Les sept étapes du pardon

Comment pardonner à ceux qui nous ont déçus, trahis ou blessés ? Nous avons posé la question à Gabrielle Rubin et à Nicole Fabre, deux psychanalystes qui ont publié un ouvrage sur le sujet. Vade-mecum en sept temps.

Pardon

Accordés sans douleur pour un mot ou un geste de trop, il y a les pardons ordinaires. Et puis il y a les pardons extraordinaires, ceux que nous avons tant de mal à concéder, après avoir été blessés au plus profond de nous-mêmes. Pardonner à un parent bourreau, à un agresseur ou au chauffard qui a renversé l’un de nos proches implique un cheminement intérieur long et exigeant, difficile à vouloir, dur à parcourir.

Acte de courage pour certains, aveu de faiblesse pour d’autres, qui lui préfèrent la vengeance, le pardon va rarement de soi. Pourtant, toutes les victimes qui ont pardonné s’accordent à dire que cette démarche les a libérées, qu’elle a même insufflé une nouvelle énergie dans leur vie.

Car le pardon sert avant tout à se libérer soi-même. Qu’on le demande ou qu’on l’accorde, il est le fruit d’un vrai travail sur soi dont l’issue reste pourtant incertaine : on peut sincèrement souhaiter pardonner sans forcément y parvenir…

Le processus opère en partie à notre insu et, surtout, nous ne sommes pas tous égaux devant le pardon. Sa « réussite » dépend moins de l’outrage subi que de la façon dont nous l’avons vécu. Ainsi, deux enfants abandonnés n’auront pas le même destin. L’un pourra aborder la vie comme un combat, l’autre comme une lutte perdue d’avance… Ils auront peut-être pardonné à leurs parents, peut-être pas.

Chaque histoire est singulière et il existe autant de pardons que de victimes. Malgré tout, nous avons tenté, avec Nicole Fabre et Gabrielle Rubin, deux psychanalystes qui se sont longuement penchées sur la question, d’identifier les grandes étapes qui jalonnent ce chemin.

Décider de ne plus souffrir

Si l’offense ne cesse pas, aucun processus de pardon ne peut s’enclencher. Mais comment y mettre un terme ? Face au coupable – un employeur misogyne, un ami qui a trahi sa parole… –, la victime peut perdre ses moyens, paralysée par sa souffrance.

La première étape consiste donc à décider de ne plus souffrir, à sortir de la violence subie. Quitte à prendre du champ et à mettre de la distance entre soi et le responsable de sa douleur. Dans les cas particulièrement graves, lorsque notre intégrité physique ou psychique est en jeu, la plainte déposée en justice peut être le seul moyen de franchir cette première étape et de mettre le coupable face à ses responsabilités.

Pardonner à un agresseur n’empêche pas de porter plainte car, comme l’a écrit la philosophe Simone Weil, « on ne peut pardonner que ce que l’on peut punir ». La justice, rendue au nom de la société, objective la faute, reconnaît la blessure et désigne le coupable, mais seule la victime, si elle le souhaite, peut pardonner.

Reconnaître que la faute existe

Le passé ne s’efface pas. Inutile de chercher à oublier l’offense. Ce mécanisme de défense enfouit la souffrance, la haine et la rancœur quelque part dans l’inconscient où leur force destructrice continue d’opérer avec encore plus de violence. Reconnaître l’agresseur comme coupable d’une faute, c’est d’abord une nécessité pour soi, pour vivre.

Cela permet, précise la psychanalyste Gabrielle Rubin, de « retourner la culpabilité à l’agresseur et, ainsi, de renouer un lien avec soi-même ». Cela pourra aussi nous éviter de développer des maladies psychosomatiques, ou des conduites d’échecs professionnels et affectifs à répétition.

Exprimer sa colère

Pour pardonner, la victime doit en vouloir à son « bourreau », c’est-à-dire reconnaître sa propre souffrance et accepter qu’elle « sorte ». Agressivité, colère, voire haine sont utiles dans un premier temps. Elles sont signe de bonne santé psychique, signe que la victime n’est pas dans le déni et ne porte pas la faute de l’agresseur sur elle. Comme l’explique Gabrielle Rubin, « la haine est un sentiment très violent, que l’on ne peut pas faire disparaître.

Si l’on n’est pas capable de la retourner contre son agresseur, on la dirige nécessairement contre soi », au risque de déclencher un processus d’autodestruction. Exprimer directement sa colère, sa haine ou ses reproches à son agresseur est rarement envisageable : le coupable peut ne pas se reconnaître comme tel, ou exercer une emprise trop forte sur la victime pour qu’elle ose l’affronter.

Il est quand même possible de faire un travail de détachement en soi : écrire dans un cahier tout ce qui nous anime, s’ouvrir à une personne de confiance ou encore consulter un psychothérapeute si la situation est trop douloureuse.

