La percée de l’Être

Etre

Grâce à la source sacrée de son Être, l’homme a la possibilité de vivre l’expérience intérieure, de subir des métamorphoses, et d’éveiller des forces témoignant d’une réalité plus profonde que celle reflétée par l’édifice de son propre esprit !

L’homme peut découvrir en lui cette Réalité qui, s’il s’en laisse pénétrer, le libère de la crainte de la mort, lui fait accepter ce qui est insupportable à sa raison ; et dans la mesure où il se trouve justement des plus solitaire, libère en lui une mystérieuse présence d’amour.

Le chemin de cette foi-là doit nécessairement passer par le détour de l’esprit humain ; ce n’est que l’échec de ce détour qui rend l’homme conscient et mûr, et lui permet d’entendre, en lui-même l’esprit de la vérité.

L’être est une réalité qui nous appelle intérieurement à travers une souffrance particulière ; il est la véritable Réalité, en nous et en chaque chose ; la vraie racine du sujet humain en face de laquelle notre moi n’est qu’un pseudo-sujet. Cet être caché par le moi existentiel, est le grand partenaire de notre vie ; si nous écoutons sa voix, il se révèle en sa qualité d’esprit sauveur.

Sauveur, en ce qu’il nous conduit à nouveau à l’Unité essentielle, nous donnant d’une façon totalement différente la sécurité, la perfection et la totalité. Seule l’expérience issue de notre Être, qui nous enseigne que toute chose a sa finalité — même la mort, le non-sens apparent et la solitude — ouvrira l’homme à cet être en lui, en sorte qu’il ne s’irrite plus de sa limitation temporelle.

Comment cet Être se manifeste-t-il ?

Un critère certain est le fait que notre Être exige toujours de nous l’acceptation de la vie totale, telle qu’elle se présente, avec sa douleur et sa souffrance; et que faisant fi de nos aspirations égoïstes, il ne tolère aucun repos, aucun arrêt ; bien au contraire, il exige que nous soyons toujours prêts au lâcher-prise, à accepter la mort.

Quel est le facteur décisif qui, dans n’importe quelle situation, procure le calme intérieur durable ; cette source de paix bienfaisante pour les autres? Voici la réponse : pouvoir abandonner cette résistance à ne pouvoir admettre, même vis-à-vis de soi-même, ses propres fautes et faiblesses; à ne pas être capable de descendre du piédestal sur lequel on s’est mis ; non seulement vis-à-vis des autres mais vis-à-vis de soi. C’est là une vieille vérité.

Une des tâches les plus difficiles donnée à l’homme est de renoncer à lui-même, au désir de se mettre en avant, à vouloir que le monde corresponde à l’idée qu’il s’en fait.

Seule l’indépendance qui jaillit du tréfonds de notre Être, et dont la croissance dépend non seulement de la reconnaissance de nos dons, mais également de leurs limites, est à la racine de cette « confiance » et de cette fierté authentique car elle est solidement fondée en elle-même.

La condition de toute fécondité est la capacité d’union avec un autre, c’est-à-dire celle d’ouvrir les barrières derrière lesquelles on se protège.

Mûrir c’est apprendre toujours à nouveau. La première vertu spirituelle est une objectivité incorruptible. La deuxième vertu est une calme assurance reposant sur un ensemble de valeurs objectives. La troisième est le témoignage de la profondeur.

C’est donc encore un signe de maturité que de rester ouvert à la transformation perpétuelle. Le deuxième signe de maturité est une sérénité qui ne se laisse jamais assombrir. Le troisième signe est une bonté immuable.

Devenir un avec la source de notre Être : tel est le chemin de la maturité intérieure. Le tout est de comprendre les signes, de les écouter et de les suivre fidèlement.

Manifester dans l’existence l’Être qui est au-delà du temps et de l’espace, et pas là même réaliser son être essentiel métapsychique, dans, et à travers la personnalité psycho-physique, telle est la destinée de l’homme.

