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Démarrer une année, c’est s’offrir un peu d’éternité

Douze coups de minuit, un chiffre qui glisse, une nouvelle année qui commence. Rien ne change. Et pourtant, tout change…

Il est vrai que rien ne changera en une nuit. Nos soucis comme nos joies demeurent, nos questionnements également. Mais ce passage à l’an neuf est pourtant hautement symbolique.

L’être humain a besoin de rythme et d’alternance pour exister. L’alternance entre le jour et la nuit est fondamentale. Ces repères que sont les jours, les semaines, les mois, une année qui se termine, une autre qui débute, sont autant de balises dans le temps. Elles nous donnent l’illusion d’avoir une prise sur notre existence.

horloge

Ce passage à une nouvelle année nous inscrit également dans une dimension universelle.
Car il concerne l’humanité toute entière. Le religieux n’entre pas en ligne de compte dans cet évènement.

La temporalité de l’univers est la même pour tous. Cela nous renvoie à une certaine forme d’humilité, puisque nous ne sommes qu’un individu, mais aussi à un sentiment d’appartenance très fort, appartenance à une communauté des habitants de la terre.

Le 31 décembre agit comme un puissant repère dans le temps. Il nous donne envie de prendre de nouvelles et bonnes  résolutions, nous fournit l’occasion de nous dire : avant je n’étais pas celui-ci, à partir du 1er janvier, je serais différent. Ce changement de calendrier nous permet de maîtriser le temps, de décider d’un avant et d’un après.

Qui dit bonnes résolutions dit aussi bilan. Inhérent à toute fin d’année mais pas forcément conscient ou verbalisé. Cela peut juste s’exprimer par le désir de s’accorder des moments de réflexion, ne plus avoir envie d’être ce que l’on est, ne plus avoir envie de faire ce que l’on fait.  C’est une façon de faire le point avec soi et de s’ouvrir au changement. Le rituel des bonnes résolutions offre la possibilité de mettre ces manques et ces envies en mots.

Commencer une nouvelle année, c’est aussi une envie de regarder devant soi.  La transition d’une année à l’autre génère un regain d’énergie. Car nous sommes tous soumis au temps qui avance et qui nous mène inéluctablement vers la mort. Mais l’aube du 1er janvier nous conduit vers une autre vie. Comme si nous vivions une forme de renaissance. Nous avons tous besoin de tourner des pages, de fermer des tiroirs, de décréter que certaines choses sont passées ou mortes. Une nouvelle année répond à ces exigences et nous offre une espérance de vie. Démarrer une nouvelle année, c’est s’offrir un peu d’éternité.

Un peu d’histoire

Le Nouvel An commence le 1er janvier, le premier jour de l’année selon le calendrier grégorien.
Il correspond au solstice d’hiver pour l’hémisphère nord. La tradition du Nouvel An est très ancienne, les premières traces des origines de cette fête remontent à Babylone environ 2000 ans avant Jésus-Christ. Les babyloniens organisaient une fête en l’honneur du dieu Mardouk qui protégeait les récoltes. Cette fête se déroulait au printemps.

temple egypteDans  l’Égypte antique, la fête la nouvelle année était célébrée à l’arrivée annuelle de la crue du Nil. Celle-ci étant due aux pluies, ayant lieu loin en amont dans les hauts plateaux, sa date était entièrement tributaire de phénomènes météorologiques. Cependant, elle intervenait généralement à la même période.

Le Jour de l’an était également l’occasion de faire des offrandes aux défunts et aux dieux, surtout à , dont le jour de naissance était censé correspondre au Jour de l’an. Une procession de vases remplis de « l’eau nouvelle » du Nil se déroulait depuis le fleuve jusqu’aux temples où on procédaient à des rites d’illuminations, et au renouvellement de leur consécration aux dieux.

Les Romains marquaient le Nouvel An d’une manière semblable à la nôtre, mais ils le fêtaient  en mars car ils considéraient que le début de l’année se situe au printemps, au moment du renouveau de la nature.

La nouvelle année a toujours été un événement important à Rome. C’était un jour de fête publique. Les gens passaient la journée à jouer, manger et boire.

Les Romains dédiaient ce jour à Janus, le Dieu des portes et des commencements : celui-ci avait deux faces, l’une tournée vers l’avant, l’autre vers l’arrière.

La coutume s’est ensuite répandue dans le vaste Empire romain.

JanusCe n’est pourtant qu’en – 46 avant J.C. que Jules César introduit le calendrier moderne et fait du 1er janvier le début officiel de l’année.

L’Europe médiévale, cependant, préférait célébrer la Nouvelle Année à des dates ayant une signification religieuse, y compris Noël.

En 1582, le pape Grégoire XIII a remplacé le calendrier julien par le calendrier grégorien, corrigeant les incohérences mathématiques. La plupart des pays catholiques ont alors adopté ce calendrier et son premier janvier, mais les pays protestants ne s’y sont mis que progressivement.

Du calendrier julien…

Le calendrier julien, mis en place sous le règne de Jules César, en 46 avant notre ère, est l’ancêtre direct de notre calendrier actuel. Il s’agissait d’un calendrier solaire permettant de ramener les saisons aux mêmes dates chaque année. Celle-ci comptait 365 jours, sauf les années bissextiles qui en avaient 366.

Une année bissextile comprend un 29 février. Ce système n’était cependant pas parfait, dans la mesure où le temps écoulé entre 2 passages consécutifs du soleil par le point équinoxial de printemps est en réalité de 365,2422 jours. Le décalage opéré par cette erreur ne se fit sentir que longtemps après (7,5 jours pour 1000 ans).

…au calendrier grégorien et autres

La nécessité de réformer ce calendrier devint cependant urgente sous le pontificat de Grégoire XIII, car la date de Pâques, qui avait été fixée au dimanche suivant le 14ème jour de la lune de printemps paraissait de moins en moins annoncer le printemps. Le calendrier grégorien fut donc promulgué en 1582 à Rome, puis adopté progressivement dans toute la chrétienté. Imaginons ce que ressentit la population de Rome lorsque, pour rattraper 10 jours de retard sur le soleil, on passa sans transition du jeudi 4 octobre 1582 au vendredi 15 octobre !

A l’heure actuelle, c’est ce calendrier qui a été adopté par la plupart de pays du monde, même si nombreux sont ceux, qui gardent en parallèle un autre système qui leur est propre. Ainsi, il existe des calendriers lunaires (fondés sur le cours de la lune) ou luni-solaires (fondés à la fois sur le cycle annuel du soleil et sur le cours de la lune), comme le calendrier chinois, musulman ou hébraïque…

Dans l’Est de l’Europe (en Russie par exemple), les églises orthodoxes utilisent toujours le calendrier julien, ce qui fait qu’on fête Noël et le Nouvel An avec un décalage actuel de 13 jours par rapport à la France.

orthodoxe

Ainsi, le Nouvel An orthodoxe, tombe le 13 ou le 14 Janvier, tandis que le Nouvel An chinois, déterminé en fonction de la position de la lune, peut tomber n’importe quel jour entre le 21 janvier
et le 20 février. Cette année, ce sera le 19 février, sous le signe de la Chèvre.