Cesser de se sentir coupable

La plupart des victimes se sentent paradoxalement coupables de ce qui leur est arrivé. Tenter de savoir quelle part de nous-même a été blessée va permettre de relativiser ce sentiment et la souffrance qui l’accompagne. Est-ce notre orgueil, notre réputation, notre honneur, notre intégrité physique ? 

Répondre à cette question peut aider à « se disculper, c’est-à-dire à reconnaître que sa responsabilité n’est pas engagée », précise la psychanalyste Nicole Fabre. Il s’agit alors de se détacher de son moi idéal, cette image fantasmée de nous-même et de sortir de la litanie « je suis impardonnable de ne pas avoir agi différemment ». Dans certains cas dramatiques – viol, inceste… –, se pardonner à soi-même peut se révéler indispensable pour continuer à vivre.

Comprendre celui qui nous a blessé

Haine et ressentiment peuvent aider à survivre à une agression, mais à long terme, ils nous détruisent. Pour en sortir, il est utile d’essayer de se mettre dans la peau du coupable. Cela donne du sens à l’acte qui nous a fait mal, et dans une certaine mesure, le rend « acceptable ». Comprendre les motivations du coupable ne vise surtout pas à l’excuser, mais à reconnaître ses faiblesses. Le philosophe Paul Ricœur appelait ainsi à « ne pas limiter un homme à ses actes, aussi monstrueux soient-ils ».

Prendre son temps

Pardonner, c’est tout sauf passer l’éponge. Un pardon accordé trop vite ne soulagera personne. Il est conseillé d’attendre qu’il s’impose, presque de lui-même, de « laisser passer le temps tout en étant actif dans le processus », explique Nicole Fabre.

Un pardon accordé trop rapidement peut être perçu par le coupable comme une absolution. Pardonner sans cette attente serait un leurre pour la victime, qui éprouverait encore du ressentiment, même inconsciemment. Et le danger serait, une fois de plus, que cette illusion de pardon se retourne contre la personne blessée.

Redevenir acteur de sa vie

Comment savoir si nous avons vraiment pardonné ? Lorsque nous ne ressentons plus ni colère ni rancœur à l’encontre de celui qui nous a fait souffrir, « lorsque tout sentiment de culpabilité pour ce qui s’est passé a disparu », ajoute Gabrielle Rubin, on peut considérer que l’on a pardonné.

Un autre signe indubitable que le pardon a été accordé est, selon Nicole Fabre, « le passage à l’acte, qui conduit au retour de la mobilité dans sa vie ». Le pardon est souvent un acte libérateur dans lequel la douleur se dissout et qui permet à l’offensé de redevenir acteur de sa vie, de ne plus subir, voire même de revenir plus fort. Pour Nicole Fabre, « pardonner, c’est s’agrandir, c’est laisser en soi la place pour accueillir l’autre. Le vrai chemin de la libération, c’est de franchir le pas qui permet d’aller au-delà du pardon. »

Samuel Socquet-Juglard  

A lire :

Les Paradoxes du pardon de Nicole Fabre, (Albin Michel)

Mille Pardons de Guillemette de Sairigné (Robert Laffont)

Du bon usage de la haine et du pardon de Gabrielle Rubin (Payot)

 

 

 

 

74 réflexions sur “Les sept étapes du pardon

  1. ps : pour ce qui est des 7 étapes évoquées, il me semble que ce ne sont pas des étapes à proprement parler. Ou plus exactement, selon l’individu, il n’y a pas de chronologie stricte. On peut passer de l’une à l’autre sans ordre défini, il peut même, me semble-t-il y avoir simultanéité(s), re-passages et retours.

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    • Bien évidemment, Prunelles, comme pour tout ce qui touche aux émotions, les classifications sont juste des indications, bien imprécises, parfois utiles, quand nous sommes perdus mais, comme tu le dis, tout est personnel et les étapes ne sont pas figées

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  2. Briser les chaînes, panser les plaies, réconforter. lorsque cela s’ouvre à nouveau, recommencer avec patience autant de fois que nécessaire … Car enfin, chacun est seul devant sa souffrance. Le bourreau s’éloigne avec le temps. Lorsqu’il devient fantôme, juste lui demander de retourner dans les limbes, son monde désormais.
    Parfois, c’est beau quand dans la réalité on a la chance de prendre en compte la transformation intérieure du bourreau, sa repentance, consciente ou non, mais surtout sa métamorphose.
    Un grand danger dans tout ça : redevenir l’objet que le bourreau a projeté en nous. Un défi : rester l’Humain que nous sommes tous et considérer le bourreau comme tel malgré sa conscience endormie, car elle ne l’est qu’un instant. Qu’est-ce qu’un instant ?
    Tout être reste éducable, même un bourreau, même si cela prend plus de temps qu’une seule existence ici-bas. Qui suis-je pour enfermer un être dans une seconde de son éternité ? Qui suis-je pour penser qu’à sa place, mon petit moi aurait mieux fait que lui ? Qui suis-je enfin pour oublier que nous sommes faits de même pâte et que je suis certainement passé aussi par des chemins boueux ? Non la vie est loin d’être un long fleuve tranquille avant que nous ne l’ayons domptée.
    Paix à toi Elisabeth.

