Écouter, c’est avant tout savoir se taire

Si nous sommes souvent à l’aise pour parler avec les autres, peu d’entre nous savent réellement les écouter. Qu’est-ce qu’écouter vraiment ? C’est avant tout se taire, explique la psychothérapeute Christel Petitcollin. Et laisser la place à l’autre, selon Maxime Bonin, ancien écoutant de SOS Amitié.

Mains

Pourquoi savons-nous si peu écouter ?

Christel Petitcollin : Écouter, c’est avant tout savoir se taire. Mais dans nos conversations courantes, il est très rare que nous restions silencieux lorsque quelqu’un d’autre parle. Nous nous coupons sans cesse la parole, nous nous bombardons de questions, souvent, sans même nous en rendre compte.

Résultat : chacun coupe l’autre dans sa réflexion. Le décentre. D’ailleurs, nous sommes souvent parfois contents de dire « celui-là, je lui ai cloué le bec ! ». Nous avons également toujours envie de tout ramener à nous, ce qui est inhérent à la nature humaine : nous sommes les êtres les plus importants pour nous. Beaucoup pensent qu’écouter est quelque chose de simple, de naturel, alors qu’au contraire, cela s’apprend.

Pourquoi est-ce difficile d’écouter l’autre ?

CP : Beaucoup de personnes ne savent pas comment réagir face au mal-être d’autrui. Elles ne savent pas quoi dire, pas quoi faire. Elles ne veulent pas se laisser toucher par cette souffrance alors elles paniquent, se dépêchent, bombardent l’autre de conseils ou de reproches.

Il est malheureusement très rare que les gens qui ne vont pas bien bénéficient de la qualité d’écoute qui leur est nécessaire. Pourtant, ils ont besoin que l’on écoute leur mal-être : quand on peut confier à quelqu’un à quel point on est fatigué, triste, écœuré, on se sent apaisé.

Souvent, celui qui écoute a peur de ne pas trouver les mots…

CP : Mais c’est souvent parce qu’il n’y a pas de mots à trouver. Quand quelqu’un vit quelque chose d’horrible, cela ne sert à rien de lui dire des choses du type « il n’y a pas mort d’homme ». La seule chose que l’on puisse lui dire, c’est « je suis là ». C’est ça, écouter : c’est donner à l’autre un espace pour se raconter sans lui prodiguer de conseils, le juger, ou encore lui faire la morale.

C’est accepter les silences qui permettent à l’autre de réfléchir, d’ajuster sa pensée. Ça peut être tout simplement se contenter d’être silencieux et de hocher la tête. Ou reformuler ce qu’il nous dit, ce qui lui montre que l’on essaye de le comprendre, et lui permet d’approfondir. Ce faisant, on ne fait pas l’éponge, mais le miroir.

Et plus quelqu’un est écouté, mieux il réfléchit. On peut aussi demander à l’autre de développer : « est-ce que tu peux m’en dire un plus ? » … Quel bonheur pour votre interlocuteur de sentir ainsi que quelqu’un s’intéresse sincèrement à ce qu’il est en train de dire !

Quels sont les bienfaits de l’écoute ?

CP : Ça fait du bien à tout le monde d’être écouté. D’autant que lorsque l’on s’écoute, on se comprend, ce qui évite beaucoup d’intolérance et permet de sortir de nos a priori. Le problème, c’est que notre société souffre d’un grand manque d’écoute, et que par conséquent, les gens se sentent maladivement seuls. Car il n’y a pas que lorsque l’on a mal que l’on a besoin de parler.

Combien sont-ils, regorgeant d’enthousiasme face à un nouveau projet, à ne pas trouver l’écoute bienveillante dont ils ont besoin ? Combien de rêves détruits par des « tu n’y arriveras jamais » ou « tu ne te rends pas compte » ?… Souvent les gens qui vont trop bien n’arrivent pas à parler non plus. Cherchez l’erreur.

Comment apprendre à écouter ?

