Ce qui nous empêche de vivre vraiment au présent

Débordés, préoccupés ou meurtris, nous sommes parfois dans l’impossibilité de vivre vraiment au présent. Frédéric Fanget, psychiatre et psychothérapeute, évoque pour nous les obstacles
à dépasser.

Paravent de glace

Psychologies : Qu’il s’agisse de surmenage ou de notre difficulté à construire notre vie professionnelle ou amoureuse, ce dont nous souffrons, au fond, n’est-ce pas toujours d’un divorce avec la réalité présente ?

Frédéric Fanget : C’est plus précisément ne plus avoir le sentiment de pouvoir infléchir le cours des choses. Je reçois bon nombre de patients qui me disent ainsi ne plus ressentir ni plaisir ni intérêt pour leur présent. Leur vie se fige, ou bien elle tourne en rond.

Quoi qu’il en soit, elle s’est comme vidée de son sens. Or il me semble que ce qui nous permet de nous inscrire dans le présent, c’est le sens que nous donnons à notre existence. Car le présent n’est pas un temps figé mais une dynamique ; ou, si vous préférez, pas une photo mais une séquence de film, qui n’a de signification que reliée à un avant et un après.

Nous ne savourons pleinement notre existence que si nous sommes en mesure de jeter un pont entre notre passé et notre avenir, de tirer le fil de ce qui nous a fait vibrer jusque-là et de le prolonger pour former des projets.

Trop souvent, ce fil nous échappe. Pourquoi ?

Paradoxalement, c’est parfois l’excès de projets qui nous fait perdre la maîtrise de notre réalité présente. Le stress donne à beaucoup le sentiment valorisant d’être performants, jusqu’à ce qu’ils perdent les pédales. Quand on a le nez dans le guidon, on n’a plus le temps de regarder la carte routière !

Et l’on finit par s’éloigner du but que l’on s’était fixé. J’ai suivi comme ça un jeune homme qui était venu me voir sur les recommandations de son gastro-entérologue. Chez les grands stressés, c’est un classique ! Ils n’ont jamais le temps d’aller chez le psy et attendent l’ulcère ou l’infarctus avant de demander de l’aide.

Toujours est-il que ce jeune homme travaillait comme un fou pour mettre sa famille à l’abri du besoin. Il quittait son domicile vers 5 heures du matin et rentrait rarement avant 21 heures… Son métier était passionnant, mais il avait fini par le trouver totalement absurde.

Je lui ai proposé de travailler sur son planning hebdomadaire. Il devait lister toutes ses activités quotidiennes, puis déterminer celles qui étaient réellement importantes pour lui. Rapidement, il est apparu qu’il passait à côté de ce qui comptait le plus pour lui : ses enfants. Il s’est donc organisé autrement.

A l’inverse, c’est parfois aussi l’inaction qui nous empêche de savourer le quotidien

Oui, sentir que nous sommes en prise avec le réel, que nous pouvons le transformer, être utile, produire quelque chose… Voilà ce qui alimente la confiance en soi. Mais il arrive que, sous l’effet d’un traumatisme, de brimades ou de déceptions accumulées, nous cessions de faire ces pas qui permettent de nouvelles rencontres, de nouveaux apprentissages, de nouvelles joies.

Lorsque c’est le cas, j’essaie de montrer à mes patients que l’inaction, le désengagement nous entraînent dans une spirale d’insatisfaction. Nous y perdons l’estime de nous-même et l’espoir de voir les choses s’améliorer. L’important est alors d’entamer de petites actions, aux risques limités, et dans un entourage bienveillant.

Par exemple, si à la suite d’un accident, on n’ose plus conduire, on peut progressivement essayer de redémarrer son véhicule, puis simplement le rentrer au garage. Ce qui compte, ce n’est pas que le résultat soit parfait tout de suite, mais de pouvoir se dire que l’on a essayé une action. Alors la confiance revient et, avec elle, le goût de se confronter à la réalité.

Viser la perfection, n’est-ce pas une autre manière de se couper du présent ?

En plaçant la barre trop haut, nous perdons une énergie considérable à vouloir sans cesse faire ou obtenir mieux. Notre présent, jamais satisfaisant, est sacrifié au nom d’un idéal inaccessible. Les perfectionnistes sont souvent des personnes sur lesquelles ont pesé des attentes parentales excessives.

Ou bien encore des enfants qui ont grandi dans un environnement toxique où, pour échapper à la violence ou ne pas ajouter aux soucis des parents, il valait mieux être irréprochable pour ne poser aucun problème. Et sans doute l’inconfort éprouvé par les perfectionnistes provient-il en partie de ces efforts déployés dans une direction qui n’est pas tout à fait la leur.