Roch Hachana est une fête juive célébrant la nouvelle année civile du calendrier hébreu. Appelée « jour de la sonnerie » ou « du souvenir de la sonnerie » dans la Bible, elle est également considérée dans la tradition rabbinique comme le jour du jugement de l’humanité, inaugurant ainsi une période de dix jours de pénitence, dans l’attente du grand pardon accordé aux repentants à Yom Kippour.

Elle est fêtée les deux premiers jours du mois de tishri, qui ont lieu, selon les années, en septembre ou en octobre dans le calendrier grégorien.

Le rite principal de cette fête solennelle est la sonnerie du chofar, corne de bélier, dans laquelle on souffle sur différents rythmes, pour inviter l’assemblée au repentir et à l’introspection.

Les étrennes

Cette période est souvent l’occasion de donner des étrennes et pour certains, cette tradition vient de la Rome antique où on s’échangeait des pièces et des médailles à l’occasion du changement d’année. Cette coutume remonte à l’époque du règne du roi Tatius Sabinus, roi des Sabins, qui reçut un bois sacré de la déesse Strenia, en gage de bon augure pour l’année à venir.

Cet échange c’est généralisé à l’ensemble de Rome, mais peu à peu le bois de verveine a été remplacé par des pièces et des médailles. Ces présents étaient des échanges de bons présages pour l’année à venir et des gages d’amitié entre Romains.

Les étrennes sont aussi les sommes d’argent que l’on donne aux employés de maison et aux personnels des services de ville et services publiques.

Les cartes de vœux

première cartede voeuxElles demeurent une tradition incontournable et leur origine remonterait aux Chinois. Leur apparition en Europe date en fait du Moyen-Âge. En fin ou début d’année les religieuses envoyaient un menu présent à leur famille en l’accompagnant d’une lettre de vœux peinte à la main.

Cette tradition a disparu au XVI ème siècle, pour revenir en force au XVIII ème. La première carte de vœux est anglaise. Elle a été dessinée par John Calcott Horsley en 1843. Cette carte lithographiée et coloriée à la main a été envoyée en 1000 exemplaires. Dès 1860 l’envoi des cartes de vœux c’est généralisé en rencontrant un franc succès.

Le gui et le houx

houx 2 Le gui et le houx, présents aux réveillons de Noël et du Nouvel An sont un héritage des traditions et croyances anciennes. Depuis toujours, le feuillage vert du gui et du houx leur confère des pouvoirs surnaturels. Pour les druides celtes le gui et le houx portaient bonheur. Nous avons gardé l’habitude de nous embrasser sous le gui, le soir du réveillon de la Saint Sylvestre, en gage de bonheur sentimental et de mariage dans l’année pour les célibataires.

Mais le bonheur n’était pas le seul pouvoir positif du gui.
Pour les Celtes, il permettait aux femmes d’être fertiles, il protégeait du mauvais sort et garantissait des récoltes abondantes.

Un pont entre le passé et l’année à venir

Au réveillon de la Saint-Sylvestre, il est de coutume d’organiser l’attente de la nouvelle année dans l’abondance et dans la joie. Dans la tradition, plus les mets sont variés et riches plus le réveillon sera de bon augure pour l’année à venir. Généralement on le célèbre avec les amis, mais c’est aussi l’occasion de rencontrer de parfaits inconnus, l’essentiel étant le plaisir de la fête. Concerts de klaxons, farandoles de rue, embrassades et toute la nuit des « Bonne Année » qui fusent de toutes parts.

Ces débordements doivent s’accompagner de sons qui, selon les croyances anciennes auraient le don de faire fuir les mauvais esprits et les démons.

A minuit, des millions de gens dans le monde feront sauter les bouchons de champagne, les Français en s’embrassant, les Espagnols en avalant des raisins, tandis que, juchés sur un siège, les Danois sauteront à pieds joints dans la Nouvelle Année.

Toute l’année, nous sommes entravés par les contraintes sociales ou morales. Et puis voilà, que pour un soir, toutes les normes sont suspendues, jusqu’au lendemain où tout rentrera dans l’ordre.

Habitudes insolites ou des superstitions

Au Danemark, les gens grimpent sur des chaises et sautent à l’unisson à minuit tapant, pour faire fuir le mauvais sort. Les Danois jettent aussi des assiettes à la porte de leurs amis : plus il y a de débris, plus vous avez d’amis.

En Angleterre, après minuit, chacun ira chez ses amis avec sur lui du charbon (pour la chaleur) du sel (pour la nourriture) et une pièce de monnaie (pour la richesse).

Les Espagnols avalent douze grains de raisin, au rythme des douze coups de minuit pour être certains de passer une bonne année. Les douze grains symbolisent chaque mois de l’année.

Aux Philippines, les fêtards portent des vêtements à pois, censés porter chance. Dans certains pays d’Amérique du Sud, ce sont les sous-vêtements de couleurs vives qui conjurent le mauvais sort : ils seront rouges pour être heureux en amour et jaunes pour la réussite financière.

En Équateur et au Pérou, on promène des poupées de papier ou de chiffon dans les rues, en criant. Elles symbolisent l’année qui meurt et seront brûlées aux douze coups de minuit.

feu artficesAu Brésil, à Rio de Janeiro, la plage est illuminée par des milliers de lanternes, lumignons et bougies. Les Cariocas (habitants de Rio), tout de blanc vêtus vont porter des brassées de fleurs blanches en offrande à la déesse de la mer avant le feu d’artifice.

En Russie, pendant les 12 coups de minuit, on boit du champagne et ensuite, on ouvre la porte ou la fenêtre afin que le nouvel an entre dans la maison.

En Finlande, le Nouvel An est marqué par une curieuse pratique : on verse du plomb fondu dans de l’eau froide et, selon la forme prise par le métal refroidi, l’année sera bonne ou mauvaise.

Des nombreuses cultures préconisent que manger quelque chose en forme d’anneau apporterait la chance. En effet le cercle symbolise l’achèvement du cycle d’une année. 

Le sens du mot « réveillon »

Lorsque l’on parlait de réveillon autrefois, il s’agissait du repas de la nuit de Noël, pris au retour de la messe de minuit. Le mot « réveillon » » vient très probablement de l’impératif du verbe « réveiller », en allusion au fait que ce repas nocturne avait pour fonction de réveiller les convives afin de prolonger la soirée.

Quant à la soirée du Nouvel An, il n’était pas de coutume de prendre le repas après minuit. Néanmoins, par un glissement de langage, on prit l’habitude de désigner par ce terme le repas du Nouvel An aussi bien que celui de Noël.

Pourquoi la Saint-Sylvestre ?

Saint-Sylvestre fut le 33ème pape de l’Église, sous le règne de l’empereur Constantin, entre
314 et 335. Il n’est pas le seul saint à être fêté le 31 décembre, mais il est le plus célèbre et son nom est ainsi associé au dernier jour de l’année du calendrier grégorien.

