De la névrose à la quête intérieure

Christophe Massin, est psychiatre-psychothérapeute. Sa pratique, le lying, est inspirée par l’enseignement d’Arnaud Desjardins et de son maître, Swami Prajnanpad.

Insconcient

Chaque fois que nous n’osons pas être nous-même, nous souffrons et c’est, je crois, la souffrance fondamentale, celle qui nous accompagnera jusqu’à nos derniers instants. Pour mieux apaiser cette souffrance et devenir nous-même, deux approches nous sont proposées : voie spirituelle et psychothérapie. Pourtant les buts et les moyens de ces deux démarches diffèrent radicalement. Sont-elles complémentaires ?

À l’âge de vingt ans, lorsque je me suis mis en quête de réponses à mon mal-être, j’ai préféré instinctivement un enseignement spirituel qui comportait un travail sur l’inconscient à une psychanalyse classique. Pourquoi ? Parmi les personnes que j’accompagne aujourd’hui dans leur thérapie, certaines viennent pour résoudre des difficultés et d’autres, avec le même genre de problèmes, ont en outre une aspiration spirituelle.

Où réside la différence entre les deux approches ? Théoriquement, la distinction est claire. La thérapie permet de mieux fonctionner dans l’amour et dans le travail – un fonctionnement plus harmonieux du moi, conciliant plaisir et réalité. La spiritualité vise à trouver une sérénité indépendante des aléas de la vie, au-delà des préférences du moi. C’est d’ailleurs la définition de la santé en sanskrit : svastha, littéralement « soi » stable.

Pratiquement, les limites sont beaucoup plus floues, et j’ai souvent observé un passage spontané d’une approche à l’autre, et même une véritable synergie. En cela, je ne partage pas davantage le point de vue de thérapeutes qui tiennent la spiritualité pour une fuite dans l’irréalité, que celui d’enseignants spirituels qui considèrent avec suspicion la thérapie – folie, à leurs yeux, que de se risquer à patauger dans les marécages de l’inconscient…

Dans les deux cas, on recherche la fin de la souffrance, mais de quelle souffrance s’agit-il et quels sont les moyens mis en œuvre ? Nous commençons une thérapie avec l’espoir de panser nos plaies, de nous délivrer de nos inhibitions ou de répétitions désastreuses, d’affirmer ce que nous sommes, enfin. Nous avons souffert de manques ou de chocs de l’existence que nous n’avons pas su intégrer, et avons tendance à incriminer la vie, les autres ou une part de nous jugée « mauvaise ».

Nous attendons du thérapeute écoute et compréhension. Peu à peu, nous découvrons que la source de notre malheur se trouve dans nos jugements, nos exigences et dans les deuils que nous avons refusés. Cette souffrance que l’existence nous a infligée dans l’enfance, nous la perpétuons, adulte, en conservant des réactions infantiles où nous nous croyons toujours impuissants et dépendants, victimes en un mot.

Notre moi recouvre peu à peu son unité, assouplit son fonctionnement, prend confiance en ses ressources et peut enfin assouvir ses désirs véritables. La joie apparaît et un bonheur plus durable naît de ces accomplissements.

Pourtant, au terme de cette démarche, certains se sentent encore insatisfaits, il manque quelque chose d’indéfinissable ; ou bien leur vie tarde à prendre le tournant qu’ils escomptaient, ils piétinent… Arrive alors le questionnement existentiel, spirituel : que manque-t-il ?

L’Absolu ? L’Amour ? Et là intervient le cheminement spirituel qui va examiner notre attitude à chaque instant, avec l’aide compétente d’un maître. Cette présence attentive met en évidence ce qui nous sépare de la vie : l’obstination du moi qui veut la vie à son idée et non telle qu’elle est.

Et le chemin consiste à cesser de se fermer, à lâcher la prétention du moi à commander la vie. Le bonheur qui découle de cette pratique inlassable est discret, puis il grandit et devient émerveillement et gratitude lorsque la certitude de n’être séparé de rien s’affirme. Aucun aspect de la vie n’en est exclu.

Comme un courant d’eau, il ne fait que se renforcer avec le temps. On comprend progressivement la différence avec le simple bonheur d’un moi plus épanoui, sujet à des revirements dès que la vie se montre plus dure.

À l’inverse de ceux que la thérapie n’avait pas comblés, nombre de disciples de voies spirituelles se sentent freinés par un moi souffrant, frustré, et auraient besoin d’une thérapie pour se réconcilier avec eux-mêmes comme avec la vie.