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    • Je suis émerveillée par ta compréhension si vaste, tout absence du jugement et par cet espoir en l’être humain, malgré toutes nos faiblesses. Merci de tout cœur, Prunelles, la Paix est avec toi, doublée d’un Amour immense

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  3. Quel billet Elisabeht ! J’arrive un peu en retard, mais je suis contente de pouvoir en profiter. Je suis capable de pardonner, de ne plus avoir de rancoeur, mais je ne reviens pas vers les personnes qui m’ont trop fait de mal ; c’est impossible pour moi. J’ai tenté de le faire pour une personne de ma famille très proche, mais je n’ai pas pu parce que dans le fond, je sais que je n’en ai aucune envie.
    Je ne sais pas si je dois en être désolée ou pas.

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    • Quel retard, Gaïa ?🙂 Je crois que le pardon est essentiel mais on dit aussi, de ne pas oublier… alors, revenir vers ceux qui nous ont blessés, surtout s’ils ne changent pas, ça pourrait s’apparenter à du masochisme, non ? Et tu as écrit : en-vie, et ce mot a un sens, qui pour moi, répond à ta question… mais je n’ai pas à le faire à ta place🙂

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      • Tu as tellement raison ! Je n’y ai pas prêté attention sur le coup. Me tenir éloignée de ces personnes me maintient en vie. Merci d’être là. Tu dois être une fée déguiséee en blogueuse.🙂 Bises

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      • Bonjour elisabeth.
        Puisse qu’il est question de pardon,sujet qui me tiens à coeur:je vous ai fait de la peine,vous m’aviez bloqué sur F.B.Aujourd’hui je vous demande pardon en enlevant ce blocage.Une Amitié sur F.B. dépendra de vous mais pas une obligation..quoique votre décision prise,je vous remercie…jyves l’innocent…

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        • Je suis très touchée, Jean-Yves mais vous m’avez déjà demandé pardon, que je vous ai accordé car je ne garde aucune rancune et puis, « l’offense » n’a pas été bien grande🙂
          Je passe peu sur FB et j’ignore comment vous réintégrer parmi mes amis mais j’essayerai, promis.
          Toutes mes amitiés et ne vous tracassez plus avec cette histoire, que j’ai oubliée depuis longtemps

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  4. Elisabeth… Quel bon billet… J’ ai bien aimé ce partage!… Je crois que ces étapes conduisent simultanément à un état de personnel de libération et surtout de bonheur… Je ne le dis pas dans un sense Christian ou purement philanthropique. Pas du tout…
    En perdonant on se libere des charges: l’ animosité durable et le ressentiment (ou encore rancœur) sont des sentiments corrosifs, liés au souvenir passés d’une injustice ou d’une désillusion.
    En les gardant avec nous, on souffrira, inévitablement.
    Je t’ embrasse. Merci beaucoup et bonne semaine pour toi❤ Aquileana😛

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    • Bien belle vision des choses, chère Aquileana, il ne s’agit pas du pardon dans le sens « catholique », ni de celui qui est censé montrer notre bonté du cœur mais bien de la libération de tout ce qui ronge, fait mal et empêche de reprendre sa vie en main.
      Merci pour ton analyse, toujours si juste, je t’embrasse et te souhaite également une douce semaine

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  5. Coucou🙂 J’espère que tu vas bien🙂

    Alors on a trafiqué un peu le blog ce weekend, alors si jamais tu essaies de poster un commentaire, j’aimerai savoir si jamais ça beugue encore ou non🙂

    Je croise les doigts🙂 hihi

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  6. Encore un de ces articles si justes et pertinents. Je pense aussi que certaines personnes ont la capacité de passer par toutes ces étapes pour arriver au pardon sans même le décider assez rapidement. Sans y penser elles se retrouvent un beau matin avec un grand calme intérieur où tout est apaisé. Pour d’autres, ce sera plus long, pour d’autres encore, il faudra un gros travail et une aide pour y arriver. Mais toutes ces personnes seront bien passées par toutes ces étapes avant de retrouver cette sérénité.
    Belle semaine à toi elisabeth

