Dominer sa colère et développer le courage

La colère est le propre de l’homme qui perd le contrôle de lui-même. Comment s’en sortir ?
En développant le courage qui lui permettra de se discipliner et de se modérer.

Pierre

L’homme colérique est esclave à double titre. Il l’est de lui-même, car une partie de son âme, la plus grossière et la plus basse, est plus puissante que son âme subtile et pensante. Il l’est aussi des autres… La perte de son propre contrôle le laisse sous le contrôle de ceux qui savent tirer profit de cette circonstance pour leur propre bénéfice.

L’âme du colérique est entre les mains des autres… Qu’il est facile d’énerver le colérique avec les arguments qui le font exploser ! Qu’il est facile alors d’obtenir qu’il prenne les résolutions que son « maître » circonstanciel lui inspire ! Le maître de la situation lui fera croire que c’est lui qui dirige ses actes et ses paroles, mais tout cela est décidé d’avance…

Il est bon de dominer la colère, et mieux encore de la remplacer par le courage. Courage qui associe ses énergies à la raison, courage qui « pense » avant d’agir, qui travaille avec le cœur, comme le révèle son origine latine : cor, cordis -cœur- et agere, infinitif de ago, agis -œuvrer-.
En bref, coragere : œuvrer avec le cœur.

Le courage met en jeu la véritable âme humaine. C’est le courage de voir les choses comme elles sont, de modérer les émotions, d’écouter, d’interpréter les idées, de choisir le plus valable, d’écarter l’inutilisable, d’agir avec justice.

Une justice qui ne se limite pas aux actions extérieures de l’homme, mais aussi à l’action intérieure de ce dernier sur lui-même et les principes qui l’habitent, en établissant un ordre véritable à l’intérieur de lui-même, l’incitant à se gouverner, à se discipliner et à être son propre ami.

Texte de Délia Steinberg Guzman

© Copyright Nouvelle Acropole

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49 réflexions sur “Dominer sa colère et développer le courage

  1. La colère non maîtriser est une forme de folie, car elle abaisse l’être humain à un niveau moindre, émotionellement parlant…car cette dernière domine et contrôle ses humeurs et donc sa façon de réagir face aux évènements frustrants et injustes. Très beau texte, merci d suivre  »Partager le Magie – Sharing the Magic ». Tu es également la bienvenue à visiter mon autre blog, au http://dalavoie.wordpress.com …bon vendredi! Delvi.

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  2. J’ai beaucoup à exprimer mes colères, ça sort souvent en larmes. Ça part de mon enfance où nous n’avions pas le droit de nous fâcher. C’est malheureux, ça m’a apporté beaucoup de frustrations dans ma vie… Merci, très bon texte, mes amitiés, Gigi 🙂

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  3. … Quand j’étais plus jeune je croyais que ne pas exprimer une colère signifiait que je l’avais dominée, mais il n’en était rien, cela devenait une colère intérieure encore plus nuisible…

    Maintenant quand il m’arrive de ressentir de la colère j’ai parfois conscience de sa vraie raison, mais ça ne la calme pas pour autant

    Je pensais aussi que mes colères étaient rares, mais en fait si je suis objective j’ai aussi des colères « déguisées »…

    T’imagine le boulot ! 😉

    J’ai l’impression que je suis tout le temps « en travaux » LOL ! 😀

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    • Mais tu l’es… comme nous tous, et c’est tant mieux, même si c’est difficile…
      Maintenant, tu vis tes colères mais tu en as conscience, contrairement à cette attitude de la jeunesse, que tu as si bien analysée. Tu possèdes aussi cette lucidité qui débusque même les émotions « déguisées »…
      Alors, le plus gros de travail est fait, nos émotions sont normales et humaines, et l’essentiel est de les accueillir et accepter, au lieu de les nier…

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  4. C’est intéressant d’opposer la colère au courage, la colère comme perte de contrôle de soi et le courage comme la reprise du contrôle de soi pour faire face. Je n’avais jamais vu les choses sous cet angle mais c’est très juste, comme toujours. J’ai en effet remarqué que la colère et le fait de nager à contre-courant des événements faussait totalement notre vision des choses et embrumait l’esprit. Ceci dit n’est-il pas nécessaire de faire sortir cette colère – dans une certaine mesure – pour laisser la place au courage ?