Je vous souhaite un excellent réveillon
et un beau passage à l’an 2015

 

 

 

Ma première vidéoconférence pour vous

Trois ans déjà que ce blog existe et vit grâce à votre fidélité, vos visites, commentaires, appréciations et témoignages.
Merci à vous qui m’honorez de votre confiance et de votre intérêt.
Je continue à partager ce qui me tient à cœur. C’est pourquoi je vous propose aujourd’hui la vidéo d’une conférence sur le thème du Tarot Psychologique que j’ai donnée récemment.
Me voilà plus vraie qu’en photo… !

J’espère qu’elle éveillera des questions et vous donnera envie d’approfondir ces sujets qui me passionnent tant et sont au cœur de notre développement personnel à tous.

Si vous souhaitez échanger, recevoir un accompagnement personnalisé, n’hésitez pas, contactez-moi.

Mes amitiés du cœur

Elisabeth Berger

Praticienne en développement psycho-spirituel

Le désir d’amener l’autre à se trouver lui-même, ne peut se dissocier du respect de sa personnalité et de sa totale liberté des choix. Je propose une dynamique d’évolution, tout en respectant vos limites, votre rythme et votre libre-arbitre. Mon accompagnement vous permet de trouver vos propres réponses et faire émerger vos ressources, telle est la clé de ma démarche.

Téléphone : 06.37.52.65.57

Courriel : berger.elisabeth@free.fr

 

 

Faiblesse, quand tu nous tiens

Les phrases les plus bizarres qui ont été écrites dans de vrais registres d’hôpitaux.

Souris en réanimation

Elle n’a pas de signes apparents de fièvres ni de frissons, mais son mari a noté qu’elle était très chaude au lit la nuit dernière.

L’examen des parties génitales a révélé qu’il était vraiment monté comme un taureau.

Étant donné qu’elle ne parvient pas à avoir d’enfant avec son mari, j’ai pensé que vous devriez peut-être essayer quelque chose avec elle.

La patiente est en larmes et pleure constamment. Elle a également l’air un peu déprimée.

Le patient souffre d’une sévère dépression depuis qu’il a commencé à venir me voir, en 1993.

Note de décharge : Vivant, mais sans ma permission.

Homme de 69 ans d’apparence saine mais un peu décrépit, mentalement alerte mais très étourdi.

Le patient a catégoriquement refusé l’autopsie.

Le patient a laissé ses globules blancs dans un autre hôpital.

Ses antécédents médicaux sont remarquablement insignifiants avec seulement un gain de poids de 20 kg au cours des trois derniers jours.

Le patient a eu des gaufres au petit déjeuner, et de l’anorexie à midi.

Entre vous et moi, vraiment, il devrait y avoir un moyen de mettre cette femme enceinte…

Le second jour, son genou allait mieux. Et le troisième jour, il a disparu.

Elle est engourdie, des orteils jusqu’aux pieds.

La peau était sèche et humide.

Maux de têtes occasionnels, constants et peu fréquents.

Le toucher rectal a révélé une thyroïde de taille normale.

Elle a expliqué qu’elle avait été constipée pendant la plus grande partie de sa vie, jusqu’à ce qu’elle ait un divorce.

Les deux seins sont identiques et réactifs à la lumière et aux accommodations.

La patiente a des douleurs à la poitrine si elle s’allonge sur le côté gauche pendant plus d’un an.

Peau : étrangement pâle, mais présente.

Le patient devait avoir une résection de l’intestin, mais il a été embauché comme agent de change à la place.

L’examen pelvien sera fait plus tard, sur le plancher.

Le patient a été vu par le docteur Blank, qui pense que nous devrions nous asseoir sur l’abdomen et je suis bien d’accord avec lui.

Le patient a deux enfants adolescents, mais ne souffre d’aucune autre anormalité.

 

 

 

Annonce webinar

Annonce personnelle qui n’est absolument pas une blague

Si vous avez envie d’échanger sur les sujets qui nous tiennent à cœur, je vous invite au webinar que je propose le mercredi 10 décembre à 17 heures. Il y sera question du développement personnel, essentiellement à travers le Tarot, uniquement psychologique, et votre présence, ainsi que vos questions seront les bienvenues.

Elisabeth

http://webinarjam.net/webinar/go/12695/bf33a4f60b

Intelligence émotionnelle appliquée à nos relations

Oiseau miroir

Le couple

Savoir écouter et s’exprimer sans rester sur la défensive, faire preuve d’empathie, être attentif aux sentiments cachés derrière les paroles, être capable de se remettre rapidement de la « submersion » provoquée par un débordement émotionnel.

La méthode du « miroir » permet de se mettre à l’écoute des sentiments de l’autre. Lorsque l’un des conjoints émet une doléance, l’autre la reformule en ses propres termes, en essayant de saisir non seulement la pensée, mais aussi les sentiments qui lui sont associés.

Celui qui « fait le miroir » s’assure auprès de l’autre que sa reformulation est juste. Dans le cas contraire, il recommence jusqu’à ce qu’elle le devienne, ce qui, en pratique, n’est pas aussi simple qu’il y paraît.

Le fait d’être « reflété » avec exactitude procure non seulement le sentiment d’être compris, mais encore celui d’être en harmonie. Cela suffit parfois à désamorcer une attaque imminente et empêche les discussions de s’envenimer.

L’art de s’exprimer sans rester sur la défensive consiste avant tout à faire en sorte que les doléances ne se transforment pas en critiques personnelles.

Communication efficace : « Quand tu as fait X, j’ai ressenti Y, et j’aurais préféré que tu fasses Z ».

Précautions à prendre pour qu’une discussion ne dégénère pas :

  • S’en tenir au sujet de la discussion
  • Faire preuve d’empathie
  • Réduire la tension

Le management, une affaire de cœur   

Le stress rend les gens idiots.

Conséquences bénéfiques pour le travail des aptitudes de base de l’intelligence émotionnelle :

  • Être en harmonie avec les sentiments d’autrui
  • Être capable de régler les désaccords avant qu’ils ne s’aggravent
  • Être capable de travailler en état de fluidité

Diriger, ce n’est pas dominer, c’est savoir persuader les autres de travailler pour atteindre un but commun.

Bénéfices à retirer de trois applications différentes de l’intelligence émotionnelle :

  • Aptitude à exprimer des griefs sous forme de critiques fécondes
  • Capacité de créer une atmosphère dans laquelle la diversité est un atout plutôt qu’une source de friction
  • Efficacité dans l’utilisation des réseaux

Le feed-back sert à savoir si l’on effectue son travail correctement ou s’il a besoin d’être mieux ajusté aux objectifs, amélioré ou orienté dans une direction entièrement différente.

Carotte

L’efficacité, la satisfaction et la productivité des gens dans leur travail dépendent de la manière dont on évoque avec eux les problèmes ennuyeux.

La critique destructrice : les critiques prennent la forme d’attaques personnelles au lieu d’être présentées comme des problèmes à résoudre. L’une des formes les plus courantes de la critique destructrice consiste à laisser tomber des remarques lapidaires comme : « vous êtes en train de vous planter ».

Beaucoup de dirigeants ont la critique facile mais sont avares de compliments, et leurs subordonnés ont le sentiment qu’on leur fait des remarques sur leur travail seulement lorsque « ça ne va pas » ; le feed-back est inexistant et la frustration s’accumule jusqu’à l’explosion.