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    • Il est fort juste et pertinent, ce cheminement que tu décris, Mu, effectivement, ces étapes sont franchies à un rythme très personnel, en fonction de chacun et de la gravité de ce qu’il y a à pardonner. Il n’est pas nécessaire non plus de les connaître, pour arriver à ce calme intérieur, l’apaisement et surtout à la libération.
      Merci, et douce semaine à toi

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  7. J’ai lu ce texte plusieurs fois déjà et j’ai vu le « reblog » chez Gavin fois , j’ai cliqué j’♥.
    Un article tellement percutant qui interpelle tout l’être dans sa profondeur. Je ne sais ce qu’il convient de dire parce que le pardon est une affaire personnelle, si intimement lié à la nature de l’offense. On ne peut agir, qu’en conséquence de ses propres limites. C’est –à dire que parfois, il est impossible de trouver en « soi » cette force de pardonner tant l’offense est « impardonnable », tant elle a fait de nos vies, un véritable enfer. Mais il advient qu’un jour, on décide de pardonner, parce qu’il est temps de tourner la page. On peut pardonner de manière intellectuelle, c’est ce que la foi peut inciter à faire par son commandement « Vous pardonnerez comme Dieu vous pardonné ». Mais le vrai pardon est celui qui se vit dans le « cœur », à la racine du « soi » et qui libère l’offenseur de sa dette, qui brise les chaines de la haine et de ses racines amères. Quand le Christ dit  » tu pardonneras soixante- dix -sept fois, sept fois », ce qui est presque impossible humainement, Il exprime ici que le pardon est de nature divine, dans l’amour Absolu. Pour ma part, le pardon m’a permis de vivre libre et j’adhère à l’idée que c’est un cheminement intérieur.
    Merci Elisabeth pour le choix et la pertinence de tes articles.
    Bonne soirée, bisous de coeur ♥

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    • Merci à toi, Lucia, pour cette lecture attentive, et surtout pour la pertinence, la beauté et la profondeur de ton commentaire, qui rejoint tant ma propre vision du pardon.
      Il est effectivement si personnel et intime et sa dimension réside dans cette libération, non seulement la nôtre mais celle qui brise les chaînes invisibles qui attachent et font du mal.
      Le véritable pardon ne peut venir que du cœur et cette aide, que nous puisons dans la foi est primordiale car elle nous donne la force de pardonner même « l’impardonnable ».
      Et cela fait de cet acte un véritable cheminement intérieur qui nous grandit.
      Je suis si heureuse de te lire car tu connais la véritable dimension de cet acte, au-delà des dimensions purement psychologiques.
      Bisous de cœur ♥ et douce semaine à toi

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  8. Cet article dit tout ce qu’il faut savoir sur le pardon, « on ne peut pardonner que ce que l’on peut punir » cette phrase est si profonde, elle m’a fait penser à une situation que j’ai vécue il y a peu, une bonne amie m’a blessée et je ne ressent plus rien aujourd’hui lorsque je pense à elle et à ce qui s’est passée entre nous, elle s’est excusée mais bien qu’ayant acceptée ses excuses j’ai pris des distances, je n’arrive plus à m »imaginer dans une quelconque relation avec elle pour le moment. Pour revenir à cette phrase, je lui ai pardonnée et la punition ici serait que je lui ai privée de mon amitié? Très bel article Élisabeth

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    • Merci, Eloise, pour ce témoignage car le pardon est si personnel et chacun doit le vivre à sa manière. Au-delà de cette notion de « punir », il y a surtout la confiance trahie, par quelqu’un qui t’était proche. Alors, même si la personne te présente ses excuses, que tu acceptes, il a quelque chose de brisé qui empêche de maintenir la relation. L’important reste toutefois ce pardon accordé car il t’a libéré de la souffrance que tu as certainement ressenti.

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      • Oui cela m’a fait souffrir car cette amie comptait beaucoup pour moi, pardonner m’a en effet permis de tourner la page sans rancune et m’a libéré de ce sentiment blessant. Merci à toi pour cet article

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  9. Tout est analysé dans cet article avec tellement de justesse et de finesse! J’y adhère complètement. Néanmoins, certaines souffrances infligées sont tellement intenses, que parvenir au pardon doit être quasiment impossible. Mais cela aussi est évoqué. Quelle force morale, quelle puissance il doit falloir dégager pour non pas oublier, mais pour parvenir à faire le choix de « continuer à être vivant » et de reprendre en main les rênes de sa vie !

    Bonne soirée Elisabeth.

