Les Métamorphoses de l’amour

feuilles

« C’est vous, mon prince ? Vous vous êtes fait bien longtemps attendre », tel est le fantasme messianique de l’amour. Le dernier livre de Nicolas Grimaldi, cavalier philosophe, lui, ne s’est pas fait attendre : Les Métamorphoses de l’amour transfigurent plus qu’elles ne cristallisent nos existences.

Obsession la mieux partagée, la moins partageable! Sans raison ni pourquoi, l’amour nous envoûte au point de nous métamorphoser. L’attente insoutenable, la solitude, intolérable, la révélation injustifiable, mais encore le désir fusionnel ou la frénésie possessive, sont, selon Nicolas Grimaldi, autant de philtres de l’amour qui rendent « toutes les amours semblables sans qu’aucun ne soit jamais pareil aux autres ».

Car le paradoxe de l’amour est de nous rendre nécessaire ce qu’il y a de plus contingent, unique la plus banale personne. Dès lors, tout lui est assujetti. Si bien que dans la double vie que nous menons tous, écartelés entre celle sociale – que nous soyons plombier, psychanalyste ou proxénète – et celle amoureuse, nous choisirons toujours la seconde pour fusionner dans cette  « identité à deux ».

Mirage de l’amour

Pour combler l’attente de nos vies suspendues à notre finitude, nous tentons de les unir pensant leur épargner la morosité de la solitude, la banalité de l’ennui. Or, rien n’est plus illusoire que d’attendre d’autrui la danse de notre vie. A plus forte raison, nous ne connaissons rien de cet autre dans lequel nous souhaiterions vivre.

Son caractère, ses humeurs, ses pensées impénétrables, nous les ignorons d’autant plus que nous lui prêtons toutes les nôtres. « Notre ravissement le ravit. » Et nous en sommes ravis ! Comment dans ce mirage de l’amour pouvons-nous ne pas nous tromper ? Irrésistible plaisir de croire aux fantasmes qu’on attribue à l’aimé, irrépressible désir de l’amant de croire à nos projections.

Ce que l’aimé finit par aimer, « c’est donc moins celui qui l’aime, que la façon dont il l’aime, au point de se résigner à l’aimer pour qu’il ne se lasse pas de le faire ». Ce qu’on aime, c’est donc moins celui qui nous aime que la manière dont il nous aime.

Un cercle carré

Le cercle de l’amour semble à jamais carré. Et c’est justement pour ne pas tourner en rond que Nicolas Grimaldi sans briser la circularité de l’amour, l’ouvre par et vers sa transfiguration. D’une plume acérée, il fend les contre-sens sur et de l’amour. Réquisitionnant Pascal comme Constant, louant Claudel comme Autant-Lara, Grimaldi a le souci d’un détail, exemplaire, qui donne vie à ses métamorphoses.

Sollicitant Simondon, il fait le récit d’un artisan flamand jeté sur les routes lors de l’exode de 1940 qui rencontre une inconnue, jusqu’à « sa chair entrouverte ». Prime « révélation de l’amour  »quoique l’artisan ne l’eût pas encore vraiment regardé » toute l’humanité lui paraissant pourtant s’être résumée en elle ».

La « cristallisation »

C’est par cette philosophie nourrie d’expériences que Grimaldi démythifie toute la tradition intellectualiste qui fait de l’amour l’Idée d’une beauté. Or selon lui, l’amour n’est pas attiré par les perfections de l’amant, comme une fleur par le soleil. Plus encore, l’amour, irréductible à toute connaissance, persiste à nous envouter malgré les défauts que nous connaissons de l’être aimé.

A rebours de la cristallisation stendhalienne, l’amour ne nous fait pas apparaître l’autre autrement qu’il n’est : petit, chauve, bedonnant, il le restera à nos yeux, quand bien même aveuglés. La cristallisation consiste seulement à fantasmer l’adoration d’une existence qu’elle partagerait. « Notre amour ne transfigure donc pas la personne aimée, mais nous fait imaginer notre existence transfigurée par elle. »

L’amour, cet Absolu

Si l’amour semble donc la chose au monde la plus naturelle, le fait même d’aimer nous fait cependant éprouver le plus « surnaturel ». Car quoi de plus sur-rationnel que cet amour qui nous soustrait à la contingence de notre existence ? « Parce que le propre de l’attente est de porter originairement en elle le sens de ce qui ne laisserait plus rien à attendre, toute attente pose au-devant d’elle-même, comme son horizon, le sens de l’infini, de l’éternité, de la perfection, de la béatitude, c’est-à-dire de l’absolu ».