S’il avait formulé ses critiques plus tôt, l’employé aurait été en mesure de remédier au problème.

Les critiques ont un effet destructeur : au lieu de préparer une action correctrice, elles produisent un contrecoup : l’individu éprouve du ressentiment et de l’amertume, il se met sur la défensive et prend ses distances.

La critique constructive : une critique habile est un des messages les plus utiles qu’un supérieur puisse émettre. Une bonne critique insiste sur ce que la personne a accompli et sur ce qu’elle peut encore accomplir.

La croyance de base qui conduit à l’optimisme est que les revers ou les échecs résultent de circonstances que nous pouvons modifier.

L’art de la critique est indissociable de celui de la louange :

  • Rester précis : expliquer à la personne ce qu’elle a bien fait, ce qu’elle a mal fait, et comment elle peut faire mieux
  • Proposer une solution : la critique doit ouvrir la porte à des possibilités et à des options dont l’individu n’avait pas conscience, ou simplement le sensibiliser à des insuffisances dont il doit s’occuper, mais elle doit comporter des suggestions sur la façon de régler ces problèmes
  • Être présent
  • Être sensible : faire preuve d’empathie, sentir l’impact de ce que l’on dit et de la manière dont on le dit

Conseils au destinataire des critiques :

  • Considérer la critique comme une information précieuse qui lui permettra de s’améliorer, et non comme une attaque personnelle
  • Veiller à ne pas adopter une attitude défensive et d’assumer ses responsabilités. Si l’expérience est trop éprouvante, il vaut mieux demander le report de la discussion, le temps de « digérer » les remarques et de se calmer un peu
  • Voir dans la critique l’opportunité de travailler ensemble à la résolution du problème

Les réseaux informels

Trois catégories :

  • Réseaux de communication (qui s’adresse à qui)
  • Réseaux d’expertise (à qui demander conseil)
  • Réseaux de confiance

Les meilleurs éléments d’une organisation sont bien souvent ceux qui sont étroitement connectés à tous les réseaux, qu’ils soient de communication, d’expertise ou de confiance.

Outre la maîtrise de ces réseaux essentiels, le savoir-faire organisationnel prend d’autres formes :

  • Aptitude à coordonner efficacement ses efforts lors du travail en équipe
  • Capacité de voir les choses du point de vue des autres – collègues ou clients
  • Aptitude à promouvoir la coopération tout en évitant les conflits
  • Avoir un rôle de premier plan dans l’obtention d’un consensus
  • Avoir un talent de persuasion
  • Prendre des initiatives
  • Être motivé pour assumer des responsabilités dépassant ses attributions
  • S’autogérer, être capable d’organiser son temps et de remplir ses obligations professionnelles
  • Cultiver l’intelligence émotionnelle collective

Enfant

L’enfant

Partout dans le monde, les enfants sont aujourd’hui plus perturbés psychologiquement que dans le passé – plus solitaires et déprimés, plus indisciplinés et coléreux, plus nerveux et inquiets, plus impulsifs et agressifs.

La solution réside dans une façon nouvelle d’envisager ce que l’école peut accomplir pour éduquer la personnalité de l’élève, tant sur le plan intellectuel qu’affectif.

Un jour, l’éducation visera à inculquer des aptitudes humaines essentielles comme :

  • La conscience de soi
  • La maîtrise de soi
  • L’empathie
  • L’aptitude à se motiver ou à persévérer dans l’adversité
  • L’aptitude à maîtriser ses pulsions et à attendre avec patience la satisfaction de ses désirs
  • La capacité de conserver une humeur égale et de ne pas se laisser dominer par le chagrin au point de ne plus pouvoir penser
  • La capacité d’espérer
  • L’art de faire attention à autrui
  • L’art de résoudre les conflits
  • La capacité de se débarrasser de sa mauvaise humeur
  • Le sens de la coopération

Le sentiment qu’a l’enfant de sa valeur personnelle dépend pour beaucoup de sa réussite scolaire. 

Ce qui permet d’entretenir l’amitié : l’empathie, le contrôle des pulsions et la maîtrise de la colère.

Pour faciliter le contrôle des pulsions :

  • Marque un temps d’arrêt, calme-toi et réfléchis avant d’agir
  • Expose le problème et explique comment tu te sens.
  • Donne-toi un but positif
  • Imagine un grand nombre de solutions
  • Pense aux conséquences possibles
  • Passe à l’action en appliquant le meilleur plan

L’enfant doit marquer un temps d’arrêt chaque fois qu’il est, par exemple, sur le point d’en frapper un autre ou de se vexer ou encore de fondre en larmes. Cela lui permet d’adopter une attitude plus mesurée en suivant un ensemble de conseils concrets. Et, quand le contrôle des pulsions désordonnées est devenu une habitude, on est mieux armé pour affronter l’adolescence et l’âge adulte.

Résolution des problèmes grâce au modèle « SOCS » – Situation, Option, Conséquences, Solutions – en quatre étapes :

  • Exposer une situation et expliquer les sentiments qu’elle éveille en soi (état interne)
  • Réfléchir aux diverses options permettant de résoudre le problème et leurs conséquences
  • Choisir une option
  • L’appliquer

La synthèse du livre de Daniel Goleman Comment transformer ses émotions en intelligence
par Emmanuelle Fiton-Hellier, coach à http://www.saphirme.com/

Je vous recommande aussi son très beau et riche blog où vous trouverez quotidiennement des citations inspirantes : http://louvertureducoeur.wordpress.com/

Intelligence émotionnelle : une aptitude maîtresse

Sommet montagne

Le caractère

Le muscle psychologique nécessaire à une conduite morale
Amitai Etzioni, sociologue

L’affermissement du caractère conditionne l’existence des sociétés démocratiques : pas de caractère sans autodiscipline : « la vie vertueuse est fondée sur la maîtrise de soi », Aristote.

Capacité de se motiver et de se gouverner, aptitude à différer la satisfaction de ses désirs, à contrôler et à canaliser le besoin d’agir que l’on appelle aussi la volonté.

Pour cela, la volonté doit placer les émotions sous le contrôle de la raison, savoir surmonter son égocentrisme et ses pulsions, c’est se montrer empathique, faire vraiment attention aux autres et se placer de leur point de vue.

L’esclave des passions

La colère n’est jamais sans raison, mais c’est rarement la bonne raison 

La colère est le mouvement de l’âme le plus difficile à maîtriser, la plus séduisante des émotions négatives. L’enchaînement de pensées qui alimentent la colère est aussi l’instrument le plus puissant permettant de la désamorcer en sapant les certitudes dont elle se nourrit au départ.

Plus nous ruminons la cause de notre fureur, plus nous risquons de nous inventer de « bonnes raisons ». Le fait de remâcher sa colère attise celle-ci, alors qu’en changeant de perspective on éteint les flammes. Le fait de reconsidérer la situation sous un angle plus positif constitue l’un des moyens les plus sûrs pour calmer l’irritation.

