Les dangers de l’auto mensonge

Si un petit mensonge blanc ne fait en général de mal à personne, il en est tout autre des mensonges profonds que l’on se fait à soi-même. Dans son livre Du mensonge à l’authenticité, Marie Lise Labonté prévient des conséquences que l’auto mensonge peut avoir sur la reconnaissance de soi.

Auto mensonge

Nous pouvons tenter de nous mentir à nous-mêmes, mais il y a toujours une partie de nous qui sait que nous nous mentons. Cette partie est notre corps, siège de l’inconscient. Souvent, lorsque nous sommes enfermés dans le mensonge, notre corps nous adresse des signaux, notre inconscient nous envoie des rêves nous informant qu’un temps de sincérité et d’honnêteté avec soi serait approprié pour notre santé physique et mentale.

Si nous refusons ces signes qui nous interpellent pour attirer notre attention, nous pouvons avoir l’impression que notre corps est notre ennemi et qu’une partie de nous tente d’avoir raison sur nous. Nous sommes alors aveugles ou sourds. Nous aimerions tellement que notre monde intérieur se mente à lui-même, tout comme nous le faisons avec notre personnalité.

Heureusement pour nous et malheureusement pour notre ego, notre corps et notre inconscient portent en eux une sagesse, une partie intacte qui sait que nous sommes dans le leurre, même si nous croyons que nous faisons les bons choix. Cette partie ne nous ment pas, même si nous nous mentons à nous-mêmes. Notre corps et les dimensions inconscientes en nous sont les amis de notre sincérité profonde. Ils sont nos guides vers l’authenticité.

Nous avons tous le droit de mentir et nous avons nos raisons pour le faire. Mais, à la longue, mentir blesse le corps et l’âme. Il y a un prix à payer pour utiliser le mensonge comme outil de protection, de manipulation ou de pouvoir. Ce prix est une inauthenticité envers les autres, mais avant tout et surtout envers soi-même, ce qui n’est pas sans conséquences physiques, émotionnelles et psychiques.

Mentir cause du stress. Il y a décharge hormonale, libération d’adrénaline, sueurs, anxiété. Les menteurs chroniques s’habituent à ces symptômes physiques, s’y identifient jusqu’à les cultiver, car ces symptômes peuvent engendrer une accoutumance semblable à certaines drogues. (…)

Nous mentir à nous-mêmes nous éloigne de notre propre vérité et creuse un fossé entre les parties de soi qui « savent » et les autres parties qui font semblant de ne pas savoir. Se mentir à soi-même est souvent accompagné d’un retour vers des compulsions telles que l’alcool, le sexe, la drogue physique ou affective.

Ce phénomène est pernicieux, car le fait de nier une vérité intérieure engendre d’importantes frustrations, beaucoup d’irritation et de colère dirigée contre soi. Ces expériences émotionnelles sont souvent suivies d’un sentiment de désespoir et de séparation intérieure.

Pour notre personnalité consciente, ces émotions sont douloureuses, c’est pourquoi nous pouvons ressentir le besoin urgent de combler cet état de frustration par la compulsion. La satisfaction est alors immédiate et elle anesthésie la partie de nous qui sait la vérité.

Plus le degré de colère contre nous est élevé, plus durement nous pouvons utiliser la compulsion pour nous punir, nous faire souffrir. C’est un cercle vicieux d’autopunition. Si nous prenons le cas de Mylène, l’achat de magnifiques vêtements satisfait sa personnalité, mais vide son compte de banque.

La sensation excitante des achats compulsifs est comme un anesthésiant qui lui permet de faire face au fait qu’elle vient encore une fois de se mentir à elle-même. Cette anesthésie ne sert qu’à endormir la souffrance reliée à l’acte de se mentir.

Lorsque Mylène est venue me voir pour sa première consultation, elle était consciente de cette autodestruction, mais elle y était enfermée. La prise de conscience est un pas dans la bonne direction, mais ce n’est pas toujours suffisant pour s’en sortir.

A l’opposé de Mylène, pour beaucoup, l’auto mensonge n’est pas un acte conscient. Au contraire, il peut s’agir de bons vieux réflexes d’autoprotection, de survie, qui sont devenus des habitudes comportementales non réfléchies. C’est là que le mensonge blesse. Le mensonge envers soi-même n’est pas innocent dans l’écologie intérieure : il entraîne des conséquences qui bouleversent notre être.