La renaissance est un événement qui n’est pas réservé aux chrétiens ni aux représentants d’une autre croyance. Elle correspond à une aspiration fondamentale appartenant à la piété pré et post-théologique de tout homme ; elle prend racine dans toute expérience humaine fondamentale possible à un certain niveau de maturité.

Afin que la lumière surnaturelle resplendisse, trois conditions sont nécessaires

  • Avoir l’intuition de l’Être
  • Demeurer dans l’Être
  • Se fondre dans l’Être : sentir, s’ouvrir, s’intégrer

Vivre et cheminer un chemin conformément au devenir de son propre Être, faire coïncider l’existence vécue, au jour le jour, avec notre Être pressenti ; telle est notre destination.

La conscience de soi est le sentiment spontané d’une valeur propre une conscience chargée de la plénitude de l’Être, remplie d’une promesse intérieure qui rend fort et sûr de soi, tout en procurant un grand calme ayant sa source en lui-même.

Le sens de la méditation est de rapatrier l’âme dans cet Être qui ne s’ouvre que par l’expérience révélatrice et qui purifie l’homme de la domination du rationnel.

Mûrir, humainement parlant, consiste à vaincre l’aveuglement de l’autonomie du moi et du monde objectif, puis à découvrir le vrai Soi profond qui vit et œuvre librement en puisant à la source de son Être essentiel.

L’homme est prêt à s’engager sur le chemin de la maturité lorsqu’il a atteint les limites de son pouvoir naturel.

La maturité dont le fruit est le nouvel homme présuppose la fusion du moi et de l’être essentiel à son assurance, à sa suffisance, à son autonomie imaginaire.

Ce ne sont ni des paroles, ni des actes,  ni des œuvres qui attestent la vérité de l’Être, mais ce qui dans le silence émane directement du noyau de l’Être.

Karlfried Graf Dürckheim La percée de l’être : Ou les étapes de la maturité Le Courrier du Livre

 

40 réflexions sur “La percée de l’Être

    • Juste deux références de l’enseignement de Karl Graf Dürckheim ((1896-1988), le bouddhisme, qui serait né au VIe siècle avant J.C. et Maître Eckhart (1260-1328), théologien et philosophe dominicain, le premier des mystiques rhénan.
      Donc, rien qu’à regarder les dates, tu constateras bien, que cet enseignement est bien plus ancien, et j’ajouterai, tellement plus profond que les théories, souvent fort « fumeuses » de « New Age », phénomène récent, avec lequel j’ai beaucoup de mal.
      Alors, je veux bien Mo, que tu sois matérialiste, et suis heureuse que tu ailles bien mais il serait bon que tu puisses faire la différence entre la sagesse ancienne et les modes récentes…

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  1. Merci Elisabeth pour cet article et ses nombreuses pistes de réflexions …

    J’ai visité les liens…visionné les vidéos …: magnifiques …
    Bien sûr tout cela me touche profondément …et me confirme dans cette quête quotidienne….ce voyage vers SOI …

     » Le chemin de cette foi-là doit nécessairement passer par le détour de l’esprit humain ; ce n’est que l’échec de ce détour qui rend l’homme conscient et mûr, et lui permet d’entendre, en lui-même l’esprit de la vérité.L’être est une réalité qui nous appelle intérieurement à travers une souffrance particulière ; il est la véritable Réalité, en nous et en chaque chose ; la vraie racine du sujet humain en face de laquelle notre moi n’est qu’un pseudo-sujet. Cet être caché par le moi existentiel, est le grand partenaire de notre vie ; si nous écoutons sa voix, il se révèle en sa qualité d’esprit sauveur.
    Sauveur, en ce qu’il nous conduit à nouveau à l’Unité essentielle, nous donnant d’une façon totalement différente la sécurité, la perfection et la totalité. Seule l’expérience issue de notre Être, qui nous enseigne que toute chose a sa finalité — même la mort, le non-sens apparent et la solitude — ouvrira l’homme à cet être en lui, en sorte qu’il ne s’irrite plus de sa limitation temporelle ».