Voilà pourquoi dans l’amour chacun se sent uni à l’autre du même lien qui le relie à l’Absolu, au re-ligere. Que ce soit l’expérience religieuse et amoureuse, elles ont par analogie « leur révélation, leur culte, leurs rites, leurs sacrifices, leurs sacrements, leur célébrations et leurs adorations. »

Deux expériences creusées par la même solitude, le même vide, la même attente à trouver hors de soi, son soi, d’exister, de s’extasier. Si Balzac considérait la religion comme « le premier amour des jeunes âmes »; quelle vérité de la conscience cherche-t-on dans la foi comme dans l’amour ? A cette énigme, ce petit livre tel un codicille à la vie, ouvre des possibles inattendus, dans un bric-à-broc jouissif.

Rochers

« Laissez-moi vous aimer »

La foi comme l’amour ne sont-ils pas ce désir d’accomplir en soi la volonté d’un autre, de n’exister qu’ in manus tuas ? En sorte que plus la conscience religieuse sent le don qu’elle fait d’elle-même à Dieu, plus elle ressent son union. De même la conscience amoureuse sent sa vie « fusionnée » d’autant plus intensément qu’elle la  « transfuse » dans celle de l’aimé. « Avoir la foi, c’est donc comme se sentir aimé. »

Que ce soit la prière de l’amant (« Laissez-moi vous aimer ») ou celle du croyant (« Acceptez que je vous serve »), elles supplient moins de recevoir que de donner. Or, si dans l’expérience religieuse et amoureuse, l’homme se donne à un autre ou un Autre, comment être soi sans être absorbé dans ces altérités? Contre cet engloutissement du moi, Nicolas Grimaldi tente de préserver la singularité du soi, en distinguant deux amours.

Un amour tout autre

Comme le premier cherche à avaler l’autre, jusqu’à digérer son altérité, on attendrait que l’autre devienne réciproquement un double de nous-même, jusqu’à pouvoir se retrouver en lui. Spinoza soulignait déjà que notre amour pour Dieu n’est qu’une des manières que celui-ci a lui-même de s’aimer. Un tel amour malheureux de soi, « nous ferait alors attendre du regard d’un autre l’image à laquelle nous voudrions nous identifier ». A l’inverse, le second amour s’exalte de ce qui fait de l’autre « un tout autre » que moi.

Un « autre style d’humanité »

De même que l’on apprécie une musique selon son style, de même cet amour nous invite à découvrir en l’autre un « autre style d’humanité ». Si notre joie ou mélancolie résonne en un air de musique, nous ne voulons pas tant les reconnaître que les découvrir, d’une autre oreille. Pareillement, nous nous éprenons d’une personne, selon la musicalité que tout son style exprime.

« En ce sens, aimer quelqu’un, ce serait être tellement bouleversé par sa musicalité qu’on ne désirât rien tant que l’accompagner, tant on voudrait qu’il ne pût être aussi parfaitement lui-même qu’en l’étant avec nous. » Dans La Mouette, Tchekhov fait état de cette dévotion, à travers Nina qui donna sa vie à autrui pour servir son existence: « Si jamais tu avais besoin de ma vie, viens et prends-là. »

Camille Tassel dans Le Monde des Religions

Nicolas Grimaldi  Métamorphoses de l’amour Grasset, 2011

 

 

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35 réflexions sur “Les Métamorphoses de l’amour

  1. Salut Elisabeth!,

    Je partage l’idée de l’auteur selon laquelle les métamorphoses de l’amour transfigurent plus qu’elles ne cristallisent nos existences.
    Le concept de cristallisation m’a paru très intéressant en tant qu’il consiste « à fantasmer l’adoration d’une existence »… Et car: « Notre amour ne transfigure donc pas la personne aimée, mais nous fait imaginer notre existence transfigurée par elle ».
    L’ Amour Absolu m’a rappelé a l’idée de l’ Amour selon les poètes du Romanticisme, aussi liée au sens de l’infini, de l’éternité et de la perfection (presque dans un sens platonicien)