La blessure de se mentir

La blessure du mensonge ressemble à une compresse de gaze qui au début remplissait sa fonction. Une compresse de gaze recouvre et protège une plaie, réalisant un pansement qui prévient l’infection. On peut retirer périodiquement ce pansement pour permettre à la plaie de respirer, ce qui favorise la cicatrisation.

Imaginons maintenant que la compresse est laissée en place pendant des mois et que la plaie n’est plus traitée. Que se passera-t-il ? La plaie s’infectera et la gaze s’amalgamera à la chair. Si l’on tentait alors de retirer le pansement brusquement, on arracherait la peau, laissant une nouvelle plaie encore plus grande que la première.

Cette description peut choquer, car l’image est forte. Il n’empêche que se mentir à soi-même, c’est comme mettre des pansements sur une plaie qui s’infecte, alors que cette souffrance ancienne aurait plutôt besoin de vivre à l’air libre, dans une expression juste de soi.

Se mentir laisse en place une blessure de non reconnaissance de soi. Elle crée en nous un doute profond sur notre authenticité et perturbe gravement la relation de confiance de soi à soi, confiance pourtant nécessaire dans la construction de notre réelle identité.

Du mensonge à l’authenticité, Marie-Lise Labonté Éditions de l’Homme (Février 2014 ; 176 pages)

Source Inrees

44 réflexions sur “Les dangers de l’auto mensonge

  1. Encore bravo Élisabeth, tes articles sont toujours une source, une ressource qu’il fait bon de lire et relire.
    Il y a des choses comme le mensonge que je sais, que je suis consciente mais pas encore à 100%.
    Pour aller plus loin j’en suis même à éviter tous les mots qui finissent par  »ment ». ex: gouvernement, dans ma conscience ce la fait gouverne_et_ment. Chaque fois que nous disons ce suffixe  »ment » le subconscient enregistre et cela porte à mentir et à se mentir.
    Continue ton magnifique travail Élisabeth, c’est très important. Merci et magnifique week-end à toutes et tous.
    Bernard

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    • Merci pour ton appréciation, Bernard, tu soulignes très justement, que les mots que nos disons ou entendons s’impriment dans notre inconscient, donc il est très important de veiller à bien les choisir…
      Excellent week-end à toi

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  2. Très intéressante cette analyse du mensonge à soi-même, j’avoue ne jamais avoir creusé de ce côté-là et l’exercice se révèle très instructif au bout du compte. Ne plus se mentir peut aussi être le point de départ de l’acceptation de soi, merci pour cette nouvelle piste de travail Elisabeth 😉

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    • L’exercice est non seulement instructif mais si riche en découvertes, que nous faisons sur nous et nos fuites diverses et évitement de ce qui nous dérange… Et tu as entièrement raison car nous accepter avec nos nouvelles facettes est un beau travail, que tu vas certainement continuer, Biancat 🙂
      Alors, merci à toi pour cette belle compréhension…

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  3. Encore un très bel article que tu nous livres Elisabeth. Je ne puis qu’adhérer. Lorsque nous nous mentons, nous créons une rupture entre nos différents niveaux de conscience et une disharmonie. Cette discordance ne nous apporte au final qu’insatisfaction !
    Billet très instructif. Merci.

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    • Merci à toi, chère Yveline, de suivre le blog, même en vacances, j’en suis très touchée. Tu as raison, aucune harmonie ni paix intérieure ne peuvent s’instaurer, tant que nos niveaux de conscience sont en désaccord, suite à l’auto mensonge.
      Et en plus de l’insatisfaction, il génère des troubles, psychiques et corporels…

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  4. Merci pour cet article très important qui nous concerne tous. Depuis mon AVC, j’essaye de ne pas me mentir et je vois nettement que la plupart des autres se mentent à eux-mêmes. Parfois c’est évident et fort visible. Ils s’en défendent mais je sais ce qui se passe car j’en discerne des conséquences et je sais qu’en moi il se passe la même chose. Cela peut être positif si cela permet de se protéger et d’affronter certaines situations. Mais attention à la limite qui annonce l’autodestruction. Je suis en fait très heureux quand je dépasse ce qui est mensonger en moi et quand je peux m’en libérer même si cela apporte de petits inconvénients car je suis alors jugé et critiqué. Mais paradoxalement il se produis alors un effet positif par une confiance qui est réinstaurée. Je me dis alors, malheureux celui qui est prisonnier de ses mensonges qui l’enferment dans une sorte d’enfer.