    Bonne semaine Elisabeth
    Tendresse
    Manouchka

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    • Très touchée que tu aies apprécié, chère Manouchka, je sais que ces mots correspondent à ta quête, avec son lot de souffrances mais aussi la volonté de sortir de son petit « moi existentiel », pour se connecter à cette Grande Vie qui nous réconcilie avec notre limitation temporelle, l’absurde et ce non-sens apparent.
      Toute ma tendresse et douce semaine à toi

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    • J’ajouterais ce passage :  » C’est donc encore un signe de maturité que de rester ouvert à la transformation perpétuelle. Le deuxième signe de maturité est une sérénité qui ne se laisse jamais assombrir. Le troisième signe est une bonté immuable.Devenir un avec la source de notre Être : tel est le chemin de la maturité intérieure. Le tout est de comprendre les signes, de les écouter et de les suivre fidèlement.  »

      xxx

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  2. Bon week-end Elisabeth,
    J’arrive enfin chez toi. Non, non je ne t’ai pas oubliée. Je fais de la photo et je vis au jour le jour. Ce qui n’empêche pas que je pense comme tout être vivant. Lorsque je viens chez toi, je sais que ce que tu auras déposé aura un gros impact sur mon subconscient. Alors ici je viens de lire une première fois. Et aïe, moi pas tout compris. Toutefois, les mots suivent leur cheminement malgré soi🙂 et là je souris à l’être, ce que je ne comprends pas en ce qui me concerne. Et soudain je me dis : « j’ai zappé l’essentiel, du début du texte, indépendamment de ce que je pense, c’est ceci »
    Tu as écrit :
    « Grâce à la source sacrée de son Être, l’homme a la possibilité de vivre l’expérience intérieure, de subir des métamorphoses, et d’éveiller des forces témoignant d’une réalité plus profonde que celle reflétée par l’édifice de son propre esprit ! »
    Et c’est sur les mots : sources sacrées que mon esprit s’arrête.
    Là je comprends mieux et en passant par ce chemin, et en revenant te lire, je n’oublierai pas, c’est vers 23 heures que mes neurones s’activent le mieux🙂 et viendrai lire ce texte, qui comme tous les autres, sont si bien choisis et me font même rêver en me bousculant🙂
    Ne t’inquiète pas, je suis bousculée mais pas terrorisée😀
    Il était temps que je vienne un peu plonger dans quelques réflexions qui mènent un peu vers soi-même.
    Je m’occupe certes et je suis dans le : « au jour le jour » et j’essaie de m’en sortir. Rien de dramatique, la nature est belle, les photos un excellent moyen de sortir hors de soi, et de chez soi🙂
    La vie est belle aussi, eu égard à tout ce qui se passe autour de soi, ici, ailleurs, dans le monde entier. Je profite de chaque jour, pas à pas et je prends le meilleur comme je peux en ce moment.

    Même si être est à la fois comme plonger dans une eau limpide et faire soulever le sable de par les mouvements et la rendre plus opaque, il n’en reste pas moins que l’eau est source de vie et que si elle est opaque, il me reste des lunettes de plongée et une lampe de poche pour y voir plus clair. Surtout ne pas abandonner🙂
    A plus tard bien chère Elisabeth et merci pour tout ce que tu donnes aux autres.
    A très bientôt, puisque je vais revenir🙂
    Bisous
    Geneviève

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    • Merci, chère Geneviève, si touchée que tu reviennes pour trouver les mots qui parlent à ton subconscient, tu es juste tombée sur un texte un peu ardu… Heureusement, tu n’es pas terrorisée🙂 et tu comprends l’essentiel, comme tu continues à cheminer, dans ta vie qui est loin d’être facile, même si tu sais relativiser et trouver cette part du rêve et du sacré.
      Merci pour ton courage et garde bien cette lumière quand la source est trop opaque et ténébreuse. Toute ma tendresse