CP : La première étape, c’est de s’obliger à se taire. Et écouter l’autre parler pendant cinq minutes, cela peut paraître horriblement long au début ! On peut aussi s’entraîner à reformuler ses phrases. Au début, ce n’est pas naturel, mais plus on apprend à écouter, plus on prend plaisir à le faire. Et pour cause : lorsqu’on les écoute sincèrement, les gens deviennent passionnants.

J’ai appris à écouter grâce à SOS Amitié

Maxime Bonin, Président de S.O.S Amitié Paris Ile-de-France est un ancien écoutant. Écouter, il l’a appris dans l’association, et raconte les difficultés auxquelles il a dû faire face.

« Quand j’ai rejoint SOS Amitié, j’étais complètement novice en matière d’écoute. Je pensais qu’écouter visait à remonter le moral, à donner des conseils… ce qui est complètement à l’opposé des valeurs de l’écoute telle qu’elle est pratiquée dans l’association.

J’ai ensuite compris que si les gens appellent, c’est pour parler d’eux-mêmes, ce qui implique pour l’écoutant de s’oublier en quelque sorte. Alors qu’au début, on a envie d’intervenir, de donner son avis, on réagit par rapport à soi, par rapport à ce qu’on voudrait voir chez l’autre.

Ils n’ont pas envie d’être jugés -ils le sont suffisamment à l’extérieur-, et ne sont pas non plus en demande de conseils. Quand quelqu’un se confie à nous, on a tout de suite envie de plaquer nos suggestions. Mais on se trompe : la solution n’appartient en fait qu’à celui qui est confronté au problème. Et l’écouter, c’est justement lui permettre de faire son propre cheminement, le pousser à aller plus loin et trouver sa propre solution.

Tout ceci est beaucoup plus difficile que ce que l’on imagine. Écouter demande de prendre sur soi, c’est compliqué lorsqu’on n’en a pas l’habitude. C’est donner à l’autre une oreille attentive, une présence, pour lui permettre de s’exprimer. Parfois, c’est juste être là.

A SOS Amitié, il arrive aux écoutants de recevoir des appels de personnes sur le point ou en train de se suicider. Pour la plupart, il s’agit d’un appel au secours, elles veulent être raccrochées à la vie. Mais d’autres, heureusement très rares, appellent parce qu’elles ont pris leur décision et n’ont pas envie de mourir seules. Là, le rôle de l’écoutant, est, pour moi, de respecter ce choix, même si c’est extrêmement difficile. De laisser la place à la personne.

SOS Amitié reçoit plus de 700 000 appels par an. Les gens ont vraiment besoin de ce genre d’écoute désintéressée. Le problème, c’est que l’écoute, on n’en parle pas, on ne l’enseigne pas. La souffrance des autres, on a souvent tendance à croire qu’il vaut mieux l’évacuer car ce n’est pas la peine d’en rajouter, que c’est déjà assez difficile pour eux.

Or, une personne qui souffre a envie de parler de sa souffrance. Malheureusement, ce manque d’écoute génère de la solitude : les gens n’osent pas se confier car en face, ils ne trouvent pas de récepteurs de qualité. L’écoute est un enjeu de santé publique, de mieux vivre ensemble aussi.

Apprendre à écouter a changé ma vie et amélioré mes relations avec ma compagne, ma fille, mon beau-fils, mes parents, mes amis, mes collègues… C’est aussi un enjeu personnel, de développement personnel. »

Propos recueillis par Margaux Rambert

Savoir écouter, ça s’apprend, de Christel Petitcollin (Jouvence)

SOS Amitié : C’est 1 800 personnes qui se relaient 24h sur 24, 7 jours sur 7, pour écouter les personnes en souffrance. Un numéro : 01 42 96 26 26. Le site de l’association : http://www.sosamitieidf.asso.fr/

 

 

 

 

59 réflexions sur “Écouter, c’est avant tout savoir se taire

  1. Merci Elisabeth pour cet espace de lecture, de réflexion et… d’écoute. J’aimerais beaucoup faire lire cet article à l’assistante psy qui m’a reçue vendredi. Soit elle ne m’a pas écoutée, soit je suis incapable de m’exprimer… ou alors la suprématie de l’industrie pharmaceutique est au Solian.