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    • Nous ne sommes pas égaux devant la souffrance, ni dans la capacité à pardonner, Yveline, c’est pour cela que personne n’a le droit de porter un jugement sur celui qui n’est pas prêt…
      Cela dit, les exemples de ceux, qui après avoir vécu l’enfer, ont su « continuer à être vivants » force le respect et l’admiration.
      Merci et douce soirée à toi

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      • Je ne sais pas si nous ne sommes pas égaux devant la souffrance Elisabeth… difficile de comparer des ressentis, en particulier en matière de souffrance morale. Je crois surtout que chaque personne a un parcours qui lui est propre et que non, surtout pas, il ne peut et il ne doit pas être question de jugement. Certains vécus, s’agissant des faits, sont inconstetablement plus douloureux que d’autres. Mais le thème du sujet au fond dans la capacité à pardonner, c’est la reconstruction de la personne blessée, ou comment sortir de cette auto-destruction causée par le chagrin et la souffrance ? Tu as raison, il faut du temps et non seulement du temps, mais parvenir à franchir les étapes décrites dans l’article. Ma pensée va aussi de manière générale aux victimes dont nous entendons si souvent parlées dans les media. Comment diminuer, arrêter leur souffrance ? Il faut que la faute soit reconnue, mais il faut qu’un travail d’acceptation, de reconstruction et de reconquête de l’estime de soi soit mis en place, pour panser et sauver.

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        • Tu as bien raison, Yveline, en soulignant combien il est difficile de comparer des ressentis, en particulier en matière de souffrance morale mais si j’avance cette hypothèse, c’est surtout en pensant à des personnes, qui ont vécu des expériences semblables, et dont certaines s’en sortent, tandis que d’autres ne les surmontent jamais. Et bien sûr, il n’est nullement question de porter un jugement quelconque, tout court, et aussi parce que tant de facteurs entrant en jeu.
          Question de caractère, de la volonté de s’en sortir… il peut y avoir aussi un certain attachement à cette souffrance… oui, cela existe… comme des fragilités psychologiques ou cette volonté de s’autodétruire…
          Et nous nous trouvons si souvent démunis quant à la manière d’apporter de l’aide à ces victimes que tu évoques. Parfois, des solutions pourraient être apportées par des moyens mis en œuvre, comme cette justice, souvent si faillible, une meilleure prise en charge ou tout simplement, davantage d’ouverture dans cette société qui manque si cruellement de compassion.
          Vaste sujet… et je te remercie d’y être si sensible car c’est à chacun de nous aussi, d’y contribuer à son niveau

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  10. Merci Elisabeth !

    Non je ne veux pas mourir. Je suis assez bien , heureuse……
    Parfois mes corde son sensible……
    Je me sens apaisé de lire ton accueil, tu es une personne de grand coeur comme Claudette .
    J`en reviens passsssssssss de ton respect et tes paroles de tendresse.Et si vrai.
    Chaque parole que tu dit es tendre .
    Et oui je crois que si Dieu existe et il nous laisse libre.
    C`est juste des fois ce que mon corps ressent n`est pas en union avec mon corps .

    Johanne merci encore

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    • Il est normal, chère Johanne, que tes souffrances reviennent dans certaines situations, ce sont tes blessures les plus profondes, et celles-là, nous devons y veiller car elles sont toujours fragiles. Mais tu veux vivre et être heureuse, alors, tu les apaiseras avec le temps et beaucoup d’amour pour toi.
      Ma tendresse est sincère car nous sommes tous liés et tu m’en donnes aussi… comme ta confiance, dont je te remercie.
      Je t’embrasse de tout cœur

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  11. Bonjour Elisabeth🙂
    Je pense que le véritable pardon vient du coeur, lorsque nous avons conscientisé notre pouvoir de créateur et conscientisé que l’évenement douloureux n’est là que pour nous « apprendre » quelque chose, que nous l’avons attiré, et qu’il existe pour nous faire grandir, dans cette vie. Pour aller plus loin, je crois que les âmes avaient un contrat bien avant l’incarnation, et que l’événement fait parti de ce que nous devions travailler en descendant ici bas… (bien entendu, je comprends qu’il peut etre difficile pour certains d’interpréter les choses comme cela, il ne s’agit que de mes propres certitudes que je délivre là, que je trouve, au final positives et rassurantes dans le sens où rien n’est fini ou défini, et que tout, absolument tout peut être transformé, y compris nos sentiments, selon comment on se place pour « voir » l’événement vécu…). BIses

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    • Merci, Nadine, tu sais bien que je partage tes opinions, je me garde juste du mot « certitudes » car je le trouve sclérosant🙂
      Toute épreuve est une leçon à vivre, même si je comprends que cela est si difficile à admettre, surtout à ceux qui ne croient pas à notre pouvoir créateur.
      Et même, en ayant cette foi, nous gardons une part de souffrance, due à nos blessures profondes, et là, je crois que sans la Grâce, nous aurions du mal à la transformer.
      Mais l’ouverture du cœur demeure valable pour tous…
      Je t’embrasse et te remercie pour ton témoignage