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    • Effectivement, cette opposition est intéressante et inattendue. Être en colère et nager à contre-courant, non seulement fausse notre vision mais nous épuise totalement, alors que c’est si bon de se se laisser porter par la vie….
      Bien sûr qu’il est nécessaire de sortir la colère, comme je l’ai écrit dans presque tous les commentaires précédents, si nous ne le faisons pas, elle nous étouffe.

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  5. Le courage est souvent associé à la peur, à quelque chose contre laquelle il faut vaincre, où il faut rassembler ses forces…..j’aime à travers ce texte voir le sens profond de ce mot : oeuvrer avec le coeur. Merci Elisabeth pour ce choix.
    Tendresses ♥

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    • Effectivement, Marylaure, cet éclairage est intéressant car il sort la notion de son contexte habituel, et parle du courage qui associe nos énergies à la raison, pour devenir celui qui « pense » avant d’agir et travaille avec le cœur…
      Merci à toi pour cette si juste remarque.
      Avec toute ma tendresse ♥

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  6. Bonjour Elisabeth,
    La colère est un sentiment que nous connaissons tous, qui est nécessaire, mais cela en petite quantité.
    Face à une injustice ne sommes nous pas en colère ? ! Dans ce cas, elle nous permet d’avancer, voir de nous surpasser, qu’en penses tu Elisabeth ?

    A mon sens lorsqu’on est colérique, c’est dans l’excès, alors il faut se poser des questions. Je pense qu’une fois encore, il faut aller dans l’enfance car c’est souvent là que nous avons pris nos réactions démesurés mais avant toute chose il faut comprendre, ainsi il sera possible de tenter de modifier cet état.
    Je pense vraiment que cet état rend très malheureux.

    Bonne fin de semaine Elisabeth !
    Plein de bisous tendres

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    • Comme j’ai répondu à l’interrogation de Pooky, il existe des saines, voire des saintes colères, et elles sont nécessaires et salvatrices.
      Je disais aussi, que tout en exprimant nos colères, pour qu’elles ne nous étouffent pas, il est nécessaire de voir ce qui se cache derrière… et souvent, se sont effectivement nos manques, frustrations et blessures de l’enfance.
      Jacques Salomé en parle bien dans la vidéo, que je te remercie d’avoir mise… trouver les raisons et nous défouler sur un objet. Le coup du coussin est parfait 😀
      Oui, la colère rend malheureux, elle use beaucoup d’énergie et se répercute sur le corps, alors, nous avons tant de raisons de la canaliser.
      Merci encore, Fanfan, gros bisous et belle fin de semaine à toi.

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  7. Le courage c’est souvent de ne pas fuir… ne pas craindre de se remettre en question…. De mettre ses émotions en perspectives pour les « analyser » avec recul….en ayant le courage de les questionner….. Non…effectivement ne pas refouler la colère, mais la canaliser et avoir le courage de l’assumer..de l’assumer..mais pas de la faire rugir…avoir le courage de la contrôler… avoir le courage d’affronter ses émotions…..