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  3. J’ai trouve ce billet sage et touchant au même temps
    « Une des tâches les plus difficiles donnée à l’homme est de renoncer à lui-même, au désir de se mettre en avant, à vouloir que le monde corresponde à l’idée qu’il s’en fait » cette citation me parait tout à fait vraie et elle me rappelle à la consigne socratique que nous interpelle à se connaître soi-même… Merci, Elisabeth, pour ce beau article
    tous mes meilleurs vœux et je vous souhaite un excellent weekend, Aquileana😛

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    • J’en suis, heureuse, Aquileana, et tu as trouvé un beau passage sur cette nécessité d’appréhender le monde à travers la connaissance de soi, au lieu de vouloir le modeler à notre image, dans une sorte d’ignorance profonde aux penchants narcissiques…
      Merci, je t’embrasse et te souhaite un doux week-end

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  4. Dürckheim a-t-il atteint cet état ? C’est la quête de toute une vie. « Vivre et cheminer un chemin conformément au devenir de son propre Être, faire coïncider l’existence vécue, au jour le jour, avec notre Être pressenti ; telle est notre destination. » Il est difficile d’éviter l’écueil qui consiste à prendre le développement personnel pour le développement de l’individualisme. Merci beaucoup pour ce texte qui fait réfléchir Elisabeth !🙂

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    • A ma connaissance, il s’en est approché et l’a incarné, comme en attestent ses élèves. Fort diminué à la fin de sa vie, il disait que la dernière manifestation de l’ego est de vouloir mourir héroïquement…
      Et pour moi, c’est une belle façon d’éviter cet écueil que tu évoques si justement, surtout dans cette société qui met l’individualisme sur un piédestal.
      C’était un être humain, et le chemin prend la vie entière mais il reste un magnifique exemple de cette existence hors normes.
      Je te mets une vidéo, que tu auras peut-être envie de voir

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      • Merci beaucoup Elisabeth, je viens de la visionner et je partage son point de vue sur le corps et l’esprit. A mes yeux, chaque cellule de la peau est tissée dans les grains de l’âme. C’est pourquoi je crois en la métamorphose. Encore une belle découverte. Merci ma belle !🙂

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  5. « Un critère certain est le fait que notre Être exige toujours de nous l’acceptation de la vie totale, telle qu’elle se présente, avec sa douleur et sa souffrance; et que faisant fi de nos aspirations égoïstes, il ne tolère aucun repos, aucun arrêt ; bien au contraire, il exige que nous soyons toujours prêts au lâcher-prise, à accepter la mort. »
    Acceptation de la vie totale telle qu’elle se présente avec sa douleur et sa souffrance, sans repos, sans arrêt, s’ouvrir à l’autre et se fondre avec lui, cet autre que soi-même… Et l’égo accepte, s’ouvre, s’identifie, souffre à la douleur perçue, se fond et meurt car si l’égo fut une aide, l’égo est l’entrave… Pour continuer ce chemin d’abandon et pour œuvrer au plus profond de notre être, il faut l’appeler cet Etre profond lorsqu’on se sent submergé, que l’on ne comprend plus rien, que l’on devient l’inverse ou tout au moins que l’on peine et que le silence, ce silence qui pour moi est d’or manque pour qu’il y ait réunification et osmose, paix et amour à redistribuer… Le corps, par ses signaux d’alarme, renseigne pourtant… une aide précieuse lorsque l’on veut écouter vraiment mais est-ce si simple alors que nous sommes doubles entre : désirs, envies, incompréhensions, douleurs, souffrances, manques, gènes amour et violence… qui est aussi une forme d’amour mais exprimée différemment ? Acceptation de la vie totale qui passe par le manque, le risque aussi, écouter son corps, écouter sa petite voix qui veille et qui, elle, sait toujours et qui crie « lâche tout », part, stoppe, non pour fuir mais pour mieux revenir… peut-être et cet idée effraye alors on s’accroche de plus belle et le désordre s’installe ! Être prêt au lâcher-prise et accepter la mort de quelqu’un ou quelque chose ou simplement lâcher et voir venir ! Dur, puisque l’humain a horreur du vide et de l’incertitude donc si l’on décide enfin de s’autoriser l’incertitude c’est très inconfortable. L’idée est là…le premier pas est très difficile, les souvenirs par moments aussi mais cela fait parti « package » vie et mort en permanence, mort et vie ! Il n’est qu’à regarder Dame Nature, les saisons, la nature c’est nous, est en nous, vie et mort, mort et vie à l’infini ! Un texte pas très rassurant, pas facile j’allais dire à lire, non, mais que l’on aimerait fuir…et pourtant !
    Je t’embrasse tendrement de mon Anjou ♥