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    • Magnifique témoignage, merci, Jean-Michel : « malheureux celui qui est prisonnier de ses mensonges qui l’enferment dans une sorte d’enfer », est une définition si exacte. Votre accident a eu tant de répercussions sur votre vie, surtout ces prises de conscience, que nous nous mentons tous, pour des raisons diverses, parfois justifiées mais lourdes de conséquences tout de même.
      Et cette libération est si bénéfique, elle nous redonne cette confiance en soi et l’assurance que d’être dans sa justesse vaut la peine, même si l’entourage ne peut pas comprendre…

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  5. Bonjour Elisabeth,
    Je viens de lire ton article très attentivement ainsi que les réponses y apportées. Ce que je fais assez rarement.
    A cet article je ne puis répondre que l’auto-mensonge serait me concernant, être sourde à la petite voix et suivre en toute impunité et malgré les avertissements réelles de la mauvaise voie empruntée d’ignorer l’avertissement.
    Être aveugle sciemment, tout en me disant : « je verrai bien la suite », ou « je me trompe peut-être », ou alors je me laisse entraîner en marchant sur le fil de la vie en y faisant de l’équilibre au risque de tomber. Je tombe, et je me relève très vite fort heureusement.
    La question que je me poserais : Est-ce de l’auto-mensonge ?
    Comme écrit dans ton article ?
    Je me souviens d’une histoire personnelle où je devais aller vivre avec une personne qui avait tenté de m’étrangler et que j’avais mis à la porte. Puis je lui ai trouvé des excuses, sachant très bien qu’une fois essayé, il était totalement à même de pouvoir recommencer.
    J’ai ignoré. Avant ce déménagement je suis tombée malade. Une grippe qui n’en finissait pas.
    Mon fils à l’époque m’a dit très judicieusement : « Maman écoute ce que ton corps te dit ». Je savais, j’avais compris, et j’ai pourtant déménager. Et puis avec beaucoup de chance, je passe les détails, cette personne a bien entendu, levé la main sur moi de manière intolérable en me balançant d’un mur à l’autre et je n’ai pu m’en sortir que grâce à dirais-je, mon bon ange gardien ou Dieu qui veille sur moi. Ceci étant une explication, il y en a d’autres dont je suis totalement consciente. Heureusement j’ai pu me réfugier dans un appartement que j’avais déjà loué. Là j’avais écouté mon inconscient fort heureusement.
    Comme quoi mon corps avait parlé à ma place à cette époque.
    Depuis lors, j’ai peut-être appris. Je ne sais pas. Toutefois j’écoute davantage mon corps qui me parle, et arrivé à mon âge, je puis me mentir à moi-même, ce n’est affaire que de moi avec moi et avec personne d’autre et à régler avec moi.
    Nous avons nos « petits arrangements à l’amiable avec soi » ou compromis, ou procrastination aussi, qui font que là réside le mensonge à soi-même en ce qui me concerne. Il est vrai que le corps encaisse. Toutefois, malgré certains prix à payer, je préfère rester moi-même, entière et vraie et tant pis pour la casse, c’est moi qui composerai après. Je sais je suis pleine de contradictions, tant pis. Un jour, je sais que je trouverai l’endroit où peut-être je trouverai le bien-être du corps et de l’esprit. Je me souviens ma psy décédée depuis un bon moment me disait déjà : « Je pense qu’une vie bien rangée ne vous intéresse pas. Vous avez besoin de « mouvements », même si c’est pour prendre des risques en jouant au casse-cou ». Ce n’étaient pas totalement les mêmes paroles, mais c’est du moins ce que cela voulait dire. Aujourd’hui je puis dire que je ne peux pas me contenter d’une vie sans vivre intensément. Ce qui est en totale contradiction avec mon mode de vie actuel soit dix ans de « repos sur mes lauriers » ou bien d’un « immobilisme intérieur » avec lequel je lutte. J’arrête la flagellation, car dans tous chemins, il y a des apprentissages qui montrent le bout de leur nez et ne fut-ce qu’un seul à rencontrer n’a pas de prix.
    Est-ce me mentir que de me dire « Zut aux empêcheurs de tourner en rond », je pense à moi et je profite ? Et je profite de chaque jour, comme j’ai envie, positif ou négatif. Je prends ce qui vient et plus de lutte. Est-ce encore me mentir eu égard à ce que je viens d’écrire plus haut ? De toute manière je sais aussi que je n’en ferai qu’à ma tête, c’est génétique :D. Maman me disait que j’étais une vraie tête de mule. J’espère que ce que j’ai écrit est compréhensible ? Je salue l’écrit de Sarah et sa justesse. Et l’humour de ladyelle 🙂
    Merci à toi.
    Passe une belle journée. J’espère qu’il ne fera pas aussi chaud chez toi que par ici.
    Je t’embrasse
    Geneviève
    ps : Je n’ai rien relu.