    Superbe billet…Merci beaucoup d’ avoir partagé ⭐
    Je t’ embrasse, Aquileana 😀

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    • L’amour qui transfigure, élève notre existence, nous rend meilleurs par cette quête de l’Absolu est une idée si élevée, Aquileana.
      Merci pour le rappel de cette philosophie, initiée par Platon où se sont ses qualités qui sont aimées dans une personne, et non la personne elle-même. Un amour par l’Esprit, un amour dans les idées, « lié au sens de l’infini, de l’éternité et de la perfection ».
      Tu as une si belle compréhension, nourrie par tes riches lectures. Superbe commentaire ⭐
      Je t’embrasse

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  2. Je n’ai certes pas le talent d’écriture de Grimaldi. C’est donc très platement que j’observerai que quelle que soit la description qu’on fasse de l’amour (avec plus ou moins de succès?), il est indispensable car il existe depuis toujours. D’autre part, même quand on est incapable de le décrire, on sait parfaitement le reconnaitre quand il se manifeste.

    Rien à voir, mais je n’ai pu m’empêcher de sourire en lisant dans cet article très sérieux :
    « Le cercle de l’amour semble à jamais carré. Et c’est justement pour ne pas tourner en rond que Nicolas Grimaldi sans briser la circularité de l’amour… »
    C’est une nouvelle géométrie? 😉

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    • J’aime beaucoup la sincérité mordante de tes commentaires, Mo, ils nous empêchent de tourner en rond 🙂
      Cela dit, comme je viens de répondre, l’humanité tourne depuis la nuit des temps autour des mêmes sujets, seule la manière d’en parler fait la différence.
      Et aussi, nous aimons tous mais combien sont conscients de tous les pièges, mensonges et illusions qui se cachent derrière ce sentiment, qui n’est souvent que désir de possession, peur de la solitude ou le besoin narcissique de se voir dans les yeux de l’autre… et j’en passe.
      Alors, bien sûr, rien de nouveau sous le soleil mais certaines géométries sont utiles à revoir 🙂

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  3. « L’amour c’est vouloir donner quelque chose qu’on a pas à quelqu’un qui n’en veut pas » je ne suis pas sûr d’avoir saisi tout à fait le sens de cette citation mais je trouve qu’elle sonne bien. Merci Elisabeth, d’avoir pensé à dire un mot sur les proxénètes, notre profession est souvent mise à l’écart tu sais… ^^

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    • C’est du Lacan, et je t’avoue, que je n’y ai jamais compris grand chose mais effectivement, ça sonne bien 🙂 Vous êtes fort bien instruits dans la profession 🙂 J’ai aimé ce passage aussi, il va peut-être m’attirer des visiteurs, comme pour tes « poilus à la préfecture » ?
      Tu n’as jamais songé à devenir humoriste ? Je crois que tu aurais un grand avenir dans ce métier…

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  4. Etre bouleversé par la musicalité de l’autre, l’aimer non pas malgré ses défauts mais avec eux… Parce qu’il est lui, dans son entier. Parce que ce tout le compose… Ce soir je suis amoureuse ! Merci pour ce rappel de l’essentiel Elisabeth 🙂

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  5. Comme disait je ne sais plus qui, il ne se reconnaitra pas puisqu’il est mort  » l’amour est aveugle, mais le mariage lui rend la vue  » un peu d’humour pour cet article très très sérieux. 😀

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    • Ce cher et inoubliable Oscar Wilde… Merci pour cette citation, j’en rajoute d’autres 🙂
      « Le mariage est la principale cause de divorce »
      « Les hommes se marient par lassitude, les femmes par curiosité… Les deux sont déçus. »
      Toujours Oscar
      « Les chaînes du mariage sont lourdes, il faut être deux pour les porter; parfois trois »
      Alexandre Dumas
      « Dans tous les cas mariez vous, si vous tombez sur une bonne épouse vous serez heureux, si vous tombez sur une mauvaise, vous deviendrez philosophe, ce qui est excellent pour l’homme »
      Socrate