    Encore un texte qui porte à réflexion….
    Merci

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    • Nous voir tels que nous sommes, sans fuir ce qui nous dérange mais avoir le courage de l’accueillir et le changer. Savoir se remettre en question et comme tu dis, observer, accepter nos émotions et les canaliser, sans les étouffer… tous tes mots sont d’une grande justesse, Kleaude, comme d’habitude… merci à toi

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  8. Bonsoir Elisabeth 🙂
    joli sujet que la colère …
    j’aime beaucoup ce texte ♡
    La colère mieux vaut parfois l accueillir afin de ne pas se faire happer par son énergie … qui devient très vite épuisante et qui nourrit une tierce personne quand c’est le cas … Je suis bien d’accord 🙂 !!!
    Avec un peu d entraînement en la sentant arriver – quand c’est possible 😉 – ! Elle nous révèle toujours une petite face cachée 😛
    j’en ai fais mon alliée depuis quelques années et cela évite l épuisement bien inutile …
    la pleine conscience aide beaucoup ♡
    Merci Élisabeth pour ce kaléidoscope de magnifiques textes et photos que tu nous offres chaque jour !!!!!
    Milles douceurs pour toi ♡♡

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    • C’est une bien sage philosophie de vie, que tu nous présentes, Marie-Nancy, et je vois bien qu’elle s’appuie sur un vécu bien conscientisé.
      Être en état d’observer nos émotions et les accueillir, sans nous laisser emporter, demande de la pratique et de la présence à soi.
      L’énergie de la colère est très destructrice, aussi bien pour celui qui la ressent, que pour la personne contre laquelle elle est dirigée.
      Elle nous épuise, et comme tu dis, peut nourrir une tierce personne, alors que cette force peut être utilisée d’une manière constructive, comme les prises de conscience du « pourquoi » de cette colère… En faire son alliée est une grande sagesse.
      Merci pour ce beau témoignage, si lucide, qui peut aider à comprendre.
      Les articles que je publie ne prennent leur véritable dimension que dans un échange, comme celui-ci sinon, ils resteraient lettre morte, alors gratitude vers toi et toute ma tendresse ♡

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  9. Belle image qui illustre si bien ton texte du jour.
    Oui le courage, il nous en faut pour avancer dans la vie,
    qu’on le veuille ou non.

    Je te souhaite
    Bonne St-Valentin !
    *☆. ♡ ❀ ✿ ❀ ♥­­*’
    ♥*☆(¯`♥­­´¯)☆*♡
    …..­­♥`*.¸.*´✿

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  10. la colère monte vite et peut retomber très vite aussi mais parfois nous avons bien le besoin d’éclater et certains connaissent nos points faibles et savent profiter de cette chose pour nous faire lever le ton et c’est à nous de nous dominer pour ne pas régir mais c’est bien dur

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    • Tu as raison, Flipperine, nos points faibles sont facilement détectables, par ceux qui nous connaissent mais aussi par d’autres, qui les sentent souvent, d’instinct. Et quand ils appuient là où ça fait mal, nos émotions nous débordent et la colère nous submerge.
      Il vaut mieux nous dominer pour ne pas faire dégénérer la discussion et le regretter ensuite mais ne pas étouffer la colère, sinon, elle peut nous empoisonner. Il existe beaucoup de moyens de l’exprimer, sans faire mal et sans se faire mal

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  11. s’amuser à mettre de l’huile sur le feu ( le gras l’huile ou saturne) être lourd pour faire déborder celui qui est tendu Uranus électrique en bélier… ce n’est pas intelligent cet aspect de colère que l’on a en ce moment… feu électrique…. et cela provoque un incendie.. et ceci est l’ambiance générale… la colère.. le mécontentement, l’indignation . Autant sur l’individu que sur le collectif.

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  12. la colère est le résultat d’un manque de communication et malheureusement devant la colère, les gens fuient et ne veulent pas se parler… il faut comprendre le signal d’alarme… c’est un cri, un appel au secours… alors autant prendre le temps de s’expliquer et non prendre les jambes à son cou et mettre de la distance… le courage de parler..