Or il n’y a pas de « sens unique ». L’épanouissement se trouve davantage dans l’élaboration d’un sens « sur mesure ». Je propose souvent cette réflexion qui me semble utile : si vous deviez mourir demain, qu’aimeriez-vous faire absolument avant de partir ? Plutôt que de viser l’excellence, c’est de cette envie-là, intense, vitale, dont il faut se rapprocher.

Il arrive également que nous ayons la sensation d’être séparé du présent par une sorte de paravent émotionnel…

Cette anesthésie affective est fréquente. On appelle cela le freezing [« congélation », NDLR]. Les femmes qui ont subi un viol, par exemple, se disent coupées de leurs émotions, mais aussi de leurs sensations physiques. Ce paravent, comme vous dites, est une manière de se défendre d’une réalité qui a trop fait souffrir.

Il permet à ceux qui ont connu un deuil, un abandon, une trop grande douleur, de se tenir à l’écart de la vie. Meurtris, ils se gardent de s’attacher ou de se réjouir du présent, de peur de souffrir de nouveau. Les plaies du passé doivent alors être cicatrisées, pour que le présent ne fasse plus aussi peur.

S’attarder sur le passé, n’est-ce pas encore une façon de se déconnecter de la réalité ?

Chemin

Il y a un équilibre à trouver. On peut bien sûr décider de faire table rase pour repartir à zéro. Certains ne s’en débrouillent pas trop mal. Mais leurs blessures, mal soignées, continuent de les faire souffrir. Les scénarios répétitifs dans lesquels nous nous engouffrons parfois sont le signe de ce passé mal digéré.

Une jeune femme me racontait qu’elle était saisie de panique à chaque fois que son petit ami s’absentait. Lorsqu’il tardait à rentrer, elle pensait : « Il va m’abandonner. » Et ils avaient à ce sujet de nombreuses disputes. En séance, elle s’est remémorée un souvenir infantile.

Un soir, elle s’était réveillée pour découvrir que ses parents l’avaient laissée toute seule, le temps d’un digestif chez leurs voisins. Cette terreur qu’on la quitte sans prévenir continuait de parasiter sa réalité présente.

Nombre de nos croyances actuelles ont ainsi un lien avec des expériences oubliées. Elles rétrécissent nos perspectives sans que nous les remettions jamais en question. Les revisiter en thérapie peut nous ouvrir de nouveaux horizons.

Il n’est donc pas déraisonnable d’imaginer des lendemains qui chantent ?

Non seulement ce n’est pas déraisonnable, mais c’est même tout à fait conseillé ! Rêver d’un avenir meilleur nous désenglue de notre histoire et nous pousse vers l’avant. Mais à l’inverse, tout miser sur le futur rend le présent infertile. A tout remettre à plus tard, nous ne construisons rien. C’est ce que l’on appelle la procrastination.

Elle est le propre des grands angoissés qui redoutent les conséquences de leurs décisions. Ils ne se marient pas parce que ce n’est pas le partenaire idéal, ne font pas d’enfants parce qu’ils ne sont pas prêts, refusent du travail parce qu’ils n’ont pas trouvé leur voie…

En ce sens, ils sont très proches des perfectionnistes, mais leur incertitude les paralyse. Or le bonheur n’advient pas tout seul, il faut le bâtir pas à pas, par améliorations successives. Réfléchir à la direction que l’on donne à sa vie est indispensable pour ne pas être dans l’errance. Mais parfois, il faut aussi savoir arrêter de se poser des questions pour vivre, tout simplement.

Instant après instant, pas à pas

« Même un voyage de mille kilomètres commence par un petit pas », disait Lao-Tseu. Fortes de cette philosophie, les entreprises japonaises, après la Seconde Guerre mondiale, avaient mis en œuvre une « stratégie des petits pas » pour reconstruire le pays, le kaisen.

Celle-ci s’applique désormais à toutes les dimensions de la vie. Que dit-elle ? Que vous vouliez perdre cinq kilos, changer de travail ou arrêter de fumer, tout commence ici et maintenant. Quelle que soit la situation à améliorer, « il faut de la curiosité et un esprit ouvert afin de percevoir les promesses que portent en eux les petits moments », affirme le psychologue Robert Maurer. Dans la poursuite d’un but, ce n’est donc pas l’objectif visé, mais l’attention au présent qui importe. Une raison de plus de s’y exercer.

Trouver son chemin

Donner un sens à sa vie… L’idée nous est familière mais quel sens ? Frédéric Fanget, aborde la réflexion de manière pragmatique. Le sens, explique-t-il, n’a pas à être grandiose. Éminemment personnel, il change au fil des âges et se nourrit de multiples « petits sens » : l’amour, les enfants, le travail… Utile, ce livre démonte quelques idées reçues, explore les freins qui nous empêchent d’avancer et propose des exercices instructifs.