    Sauf que ça me rend vraiment malade ce produit! Alors j’ai appelé ce matin … non, impossible de vomir avec ce médicament qui est antiémétique. J’en suis ravie, n’empêche que la réalité est bien là et que celle qui ne peut plus rien avaler, c’est moi.

    J’avais un traitement qui fonctionnait très bien, diminué de moitié il y a 4 mois – on voit le résultat – bêtement (j’allais bien, on baisse le traitement). N’est-il pas plus simple de remettre en place un traitement qui fonctionne? Parce qu’après une psychanalyse de 10 ans, je suis passée en un entretien de phobique à psychotique?

    En écrivant, je réalise que je connais les problèmes personnels « psy » de cette personne et que finalement, celle qui écoute, c’est moi! J’ai si bien écouté que j’étais persuadée vendredi que le problème était vraiment du délire…. Bon, la phobie n’est pas non plus un truc logique et censé, je l’avoue. Bref, mercredi je vais encore me battre pour simplement faire rétablir un traitement… mais comme ce traitement a été mis en place à Paris, ça doit les em**. Je ne vais quand même pas faire 600km pour une ordonnance😛. J’ai quand même une question : ils ne se renseignent pas sur les antécédents les psy? Parce que celle qui m’a suivie 3 fois par semaine pendant 10 ans est certainement plus à même de donner un avis que celle qui m’a vue depuis janvier tous les deux mois, non?

    Je suis désabusée…

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    • Vraiment triste, Annawenn, nous revenons à ce problèmes de compétences, et tu es très bien placée pour savoir que les psys divers entreprennent souvent ces études parce qu’ils ont des problèmes, eux-mêmes, et que de nos jours, l’industrie pharmaceutique est reine…
      Tu t’es certainement très bien exprimée et toi seule peux juger de l’efficacité du traitement imposé, comme de celui qui te faisait du bien. Je crois sincèrement que tu n’es pas bien suivie et sans te donner de conseils, juste une question : tu ne peux pas appeler la psy à Paris, juste pour une ordonnance ?
      Fais au mieux, garde le cap et n’hésite pas de venir raconter la suite, si tu as envie. Je t’embrasse.

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      • La psy de Paris avait déjà refait une ordonnance. Le problème pour elle est qu’elle doit « évaluer » de temps à autres.
        J’ai retrouvé cette ordonnance et je vais demain en consultation avec.
        Tu as raison sur le fait que je ne suis pas bien suivie ici. Je vais même te dire qu’on ne peut pas appeler ça un « suivi ». Mais je suis dans un désert médical. Je vais devoir trouver une solution…
        Je t’embrasse.

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        • Malheureusement, les médecins ont déserté les campagnes, alors les psys…
          J’ai pensé à toi car j’ai lu sur un blog ami un article sur des psychiatres qui consultent via Internet, j’y ai fait un tour et ça a l’air pas trop mal, fais mon signe si ça t’intéresse. Bisous, Annawenn, ne te décourage surtout pas…

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          • Pourquoi pas?
            Hier, j’ai obtenu gain de cause … Pas par l’écoute mais parce que je me suis comportée en psy : j’ai fait l’analyse et je ne trouve pas ça normal.
            Je vais lui faire payer mes consultations….
            Il me faut attendre 10 jours pour l’effet bénéfique, en attendant, je suis malade pour aller à la poste qui est à 200m de chez moi, c’est abominable.

            Je crois avoir mis le doigt sur le fond du problème mais il faudrait peut être creuser.