Remèdes contre l’anxiété et la mélancolie :

  • Se distraire.
  • Se relaxer.
  • S’offrir des plaisirs.
  • Se gratifier d’un petit succès facile ou mettre en valeur son image personnelle.
  • S’efforcer de voir les choses différemment : il s’agit du recadrage cognitif (l’un des antidotes les plus puissants contre la dépression).
  • Se redonner du courage en venant en aide à autrui, la dépression se nourrissant de ruminations et de préoccupations centrées sur soi-même.

L’aptitude maîtresse

La motivation positive : c’est quand l’enthousiasme, le zèle et la confiance se mobilisent pour atteindre un but. Ce qui semble distinguer les membres du peloton de tête de ceux qui possèdent des dispositions en gros équivalentes, c’est leur capacité à persévérer pendant des années et depuis leur plus jeune âge dans une pratique systématique et difficile. Et cette ténacité repose avant tout sur certains traits psychologiques : l’enthousiasme et la persévérance face aux déconvenues.

Une solide éthique du travail scolaire se traduit par une motivation, une persévérance et un zèle plus grands, ce qui constitue un avantage psychologique indéniable.

Dans la mesure où nos émotions bloquent ou amplifient notre capacité de penser et de planifier, d’apprendre en vue d’atteindre un but lointain, de résoudre des problèmes, etc., elles définissent les limites de notre aptitude à utiliser nos capacités mentales innées et décident donc de notre avenir.

Et dans la mesure où nous sommes motivés par l’enthousiasme et le plaisir que nous procure ce que nous faisons – voire par un niveau optimal d’anxiété – les émotions nous mènent à la réussite. C’est en ce sens que l’intelligence émotionnelle est une aptitude maîtresse qui influe profondément sur toutes les autres en les stimulant ou en les inhibant.

Nulle aptitude psychologique n’est sans doute plus fondamentale que la capacité de résister à ses pulsions. C’est d’elle que dépend la maîtrise des émotions, puisque par nature celles-ci déclenchent un besoin impérieux d’agir.

L’intelligence émotionnelle est une méta-faculté qui détermine dans quelle mesure l’individu saura tirer parti de ses capacités.

L’anxiété mine l’intellect et sabote les résultats scolaires et universitaires dans toutes les disciplines. : plus un individu est enclin à se faire du souci, moins il réussit dans ses études. Les pensées négatives perturbent la capacité de décision comme « je n’y arriverai jamais » ou « je ne suis pas bon pour ce genre de tests ».

Les ressources mentales accaparées par la rumination des soucis ne sont plus disponibles pour le traitement d’autres informations ; quand nous sommes préoccupés par la crainte de l’échec, notre attention est d’autant moins disponible pour rechercher les bonnes réponses. Nos noires prophéties finissent par se réaliser ; nos soucis nous entraînent inexorablement vers le désastre qu’ils prédisent.

En revanche, les personnes sachant employer leurs émotions à bon escient sont capables d’utiliser leur appréhension pour se préparer comme il faut, et elles franchissent donc l’épreuve avec succès.

OptimismeLe rire, comme la bonne humeur en général, libère la pensée, facilite les associations d’idées et permet ainsi de découvrir des relations qui, autrement, auraient pu passer inaperçues, et cette faculté mentale est importante non seulement d’un point de vue créatif, mais aussi parce qu’elle aide à saisir des relations complexes et à prévoir les conséquences d’une décision donnée.

Le pouvoir de la pensée positive : espérer c’est refuser de céder à l’anxiété, de baisser les bras ou de déprimer quand on est confronté à des difficultés ou à des déconvenues. Les gens confiants sont en général moins anxieux et moins sujets aux perturbations affectives dans la vie de tous les jours.

L’optimisme, grand motivateur : comme l’espérance, c’est la ferme conviction que, de façon générale et en dépit des revers et des déconvenues, les choses finissent par s’arranger.

C’est un état d’esprit qui empêche les gens de sombrer dans l’apathie, la dépression, et de se laisser envahir par un sentiment d’impuissance dans les périodes difficiles. Comme la confiance dans l’avenir, sa cousine germaine, l’optimisme est payant (pourvu, naturellement, qu’il reste réaliste, un optimisme naïf pouvant être désastreux).

L’optimisme se manifeste par la façon dont les gens s’expliquent à eux-mêmes leurs succès ou leurs échecs :

l’optimiste considère qu’un échec est toujours dû à quelque chose qui peut être modifié de sorte à réussir le coup suivant, tandis que les pessimistes se reprochent leur échec et l’attribuent à un trait de caractère non modifiable.

Ce que les examens d’entrée ne permettent pas d’évaluer, c’est la motivation de l’individu. A intelligence égale, la réussite ne dépend pas que du talent, mais aussi de la capacité à supporter l’échec.

Il faut être capable de supporter les refus avec le sourire. La réaction émotionnelle à une défaite détermine la capacité de l’individu à trouver le courage de persévérer. L’aptitude de l’optimiste fait naître l’espérance.

Il est possible d’apprendre à devenir optimiste et confiant dans l’avenir tout comme à se sentir impuissant et découragé. Ces deux attitudes sont sous-tendues par une autre nommée efficacité personnelle (self-efficacy) : il s’agit de la conviction que l’on maîtrise le cours de sa propre vie et que l’on est capable de relever les défis qui se présentent.

En acquérant des compétences dans un domaine quelconque, on renforce son sentiment d’efficacité personnelle : on accepte alors plus volontiers de prendre des risques et de relever des défis plus difficiles. Et cela accroît à son tour le sentiment d’efficacité personnelle.

Cette attitude permet aux gens d’exploiter au mieux leurs capacités ou de faire ce qu’il faut pour les développer. Ils se remettent vite de leurs échecs. Ils se demandent comment régler les problèmes au lieu de s’inquiéter de ce qui pourrait aller de travers.

La fluidité : c’est le summum de l’intelligence émotionnelle. Elle est caractérisée par le plaisir spontané, la grâce et l’efficacité. 

Les émotions sont mises au service de la performance ou de l’apprentissage. Celles-ci ne sont pas seulement maîtrisées et canalisées, mais aussi positives, chargées d’énergie et appropriées à la tâche à accomplir. C’est lorsqu’on donne le meilleur de soi ou que l’on va au-delà de ses limites habituelles.

Parce qu’elle procure un bien-être intense, elle est intrinsèquement gratifiante. Au lieu de se laisser envahir par une anxiété nerveuse, l’individu fluide est si absorbé par ce qu’il fait qu’il perd entièrement conscience de lui-même et oublie les tracas de la vie quotidienne.

Il y a plusieurs façons d’atteindre l’état de fluidité :

Se concentrer intensément sur la tâche à accomplir, ce qui réclame une certaine discipline.

S’engager dans un travail pour lequel on est compétent, mais qui exige un certain effort. Si la tâche est trop facile, on s’ennuie ; si elle est trop difficile, on devient anxieux. La fluidité apparaît dans cette zone délicate délimitée par l’ennui et l’anxiété.

Dans l’état de fluidité, l’attention est à la fois détendue et très focalisée.

La fluidité est un état dépourvu d’« électricité statique » émotionnelle, sauf un sentiment irrésistible et extrêmement motivant de légère euphorie.

L’utilisation de la fluidité et des états positifs qui la caractérisent est le moyen le plus sain d’éduquer les jeunes, car cela revient à les motiver intérieurement et non par la menace ou la perspective d’une récompense ; à les amener à étudier des domaines où ils peuvent cultiver leurs talents.