Sinon, les refus qui les habitent les dominent, malgré leurs efforts sincères : la colère, les désirs réprimés au nom de l’idéal spirituel grondent dans la profondeur, la peur, la tristesse du manque tendent à se projeter sur le maître et ils nourrissent envers lui une dépendance infantile.

Au mieux, ils « planent » au-dessus des réalités de la vie ; au pire, ils deviennent des proies pour le dogmatisme et le sectarisme, et rien ne changera s’ils n’en passent par un travail sur l’ombre et les désirs. Certes, nous connaissons l’exemple de sages ou de saints qui, après une jeunesse marquée par la souffrance, ont vécu un complet retournement ; pour eux, la force de l’expérience spirituelle a transcendé les disharmonies du moi, sans passer par la thérapie.

Chacun aussi a pu rencontrer des hommes « ordinaires » simplement heureux dans leur vie, qui n’ont néanmoins suivi aucune espèce de chemin. Je suis maintenant convaincu qu’hormis ces cas minoritaires, nous avons besoin, pour trouver un bonheur durable – un soi stable -, d’œuvrer à pacifier les blessures de notre ego grâce à la compréhension psychologique, tout en cherchant à dépasser ses limites et ses exigences, par une pratique spirituelle bien incarnée. Sinon, nous risquons fort de rester soumis à une névrose enjolivée de spirituel ou de tourner en rond dans une thérapie sans fin.

Mais, surtout, l’expérience de la psychothérapie m’a montré à plusieurs reprises qu’en profondeur ces deux approches tendaient à se rejoindre. Lorsqu’une personne touche le fond d’une émotion, qu’elle retrouve de tout son être – corps, cœur et esprit réunis – une souffrance aiguë du passé, il se produit une bascule d’ordre spirituel.

Je pense par exemple à certains revécus de naissance, où la terreur panique d’un étouffement mortel, le désespoir sans nom d’une absolue solitude, amène l’être aux confins de l’insupportable. Si, dans cet instant, la personne a le courage de ne pas fuir, le noyau de son ego se fissure, elle dépasse ses limites habituelles et touche dans son intériorité la réalité indestructible de la vie, la paix simultanément à la douleur.

Il arrive aussi que la thérapie fasse resurgir des instants privilégiés de l’enfance : le bébé, l’enfant jouit d’une proximité naturelle avec le sacré, expériences du silence, de la lumière, de la nature, de la joie sans cause qui avaient été enfouies en même temps que la souffrance par le refoulement.

Ces moments guérissent d’une manière plus radicale qu’une simple compréhension psychologique : le contact avec la vie nous fait percevoir nos tourments comme des manifestations de cette vie, et celle-ci les traverse en demeurant intacte.

Son attrait nous encourage à nous y abandonner davantage, nous pousse à nous réaliser, autant à travers notre personnalité que dans la dimension impersonnelle qui nous dépasse. Là, le bonheur devient passion de la vie, pour le meilleur comme pour le plus confrontant…

Christophe Massin pour le magazine Clés 

 

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58 réflexions sur “De la névrose à la quête intérieure

  1.  »Chacun aussi a pu rencontrer des hommes « ordinaires » simplement heureux dans leur vie, qui n’ont néanmoins suivi aucune espèce de chemin. Je suis maintenant convaincu qu’hormis ces cas minoritaires, nous avons besoin, pour trouver un bonheur durable – un soi stable -, d’œuvrer à pacifier les blessures de notre ego grâce à la compréhension psychologique, tout en cherchant à dépasser ses limites et ses exigences, par une pratique spirituelle bien incarnée. Sinon, nous risquons fort de rester soumis à une névrose enjolivée de spirituel ou de tourner en rond dans une thérapie sans fin. »

    Ce paragraphe me colle parfaitement  »Pacifier les blessures de notre égo , mais j’ajouterai toutes les blessures quelles qu’elles soient … » ( blessures faites par d’autres ) , une forme d’acceptation permet de trouver le repos de l’esprit et par là même celui du corps …quand il n’y a plus de lutte , la paix ne peut qu’arriver …Peut-être que ça demande une force de caractère ? ou peut-être a t-on cette capacité innée (du moins pour certain(e)) de parvenir à cet état sans passer par une tierce personne qui ne saura de nous que des bribes ? … »Connais-toi toi- même »…