            Merci Elisabeth. Bises

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            • Comme quoi, le dicton : « on n’est jamais mieux servi… » est plus que jamais d’actualité. Et tu es bien placée pour savoir résoudre ton problème, d’autant que nous ne faisons que « déléguer » au thérapeute notre propre capacité de guérison, alors, s’il n’est pas à la hauteur…
              Pour ce qui est de creuser, tu en as l’habitude aussi, alors, patience, et sois douce avec toi. Bisous Annawenn

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    • C’est très juste, Coquelicot, il y a des êtres avec lesquels nous sommes naturellement « en phase ». Mais je crois que, comme tu le suggères, il nous faut apprendre à être prêts pour que cette « rencontre » puisse se faire…

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  2. Un grand merci Elisabeth pour tous ces billets qui nous aide à mieux comprendre l’autre. Et ce faisant, à mieux comprendre parfois pourquoi certaines de nos attentes sont déçues, à mieux accepter et pardonner. Très bon dimanche🙂

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    • Je crois, Elisa, que tu as déjà bien cerné le problème que l’article ne fait que confirmer car tu mentionnes très justement cette compréhension de nos attentes déçues, ainsi que la nécessité d’acceptation et du pardon. Merci à toi, bisous

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  3. Un post très intéressant, un problème que je connais bien, il y a plusieurs sortes de détresse qui souhaite être écouté, ceux que j’appelle les « normaux » qui ont des problèmes passagers et qui finissent par trouvé la solution. Et puis il y a les autres, de vrais malades qui relèvent de la psychiatrie et qui ne se soignent pas et vous empoisonnent la vie, ils viennent chez vous vous racontent leur vie et leur « malheur » pendent deux trois heures, puis s’en vont, pour revenir plusieurs jours après pour toujours raconter la même chose.
    SOS amitiés c’est faciles vous écoutez anonymement et vous partez tranquille, mais comme dans mon ka c’est différent voisins, bonjour le cauchemar. Je parle au lieu d’écouté😀

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    • Il est certain, Orepuk, que la véritable écoute ne peut être que volontaire, et si nous y sommes forcés, elle ne peut que nous empoisonner la vie. Certes, il est difficile de fuir ses voisins mais il est bon aussi de savoir mettre les limites.
      Quant à SOS Amitié, crois-moi, c’est loin d’être facile, il y en a qui ont abandonné car c’était trop dur, surtout, quand la personne à l’autre bout du fil est en train de mourir et que tu assistes en direct…

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  4. « L’écoute active » est tout un art à développer.
    Ne pas penser à notre future réponse,
    mais être bien présent
    à recevoir la confidence de l’autre…

    Bonne fin de semaine !
    ⋱ ⋮ ⋰
    ⋯ ◯ ⋯

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  5. Très bon weekend à toi Élisabeth et à tous et celles qui passent par cet espace en l’enrichissant
    par leur commentaires.

    L’écoute est une chose pas évidente. Surtout quand fourmillent en nous des idées, des pensées et tant de mots qui ne demandent à être dits.
    Cependant, apprendre à se taire pour laisser l’autre se dire, s’exprimer est capital. Un exercice, certes difficile, mais intéressant car l’écoute nous permet d’entendre, et d’entrer en communication avec l’autre.

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  6. Bonjour Elisabeth,
    Je suis en accord avec Bleuemarie, nous vivons dans une société égocentrique, qui se défend de la solitude par un intense partage et une communication excessive mais hélas superficiel… La peur est aussi un facteur qui nous fait repousser cela, pour beaucoup, il semble qu’ils craignent que cela s’accroche sur eux, je n’arrive pas à comprendre.
    Comme c’est regrettable, il y a tant à apprendre des personnes qui nous entourent, nous avons tant à donner aussi….
    Tu nous gâtes Elisabeth, que de merveilles tu nous donnes, grand merci à toi !

    Bonne fin de journée Elisabeth, douce soirée !
    Bisous tendres

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    • La peur que les malheurs des autres ne nous « contaminent » est en effet un facteur très fort, et parfois justifié… je sais que cela peut te choquer mais il y a des gens qui poussent l’empathie jusqu’à prendre sur eux la souffrance de ceux qu’ils soignent ou côtoient…
      Mais dans la majorité des cas, c’est l’indifférence, l’égocentrisme ou encore une autre peur, celle de ne pas être à la hauteur, ne pas pouvoir aider.
      Merci, Fanfan, tu sais combien l’ouverture nous enrichit, je t’embrasse fort et te souhaite un doux week-end

