comme tu le sais et tu l’écris.
      Et justement, toute la sagesse et la grandeur de Christiane Singer repose dans le fait d’avoir dominé sa maladie. Cela te semblera paradoxal, puisqu’elle en est morte mais elle a accepté, aussi bien son état, que sa fin et est partie sereinement, en accueillent tout, y compris ses souffrances, qui n’ont en rien diminué l’amour immense qu’elle a toujours porté à tout…
      PS. Juste pour que tu ne penses pas que je sois indifférente à cette maladie, je te dirai que ma mère et beaucoup de membres de ma famille en sont morts

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  9. Je me demande si les femmes, comme en d’autres domaines, n’ont pas une attitude différente face à la mort? De façon générale plus sereine. Je dois dire que je n’ai pas encore aprivoisé cette idée de devoir mourir un jour ou l’autre. Je suis encore comme l’enfant accroché au sein de la vie!

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    • Difficile de répondre, Musael mais je crois que cette capacité d’accueil, qui est propre au yin, peut aussi être développée par les hommes.
      Karl Graf Dürckheim, dont Christiane Singer était élève, insistait beaucoup sur la nécessité de préparer sa mort très tôt dans la vie. Il en est question dans l’interview de Jacques Castermane. Il y parle de « La mort, cette amie qui vous prend par la main pour vous conduire sur le seuil d’une nouvelle vie… ». Et il a vécu son « mourir » d’une façon extrêmement sereine et humble.
      Si nous arrivons à penser en ces termes, je crois que notre fin ne nous effraye plus autant.

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  10. Bonjour Elisabeth
    J’ai lu plusieurs livres de C. Singer sans oublier bien sûr celui dont il est question ici …
    Je suis très contente de lire le témoignage d’une femme qui l’a visitée dans les derniers jours avant son décès …
    Je suis d’accord avec ce que dit Marie de Hennezel concernant la maîtrise de la langue de C. Singer…c’est sans doute pour ça que ses livres ne sont pas des grosses briques…
    Elle avait le don de dire les choses avec tellement de justesse et de simplicité …
    Une seule de ses phrases pouvait susciter une méditation de plusieurs heures ou jours …
    J’ai lu aussi : N’oublie pas les chevaux écumants du passé , Éloge du mariage, de l’engagement et autres folies, Où cours-tu ? Ne sais-tu pas que le ciel est en toi ?….

    Je relis quelques passages ce matin que j’ai marqué d’un post-it …

    Merci ma belle pour ces instants lumineux …et
    Merci pour ta fidélité de passage sur mes blogs et le cadeau de tes mots ….
    Tendresse
    Manouchka

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    • Christiane Singer avait effectivement ce don de dire les choses avec tellement de justesse et de simplicité… que cela soit dans ses livres, dans ses vidéos ou ses interviews. Avec sa puissance lumineuse elle allait à l’essentiel.
      Je ne m’étonne pas que tu aimes la lire et méditer sur ses paroles car je vous trouve une certaine ressemblance, ton poème d’hier m’a tellement émue. Ne me remercie pas car c’est toi qui nous fais cadeau des émotions que tu éveilles, des questionnements qui viennent, des réponses qui transparaissent et surtout de ce sentiment que nos chemins sont si proches.
      Tendresses à toi, douce et fidèle Amie

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      • Chère Elisabeth, tous les beaux compliments que tu me fais, je pourrais te les retourner …
        Tu as bien raison de dire que nous nous ressemblons …Comme si nous avions enfin connecté à quelque chose ou quelqu’un de plus grand que nous et que cette Source à laquelle nous sommes tous et toutes rattachées de l’intérieur nous relie également les uns aux autres, comme les membres d’une même famille …Mis à part les traits, nous avons ceux du Coeur et de l’Âme…tellement pareils ….

        Merci pour ta belle présence et tout ce que tu publies pour nous faire grandir …!