    Je suis passée par tous les états …ce n’est que lorsque que j’ai enfin  »accepté » de lâcher prise , que la lumière est entrée en moi (même si ça fait un peu pompeux de dire ça ) …une sorte d’apaisement que moi-même j’ai du mal à m’expliquer , je me sens juste bien , forte oserais-je dire ? sans amertume , ni rancoeur, ni haine , ni désir de vengeance ( même minime) …comme si tout cela n’avaient plus aucune espèce d’importance… (pourtant Dieu sait que certaines choses l’ont été.au plus haut point ) quelques lectures peuvent aussi aider à cela … sinon je n’ai pas vraiment d’explication …mais je suis contente d’avoir pu m’en sortir seule …de n’avoir pas été obligée de suivre une thérapie longue et contraignante …
    Maintenant il n’y a pas de recette toute faite …

    Hier j’ai gardé mon petit-fils de 3 ans …un petit assez turbulent …hyperactif , colérique …fatiguant il faut bien le dire (dû à la lourde médication qu’il a pour son traitement… ) …, et bien , j’étais d’une sérénité incroyable …pas un seul instant je n’ai perdu patience devant ses crises , ses colères , ses turbulences …, au contraire , je me sentais tout  »Amour » …et d’un grand calme …

    Que m’arrive t-il ??? lol

    Belle semaine Chère Elisabeth …je suis en bon chemin je crois …, je souhaite à toutes les personnes qui souffrent encore des séquelles du passé ou plus récentes …de parvenir à trouver un jour cet apaisement …pour un mieux -Être .
    Gros bisous et douce soirée

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    • Il t’arrive cette belle et douce sérénité qui résulte de l’acceptation totale de ce qui a pu se passer. Le chemin a été long et pénible mais tu vois les résultats, et en plus tu sais maintenant comment ne plus te laisser prendre au piège.
      Il n’y a pas de recette mais le lâcher prise fonctionne pour nous tous, de cela, j’en suis certaine.
      Si heureuse que tu sois en si bon chemin, continue à bien prendre soin de toi. Tendres bisous, Belette

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      • Merci Douce Elisabeth … cela dit si j’avais un conseil à donner pour les personnes qui elles ne sont pas encore parvenues à sortir la tête hors de l’eau …c’est d’aller chez toi …., parce que tu es plus qu’une thérapeute …tu as eu aussi ton petit bagage de vie , de souffrances …et c’est bien plus que des années d’études plongée dans des livres comme certains, certaines bourrés de diplômes en tout genre, …qui ne se réfèrent qu’à leurs livres ( pour aborder les personnes qui viennent chez eux …tu es franche , honnête , d’une grande humilité, et tellement à l’écoute , pas uniquement avec tes oreilles , mais avec ton coeur et ton oeil interne … …une personne charmante …bref …tu as toutes les qualités humaines requises (les plus importantes pour moi) pour pouvoir venir en aide à des personnes fragilisées et paumées. 😉 voilà ça devait être dit (mais je pense l’avoir déjà fait à maintes reprises ) Tu es une belle personne , et tu m’as probablement aidé moi aussi , rien que par tes réponses à mes messages quand j’étais si perdue , si partagée dans mes sentiments ( et Andrée aussi bien sûr ) Merci merci encore , ce témoignage juste pour dire que la roue tourne mais parfois il faut lui donner un peu coup de pouce …ne pas penser que parce que l’on traverse une zone d’ombre que jamais on n’en sortira …mais il faut s’aider , ne pas attendre qu’un miracle arrive , ne pas attendre qu’il vienne de l’extérieur c’est bien de l’intérieur qu’ il arrivera oui mais seulement parce que l’on aura tout mis en oeuvre pour qu’il arrive , il faut s’épousseter l’esprit et l’âme …pour l’accueillir , et personne ne peut le faire à notre place ! Certaines personnes peuvent nous donner des pistes mais là encore …nous avons tous notre chemin propre , bien à nous . … Bisous , merci toi aussi prend bien soin de toi …

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        • Je suis tellement émue à te lire, et je te remercie encore de tout cœur mais tu sais bien que nous sommes là pour nous entraider, et nous le faisons mieux si nous avons vécu ce que la personne traverse. Et comme tu dis, personne ne fera le travail à notre place, c’est juste bon de se sentir compris et écouté. La roue tourne et tu feras pour les autres ce que tu as reçu car tu as un grand cœur compatissant et sage.
          Je t’embrasse tendrement, Belette