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  13. De toute façon cela ne s’apprend pas dans les livres.. la colère est différente suivant les cas, les circonstances et ce qui la déclenche … C’est l’expérience et puis ce que l’on nous a donné à la naissance comme capacité.. La colère fait peur autant à la voir qu’à la vivre.. et on apprend pas dans une méthode comment la gérer pas plus que l’on apprend comment embrasser un garçon ou faire l’amour… Au moins comprendre tous les schémas … la maîtrise passe par la compréhension et surtout pourquoi cette colère est arrivée.. le reste est futilité… une leçon retenue… maîtriser ce n’est pas étouffer, mettre en boîte, refermer.. à mettre son poing dans la poche, un jour il sortira
    La colère est une émotion comme les autres.. elle sert à quelque chose.

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  14. cela pour faire le lien avec ton image avec le rocher

    Mars conjoint Saturne : Cet aspect associe l’action (Mars) avec la durée et la retenue (Saturne), ce qui indique de la persévérance et de la ténacité dans l’effort et l’action, du réalisme, mais en contre partie un manque de souplesse et d’adaptation dans la façon d’agir, une humeur inégale, et une tension nerveuse assez forte qui peut faire agir de façon assez radicale.

    Mars sextile ou trigone Saturne : C’est l’alliance entre l’action, la raison, et la durée, ce qui donne de la maîtrise de soi, du courage, de la ténacité, de la persévérance, et du réalisme dans la façon d’agir.

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  15. la colère d’un taureau n’est pas la même colère qu’un Bélier et puis s’il y a des colères chaudes, il y a aussi des colères froides… et attention la colère froide tourne à la vengeance… Il vaut mieux se méfier de l’eau qui dort… quelqu’un de calme n’est pas sans danger.

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  16. celui qui pique une colère sans réfléchir c’est sous Mars, impulsif ou bien jeune, comme un enfant capricieux sans faire la différence entre le besoin et l’envie.. sur le coup. L’impulsivité au quotidien ? finalement cela donne le bagarreur pour un oui pour un non.. comme porté avec ses hormones. Il pousse.. et pousse aussi l’autre dans les limites.. cela relève de la provocation. Effectivement cela est l’image du soldat qui agit sans réfléchir, il est utilisé par quelqu’un d’autre. IL veut se battre mais reste dans l’effronté et les affronts.. un coup de tête. Une énergie qui demande à être canalisée. U peut donc être manipulé s’il n’a pas de force de caractère.. de sagesse.. mars en poisson par exemple est facilement manipulable, influençable

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  17. il y a une différence entre le colérique et être en colère… La colère est salvatrice pour ne pas sombrer et sans colère où trouver le courage ? c’est une énergie qui nous pousse à aller de l’avant.. La colère contenue est une force puissante mais qui peut devenir destructrice… elle se retrouve démultipliée… soit on la lâche d’un seul coup et cela fait l’effet d’une bombe atomique, soit on continue à la garder maison risque d’imploser… Il faut lâcher de temps en temps.. la cocotte minute a besoin d’évacuer… le colérique en réalité est celui justement qui a un soucis avec le foie et la foi.. cholédoc…un lien avec la bile… un bileux et reste toujours amer.. il a du soucis à digérer, assimiler..il est sous l’effet saturne capricorne.. il veut une contenance mais en dessous c’est volcanique… froid à l’extérieur et torturé à l’intérieur… il a peur de perdre le contrôle.. cela tombe bien en rapport avec Napoléon… qui gicle la robe d’encre ou la déchire parce que cela ne lui plait pas..mais qui veut modifier l’extérieur tout en gardant ses habitudes. Il a eu mal au ventre toute sa vie… il était stressant pour son entourage et destructeur et voulait tout contrôler. Lui sous le signe du Lion ( coeur) n’aimait pas… pas avec son coeur… c’était un calculateur et un très mauvais amoureux. Avec la blessure d’injustice colérique froid et difficulté à montrer son affection

    colère eux et colère hic coléreux va avec malheureux… celui qui a mal alors que le colérique fait mal
    une différence entre une crise aigüe et l’autre qui est chronique permanent
    un coup de colère est salvateur car on évacue… si on contient de trop cela tue.

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