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  7. Bonjour Elisabeth,
    Être écouté c’est avoir le privilège d’exister. Laisser l’autre se confier c’est lui permettre de cheminer. Je compare cela à un processus de digestion. En ayant l’opportunité d’exprimer ses émotions, il les assimile, il les « digère », en vient à faire lui-même la part des choses en lui permettant d’y réfléchir pour bien le verbaliser. Par le fait même il a déjà pis un certain recul face à la situation. Il en vient à la relativiser et par le fait même l.assimiler puis l’assumer. Dès lors, il s’en affranchit. Le processus de réconciliation d’avec ses émotions pourra s’amorcer, maintenant que l’importante étape d’avoir « compris » (digérer) ses émotions a été franchie.
    De là l’importance de l’écoute. En fait, il faut donner l’occasion et amener l’autre en terrain propice à ce qu’il se conseille lui-même comme il le ferait pour un ami. Sa propre compréhension des sentiments et émotions qui l’animent, l’amènera à progresser vers la solution qui sera sienne,
    Alors merci de ton écoute….🙂
    Bon week0end et mes amitiés sincères.

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    • C’est une bien belle définition, Kleaude, ne disons-nous pas d’ailleurs
      « je n’ai pas digéré » ou « ça me reste à travers la gorge/l’estomac », parfois jusqu’à se manifester à travers les mal-a-dit…
      Lors d’une écoute active, la personne peut d’abord exprimer ses émotions, les faire sortir, et ensuite, elle prend un certain recul et peut regarder son problème différemment et trouver ses propres solutions.
      Tu as très bien décrit ce processus, ainsi que l’importance de savoir faire les deux : se confier et être à l’écoute car nous cheminons grâce à ces échanges. Nous sommes les êtres de relation, et c’est à travers elle que nous nous réalisons vraiment, alors, merci de lire et de laisser toujours un commentaire bien précieux.
      Amitiés et excellent week-end à toi

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  8. Écouter, c’est savoir se taire… Mais pas que fermer sa bouche.
    Est-on attentif et écoutant lorsque le flot de nos pensées est ininterrompu ? Si l’on pense en même temps à ce qu’on a encore à faire ?
    La véritable écoute est un exercice difficile, et je crois qu’il faut un minimum d’empathie et de contrôle de ses émotions. Oui, être un miroir et non une éponge…
    Mais quand l’écoute est là, elle fait du bien à celui qui dit ses maux (mots) tout autant qu’à celui qui écoute.
    Merci pour ces témoignages qui nous rappelle que l’être humain existe par les mots que dit sa bouche… Et les oreilles qui font que ces mots sont entendus et la personne écoutée !
    Belle et douce nuit !
    Mille bisous
    Sourire

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    • C’est si juste, Marie, si derrière l’oreille, attentive en apparence, la véritable attention, l’empathie et le « don de soi » ne sont pas présents, nous faisons semblent.
      Et le partage véritable fait un bien immense aux deux protagonistes car si celui qui parle se sent compris et soulagé, l’écoutant reçoit aussi car, comme le dit Maxime Bonin, il apprend à améliorer ses relation, à se connaître et à s’ouvrir à cet « un enjeu de développement personnel. »
      Douce nuit et beau week-end à toi

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  9. L`importance de l`écoute…..fait tout une différence.
    Moi ce que j`aime le plus , c`est l`écoute avec partage.

    EXEMPLE : Je partage et l`autre me donne son expérience de vie aussi . Moi c`est ce que j`aime le plus. Car pour moi ça construit un lien.
    J`avais deux amies comme ça et ils me manque beaucoup.
    Nous avions fait 2 ans de thérapie de groupe ensemble.( sur survivante D`inceste )