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  2. Merci beaucoup pour ce très bel article, son analyse est vraiment essentielle. La foi se purifie au cours de l’existence et tout peut y contribuer, notamment les apports si justes de la psychologie, Mais en fait tout est déjà peut-être là dans la voie spirituelle, si l’initiation a été bien faite. Le chemin de chacun est un mystère merveilleux et peut-être notre tâche est-elle de discerner la merveille dans l’obscurité la plus noire. Et tout se résout dans l’aventure délicieuse de la grâce, si nous décidons un jour d’engager notre liberté dans la liberté de Dieu

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    • Merci pour la sagesse profonde de votre commentaire, Kristel, la voie spirituelle bien comprise, inclue en effet la bonne santé psychique, comme les soins que nous prenons de notre corps.
      Et effectivement, ces merveilles se trouvent le plus souvent dans nos ténèbres car, comme le disait Jung : « Ce n’est pas en regardant la lumière qu’on devient lumineux, mais en plongeant dans son obscurité ».
      Et cet appel à la Grâce est en effet une aide la plus puissante.
      « Engager notre liberté dans la liberté de Dieu », quelle phrase merveilleuse… gratitude à vous

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      • Merci beaucoup, Elisabeth, pour ce partage. Je pense que l’apport de Jung dans les sciences de la psychologie est indéniable, même si sa voie spirituelle n’est pas du tout la mienne. Il est beau de sentir Dieu même dans l’obscurité, mais je n’ai jamais été attirée pour ma part par les ténèbres. Ce qui me plaît, c’est qu’au cœur même de nos ténèbres, nous pouvons avoir comme l’aimantation de Dieu. Dieu efface nos ténèbres, et le trouver est le secret de chacun, mais il est des voies plus sûres que d’autres. Et comme vous le dites si bien, la grâce est tout si on accepte de lui céder la place. Encore merci infiniment pour la grâce de ce dialogue

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        • Puisque j’adore Jung, j’ai lu presque toute son œuvre, et pour moi, il possède une spiritualité très profonde, qui fait référence au numineux, ce sentiment de présence absolue, une présence divine, personnelle à chacun.
          Et tous les grands mystiques ont vécu cette expérience de « la nuit obscure de l’âme » où Dieu est caché, et c’est dans ces moments de détresse immense que la Grâce vient.
          Mais nous avons chacun notre chemin, et je respecte parfaitement le vôtre, que vous décrivez avec tant de beauté et de confiance.
          Merci à vous, Kristel pour ce riche échange.

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          • Je comprends votre attirance pour Jung, mais pour ma part je ne m’en remets pas à un penseur, mais c’est Dieu lui-même que j’adore, en tant que pure transcendance, et pure altérité, et en Lui mon âme entière se confie. Et par grâce pure, Dieu se rend parfois présent dans une béatitude immense. La nuit obscure n’est pas recherchée, mais elle peut survenir comme excès de grâce, en l’âme éblouie par Dieu. Certains mystiques l’ont connue et en ont témoigné. Comme vous le dites si bien, chacun a son chemin. La grâce de l’échange, c’est de pouvoir chacun exprimer son vécu dans le respect mutuel.

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            • Demeurer dans un contact direct avec Dieu est bien sûr la plus belle des attitudes, et je comprends parfaitement cette confiance sereine que vous mettez en Lui. N’est-il pas notre Père, à qui nous pouvons s’adresser directement… Je vous avouerai d’ailleurs, que souvent, je l’appelle Papa mais je n’y serais pas venue toute seule, c’est un autre grand penseur qui me l’a appris.
              Et les mystiques cherchaient aussi cette Présence, au fond d’eux.
              Sans me remettre à des penseurs, je trouve dans leurs écrits des réflexions qui me nourrissent.
              Merci encore pour la grâce de ce respect mutuel, puisque si la foi semblable nous unit, nous y venons par les voies différentes.

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  3. Comme toujours, c’est un article vraiment intéressant. Pour ma part, je suis persuadée que le travail et le bien-être psychologique sont le terreau initial pour une spiritualité bien ancrée. Parce que s’il y a un risque de sectarisme ou de dogmatisme, il y a aussi celui de finir totalement perché si les deux pieds ne sont pas solidement rattachés à la Terre ! ^^

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    • On parle du développement psycho-spirituel, et bien dans cet ordre. Se construire, pour pouvoir offrir qui nous sommes au Plus Grand, sinon, toutes les dérives nous guettent.
      Et nous en voyons tant de ces perchés, allumés, déconnectés de toute réalité. Oui, l’ancrage est la base indispensable.