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    • … Oui, c’est difficile et fort inconfortable de nous confronter à nos dualités, comme à nos incertitudes, manques, souffrances et les absurdités apparentes de notre condition humaine.
      Mais c’est grâce à cela aussi, quand nous sommes poussés dans nos retranchements et que l’envie de fuir est la plus forte, que l’Être peut faire sa brèche…
      Cette exigence de l’acceptation de la vie totale, telle qu’elle se présente s’impose alors, et le chemin peut commencer, dans le lâcher-prise et l’abandon à ce Plus Grand que nous.
      Car, comme tu dis : « cela fait partie du « package » vie et mort en permanence, mort et vie ! », comme le montre Dame Nature.
      Sans cette reddition, les maux du corps viendront nous rappeler « à l’ordre » et cette petite voix criera toujours au fond de nous.
      Seul cet appel à l’Être profond peut nous délivrer et nous aider à cheminer.
      Merci, Marie, pour ce beau témoignage… oui, nous aimerions fuir… et pourtant…
      Bisous tendres… et bon retour chez toi

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    • Il est en effet difficile, Fanfan, et je comprends fort bien qu’il ne te « parle » pas. Merci d’être passée, ta fidèle présence me touche et je suis désolée que tu sois enrhumée. Prend bien soin de toi, je t’envoie toute ma tendresse

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  6. Tiens tu vois je viens d’écouter les Doors , et de lire quelques choses sur les portes de la perception D’huxley et de William Blake  »
    « Si les portes de la perception étaient nettoyées, chaque chose apparaîtrait à l’homme comme elle est, infinie. » (« If the doors of perception were cleansed everything would appear to man as it is, infinite. »)
    ça n’a pas le même sens que ton billet mais j’y vois un rapport quoique différent😉

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  7. Merci, Elisabeth, ce texte m’a fait du bien. Karlfried Graf Durckheim fait partie des grandes rencontres de ma prime jeunesse. C’est un peu grâce à lui que, bien plus tard, j’ai fait cette découverte extraordinaire qu’est Zazen (Roland Rech à Nice). Mais bon sinon, ‘ y a du boulot en ce qui me concerne ! L’intuition de l’Etre est là, ça c’est certain. Demeurer et se fondre, ça reste quand même du ponctuel je crois. Mais j’y travaille chaque jour dans des rendez-vous privilégiés avec cet Etre, notamment au petit matin. L’oraison est un moyen pro-actif intéressant, et tant pis si parfois la densité l’emporte sur le numineux. L’Etre/Lettre aux abonnés absents. La demande du coeur a été formulée. Reste à attendre la Grâce : c’est toujours Lui qui décide, il suffit juste d’accepter ça😉

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    • Tu étais drôlement précoce, Stéphane, si la rencontre avec ce grand sage a pu te toucher dans ta prime jeunesse, et je m’émerveille de ton témoignage. Contacter l’Être résulte aussi bien de ce travail quotidien, auquel tu te consacres mais surtout de cet état de Grâce, que tu décris de si belle manière…
      Demeurer dans l’ouverture et surtout dans l’acceptation… car ce qui me touche le plus chez Dürckheim, c’est cette idée
      « d’accepter l’inacceptable ».
      Quant à cette densité il dit bien : « Le but de la vie humaine est d’intégrer ces deux pôles, celui de son moi attaché au monde spatio-temporel où s’écoule son existence, et celui de son Être essentiel enraciné dans l’Être ».
      Tu es fidèle aux rendez-vous et « la demande du cœur a été formulée », alors, puisque tu es aussi fidèle à toi, les percées sont déjà là… et le boulot, il y en aura toujours…🙂