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  6. Bonsoir Elisabeth,
    Aimer est un merveilleux verbe mais comme il est complexe.
    Y a t-il vraiment un mode d’emploi afin de bien aimer, en théorie oui, mais c’est de la théorie. Nous avons tous une base d’éducation et un vécu qui vient nous mettre des battons dans les roues. Voilà pourquoi il y a tant de version de l’amour, chacun ayant sa définition.
    Je crois que le principal, c’est avant toute chose, de vivre au mieux l’amour que l’on donne ainsi que celui que l’on reçoit.
    C’est encore et toujours une question de justesse qu’en a sa gestion, si je peux employer ce terme. Mais peut-on en la matière « gérer » ? ! Personnellement j’en doute, et toi qu’en penses tu Elisabeth ?
    J’ai adoré ceci « la musicalité de l’autre », ma foi, ce terme me plait bien, car effectivement nous sommes bien dans l’ordre de la vibration 😉

    Je te remercie Elisabeth, pour cette publication qui m’a fait méditer et te souhaite une très belle soirée ainsi qu’une douce nuit.
    Doux bisous

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    • Tu as raison, Fanfan, les plus belles théories s’effacent devant notre vécu, et le principal reste « de vivre au mieux l’amour que l’on donne ainsi que celui que l’on reçoit », en demeurant dans cette justesse, qui revient encore.
      Je crois que « gérer » peut être compris dans le sens accepter, accueillir, ne pas se mentir… comme on gère ses émotions, en ne se laissant pas « déborder » car si les sentiments ne se commandent pas, ils peuvent être vécus le plus consciemment possible.
      Un grand merci à toi car la chanson choisie est une merveilleuse vibration et tes « méditations » sont si belles.
      Toute ma tendresse…

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  7. « En ce sens, aimer quelqu’un, ce serait être tellement bouleversé par sa musicalité qu’on ne désirât rien tant que l’accompagner, tant on voudrait qu’il ne pût être aussi parfaitement lui-même qu’en l’étant avec nous. »
    … Ce serait être « bouleversé » par sa couleur vivante, son parfum d’âme vibrante ou sa façon de danser, la vie , par extension « notre » vie à tous deux. La façon d’agencer, d’être ému et ce petit pli-là, juste au coin, cette ride qui naît. Ce regard d’Homme ( au sens philosophique ), son absorption, son mouvement de rendu. enfin sa petite poudre d’ étincelle. Nécessité de ne pas fusionner, sinon qu’à des moments furtifs précis, sous peine de s’éloigner l’un de l’autre et se perdre.
    Bonne journée Elisabeth.

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  8. 🙂 comme l’Amour envers l’Autre nous fait tant « réfléchir » dans le Miroir du moi…. qui devient un Soi sans le vouloir, tentant d’offrir à son reflet le meilleur ;)….
    tous ses liens ne répondent qu’à la nécessité d’aimer pour être aimer, et souvent le cristallise en étant « limité »…
    aimant les autres, selon les conditions, en fait ses propres convictions….

    la Foi par ses msg quel qu’ils soient, et nous y conduit en actions dans une dimension extraordinaire, en détachement de cette réalité,
    aimer l’autre, sans compter, sans préjugé, + que Soi-même donc sans raison, sans égo…
    afin de nous accomplir en Être de Lumière,
    éclairé de toute la pureté de l’Amour le plus simple et le + riche, en liberté …face à cette grande Misère humaine, qui ne sait pas « s’aimer soi-même en priorité »,
    afin de le distiller en mains et sans chaines dans Tout l’Univers, 🙂

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  9. L’amour, vaste sujet. Pour moi, le véritable amour est inconditionnel. Que ce soit l’amour pour ses enfants (on y revient) ou l’amour du conjoint, je ne sais pas si on aime vraiment en attendant de l’autre.
    Nous sommes ce que nous sommes.
    Je n’attends pas (ou plus lol) de l’autre qu’il change pour moi. Quand on aime, on s’adapte l’un à l’autre. Une vie à deux est presque idéale quand on vit avec l’âme soeur.
    De toute façon, si je commence à vouloir changer Elrohir, autant attendre le St Esprit.
    Ce qui me rappelle le livre qui a réussi à m’atteindre dans mon anorexie : « Je m’aime donc je vis ». Pour aimer les autres, il faut avant tout s’aimer soi-même et se respecter.
    Et pourtant, quand on aime, on change. Pourquoi? Le regard aimant et bienveillant de l’autre? Le bien-être? La confiance, le calme, l’envie d’être ensemble dans les prés? 😉
    Je suis comme tout le monde, même si certaines tâches m’emm* profondément, je les fais presque avec joie si c’est pour faire plaisir.
    Ce qui m’envoi à l’atelier terminer un blouson 😀
    Bises, bonne journée chère Élisabeth.