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  4. « Chaque fois que nous n’osons pas être nous-même, nous souffrons… »

    Moi aussi cette phase me parle.
    et le reste aussi .
    Pas toujours facile d`être soie ….

    Merci encore une fois pour ce partage

    Tendresse Johanne

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  5. Beaucoup d’intérêt pour ton article. Mon regard a toutefois été attiré par cette magnifique image et aussi par l’une des premières phrases qui est tellement vraie : « Chaque fois que nous n’osons pas être nous-même, nous souffrons… »

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  6. Ça c’est un débat super intéressant ! il est vrai que ce n’est pas facile de délimiter ce qui se passe dans cet « invisible » là, et on a souvent besoin de mettre des étiquettes: psychologique ou spirituel…Jung disait que dans la première partie de notre vie on harmonise notre personnalité, donc davantage le côté psy, puis ensuite la personnalité s’agenouille devant l’Âme et se met à son service, ça me parle bien, et je trouve que ça relie les 2.
    Sur mon blog j’ai mis un « tag » PSYRITUEL, car je trouve que c’est tellement lié aujourd’hui, que je n’arrive plus à séparer ces domaines trop souvent catalogués avec rigidité. En tout cas c’est super d’avoir levé ce sujet, merci! Amitiés et bon week end, Véronique

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    • Merci à toi, Véronique, pour ce beau témoignage si plein de justesse, et surtout pour cette citation de Jung, qui ma parle aussi, ô combien…
      Difficile de délimiter, et quant aux étiquettes, elles sont toujours réductrices, alors je trouve que ton néologisme est très parlant.
      Toutes mes amitiés et excellent week-end

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  7. Bonjour ma petite Elisabeth adorée … 🙂 (petite =adjectif affectueux ! lol) je passe assez rapidement aujourd’hui mais je reviendrai lire plus attentivement (mon esprit est trop foufou ce matin pour parvenir à une réflexion digne de ce nom , lol) je voulais juste te dire que même si j’ai pris quelques distances ici ou là …je n’oublie jamais les personnes qui m’ont aidé de près ou de loin …ou qui se sont montrées , spontanées , attentives et fiables …je t’embrasse et te souhaite un très bon week-end ..à très bientôt , quand Dame Belette sera dans une période plus  »tranquille » ( moins surexcitée dirons-nous 😉 ) bisous bisous

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    • Merci, douce Maïa, c’est une joie de te lire et recevoir tant de tendresse. Je pense souvent à toi aussi, en espérant que tu vas bien. Et que cette surexcitation fofolle est plutôt un bon signe 🙂
      Prends bien soin de toi et reviens quand tu veux, c’est toujours un bonheur. Toute ma tendresse et à bientôt

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  8. on a besoin d’une personne de confiance pour parler et c’est souvent qu’on se tourne vers un psy il nous fera parler mais c’est à nous de trouver la solution pour nous sortir de l’ornière il nous conseillera certes mais si on lui donne ce qu’on pense faire

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  9. Bonjour Elisabeth ….J’espère que tu vas bien …!

    L’Être humain, est foncièrement spirituel par son Âme …Il a été ainsi créé …
    Bien entendu, tous ne croient pas à l’Âme …à son immortalité …Ils pensent que cette
    Vérité est de l’ordre de croyance, et non de Vérité …et c’est ok…La vie est un long cheminement.
    Ce qui m’amène à dire que je favorise la complémentarité des 2 approches…pour les avoir personnellement vécues.
    Ce passage de ton magnifique article le dit si bien :  » L’expérience de la psychothérapie m’a montré à plusieurs reprises qu’en profondeur ces deux approches tendaient à se rejoindre. Lorsqu’une personne touche le fond d’une émotion, qu’elle retrouve de tout son être – corps, cœur et esprit réunis – une souffrance aiguë du passé, il se produit une bascule d’ordre spirituel.  »

    Merci pour ce brillant article …Bon weekend
    Tendresse
    Manouchka

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    • Ce passage est poignant de justesse, et j’adore cette approche qui réunit les deux, pour les raisons que l’auteur explique si bien, et que j’ai expérimenté aussi.
      Oui, certains ont oublié cet appel du Plus Grand mais comme tu dis, c’est ainsi, cela leur appartient.
      Si touchée encore par cette communion des pensées, que je retrouve à chacun de tes commentaires, tendresses, douce Manouchka et excellent week-end à toi