    Et moi j`ai eu la chanceuse d`avoir Claudette ma thérapeute 23 ans et là de temps en temps.
    Car elle a pris sa retraite , je suis là seul qui reste.
    Et des psychologue a devenir pour faire leurs ….travaux a l`université…..et faite témoignage pour des maison thérapie pour ado victime d`abus .
    Et j`ai fondé groupe S.I.V.A pendant 3 1/2 ans de partage ou tout peu être dit. Des rencontre merveilleuses. UN jour une Dame de 73 ans est venu dire…non venu hurler ça souffrance devant t 30 personnes. Elle voulait dire avant de mourir. Pendant 4 semaines elle a hurlé hurlé hurlé . J`ai eu peur, je suis aller la voir , en lui disant J`ai peur pour vous, d`une crise de coeur.
    elle m`a dit si je meurt en hurlant j`aurai enfin dit.LÀ DAme avait été abusé par son père , sa fille par son mari, et sa petite fille et elle voulait dénoncé , ils lui ont fait comprendre à la dur de ce taire. Toute le groupe lui a laisser toute la place pendant 4 semaine.
    Elle nous a laissez une grande force de dire.
    Pendant 3 ans 1/2 a duré mon groupe. Il y avait en moyenne 30 personne par semaine.C`était gratuit . J`ai fondé ce groupe parce que moi j`ai eu la chance d`avoir eu Claudette. Au début allais 3fois par semaine et deux chaque fois. Son tarif était $110.00 de l`heure . Mais moi je la payais $ 30.00 pour la semaine. Sens elle je serai surement plus de ce monde.
    Oui c`est dur d`entendre la souffrance , mais plus dur d`entendre le silence de la souffrance.
    Un jour un Femme m`a demander avant de faire mon témoignage.
    La voisine bat son petit garçon souvent je l`entend. Je ne sais pas quoi faire……..Je lui es dit écoute mon témoignage.
    à la fin de mon témoignage j`ai dit.
    N`oublier pas que vous êtes peut-être le dernier à l`entendre hurlé.
    Après il sera peut-être mort à l`intérieur et aura compris que sa donne rien. La mort dans l`âme pour longtemps.
    La femme est venue me voir et m`a dit je vais dénoncé ce soir.

    J`ai du fermer mon groupe car je n`ai pas trouver personne pour me remplacer.
    J`avais fait infarctus et quelque mois plus tard pontage. et opéré encore pour le coeur,
    Là je sais même pas si je serait capable d`entendre ces souffrances.
    Même si je sais que entendre ces souffrances me rend joyeuse car je sais quelle est en train de ce libérer.
    Tout ça pour dire que l`écoute est important comme tu dite.
    Et que le besoin d`écoute est un peu différent pour chaque personne.
    Car pour moi l`écoute est important , mais le partage aussi , car moi je me sens moins seul .Et plus normal.
    Car dans la majorité des gens te voie négatif, si tu parles de certaine chose.
    Pour moi entendre la souffrance au silence est insupportable .

    Mais je l`ai comprend car moi aussi je suis pas sur si c`est correct de dire.
    Mais j`ai été si longtemps dans le silence. La Morts dans l`âme.

    Tendresse – Johannejo , Damoiseau56-

    Johanne qui a trouvé la douceur de vivre

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    • Merci, Johanne pour ton témoignage, qui me bouleverse à chaque fois, et tu as raison, rien de pire que la souffrance qui ne peut pas s’exprimer…
      Et quand on a traversé des épreuves si douloureuses, les groupes où on peut enfin déposer son fardeau, sans être jugé, juste compris et accueilli, sont d’une aide inestimable. Et les liens si fort et si guérisseurs…
      Tu as tout de même payé cher car ton groupe devait être lourd à porter mais tu as tant donné, alors, sois en remerciée et continue ton beau chemin dans cette douceur de vivre reconquise.
      Toute ma tendresse

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      • Merci Élisabeth !
        Le pouvoir de guérison .
        Malheureusement beaucoup de gens n`ont pas l`argent pour consulté.
        Moi je béni la vie d`avoir croisse .Claudette et cette générosité quelle a eu et sa présente en tout temps au début.
        Et les liens sont si fort tu as raison.
        ( Un sourire ) oui tu as bien vue, ça été trés dur, et aussi de me choisi a été dur.Comme si je l`ai abandonnais . Je ne crois pas que j`était assez guéri pour ça.
        À plusieurs reprise après les partages je me retrouvais à l`hôpital problème de coeur.
        C`était trop lourd , car je laissais toute la place car moi j`avais Claudette.
        Et tu sais le grand bonheur de voir dénoncer . et de dire.
        N`oublie pas Élisabeth que je suis très bien haujour`hui. Mais surtout la douceur de vivre
        merci Johanne