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    • Merci pour ton témoignage, chère Geneviève, je crois que tu ne cherches pas de réponses, puisque tu les donnes toi-même, à travers ces morceaux de ton parcours.
      Tu as bien expérimenté le fait d’aller à l’encontre de ton intuition et des messages de ton corps, et le prix que tu en as payé était suffisamment élevé pour que tu comprennes aujourd’hui la nécessité d’être à l’écoute.
      Bien évidemment, nous avons tous ces petits arrangements à l’amiable avec soi ou les compromis dont tu parles, et nos contradictions font partie inhérente de notre nature humaine.
      L’important est d’en être conscient, surtout quand nous les transgressons mais sans s’autoflageller pour autant… assumons, si nous ne pouvons pas changer, tout en essayant de tendre vers notre justesse intérieure.
      Tu te connais bien et ta nature te pousse à expérimenter, même si ce sont des expériences un peu extrêmes… Difficile à aller contre, d’autant que tu possèdes cette force de vie qui te permet de te relever vite. Et tout est apprentissage, comme tu le dis si bien…
      Et rassure toi, dire : « zut aux empêcheurs de tourner en rond je pense à moi et je profite » n’est aucunement un mensonge mais une bonne résolution, après avoir consacré ta vie aux autres.
      Merci encore d’avoir accordé de l’attention à l‘ensemble, gros bisous et porte toi au mieux.
      PS. IL fait enfin chaud mais j’adore, et je l’attendais depuis tant de temps 🙂

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      • Bonjour Elisabeth,
        Je te remercie pour ta réponse. Tu es toujours si positive dans ce que tu écris, à moi-même ainsi qu’aux autres. Je te remercie pour ta réponse étant remplie continuellement de doutes. J’essaie de « serrer » au plus près ce que je pense être vrai pour moi. Ta réponse me rassure, me donne un peu de paix.
        Merci encore à toi et aux autres personnes qui répondent et dont les témoignages sont pleins d’enseignements.
        Je t’embrasse
        Geneviève

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        • Et bien, Geneviève, je ne suis tout de même pas là pour casser le moral des lecteurs 🙂
          Sérieusement, je suis comme nous tous ici, avec mon quota de doutes, des questionnements, voire des découragements mais dans les échanges, j’essaye de voir toujours, aussi bien la problématique de la personne, qu’un éventuel moyen de la surmonter.
          Et je suis bien d’accord avec le principe, que l’on dit aux autres, ce que nous avons besoin d’entendre nous mêmes 🙂
          Je t’embrasse et te souhaite une douce fin de semaine

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    • Le mensonge n’a jamais été un remède, et très souvent, c’est un poison dans une relation. Mais il y a aussi le dicton : « toute vérité n’est pas bonne à dire » ou tout simplement, dans ton cas, la préservation de ton jardin secret…
      Tâche juste de rester vraie avec toi car l’auto mensonge est la pire des solutions pour résoudre ses problèmes…

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  6. Merci pour ce billet Elisabeth, je m’y reconnais beaucoup, car même étant petite j’avais horreur de me mentir à moi-même… au fond, je savais très bien que je me cachais de la vérité et c’était insupportable. Par contre, j’avais beaucoup moins de mal pour mentir aux autres :).