Laurence Lemoine

Frédéric Fanget Où vas-tu ? Les Arènes,  Oser, thérapie de la confiance en soi Odile Jacob

Robert Maurer Un petit pas peut changer votre vie : La voie du kaizen Anne Carrière

http://www.fredericfanget.fr/

 

 

 

27 réflexions sur “Ce qui nous empêche de vivre vraiment au présent

    • Il est vrai que jeunes, nous nous posons rarement cette question, alors quand l’échéance de la fin se fait palpable, la nécessité de trouver un sens se fait tellement plus impérieuse…
      Mais finalement la vie qui n’en a pas est-t-elle supportable ? Je crois, qu’il vaut mieux le trouver, quel que soit l’âge, et il n’est jamais trop tard

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  1. Comme toujours chez toi un article très intéressant Elisabeth… trop de personnes vivent en permanence dans le futur … ne serait que parce qu’elles s’estiment mal loties dans leur présent. Elles pensent : demain sera mieux au lieu de se dire : et si on faisait avec ce qu’on a maintenant. Cela m’a toujours surpris de voir qu’il faut par exemple une maladie grave ou des incidents de parcours qui font prendre conscience à ces personnes que le présent est vital. bises et belle soirée

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    • Bâtir sa vie à coup de « si » est tellement fréquent, soit quand cela se rapporte au passé : « si j’avais fait… » ou, comme tu dis « demain sera meilleur », sans rien faire pour que cela se réalise…
      Alors que le seul « si » valable, est celui que tu présentes : « et si on faisait avec ce qu’on a maintenant »…
      La Vie est une instructrice exigeante, et si nous ne comprenons pas, elle est souvent obligée de frapper par un coup de maladie ou d’un incident de parcours, afin que nous nous rendions compte que finalement, notre vie n’est pas si mal.
      Apprécier ce que nous avons, au lieu de nous lamenter sur ce qui nous manque est une belle et simple sagesse, que tu appliques au quotidien, comme tes magnifiques promenades dans la Nature, qui nous réconcilie toujours avec la vie par sa splendeur…
      Merci pour ce beau commentaire, Cathie, bisous et à bientôt pour des nouvelles aventures🙂

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  2. Trouver le bon équilibre entre trop d’action et l’inaction, voilà un objectif ambitieux. Etre paralysé par l’angoisse et la peur et se vautrer du coup dans l’inaction, je connais ça. Lorsqu’on a cette nature-là, j’ai constaté que l’on arrivait à agir dès lors que l’on débranche un peu les pensées, qui peuvent à elles seules ériger des murs infranchissables. Et il faut aussi être à l’écoute des signes de l’univers : quand on est attentif, celui-ci nous envoie toujours des pichenettes pour nous inciter à agir, nous dire comment agir et dans quelle direction. Finalement nous ne sommes pas vraiment seuls😉

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    • C’est une superbe analyse, si bien imagée, je vois bien cette façon de « se vautrer dans l’inaction »🙂, paralysés par nos pensées obsédantes.
      Et tu dis très justement, que même si elles sont immatérielles, les murs que nous construisons dans nos têtes, sont plus infranchissables que tous les obstacles extérieurs. Alors, sans pouvoir les débrancher entièrement, nous pouvons les observer et leur donner une direction plus constructive.
      Et j’adore ta conclusion : « Finalement nous ne sommes pas vraiment seuls » car je crois aussi, que l’Univers nous adresse des signes en permanence, et il ne tient qu’à nous de nous rendre assez attentifs pour les voir ou entendre…
      Merci, Biancat, bisous tendres

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      • Vraiment merci Elisabeth, de nous donner autant à réfléchir sur nos existences, tu le sais ton blog m’est un soutien très précieux et ta rencontre est l’un des signes de l’Univers dont je parlais plus haut😉 Je t’embrasse très fort.

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        • Très touchée, chère Biancat mais, comme je l’ai déjà dit, tu ne m’as pas attendue pour réfléchir sur ton existence et le partage se fait dans le deux sens… Et notre rencontre est effectivement un beau signe de l’Univers…
          Toute ma tendresse, douce Amie

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  3. Très intéressant🙂 ça parle à tout le monde et ça fait du bien de voir que nous ne sommes pas les seuls dans certaines situations délicates…
    Beaucoup de travail sur soi et une bonne dose de sourire pour arriver à se sortir d’un cercle vicieux🙂

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  4. Parfois, quand on se sent dépassé, accablé, la sensation du présent peut nous offrir une respiration, pas une solution, certes, mais quand même une pause de quelques minutes : quoiqu’il arrive, je suis en vie, je respire, je suis là…