L’enfant doit découvrir l’activité qu’il aime et s’y tenir. Il apprend mieux quand il s’intéresse à ce qu’il fait et y prend plaisir. La stratégie consiste à établir un profil de ses talents naturels et à travailler ses points forts tout en essayant de renforcer ses points faibles.

Empathie

L’empathie

Source de l’affection, de l’altruisme et de la compassion.  Comprendre ce que ressentent les autres et savoir adopter leur point de vue, respecter leur manière de voir ; s’initier à l’art de la coopération, de résoudre les conflits et de négocier des compromis.

L’empathie repose sur la conscience de soi ; plus nous sommes sensibles à nos propres émotions, mieux nous réussissons à déchiffrer celles des autres. Dans toute relation humaine, la bienveillance, l’affection trouvent leur origine dans l’harmonie avec autrui, l’aptitude à l’empathie.

« Ne cherche jamais à savoir pour qui sonne le glas ; il sonne pour toi », John Donne : c’est l’essence même du lien qui unit l’empathie et la bienveillance : la douleur de l’autre est la nôtre. Eprouver la même chose que l’autre, c’est se soucier de lui.

En ce sens, le contraire de l’empathie est l’antipathie. L’attitude empathique met en jeu des jugements moraux répétés, car les dilemmes moraux impliquent des victimes potentielles.

Les jugements moraux trouvent leur origine dans l’empathie, puisque c’est en compatissant avec les victimes potentielles – ceux qui souffrent, sont en danger ou dans le besoin – et donc en partageant leur affliction que l’on est poussé à leur venir en aide.

Au-delà de ce lien immédiat entre l’empathie et l’altruisme dans les relations entre individus, c’est cette aptitude à éprouver de l’empathie, à se mettre à la place d’autrui, qui conduit l’individu à respecter certains principes moraux.

L’empathie se développe dès la prime enfance et atteint sa forme la plus accomplie vers la fin de l’enfance, l’enfant devenant alors capable de comprendre que le chagrin peut aller au-delà de la situation immédiate et de voir que la condition ou la position de quelqu’un dans la vie peut être une source permanente d’affliction.

Les rudiments de l’intelligence sociale

Composants de l’intelligence interpersonnelle : aptitude à organiser des groupes : c’est la capacité première du leader ; elle consiste à savoir amorcer et coordonner les efforts d’un réseau d’individus.

Capacité à négocier des solutions : c’est le talent du médiateur, celui qui permet de prévenir les conflits ou de les résoudre. Les personnes possédant cette aptitude excellent à négocier des arrangements, à arbitrer les différents.

Capacité à établir des relations personnelles : c’est la capacité à éprouver de l’empathie et à communiquer. Elle facilite les contacts et permet d’identifier les sentiments et les préoccupations des autres pour y répondre de manière appropriée – c’est tout l’art des relations personnelles.

Capacité d’analyse sociale : c’est le fait de savoir percevoir les sentiments, les motivations et les préoccupations des autres. Cette compréhension permet une plus grande intimité et procure un sentiment de sympathie.

Le génie émotionnel

Si la marque distinctive de l’habileté sociale est le fait de savoir apaiser les émotions perturbatrices chez autrui, alors la capacité à gérer la fureur de quelqu’un est sa plus haute expression. Ce que l’on sait des mécanismes d’autorégulation de la colère et de la contagion émotionnelle suggère qu’une stratégie efficace consiste à distraire la personne en colère, à manifester de l’empathie pour ses émotions et son point de vue, puis à lui faire adopter un autre point de vue, associé à des émotions plus positives.

A suivre…

La synthèse du livre de Daniel Goleman Comment transformer ses émotions en intelligence
par Emmanuelle Fiton-Hellier, coach à http://www.saphirme.com/

Je vous recommande aussi son très beau et riche blog où vous trouverez quotidiennement des citations inspirantes : http://louvertureducoeur.wordpress.com/

 

 

 

Comment transformer ses émotions en intelligence

Étymologiquement, émotion signifie « mettre en mouvement ». Capacité de différer la satisfaction de ses désirs, de se montrer socialement responsable, de rester maître de ses émotions et d’être optimiste.

Feu et eaux

Les pulsions constituent le moyen d’expression des émotions ; à l’origine de toute pulsion se trouve un sentiment qui cherche à se traduire en acte. Quiconque est esclave de ses pulsions – autrement dit, quiconque ne sait se maîtriser – souffre d’une déficience morale.

La capacité de conserver son sang-froid forme le fondement de la volonté et du caractère. De même, la source de l’altruisme est à rechercher dans l’empathie, cette capacité de lire dans le cœur d’autrui – être insensible aux besoins ou au désespoir d’un autre, c’est ne pas savoir aimer. Et s’il est deux attitudes morales qu’exige notre époque, ce sont précisément celles-là : la retenue et la compassion.

Toute conception de la nature humaine qui ignorerait le pouvoir des émotions manquerait singulièrement de perspicacité. L’expression même Homo sapiens, l’homme pensant, est particulièrement malheureuse si l’on considère le rôle majeur que, selon les scientifiques, les émotions jouent dans notre vie.

Comme nous le savons tous d’expérience, en matière de décision et d’action, l’intuition compte autant, sinon plus, que la pensée. Nous exagérons la valeur et l’importance de la raison pure, que mesure le QI, dans la vie humaine. Notre intelligence est inutile quand nous sommes sous l’emprise de nos émotions.

Nous possédons deux esprits : l’un pense, l’autre ressent.

« La vie est une comédie pour ceux qui pensent, une tragédie pour ceux qui sentent », Horace Walpole.

L’une des raisons pour lesquelles les débordements de nos émotions sont si déroutants, c’est qu’ils trouvent souvent leur origine au tout début de notre vie quand tout nous étonnait et que nous ne disposions pas des mots nécessaires pour décrire les événements. Nous sommes envahis par des sentiments tumultueux, mais les mots pour expliquer les souvenirs qui les ont suscités nous échappent.

Les cinq principaux domaines de l’Intelligence Émotionnelle

1 – La connaissance des émotions

La conscience de soi – le fait de pouvoir identifier ses émotions est la clé de voûte de l’intelligence émotionnelle. Cette capacité est essentielle à la compréhension de soi et à l’intuition psychologique. Quiconque est aveugle à ce qu’il ressent est à la merci de ses sentiments. Par contre, les personnes qui en sont capables conduisent mieux leur vie et perçoivent plus clairement les répercussions intimes de leurs décisions personnelles, qu’il s’agisse du choix d’un conjoint ou d’un métier.

2 – La maîtrise de ses émotions

La capacité d’adapter ses sentiments à chaque situation dépend de la conscience de soi. Il est possible de pacifier son esprit, se libérer de l’emprise de l’angoisse, de la tristesse ou de la colère, et les conséquences négatives d’une incapacité à y parvenir. Les personnes qui n’ont pas cette aptitude psychologique fondamentale sont en lutte constante contre des sentiments pénibles. Ceux qui la possèdent supportent incomparablement mieux les revers et les contrariétés que leur réserve la vie.