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      • Bonjour Elisabeth, oui sans le Divin, nous ne pourrions rien transformer. Pour le mot « certitudes », il n’engage que moi, comme je l’ai écrit, dans le sens où, au tréfonds de mes ressentis, je sais que c’est « juste », alors je suis « certaine » ou si tu préfères, en accord avec moi-même, et ces mêmes certitudes évoluent constamment🙂 C’est grâce à cela que je peux « transformer ». (et donc pardonner). Cette transformation n’est jamais immédiate, il me faut passer par les étapes du mental, le taire, pour n’écouter que mon coeur… Cela mettait des mois, fut un temps, et maintenant, quelques jours … Belles bises à toi, et bonne journée à tous🙂

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        • Toujours d’accord avec toi, Nadine, et merci pour ces précisions. Effectivement, la justesse ressentie dans le cœur, ainsi que l’évolution constante me parlent bien mieux, c’était juste le terme qui me heurtait et encore, telle que je te lis, je sais que tu fais ce travail de transformation, qui ne se termine jamais…
          Douce journée à toi

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  12. Bonjour Elisabeth,
    Quel sujet !
    Pas toujours des plus facile d’y venir, pauvre mortel que nous sommes…Il faut souvent du temps…Il y a tant de paramètres qui entrent en jeu.
    Il y a bien longtemps déjà, j’ai lu La dynamique du pardon de Marie-Pierrette Chambre et Etienne Jalenques.

    Un très beau billet que tu nous dépose Elisabeth, un billet qui prône l’amour😉
    Très bonne fin de semaine à toi, tendres bisous

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    • « Si vous regardez à l’intérieur de votre âme, le monde va s’ouvrir à vos yeux et vous verrez »… comme disent les paroles de ce merveilleux chant que tu as choisi, Fanfan… C’est loin d’être facile mais derrière le pardon, il y a l’ouverture du cœur.
      Merci à toi, pour cette justesse.
      Je t’embrasse tendrement et te souhaite un doux week-end

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  13. ‘Because forgiveness is primarily used to free oneself. Being asked or we admit, it is the result of real work on oneself, the outcome remains uncertain, however: you can forgive sincerely wish without necessarily achieving …’

    I so agree.

    fabulous post.

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  14. Bonsoir Elisabeth,
    Pour ma part, j’ai un peu de mal avec la définition du pardon. Ce n’est probablement qu’une question de nuances. Pardonner certes…mais que ce qui est pardonnable. Je pense par contre que pour chacun de nous, il y aura toujours certains gestes ou actes impardonnables. Par contre certains auront besoin de pardonner même l’impardonnable pour se libérer eux-même d’un poids trop lourd… paralysant. Pour ma part, je préfère parler d’acceptation que de pardon. En ce sens, je crois qu’on doit arriver à accepter que de tels gestes ou impairs aient pu subvenir. même aléatoirement. De cette acceptation viendra une certaine compréhension des faits. Dès lors nous n’en ressentirons que moins de culpabilité… trop de victimes se culpabilisent. On doit en arriver à accepter que des injustices peuvent subvenir et que nos actions n’ont parfois rien à y faire. On doit se détacher de cette culpabilité judéo-chrétienne ou sociétaire.
    Il faut aussi savoir accepter que « justice » n’est pas toujours rendue et qu’il ne faut pas l’attendre comme une condition sine qua non pour passer à autre chose.
    Il faut avoir l’humilité d’accepter que l’on a parfois rien à voir avec ce qui nous arrive et qu’on a parfois fort peu de contrôle sur l’application de cette justice.
    On ne mérite pas tout.Il faut même une certaine dose d’humilité pour l’accepter. Une fois cette lucidité atteinte, nous ne pouvons que mieux assumer et garder le cap.

    Encore d’intéressants échanges sur tes articles.
    Mes salutations sincères,

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    • Je conçois très bien que tu aies du mal avec la notion du pardon, Kleaude… effectivement, elle a une forte connotation judéo-chrétienne… mais comme tu dis, tout est question de nuances.
      A l’échelle « humaine », il y a certes, des choses impardonnables mais tu écris très justement, que si nous le faisons, c’est surtout pour se libérer de ce poids si paralysant.
      L’acceptation nous ouvre une perspective plus vaste et nous permet d’admettre que des atrocités sont commises tous les jours et que la justice des hommes reste impuissante.
      Mais il y a aussi le fait de ne pas confondre l’homme avec ses actes, et là, je pense souvent à ces vers de la poétesse polonaise, si difficiles à traduire mais qui disent à peu près : « On ne sait de nous que ce que l’on nous a éprouvés ».
      Qui sait, peut-être dans certaines situations où notre vie serait menacée, nous pourrions devenir des monstres ? Personnellement, j’espère que non mais je n’ai pas été « éprouvée ».
      Et cette lucidité, que tu évoques, je la place là, dans cette acceptation du fait que je ne saurai jamais…
      Merci, pour ce beau témoignage et toutes mes amitiés

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  15. , Mais seule la victime, si elle le souhaite, peut pardonne.
    J`ai lu au complet .
    Parfois j`ai le goût de hurler , des fois le goût de mourir .
    Je me sens libéré sans pardonne, mais sens rancune . Juste je les renié de ma vie.
    J`aime bien vous lire car ça du bon même si il y a des chose qui me ……pour le moment.