        Tendresse
        Manouchka

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        • Ce ne sont pas vraiment des compliments, juste de la reconnaissance, y comprise dans le sens : me reconnaître en toi, comme tu peux le faire aussi. Ce sentiment de reliance qui nous unit et ne peut passer que par la Source, à laquelle nous appartenons et qui nous nourrit.
          Je ne crois pas que tu m’aies attendue pour grandir😀
          Nous échangeons pour nous enrichir et pour nous accompagner sur le chemin… alors, merci à nous et gratitude à la Source.
          Toute ma tendresse, Manouchka

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          • Tu as raison, je ne t’ai pas attendu pour grandir ..sinon la profondeur de tes textes me laisseraient indifférentes …Mais …ça fait toujours du bien de relire des textes de sagesse, comme une chanson qu’on affectionne et que l’on réécoute avec autant de plaisir à chaque fois …
            Malgré tout cela, tu me fais connaître des nouvelles personnes qui présentent des sujets de façon tout à fait différente et qui résonnent encore plus …Comme une chanson, qui est reprise par quelqu’un d’autre dont on aime la version …
            Chère Elisabeth, ne sous estime pas la qualité et l’impact de tes publications …
            Oui …Gratitude à la Source ….

            Tendresse mon amie
            Manouchka

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            • Quelle belle métaphore, Manouchka… Cette chanson ou un livre où nous trouvons toujours quelque chose de nouveau, en allant plus en profondeur.
              Et l’échange avec quelqu’un, qui aime autant, et nous fait découvrir des aspects nouveaux.
              Merci, ma douce, je suis heureuse de faire partager ces innombrables sagesses et voir qu’elles éveillent un écho, provoquent une réflexion.
              Toute ma tendresse à toi

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  11. Au sujet de la mort, je crois qu’on a le droit de choisir quand et comment partir. Comme tu le sais, je vis à 200% parce que la mort ne me fait plus peur. Au moins, j’aurais fait ce dont j’avais envie. Mais j’ai vu ma grand-mère maintenue en vie contre sa volonté : elle était incapable de bouger par elle même, on lui imposait des couches, elle était forcée à se nourrir … Je n’appelle pas cette état « vie ». Finalement, elle s’est laissée mourir de faim en refusant obstinément de manger, elle est DCD à presque 93 ans. Sans tous les traitements qu’elle avalait, elle serait morte quelques années plus tôt, dignement.
    Le désir de mort n’est pas, selon moi, question de maladie et/ou de temps que les médecins te donne à vivre. Je peux lutter contre la maladie (je fais ça tous les jours) mais je ne veux pas être un jour enfermée dans un mouroir sous prétexte que mes déplacements sont limités.
    La mort fait simplement partie de la vie, tu ne crois pas?
    Tu m’as donné l’envie de lire ce livre de C. Singer …. ma pile de livre à lire ne s’épuisera jamais😉
    Bonne fin de journée Elisabeth.

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    • Comme toi, je suis contre l’acharnement thérapeutique des médecins qui n’arrivent pas à admettre que la mort n’est pas une maladie mais un processus naturel. Je pense toujours aux civilisations anciennes où les personnes âgées, quand elles sentaient qu’elles devenaient une charge, s’en allaient, comme dans ce magnifique film La Ballade de Narayama . Les Indiens disaient « c’est un beau jour pour mourir »… et le faisaient, dans la dignité, au moment choisi. Car la mort fait partie de le vie, comme tu le dis et il nous faut non seulement l’accepter mais la préparer. Y compris en vivant à fond ses passions.
      J’admire le courage dont tu fais preuve, je te remercie pour ton beau témoignage et suis ravie de voir ton beau visage, Annawenn.
      Tu ne regretteras pas la lecture de ce livre, la pile ne s’épuisera jamais mais, certains ont la capacité de changer notre vie.
      Je t’embrasse fort, belle Fée

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