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  7. Prendre conscience que l’auto-mensonge est un mécanisme de protection aide à mieux vivre avec soi mais le processus prend du temps. Il y a une telle sincérité, un tel élan dans cet aveuglement qu’il est difficile d’entendre d’autres paroles… Écouter son corps est alors plus facile à entendre, même si ça demande d’apprendre un autre niveau de compréhension… Un article très intéressant, merci Elisabeth 🙂

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    • Justement, dans l’échange avec Fanfan, je me positionnais, en faisant la différence entre ce mécanisme d’auto-protection et le mensonge et effectivement, s’il est plus facile de ne pas admettre certaines vérités, à la longue, nous le payons toujours. Et vivre dans l’aveuglement et la fuite devant soi, nécessite d’étouffer cette petite voix intérieure qui nous rappelle à l’ordre. Si nous refusons de l’entendre, alors, le corps prend la relève avec son cortège de maux.
      Alors, autant diriger la force de cet élan à s’écouter, quel que soit le moyen de compréhension… cela me semble plus juste mais au fait, tu le dis, avec d’autres mots, Elisa 🙂
      Merci à toi

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  8. Bonjour Elisabeth
    Peut-on vraiment se mentir a soi-même ? Peut-être temporairement ……. Mais je crois que cela nous rattrape toujours. Par contre, je pense que parfois on essaie de se convaincre soi-même mais qu’au fond de nous on sait toujours. Difficile d’être en paix avec soi-même quand on se ment a soi-même. Que de tourments viendront alors nous hanter!

    Mes amitiés

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    • Quand les mensonges sont clairs, évidents et flagrants, impossible de ne pas les voir… bien qu’il y en aura toujours qui s’en accommoderont…
      Mais il y a tant de petites nuances, des semi-vérités, des petits arrangements avec notre conscience… les évitements si subtils, qu’il est difficile de les débusquer…
      Je crois qu’il nous faut avoir cette honnêteté avec nous-mêmes, garder une vigilance de chaque instant, et surtout entendre cette voix qui dit toujours si nous sommes dans notre vérité et notre justesse…
      Sinon, comme tu dis, cela nous rattrapera toujours et causera tant de tourments, alors, quelle que soit la difficulté, rien ne vaut la paix intérieure…
      Merci, Kleaude, pour tes paroles, toujours de sagesse… amitiés sincères

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      • Bonjour Elisabeth,
        Je suis en harmonie avec tes écrits, comme très très souvent.
        Un sacré sujet que voilà l’auto mensonge 😉
        L’auto mensonge est, il me semble, un mécanisme d’auto protection et donc de défense, ne pouvant accepter de voir sa vérité sous peine de s’écrouler mentalement et irrévocablement physiquement. Il est bien triste de bâtir sur celui-ci car alors, tout est faussé, cela entrainant tôt ou tard des conséquences laissant des traces indélébiles.
        J’en suis a me demandé si cela n’est pas un profond problème de remise en question et donc de grande fragilité. Car souvent l’histoire se répète inlassablement. Je pense que ce mécanisme se met en place face à une situation qui nous est insupportable ou que nous ne pouvons surmonter. Qu’en penses tu Elisabeth ?

        Je te souhaite une très bonne journée Elisabeth et te remercie pour tes publications si constructives.
        Doux bisous

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        • Ce que tu évoques, Fanfan, peut être vrai mais ce mécanisme de protection, dont nous avons déjà parlé, est activé par notre psychisme d’une façon inconsciente. Il met des barrières protectrices devant les souvenirs trop traumatisants mais cela ne vient pas de notre décision consciente.
          Alors que l’auto mensonge, bien qu’il puisse avoir un lien avec tous les méandres de notre fonctionnement mental si compliqué, est plutôt une façon de se voiler la face, ne pas vouloir admettre certaines vérités ou fuir ses responsabilités.
          Il y a une différence entre « ne pas pouvoir » et « ne pas vouloir » et tout mensonge à soi se situe dans cette deuxième catégorie.
          Bien sûr, de nombreuses facettes de notre personnalités ou des actes que nous avons commis peuvent nous effrayer mais si nous n’y mettons pas de l’ordre, en admettant que cela aussi, c’est nous, et en nous pardonnant, pour pouvoir changer, nous nous mettons en danger car ces remises en question que tu évoques, nous rattrapent toujours.
          Concernant les situations insupportables, cela dépend de leur nature et là, encore, il n’y a qu’une seule sagesse :
          « avoir la sérénité d’accepter les choses que je ne puis changer, le courage de changer celles que je peux, et la sagesse d’en connaître la différence ».
          Et je rajouterai : la volonté de « plonger en soi », s’accepter, se pardonner et vivre en accord avec cette voix intérieure dont nous parlions avec Kleaude dans l’échange que tu as aimé…
          Merci pour tes réflexions et doux bisous, Fanfan