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  10. Bonsoir Elisabeth,
    Pourrai tu éclairer ma lanterne s’il-te-plait Elisabeth ?
    Que faut-il entendre par spiritualité, donnes moi des exemples très concret s’il-te-plait, car pour moi spiritualité rime avec religion. Thérapie irait avec spiritualité, je t’avoue, je patauge 😦
    Oups notre Annawenn est en colère. J’ai du mal à croire qu’une psy puisse dire cela. Par contre, ce que je sais, en matière de psychologie, c’est que lorsqu’une colère monte ainsi, c’est souvent parce qu’on a touché à une chose essentiel. Annawenn devrait ce poser et réfléchir tranquillement à ce qui a été débattu pendant cette séance, et faire la part des choses. ne pas se buter. Car il y a là certainement un élément qui la fera avancer, lorsque la colère sera passer. Courage Annawenn !
    Très bonne soirée à toi Elisabeth, je t’espère en forme, tes écrits me questionnant depuis quelques jours.
    Quelques douce notes afin de terminer cette journée tranquillement 😉

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    • Comme je dis souvent, la spiritualité n’a absolument rien à voir avec une religion ou même une croyance quelconque, elle signifie plutôt un état d’esprit éclairé, comme une réponse spirituelle, donc brillante et pleine de sens. Ou tout ce qui touche à cet esprit, puisque c’est son étymologie, spiritus, en latin égale souffle ou esprit.
      Par exemple, un être bon, honnête, tolérant, ouvert, qui cherche et se pose des questions essentielles, voire existentielles, pour s’approcher de son Soi véritable, l’est bien plus qu’un catho borné.
      Je te mets un lien vers ce philosophe que tu aimes bien, qui évoque d’une très belle manière la spiritualité laïque, et il le fait bien mieux que moi :
      https://tarotpsychologique.wordpress.com/2012/11/05/andre-comte-sponville-les-athees-nont-pas-moins-desprit-que-les-autres/
      Désolée de te savoir perturbée avec ces confusions mais, comme je l’ai répondu à Kleaude : « Tout est dans cette définition de la spiritualité car en effet, elle ne peut être que personnelle, comme revêtir tant de formes, y compris celles qui ne sont liées à aucune croyance ».
      Et s’il y a beaucoup de personnes qui vivent une vie épanouie, après avoir réglé leurs problèmes, d’autres mènent une autre quête mais si les deux sont authentiques, ils se valent bien.
      Quant à Annawenn, je suis exactement de ton avis mais je crois qu’elle réfléchira, puisque c’est une jeune femme intelligente.
      J’espère avoir répondu à ton questionnement, sinon, n’hésite pas, j’adore discuter avec toi.
      Toute ma tendresse, Fanfan et belle fin de semaine

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      • Bonjour Elisabeth,
        Si j’ai bien compris alors, c’est un état d’esprit, un état d’esprit serein et éclairé. Le bien-être !
        Merci Elisabeth, je prends ce lien, j’irai dés que j’aurai le temps de m’y poser, au calme 😉
        Dis moi Elisabeth, j’ai un questionnement actuellement, j’aimerai que tu me donnes ta vision s’il-te-plait, car je ne sais comment analyser cela. Penses tu que la culpabilité puisse rendre une personne fatigué physiquement cela toute au long de sa vie ? Le faite de porter les agissements de son enfance turbulente, de n’avoir pas expulser les paroles d’un parent culpabilisateur, d’être donc toujours dans le doute puisse créer cela ? Et l’empêcher d’avancer ? Ou est-ce une volonté de sa personne de stagner toutes ces années ?
        A très bientôt Elisabeth !
        🙂

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        • C’est au-delà du bien-être, puisque tu sais bien que la quête de Soi peut être déstabilisante. Je dirai donc, une lucidité, surtout envers soi, la justesse intérieure qui nous fait vivre en accord avec nos valeurs profondes, et l’acceptation qui donne cette forme de sérénité, même dans les épreuves. Tu aimeras sûrement ce qu’en dit ce philosophe.
          Quant à ta question, la culpabilité est le pire des poisons, alors elle peut provoquer non seulement cette fatigue qui ressemble à de l’abattement mais aussi des maladies.
          C’est comme porter un fardeau trop lourd, qui en plus, comme tu le dis n’a pas été verbalisé ni exprimé par le corps.
          Les émotions mal vécues nous épuisent et nous coupent de l’énergie vitale, surtout, si nous doutons de notre légitimité d’exister, en quelque sorte.
          Après, c’est une question de choix, conscient ou non, de lâcher cette culpabilité. Paradoxalement, nous nous attachons souvent à nos malheurs et chérissons notre souffrance, puisqu’il y a un « bénéfice secondaire », qui peut prendre plusieurs formes. Il y a aussi la peur de l’inconnu car même si nous souffrons, nous en avons l’habitude, tandis que tout changement implique un risque, la sortie de sa « zone du confort ». Voilà, ce sont des généralités, ensuite, il faudrait vraiment connaître cette personne, son caractère, son héritage génétique et autre, et sa capacité de résilience.
          Bisous, Fanfan