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  8. Bonjour Élisabeth🙂
    Confrontée à la réalité de bon matin : je ne suis pas mâture. En plus j’ai les neurones en vrac parce que j’ai relu le texte plusieurs fois pour en saisir le sens.
    Est-ce l’insecticide à capricornes qui m’a lobotomisé? Ou ma phobie des insectes?

    Je suis loin d’etre en phase avec moi-meme.
    Je suis même un peu perdue je crois.

    Je vais aller faire du step et le grand ménage après la « guerre » de ce week-end, ça m’aidera peut être.

    Je te souhaite une très bonne journée. Bises.

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    • Être perdu, n’est-ce pas le meilleur moyen pour se trouver ? Oui, je sais, j’énonce une très grande banalité mais ce sont les certitudes qui me font peur…
      Et tu vis tes « états d’âme » en conscience, ce qui donne une grande force à cet aveu…
      Les bestiaux et insecticides n’arrangent rien et cette lecture est difficile, elle me donne du mal aussi… surtout en pratique.
      Dürckheim livre les réflexions sur lesquelles il a travaillé jusqu’à son dernier souffle, et le principe de son enseignement est l’acceptation, entière et totale, y compris de notre condition.
      Et je me souviens de ce beau post, où tu parlais du calme ressenti lors de ta contemplation de la nature, et si tu sais vivre ça, ce que la paix ne t’est pas étrangère… juste qu’elle n’est pas un état permanent.
      Bisous, Annawenn

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  9. Ouh la la, je me sens comme un bébé qui boit du lait et à qui on propose un vrai repas…
    Si dans les grandes lignes je comprends, c’est quand même un programme pas facile et ce, dès la première étape !
    Belle et douce soirée à toi !
    Mille bisous
    Sourire

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  10. Bonsoir Elisabeth,
    Je me retrouve en ce passage; « Seule l’indépendance qui jaillit du tréfonds de notre Être, et dont la croissance dépend non seulement de la reconnaissance de nos dons, mais également de leurs limites, est à la racine de cette « confiance » et de cette fierté authentique car elle est solidement fondée en elle-même. »
    Je l’attribue à un cheminement personnel…. au développement d’une spiritualité personnelle qui tend à ce que l’on veuille travailler à devenir un meilleur être humain.

    J’aime aussi cet énoncé : »Mûrir c’est apprendre toujours à nouveau. La première vertu spirituelle est une objectivité incorruptible. La deuxième vertu est une calme assurance reposant sur un ensemble de valeurs objectives. » Bien que le troisième point me paraisse encore fort théorique. Il me reste à cheminer.

    Et j’aime beaucoup cette importante nuance: « Elle correspond à une aspiration fondamentale appartenant à la piété pré et post-théologique de tout homme ; elle prend racine dans toute expérience humaine fondamentale possible à un certain niveau de maturité. »

    Tu nous offres encore de profondes pistes de réflexion…il y a de quoi cheminer….

    Mes amitiés

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    • Effectivement, Kleaude, ce grand sage me fait cheminer depuis longtemps, et ce n’est jamais fini…
      Tu as choisi les passages qui te ressemblent, et sans te flatter, je crois que tu possèdes cette profondeur, comme la bonté fondamentale car tu sais voir et accepter toutes tes facettes, y compris les plus sombres…
      Merci à toi et belle soirée

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    • Cela fait plus de quinze ans, que je lis et relis Karl Graf Dürckheim, et je m’imprègne de tous les sens et de toutes les implications. Et je crois en avoir pour le restant de ma vie…
      Merci pour tous tes commentaires, Yveline, bisous tendres et douce soirée à toi

      J'aime

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