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  9. ;-))le sujet m’interpelle, car je ne parle qu’en Vérité, et Sincérité.. ce qui fait de moi quelqu’un de base = hors sujet… et ce depuis ma naissance lol…gros dossard.. le mensonge est ma hantise, voir une trahison pour aller dans l’autodescription et pardon :-))
    car autant on parle de mensonge, on ne prône pas tant que cela la Vérité…
    on parle d’éviter le Mensonge, à titre personnel, mais sur le plan des communautés, pour pas dire sociétés, on y est baigné….à Haut Niveau et quelque soit la sphère… politique, économique, religieuse, social avec ce que cela comporte de nuisances sonores… sur le je, tu, nous…en enjeux !!!
    la crainte de perdre la confiance est un signe récurant, par celui qui le prononce, et un grand manque d’estime de Soi…
    on souhaite qu’un enfant nous dise la vérité, une fois fait … pouvons-nous l’accepter? et inversement, lui parlons nous en Vérité, hum plutôt on le cajole dans une semi-vérité, ce qui ne le rend pas prêt… à la Totalité… et un apprentissage certain d’un demi-verre demi-plein.. mensonger!!
    un chef, un mari, une femme, un voisin… hum… toute vérité n’est pas bonne à dire.. mais en soit, devrait permettre + que le mensonge d’élever le débat, voir le regard sur soi et l’autre…
    Le mensonge, le déni le non-dit est une disgrâce de l’élévation de l’Esprit qui abetise, et ignore l’intelligence de l’autre, voir du corps… et surtout du retour de bâton… on y oublie forcément quelque chose… quelque part…
    La Vérité n’est pas signe de bonne conduite.. elle éclabousse partout.. sur votre route, surtout si c’est votre sacerdosse… ça fait des Os… reste que le mensonge est un songe qui ment.. inversion notoire.. du miroir.. de ce qu’on aimerait être, et ne peut l’être…
    tout en conservant sa place Notoire qui fait buvard… dans toutes les grandes discutions à se surprendre d’un coup à dire … ah tu me l’avais pas dit ça… comme nos livres d’histoire, et bien d’autres ici ou là…
    pardon Elisabeth… j’ai taggué la page.. à mettre ou pas en dés jetés… j’en suis désolée…en sincérité, mais en vérité m’a fait grand bien… :-))

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    • A garder, Sarah, comme toujours 🙂
      Je connais ta Quête, ainsi que les grandes exigences de ton âme, qui ne cherche que la vérité et la sincérité. Mais pour y parvenir, tu sais bien le chemin parcouru, tous ces voiles qu’il a fallu soulever, et tant d’autres nous attendent encore…
      Avoir ce but élevé nous demande une telle vigilance… scruter nos pensées, débusques les évitements, les pièges… tu les connais bien, puisque tu les décris si merveilleusement dans tes poèmes…
      Je passe sur le monde extérieur, puisque ce que tu dis est si vrai, malheureusement. Mais c’est à ces rares chercheurs que revient la tâche de traquer le mensonge, en soi, d’abord… Bien sûr, ils seront mal accueillis, voire rejetés mais si c’est notre sacerdosse… ça fait des Os… faut assumer….
      La Vérité n’est pas prisée dans ce monde, et si effectivement, certaines ne sont pas bonnes à dire, ta question : « sommes nous capables de l’accepter » est si juste…
      Le mensonge, le déni le non-dit sont trahison, de Soi et de cette étincelle divine qui nous anime, ainsi que le non respect…. et il y a toujours le retour du bâton… souvent au niveau du corps.
      « Reste que le mensonge est un songe qui ment.. inversion notoire.. du miroir.. de ce qu’on aimerait être, et ne peut l’être… »
      Merci, tes paroles font du bien… à tous