    Et belle rose blanche de pureté. près de la mer

    Bonsoir Elisabeth

    tendresse Johannejo

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    • Je comprends, chère Johanne, que tu aies envie d’hurler, j’espère que celle de mourir vient moins souvent… tu as tant souffert…
      Si tu ne ressens pas de rancune, tu es très proche du pardon mais que tu aies renié ces personnes, c’est normal.
      Merci pour le courage de lire cet article, je sais que certains passages peuvent t’être douloureux. Garde cette rose blanche, pure, comme ton cœur et que les vagues de la mer lavent ton chagrin.
      Toute ma tendresse…

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  16. J’ai lu que le pardon n’a de sens que s’il est accordé par la victime à son agresseur sur demande de l’agresseur à sa victime.
    On ne peut donc pardonner à son agresseur s’il ne se repend pas.
    On ne peut pas non plus pardonner à l’agresseur d’un tiers (de quoi on se mêle? 😉 )
    Ce serait la perception religieuse du pardon, cependant, elle ne me parait pas sotte.
    Personnellement, j’ai l’impression de pardonner assez peu et d’oublier souvent. C’est peut-être dû à ma formidable capacité de je-m-en-foutisme ou alors c’est qu’ il ne m’est jamais arrivé quelque chose de vraiment grave (effectivement…)

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    • Personnellement, je crois que l’on peut pardonner, même si
      « l’agresseur » ne se repent pas car souvent, il peut être absent, mort, voire n’éprouver aucun remord. Si nous pardonnons, c’est surtout pour nous libérer d’un poids, sortir du rôle de la victime et reprendre notre vie en main.
      Concernant un tiers, si c’est un proche, nous sommes forcément concernés, comme les parents des enfants assassinés…
      Je ne fais pas trop le lien avec la religion car les vertus libératrices du pardon sont universellement reconnues.
      Bien heureuse, que tu n’aies rien subie de vraiment grave et je remplacerai le « je-m-en-foutisme » par l’indulgence ou le lâcher-prise🙂

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      • En réponse à Elisabeth Berger
        Comme vous parlez bien , je sens le respect du plus profond de mon être quand vous écrivez.
        Le pardon de libération j`aime.
        C`est dur parfois , de savoir si nous avons vraiment pardonné, car seul le mots pardonné me donne … (.je sais pas comment le dire ) dans tout mon corps.

        Parfois je devrais lire et passer, mais c`est plus fort que moi.
        ça doit que le lâcher-prise n`est pas tout ta fait là.
        Et si j`entend aux nouvelle que des agresseurs d`enfants etc.
        Mon coeur veut explosé, alors je doit faire taire cette rage, non cette peine .

        PS , à qui veut bien entendre .

        Toi qui crois en Dieu.
        Ou il est qu`en un agresseurs agresses…. Il voie tout….Pourquoi il fait rien….
        on dit que nous somme enfants de Dieu dans ma religion catholique .Et que Dieu est tout puissant
        Je suis pas Dieu et j`ai quatre et si je voyais un de mes enfants ce faire agressé , l`agresseur deviendrai victime.
        Que fait Dieu…….
        avec tout le respect .
        Voilà ce que pardonné me dit , même si c`est mêler , mon corps aussi.
        Bonne journée

        Merci ….Johannejo

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        • Chère Johannejo, je respecte profondément l’être humain, surtout celui qui souffre, comme toi, et je te demande de ne jamais hésiter de venir t’exprimer ici, même si c’est pour dire ta rage car il n’est pas bon de la garder en toi…
          Tu le dis très bien, si le pardon n’est que verbal, il n’est pas réel, c’est dans le corps que ses effets doivent se faire ressentir car tout ce qui est inscrit dans les cellules doit sortir par là…
          Alors, ne fais pas taire ta colère ni ta peine, nous sommes là pour t’entendre et te soutenir, il n’y aura jamais de jugement…
          Dans ta religion catholique on t’avait dit que Dieu est tout puissant, et il l’est mais il est l’impuissance même aussi car il nous a créé libres et n’intervient jamais, seulement, quand nous le lui demandons et croyons de tout cœur que tout ce qui va faire est pour notre plus grand bien.
          Et là repose le plus grand problème de l’être humain, qui oublie le libre-arbitre. Dieu ne peut rien faire, il nous aime mais nous laisse faire, selon notre volonté, à moins que nous ne nous abandonnions entièrement à la Sienne.
          Bisous tendres et tutoie-moi, s’il te plaît, tu le faisais déjà…