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  11. c’est forcément lié puisque lien avec Esprit.. ce qui est psy ou soin, ou blessure liens avec les poissons ou chiron , Neptune et Neptune en scorpion c’est le psy aussi qui plonge dans l’inconscient… J’aime beaucoup cette photo qui donne à la fois le plongeon, la chute, le puits et la source.. et le scorpion avec la souffrance aussi la spiritualité… spirite esprit et les esprits… donc on retrouve l’illimité, et l’au delà avec ces deux signes… et le Divin… comprendre et avoir la Lumière sur… avoir l’esprit éclairé… et sa lumière intérieure.. se comprendre.. voir clair en soi.. donc on revient en lien avec le livre le 5 blessures qui empêchent d’être soi même de Lise Bourbeau.. c’est pourtant simple et pas de gymnastique compliquée… celui qui veut comprendre et qui plonge en lui aura accès à la connaissance… tout le reste c’est du cinéma.. pour entendre les maux, il faut entendre les mots.. c’est ainsi que l’on voit… on visualise ce qui nous vient à l’esprit… on a les mots et les images que l’on est sensé décrypter… et pas l’inverse.. s’imaginer des trucs à l’avance pour que cela arrive.. rien n’est à forcer..
    On devient voyant avec l’esprit éclairé, ou l’on nait déjà ainsi… pour avoir eu un esprit ouvert, où vers…. laisser remonter ( comme on tire les sauts du puits) c’est pas faire rentrer des images… mais aller les chercher… c’est toujours ce lien du coeur et de l’ Esprit.. faut rappeler l’exemple de Jésus qui était humble… et ne s’est pas mis dans des positions particulières… il a donné son temps et son énergie et a parlé aux gens… il n’a pas fait tant de cinéma , comme les gens font maintenant pour se dire spirituels… il a étudié les signes, les symboles, c’était déjà un initié dans le sens de comprendre les signes de l’ Esprit… la méditation c’est simplement regarder la Nature et en comprendre les signes.. puisque c’est partout, par tout.. quelque chose qui nous touche particulièrement.. l’inspiration comme prendre Souffle et prendre l’Air ( pas se donner des airs )

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  12. Bonsoir Elisabeth,
    Je pense que les deux approches se complètent dans le sens qu’elles sont deux outils pour en arriver à trouver ou retrouver une certaine sérénité face à soi-même. Évidemment tout dépend de la définition que l’on donne à la spiritualité. Je pense que toute thérapie vise directement ou indirectement à procurer un bien-être… donc à développer une certaine spiritualité « personnelle ».
    Bonne fin de soirée

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    • Tout est dans cette définition de la spiritualité car en effet, elle ne peut être que personnelle, comme revêtir tant de formes, y compris celles qui ne sont liées à aucune croyance. Et au-delà d’un bien-être, nous cherchons aussi à répondre à des questions d’ordre existentiel ou nous rapprocher de notre Soi véritable.
      Douce soirée, Kleaude

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  13. La quête de soi peut être un chemin long, parsemé de plusieurs types de thérapies et de recherches de spiritualité. Chaque étape amenant vers la suivante. Un bel article que tu nous partages, merci 🙂

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  14. Je suis tout à fait d’accord dans cette non opposition entre le psy et le spi !  » Lorsqu’une personne touche le fond d’une émotion, qu’elle retrouve de tout son être – corps, cœur et esprit réunis – une souffrance aiguë du passé, il se produit une bascule d’ordre spirituel. » ça c’est un cadeau des cieux ! Inch Allah… Toujours de belles sélections de textes, Elisabeth = des textes qui font mouche ! Merci à toi. Bise de Nice