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  10. C’est pour cela que j’aime te lire : j’apprends toujours quelque chose. Je ne savais rien de l’auto-mensonge. Du coup, je m’interroge : me mens-je parfois à moi-même? Et je trouve pas de réponse car soit je ne me mens pas, soit je me mens trop bien… 😉

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    • C’est un immense compliment que tu me fais, Mo… merci…
      Quant à ta question, elle est parfaitement bien formulée… mais toi seule, tu peux trouver la réponse, juste en t’observant bien… Et tu es assez fine pour la trouver 🙂

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  11. Je suis très forte pour me mentir… Mais…. Je suis très forte aussi pour me le dire entre « deux yeux » : Là tu es en train de te mentir, arrêteuuuuh !
    Mais comme je suis aussi très forte pour me trouver encore d’autres excuses (mensonges) Je me pardonne vite et… Je recommence !
    Pfiouuu ! Je suis fatiguée moi, allez, un(e) morceau (tablette) de chocolat ne me fera pas de mal !
    Oups ! Zut ! Je viens encore de me mentir, faut que j’arrête j’ai dit !… Bon, OK, je vais arrêter, mais là c’est juste pour une fois, parce que je suis trèèèès fatiguée, donc je mérite le (la) morceau (tablette) de chocolat !
    Ah ! Zut ! Je viens encore de me mentir ! Pfiouuu ! Je me fatigue toute seule ! Allez zou, où est le chocolat ? J’arrive ! 😀 😀 😀

    OK ! OK ! Je sors…. Je connais la sortie => 😉

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    • Mais non, reste, tu es bien trop drôle 🙂 Dédramatisons… tout ce que tu décris est si vrai… nos mécanismes intérieurs fonctionnent exactement ainsi, et tu sais les tourner en dérision… c’est parfois la meilleure solution…
      Merci, Lady, je t’adore, ne te fatigue pas et va prendre ton chocolat, sans culpabiliser 😛

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    • Nous en revenons à cette conclusion que le difficile en vaut la peine 🙂 Tu évoques cette belle notion de liberté intérieure, qui nous affranchit de nos évitements, petites ou grandes lâchetés, et nous permet de nous respecter et être en paix… merci, Thera pour cette belle compréhension…

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  12. Très instructif, je reconnais certaines personne que je connais ou ai connu… ceux sont d’abord les menteurs eux-même qui souffre de leurs mensonges.

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  13. J’ai connu une personne qui se mentait à elle même et aux autres. Ce que l’on appelle communément une mytho. Je ne sais pas ce qui est pire : mentir aux autres ou à soi-même. Toujours est-il qu’elle s’est fait du mal, qu’elle était une personne seule et qu’à la longue son isolement s’est refermé comme un piège autour d’elle sans qu’on puisse rien y faire. C’est bien triste et quand j’y repense, je crois en effet que c’était une manière de se protéger de sa propre fragilité.
    Bise et bon 14 Juillet Elisabeth !

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    • Il y a tant de formes de mensonges et tant de raisons de les faire… Effectivement, les mythomanes créent un cercle vicieux, qui s’enferme sur eux à un moment donné, et cela peut être irrécupérable, comme le cas de cette personne dont tu parles…
      Et c’est si triste car en croyant se protéger de sa fragilité, elle n’a fait que la renforcer. Le mensonge comporte de si nombreux pièges et je crois que le pire est de se mentir, puisque la note est toujours très lourde…
      Concernant les autres, cela dépend de la gravité, il y a même des cas où toute vérité n’est pas bonne à dire mais j’ai l’habitude d’affirmer, que si nous avons droit à toutes les erreurs, se mentir n’en fait pas partie.
      Merci, Gaïa, bisous et belle Fête à toi

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        • Je crois que c’est une de nos épreuves les plus difficiles, Gaïa, voir toutes ces personnes qui souffrent autour de nous, vouloir et pouvoir les aider mais demeurer souvent impuissants car nous ne pouvons conseiller que ceux qui sont prêts à entendre et viennent nous demander cette aide…
          Nous ne pouvons rien forcer… juste confier aux Forces supérieures…
          Merci pour ce bel élan du cœur et doux bisous à toi

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