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  17. « La justice, rendue au nom de la société, objective la faute, reconnaît la blessure et désigne le coupable, mais seule la victime, si elle le souhaite, peut pardonner. » Non, la justice fait rien et je pense que pour se réparer, il faut savoir que ce sera un nouveau traumatisme.
    De mon activité d’aide aux victimes, j’ai fait ce triste constat : la justice n’est pas rendue (sauf exception qui confirme…). Entamer une procédure, c’est engager un budget énorme qui est plus utile dans une psychothérapie. Et puis les peines pour viol (par exemple), sont si faibles que tu as le sentiment que c’est toi la coupable quand tu es finalement obligée de déménager, de changer de nom…..pour te reconstruire. Et j’ai de trop nombreux cas en tête. J’ai de la chance de m’en sortir parce que la psychanalyse m’a aidée.
    J’ai pardonné à tous ceux là pour vivre en paix. J’ai ressorti le coté positif, parce qu’il y en a toujours un.
    Par contre, autant je n’ai pas particulièrement de haine pour les Trolls, autant le pardon n’est pas pour demain tant ils insistent lourdement depuis maintenant plus de deux ans!
    Pas simple tout ça.
    Cependant, le pardon est libérateur, je confirme.
    Je squatte un peu ton blog Elisabeth😉
    Amitiés

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    • Tu ne squattes pas, Annawenn, tu nous livres un bien triste constat, avec lequel je suis entièrement d’accord car si la phrase que tu cites, est juste dans l’absolu, en pratique, celle que tu as vécue, la justice est très mal rendue. Et cela ne fait qu’augmenter le traumatisme de la victime…
      Non, pas simple du tout…
      Merci pour ton témoignage, pour cette belle reconstruction que tu as faite et pour la reconnaissance du pouvoir libérateur du pardon… quand nous sommes prêts à l’accorder.
      Bisous et courage pour les Trolls

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    • Ça fait du bien de vous lire.
      Que veux dire en fait pardonné…..
      Mon agresseur qui était ( Père parce que la société appel Ça père.)
      Me demandait pardon avant chaque nouvelle agressions ou presque en pleurent , ce traitait de chien ect, le grand coût théâtre ect………et voilà qu`il recommence.
      IL a eu un cancer plusieurs mois il me demandait …par frères et soeurs, docteur , infirmière me téléphonait ect pour que j`assaille voir mon ( père pour que vous comprenez )
      au dernier recours un prête m`a appel m`explique qu`il avait des choses a me dire, et qu`il croyait qu`il ne partait pas pour ça.( culpabilité ect sens suit )
      je suis allé il pesait 66 livre l`infirmière l`a aidé a s`asseoir, il était bien lucide .
      il m`a demander pardon pour tout ce qu`il m`a fait…..l`infirmière trouvait qu`il était bon . comme c`est beau disait- t`elle .et moi, j`ai dit bon meurt maintenant et je suis sortir, l`infirmière a dit vous êtes don bien méchante d`avoir dit ça avec son n`air de mépris. Il est décéder 15 minute ou 20 après ça.

      Peut-être vous me jugerez,

      Une autre chose.
      ET la mère :même chose pour la femme qui ma mis au monde ( mère parce que la société appel Ça mère) on m`a appelé et j`ai dit j`espère quelle est morte il mon dit oui, j`ai dit enfin débarrassé.

      Peut-être vous me juger et c`est correct .

      c`est ce que j`ai fait , triste que mon sentiment soie rendu là et croie moi, il n`est pas gratuit.
      j`avais le gôut de partager , car le pardon me rend si triste.
      des fois qu`en on ta fait la haine et la torture il n`y a plus de retour pour ces agresseurs.

      PS : et je peu vous dire que je suis qu`elle qu`un de bien .
      J`écris ça surtout si quelqu`un a eu le même sentiment ….face….
      Je suis bien heureuse haujourd`hui et libre.

      Ps ::si ça pas sa place, ne le publie pas, je ne serait pas offensé et je comprend la dureté de ce que je dit.

      J`écris pour JO
      Johanne tendresse

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      • Tu l’as écrit en conscience et je t’en remercie… puissent ces paroles soulager ton cœur. Personne n’a le droit de te juger, et les gens qui viennent ici ont le cœur grand ouvert, tu ne recevras que soutien et compassion. Toute ma tendresse, chère Johanne, sois libre et heureuse

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