3 – L’auto-motivation

Il faut savoir canaliser ses émotions pour se concentrer, se maîtriser et s’auto-motiver. Le contrôle de ses émotions – le fait d’être capable de remettre à plus tard la satisfaction de ses désirs et de réprimer ses pulsions – est la base de tout accomplissement. La capacité de se placer dans un état de « fluidité » psychologique permet de faire des choses remarquables. Les gens qui possèdent cette aptitude sont en général extrêmement productifs et efficaces dans tout ce qu’ils entreprennent.

4 – La perception des émotions d’autrui

L’empathie, une autre faculté fondée sur la conscience de soi, constitue l’élément fondamental de l’intelligence émotionnelle. Les personnes empathiques sont plus réceptives aux signaux subtils qui indiquent les besoins et les désirs des autres. Ces individus sont doués pour l’enseignement, la vente, la gestion, et les autres métiers où l’intérêt pour les autres est primordial.

5 – La maîtrise des relations humaines

Savoir entretenir de bonnes relations avec les autres c’est en grande partie savoir gérer leurs émotions. Les personnes qui savent se rendre populaires, qui savent diriger et conduire efficacement leurs relations avec autrui les possèdent au plus haut point. Elles réussissent dans toute entreprise fondée sur des rapports harmonieux.

Les trois catégories d’individus selon leurs rapports avec leurs émotions

1 – Ceux qui ont conscience d’eux-mêmes

Ces personnes font naturellement preuve d’une certaine subtilité dans leur vie affective. La connaissance de leurs propres émotions sous-tend parfois d’autres traits de personnalité : ce sont des gens indépendants, en bonne santé psychologique, qui ont le sens de la mesure et, en général, une conception positive de la vie. Lorsqu’ils sont de mauvaise humeur, ils ne la remâchent pas à n’en plus finir et sont capables de s’en défaire rapidement. Leur caractère attentif les aide à maîtriser leurs émotions.

2 – Ceux qui se laissent submerger par leurs émotions

Ils ont souvent l’impression de ne pas pouvoir échapper à leurs émotions, comme si elles prenaient le commandement. Ils sont versatiles et n’ont guère conscience de leurs sentiments, de sorte qu’ils s’abîment en eux et perdent toute distance. En conséquence, ils ne font pas grand-chose pour se défaire de leur mauvaise humeur et ont souvent le sentiment de ne pas contrôler leur vie affective.

3 – Ceux qui acceptent leurs dispositions d’esprit

Tout en ayant souvent conscience de ce qu’ils éprouvent, ils ont tendance eux aussi à ne rien faire pour y remédier. Il semble que cette catégorie se subdivise en deux : d’une part, les personnes généralement de bonne humeur et donc peu enclines à modifier leur état ; d’autre part, celles qui, tout en ayant conscience de leurs sautes d’humeur, les acceptent et ont tendance à s’y laisser aller et à ne rien faire. Cette tendance se rencontre souvent chez les dépressifs, résignés à leur désespoir.

A suivre…

La synthèse du livre de Daniel Goleman Comment transformer ses émotions en intelligence
par Emmanuelle Fiton-Hellier, coach à http://www.saphirme.com/

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Amour dévouement, amour célébration, amour gratuit

Suite et fin de cette série d’articles sur l’Amour et toutes ses facettes. Voilà que nous arrivons en haut de l’échelle avec eunoia, l’amour dévouement, charis, l’amour célébration et agapè l’amour gratuit, inconditionnel.

char-du-soleil

J’aime prendre soin de toi. Je suis au service du meilleur de toi-même

« L’Amour n’est pas seulement rayonnement de l’Être, partage d’une plénitude intérieure, soleil qui brille sur les méchants et sur les bons, mais aussi soleil qui agit pour les méchants et pour les bons. La compassion est cette bonté en actes, pas en paroles ou en rayonnement seulement, elle est cette plus haute preuve de tendresse qu’on appelle encore le dévouement. »

« Les autres ne sont plus à notre service, ils ne sont plus là pour combler nos manques, ils sont là pour que nous les aimions tels qu’ils sont et quelles que soient les circonstances. »

« Aimer, servir, c’est dépenser son image, ce qui est la meilleure façon de la dépasser. Être au service de la vie et de l’amour, inconditionnellement, agir à partir du meilleur de soi-même, « choisir la meilleure part », c’est sans doute l’unique nécessaire pour nous approcher de la béatitude des deux derniers barreaux de notre échelle ; béatitude qui ne sera sans doute jamais « béate » et sans souffrances, car aujourd’hui comme hier « l’Amour n’est toujours pas aimé ». »

Je t’aime parce que je t’aime.
C’est une grâce d’aimer et de t’aimer.
Je t’aime sans condition.
Je t’aime sans raison…

L’amour qui fait tourner la terre, le cœur humain et les autres étoiles.
Ce n’est pas seulement moi qui aime et qui t’aime, c’est l’amour qui aime en moi…

« Nous nous rapprochons ici de ce que les mots ne peuvent dire, car s’il n’y a pas de mot pour dire sa plus grande douleur, il n’y a pas de mot non plus pour dire sa plus grande joie. »

« La charis c’est donner et se donner avec joie; l’ego, mes intérêts, mes désirs, mes demandes ne sont plus un obstacle, ils sont débordés par la puissance d’un amour qui me vient d’ailleurs, qui m’est donné gratuitement (gratuit et grâce ont la même étymologie) et qui se donne gratuitement. »

« Cet amour est un Autre en nous, une autre conscience, un tout autre amour que tous ceux que nous avons connus précédemment et qu’on ne peut comparer à rien. »

« Cet amour ne détruit rien, ni l’enfant en nous avec ses besoins, ni l’adolescent avec ses demandes, ni l’adulte avec ses désirs, mais il nous rend libres de toutes les formes d’amour que nous avions prises pour l’Amour.

A ce niveau de conscience, amour et liberté s’embrassent, il n’y a plus de dualité, l’homme est ouvert dans toutes les dimensions de son être : la hauteur, la largeur, la profondeur. Il demeure dans l’Ouvert; une porte, des bras se sont ouverts en lui et nul ne les ferme … »

« Nous connaîtrons la réalité telle qu’elle est, et non telle que nous la concevons dans nos limites, nous aimerons comme l’Amour seul sait aimer. »

« Introduire un peu plus de conscience, de liberté et d’agapè dans nos besoins, nos demandes et nos désirs, dans nos passions et nos amitiés. Introduire de l’Ouvert, c’est-à-dire de l’espace et de la légèreté dans tous nos amours. »

«  « Avec lui, c’est une relation d’être à être : plus que la rencontre entre un homme et une femme. Une relation qui n’a pas de mots pour se dire; elle se vit au-delà des mots « J’ai le cœur ouvert à une dimension que j’ignorais : avec toi, c’est différent de tout ce que j’ai pu vivre.

C’est un amour où la proximité est spontanée et immédiate; pas de distance à franchir – les âmes en auraient-elles ? Un amour où les frontières sont abolies, toutes les frontières, où on ne souffre pas de la différence ni des différends.