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    • Merci pour cette magnifique compréhension, Annawenn. Bien évidemment, nous cherchons tous un amour inconditionnel mais si nous sommes vraiment et profondément honnêtes avec nous, nous savons qu’il est quasi-impossible à vivre… peut-être ce qui s’en approche le plus, est l’amour d’une mère mais pas n’importe laquelle.
      Dans une relation, il y a toujours des attentes, celles qui viennent de nos besoins, manques, blessures, l’essentiel est juste de le reconnaître et travailler sur cet amour de soi, qui nous ouvre à l’acceptation de l’autre… surtout, sans vouloir le changer.
      Si changement il y a, il vient, comme tu dis, d’une envie d’un mieux-être à deux, et aussi de ce regard bienveillant et confiant qui nous accueille mais dit aussi : « tu peux devenir meilleur ».
      Le Saint-Esprit emprunte peut-être ce chemin ? 🙂 Et le blouson, ne serait-il pas pour Elrohir ?
      J’espère que tu le mettras sur ton blog… douce journée, je t’embrasse belle Fée

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  10. Mirage of love
    To meet the expectations of our finitude suspended our lives, we try to unite thinking spare them the gloom of solitude, the banality of boredom. But nothing is more illusory than waiting for others dance of life. A fortiori, we know nothing of the other in which we would live.

    love it.

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  11. Bonsoir Elisabeth,,,,
    Oufff…. que voilà une analyse cartésienne de l’amour!!!,,,;-) L’être de passion et de « feeling » que je suis s’y perd. Je trouve qu’on s’en remet ici un peu trop à l’autre… de là tant de risques de dépendance ou de déception.
    J’aime la première partie de cette citation: « « En ce sens, aimer quelqu’un, ce serait être tellement bouleversé par sa musicalité qu’on ne désirât rien tant que l’accompagner…. » mais j’aime moins la suite du même énoncé: « …tant on voudrait qu’il ne pût être aussi parfaitement lui-même qu’en l’étant avec nous. » » Je grimace un peu à cette notion de possessivité…
    Quoi qu’il en soit, à chacun son rapport avec l’amour….moi je suis plus doué pour le romancer en mots que pour le comprendre… 🙂 Alors je vais persister en poésie…..

    Mes amitiés sincères

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    • Je souris, Kleaude, puisque nous sommes trois à aimer ce passage… Manouchka vient de le citer… Et je ne m’étonne pas que tu n’apprécies pas l’autre, puisque justement, l’auteur met à nu ce qui se joue souvent derrière les prétendues « amours »…
      Ta passion s’accommode mal des analyses, alors oui, continue à nous ravir avec tes magnifiques poèmes…
      Merci pour ta fidèle présence et mes amitiés sincères

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    • Cher Claude ….

      Nous avons cliqué sur les mêmes mots …
      Par contre j’ai interprété différemment la seconde partie :  » Tant on voudrait qu’il ne pût être aussi parfaitement lui-même qu’en l’étant avec nous  » ….
      J’avais compris, qu’étant personnellement une personne qui accepte l’autre tel qu’il est, cet autre pouvait se permettre d’ être parfaitement lui-même …(sans possessivité…ou exclusivité…)….mais plutôt parce qu’il ou elle se sentirait à l’aise d’être authentique, sans masque…
      Je comprends mieux ton point de vue, dans lequel tu vois le côté exclusif et possessif et ça t’a chicoté …et ça me chicote aussi …Crois-moi….
      Je reste perplexe devant tes derniers mots :  » moi je suis plus doué pour le romancer en mots que pour le comprendre… » Ce dont je doute fort …( sourire )

      Sincèrement
      Manouchka

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  12. Bonsoir Elisabeth,

    Cet article est bouleversant …Tout ce qui touche l’amour me fait frissonner …entre autres :
     » « En ce sens, aimer quelqu’un, ce serait être tellement bouleversé par sa musicalité qu’on ne désirât rien tant que l’accompagner, tant on voudrait qu’il ne pût être aussi parfaitement lui-même qu’en l’étant avec nous. »

    Tendresse
    Manouchka

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