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    • Ils font mouche, puisque tu te sens concerné… Mais j’adore aussi cette approche qui réunit les deux, comme elle montre la différence entre nos différents besoins car s’il y a des personnes parfaitement épanouies, suite à une thérapie, d’autres gardent toujours cette blessure fondamentale, qui ne peut se guérir que par une approche plus
      « spirituelle ».
      Ce que j’aime aussi, est la description de ceux que je nomme « les flottants au plafond », déconnectés d’eux-mêmes, comme de leurs existences, puisqu’ils se prétendent au-dessus de ces contingences bassement matérielles. Et comme le dit l’auteur : « Au mieux, ils
      « planent » au-dessus des réalités de la vie ; au pire, ils deviennent des proies pour le dogmatisme et le sectarisme, et rien ne changera s’ils n’en passent par un travail sur l’ombre et les désirs ».
      Merci, Stéphane, il pleut toujours à Nice ?

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      • Oui, je connais des gens qui représentent bien ces deux extrêmes : des addict à l’Analyse qui passe tout par ce filtre, et surtout les autres. Or la parabole qui vaut pour le bouddhisme vaut pour la psychanalyse : le radeau qu’on a utilisé pour traverser la rivière ne sert plus à rien une fois celle-ci traversée. Pourquoi devrait-on marcher sur le plancher des vaches avec un radeau sous le bras ? Autre extrémité : certains perchés genre new-age qui pensent être… arrivés :))) Si je me suis senti bien dans l’approche zen en tout cas, c’est pour le regard iconoclaste et le côté parfois rock n’ roll (voir la vie de Deshimaru). Un courant qui dit qu’ « il faut tuer bouddha ! » ne pouvait que me séduire. Et sinon, il ne pleuvait pas aujourd’hui à Nice. Mais retour de la pluie ce week-end. Oui, tu as remarqué, je me sens bien dans la poésie ces derniers jours. Ça aussi en effet ça me ressource 😉 ça surtout ? Bon week-end Elisabeth.

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        • J’adore l’histoire du radeau, comme celle de « si tu vois le Bouddha, tue le ». Et j’ai fait mes débuts en médiation grâce aux livres de Deshimaru, un maître si surprenant, en effet.
          Les perchés ne pensent pas seulement d’être arrivés mais ils attendent les soucoupes qui vont les propulser dans la 5e dimension 🙂
          Tu es un homme sage et surtout libre, Stéphane. J’ai adoré ton poème, je vais même le relire, en silence…
          Il pleut sur Paris… doux week-end à toi

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  15. Thérapie et spiritualité se completeraient alors?
    Depuis environ 1 mois, je pratique le yoga le matin, la visualisation positive et l’ecriture en fin de journée ainsi que la danse orientale. Couture, dessin, lecture…
    Je me sens mieux et je peux de nouveau me projeter dans l’avenir.
    Mais pas aujourd’hui. J’ai mal vécu la séance avec la psychologue hier. Je me sens comme si elle avait enfoncé le clou.

    J’ai envie de la balancer dans une cave avec quelques psychopathe pour voir comment elle va s’en sortir et surtout quel sera son discours ensuite.
    Je sais, c’est une mauvaise pensée.
    Ça montre bien ma colère. J’en ai vraiment assez de m’entendre dire qu’un viol+torture n’est que « mérité ». Oui, obligé! C’est moi qui l’ai cherché hein!

    Bref, ma journée est un enfer. Je n’ai rien fait de créatif aujourd’hui. J’avais pourtant fait le deuil de cette histoire avec mon ancienne thérapeute.
    Nan mais c’est moi qui doit comprendre que mes agresseurs avaient eu des enfances difficiles? Et c’est donc encore normal que je cotise pour leurs reinsertion pendant que je dois financer mon BAFA et me débrouiller avec les moyens du bord!

    Du coup, thérapie oui mais il est difficile de trouver un thérapeute qui convient.
    La danse orientale est une forme de spiritualité. Avec un peu de step en échauffement, je pense que je vais en tirer plus de bien être qu’avec la psychologue qui considère que je peux me demerder seule « grace » aux quelques neurones qu’il me reste 😉

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    • Elles se complètent, pour ceux qui en éprouvent le besoin, comme c’est bien expliqué dans l’article…
      Et sur le terme « spiritualité » nous pouvons mettre tant de significations, elle n’est pas forcément liée à une croyance quelconque mais peut s’exprimer aussi par les activités créatives que tu cites.
      Je crains de ne pas avoir bien compris car si c’est effectivement la phrase que ta psy t’avait dit, il y a un gros problème.
      Et je croyais que tu avais trouvé quelqu’un de bien ?
      Courage, Annawenn

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