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    • Magnifique témoignage Johanne …

      Tu me fais penser aux femmes fortes de l’évangile …
      Tu as toute mon admiration pour ton cheminement exceptionnel …
      Je te souhaite de toujours continuer de progresser dans cette voie de douceur de vivre …

      Avec toute ma tendresse
      Madeleine

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  10. Notre époque est bavarde et égocentrique. Savoir écouter ne coule effectivement pas de source.
    J’essaie d’écouter au maximum, mais j’ai souvent le sentiment qu’il y a peu de réciprocité…je vis dans un milieu de gens pour la plupart expatriés trop souvent peu intégrés …qui aiment se raconter pour simplement exister….c’est plus pathétique que passionnant comme le prétend Mme Petitcolin….mais bon😏

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    • Plus de moyens de communication que jamais, et si peu de partages vrais, de l’attention portée réellement à la personne… et tant de solitude qui en découle.
      Je suis perplexe, Marie car nulle part je n’ai trouvé cette notion
      du « pathétique », bien au contraire Christel Petitcollin prône la tolérance et conseille de « donner à l’autre un espace pour se raconter sans lui prodiguer de conseils, le juger, ou encore lui faire la morale ».
      Tu fais partie de ces personnes si sensibles, donc ouvertes à la souffrance de l’autre, et dans ces cas-là, je comprends que tu sois triste de ne pas obtenir la même attention en retour.
      Les déracinés qui se racontent pour exister, je vois le soutien que tu leur apportes mais il serait peut-être bon que tu puisses t’ouvrir aussi à une oreille compréhensive….

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  11. écouter c’est aussi apprendre à connaître l’autre, écouter c’est le respect de l’autre il faut laisser parler et prendre la parole après c’est la moindre des politesses celui qui parle à parfs le besoin de se soulager, d’être entendu, d’être conseillé

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  12. Tout dépend de ce que l’on écoute : si c’est de la souffrance c’est indécent de couper la parole, si c’est quelque chose de sympa , d’intéressant , c’est un plaisir d’écouter et quand je coupe la personne ce qui arrive, je m’excuse !
    Mais si ce sont des niaiseries, des ragots et oui , on tombe quelquefois dessus sans le vouloir , alors là j’abrège vite 🙄

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  13. En fait, il faut se mettre à l’écoute de son propre chakra du coeur car lui a la réponse. Il arrive souvent que la personne qui se confie le fait de manière détournée ; elle ne dit pas la vrai chose (parce que le plus souvent elle l’ignore elle-même). Mais la vibration qui émane d’elle sera authentique et votre chakra le percevra. Notez qu’il ne vous donnera pas la solution à son problème ou son malheur (ce sera à la personne de faire son chemin) mais il (votre chakra) vous indiquera la nature réelle (non scénarisée) du problème. J’avais une amie qui se plaignait souvent de son travail (cela finissait par m’excéder), Or un jour que j’étais plus réceptif, je me mis à l’écoute de mon chakra pour savoir ce qu’il en pensait. La réponse fut aussi clair qu’immédiate : cela venait de son insécurité profonde face à des gens qu’elle considérait supérieurs à elle (elle travaillait dans un cabinet d’avocats). Pour se les rendre plus « humains », elle leurs trouvait des défauts et des comportements qu’elle considétait odieux. De cette façon, elle n’était plus leur « inférieure ». Elle n’a pas accepté mon explication et notre « amitié » fut rompue.

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    • Merci, Musael pour ce témoignage, effectivement, si nous faisons taire notre mental, pour écouter les ressentis du cœur et l’intuition, les réponses justes viennent…
      Mais encore, faut-il que la personne soit prête à les entendre, et surtout qu’elle demande des solutions car souvent, elle a juste besoin d’exprimer sa souffrance, et alors, c’est à nous de voir, si nous pouvons lui offrir une écoute désintéressée, qui lui permet aussi de mieux cerner ce qui sous-tend ses plaintes, qui peuvent être agaçantes…

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