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  5. « Le sens n’a pas à être grandiose »…. Cet énoncé m’interpelle…. Je pense que trop souvent on attend d’être heureux….On attend de vivre quelque chose de grandiose….Cela peut certes être motivant…. Ne dit-on pas que l’espoir mène le monde?… Par contre, à trop espérer on oublie parfois de savourer le moment présent… Le chemin est si beau… En sachant apprécier le parcours, on se gratifiera d’autant plus de l’atteinte de son but le cas échéant… et au pire..on il nous restera toujours les souvenirs de voyage… En fait tout se résume en cette phrase: « il faut de la curiosité et un esprit ouvert afin de percevoir les promesses que portent en eux les petits moments »
    Bravo pour cet autre article. Sachons réaliser que chaque instant.. si banal soit-il, est déjà un moment précieux de son existence.
    Mes amitiés

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    • Bravo et merci à toi, Kleaude, tes réflexions sont toujours magnifiques. Tendre vers le bonheur « d’être » est certes la meilleure des choses, sans attendre que celui-là nous tombe du ciel ou espérer son hypothétique « moment de gloire ». Alors que ce qui compte toujours, c’est le chemin, et même dans les passages les plus escarpés, il y a toujours des gratifications, ne serait-ce que celle d’avoir franchi l’obstacle…
      Et le but quel serait-il ? Multiple, à mon avis, sinon, nous nous arrêterions en route…
      Garder l’espoir mais en soi, en la Vie, en nos possibilités d’épanouissement sur le chemin qui est le nôtre… et comme tu dis : « Sachons réaliser que chaque instant.. si banal soit-il, est déjà un moment précieux de son existence ».
      Amitiés sincères…

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      • Moi aussi, toujours en parfaite harmonie avec les écrits de Kleaude, la finesse de ses analyses et sa sensibilité, doublée d’une si belle connaissance de la nature humaine.
        Merci à toi, Fanfan, doux bisous et excellent week-end

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  6. « ce qui nous permet de nous inscrire dans le présent, c’est le sens que nous donnons à notre existence ». Tout est dit. La satisfaction de ce que nous vivons au moment où nous le vivons est la capacité à apprécier ce que l’on a et qui l’on est. LE contraire pousse à la fuite et le retranchement dans le passé ou le futur.

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  7. Tout ce qui est relaté dans cet article semble bien traumatisant…

    J’ai connu le stress au boulot : encadrement de projets informatiques au forfait (les pires) pour des clients dans la SSII pour laquelle j’ai travaillé toute ma vie professionnelle.
    Eh bien, c’est fini, grâce à la retraite! Je trouve la vie belle maintenant. Ce n’est sûrement pas politiquement correct ni gentil pour ceux qui peinent toujours au boulot, mais j’estime que j’ai bien donné pendant 40 ans, alors, égoïstement, j’en profite au jour le jour en attendant la fin du parcours.
    La souffrance au travail ne doit pas être un vain mot car, quand je suis partie, même des jeunes collègues qui avaient la vie devant eux, m’enviaient…

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    • Ouh, là, désolée, Mo mais l’objectif de cet article est le contraire de vouloir traumatiser quiconque… Il explique le pourquoi de nos difficultés à être présent à nous et à nos vies mais surtout il donne des moyens pour les dépasser… car comprendre ce qui nous bloque est le premier pas pour s’en sortir… justement par la technique du kaisen… pas à pas…
      Peut-être ton parcours professionnel éprouvant te donne cette impression, et il est bien vrai que le monde du travail génère beaucoup de souffrances. Mais que tes jeunes collègues t’aient envié, est effectivement traumatisant car ils semblent déjà résignés et abattus.
      Bon, c’est un autre sujet, tu trouves que ta vie est belle à présent et c’est ce qui compte… et ce n’est ni égoïste, ni incorrect, politiquement ou humainement, c’est ainsi… tu as bien gagné ton droit au repos.
      Je dirais juste, que c’est à chacun de donner un sens à sa vie et que personne ne le fera à notre place. Et j’ai connu suffisamment de « galères » pour avoir le droit de dire, que celui qui veut vraiment s’en sortir y arrive…
      Juste cette phrase de la fin que je trouve très belle, pour te remettre de ton trauma🙂 « Le sens, n’a pas à être grandiose. Éminemment personnel, il change au fil des âges et se nourrit de multiples « petits sens » : l’amour, les enfants, le travail… » et les livres mentionnés en référence démontent quelques idées reçues, explorent les freins qui nous empêchent d’avancer et proposent des exercices instructifs.
      A nous de voir, si nous avons envie de le faire…
      Bisous, Mo et profite bien de ton « jardin »🙂

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    • Il serait bon de définir ce que tu entends par « se laisser avoir par les autres », Flipperine…
      Et même si cela arrive, ça fait aussi partie de l’apprentissage de la vie, de la capacité du discernement et contribue aux leçons qui nous font grandir

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