Je ne savais pas que l’intensité pouvait être associée à tant de douceur. Je pourrais dire que tu es « l’amour incarné ». Par ta présence, l’amour se donne. Ta présence est amour. Tu es amour. Avec toi, je suis amour. »

« Un amour bien au-delà de toi, bien au-delà de moi. Chacun de nous se dépasse; c’est un amour qui nous dépasse. Il nous fait accéder à plus grand et plus haut que nous. « Avec elle, je vis des moments magnifiques. » Le temps partagé est un temps hors du temps, hors du commun, du commun des mortels; si près des étoiles que l’on ne touche plus terre.

Nous sommes projetés dans un ailleurs : un monde qui semble oublier le monde, là où les amoureux sont seuls au monde. La perception même des corps est autre : leurs contours se fondent dans un espace infini. Un corps à corps qui est une rencontre d’âme à âme. Je suis avec toi, tu es avec moi. Mais c’est bien plus que toi et moi. »

« Jean-Yves Leloup parle  » d’harmoniser toutes les couleurs. » Ce n’est pas parce que je suis dans l’amour inconditionnel que je n’ai plus de libido. Ce n’est pas parce que je suis au service des êtres, ce qu’il y a de plus noble, de plus royal en moi, que j’oublie que je suis aussi un enfant qui de temps en temps a besoin d’une petite caresse.

Ce n’est pas parce que je vis un grand amour que je suis incapable d’amitié, toutes les nuances sont à jouer. C’est cela qui est intéressant : la lumière n’est pas seulement une des couleurs de l’arc-en-ciel, mais toutes les couleurs ensemble. L’amour, ce n’est pas seulement un barreau de l’échelle, c’est l’échelle tout entière. »

« Cet amour-là est au-delà de la présence et de l’absence. C’est un amour qui porte en lui sa foi et détermine ses propres lois. Le lien de plus en plus subtil ne peut être enfermé dans aucune définition, ni se reconnaître d’aucune religion qui ne soit la sienne. C’est un amour libre. Il n’est pas une prison, c’est un don. Il n’enferme ni ne ferme. Il donne et il se donne. »

Aimer l’autre tel/telle qu’il/elle est et quelles que soient les circonstances, d’un amour spacieux et léger qui nous rend libre de toutes les formes d’amour que nous avions prises pour l ‘Amour et peindre le ciel de toutes les couleurs de l’arc-en-ciel en même temps … Un joli voyage en perspective …

Source : Extraits de Qui aime quand je t’aime de Catherine Bensaid, psychiatre, psychanalyste, et de Jean-Yves Leloup, philosophe, théologien et psychothérapeute. Éditions Albin Michel.

Entre  Eros et Agapè nous trouvons deux autres formes d’amour, que je vous invite chaleureusement à lire sur le blog de Nathalie, que je remercie toujours pour ce partage

http://nathaliejongen.wordpress.com/2014/04/11/amour-amitie/

http://nathaliejongen.wordpress.com/2014/04/16/amour-tendresse-amour-harmonie/

http://nathaliejongen.wordpress.com/2014/05/20/amour-devouement-amour-celebration-amour-gratuit/

Et pour finir, une magnifique vidéo de Jean-Yves Leloup, sur l’amour durable

 

Voici venir Eros, l’amour érotique

« Avec l’eros, on entre dans le domaine du désir : désir d’être désiré, désir d’un autre désir sans doute, mais aussi dans un sens platonicien et plotinien : désir de ce qui nous dépasse, de ce qui nous élève. »

Je te désire. Tu es beau. Tu es jeune.

Les noces d'Amour et Psyché Pompeo Batoni (1756)

« C’est avec l’eros que l’amour devient à proprement parler humain, il introduit (parfois pour le meilleur, parfois pour le pire) de l’intelligence dans l’instinct, l’oriente ou le désoriente. L’élan vital peut s’accomplir et se dépasser à travers lui ou au contraire se vicier.

Il n’en reste pas mains que l’amour érotique fait accéder l’animal, ou l’enfant dépendant de ses demandes, à l’exercice d’une conscience qui peut le rendre libre, même si on ne peut pas demander à tous les amants et amoureux atteints de cette démangeaison des ailes de s’envoler ou de s’élever aussi vers ce que Platon et Plotin appellent le Beau et le Bien. »

« « Elle est si belle, mon amour pour elle me donne des ailes », « Il est si beau ; je le regarde et le monde est beau.’ » Quel bonheur d’être ainsi transporté par l’élan amoureux ! Eros nous soulève de joie et donne à nos jours les couleurs de l’amour.

Sa flèche —Cupidon dans la mythologie romaine est identifié à Eros— nous va droit au cœur, faisant fi de notre raison et de nos peurs. Nous sommes les élus du dieu de l’amour qui vient transpercer nos secrets et nous les révéler. J’aime et la vie se fait belle. »

« Comme dans la passion, l’amour s’impose et nous impose ses lois. Comme dans la passion, le désir est ardent et intense. Un désir si fort que nous avons désormais la certitude d’être deux : d’avoir rencontré l’être élu, d’être enfin arrivé à bon port. De savoir où porter notre regard et offrir notre cœur.

Mais si nous avons besoin de l’autre, tant nous apprécions sa présence, sa beauté et tout ce qu’il est, notre demande n’est pas celle de l’enfant, ni de l’adolescent dans l’urgence et l’impatience. Notre attente est celle d’un jeune homme, ou d’une jeune femme —dans notre cœur et notre esprit—, animé d’un désir qui fait de lui, ou d’elle, l’acteur de sa vie.

Un désir non subi, mais choisi : à tel point que l’on peut être amoureux de son propre désir avant d’être véritablement amoureux de l’être aimé. Quand je suis amoureux, amoureuse de toi le ‘je’ n’est pas encore adulte, mais sur le chemin de la maturité. »

« Pour que le paradis ne se transforme pas en enfer, mais qu’au contraire nous grimpions ensemble les échelons de l’amour, certainement faut-il déjà être en paix avec nos racines, notre passé, les forces démoniaques qui sont en nous : celles qui font de l’amour une souffrance. »

« Je ne t’aime plus, mais je veux que tu me désires. C’est ainsi que l’amour pour l’autre devient amour propre. Des paroles et des actes contradictoires se succèdent en relation avec la sensation d’être, oui ou non, aimé. »

« Au bonheur d’aimer s’est substitué le plaisir de séduire : le désir de désirer et d’être désiré. J’aime ton désir pour moi. Mais toi, est-ce que je t’aime ? »

« Aimer, est-ce désirer ? Désirer, est-ce aimer ? Peut-on aimer sans désirer, et désirer sans aimer ? »

« De même que l’amour ne peut se réduire à une unique et semblable sensation pour tous, le désir accompagne chaque barreau de l’échelle et varie aussi selon les moments de notre vie. Le désir avec un même partenaire, on le sait, a sa propre histoire; il vit des temps de bonheur absolu, atteint des sommets que l’on n’aurait pas soupçonnés, mais connaît aussi ses creux de vague, des passages à vide : le désert du désir.

Peut-on dire alors que l’amour n’y est plus ? Peut-on affirmer que le désir une fois parti, l’amour lui aussi s’en est allé ? »

« Le désir n’est-il pas élan naturel et spontané : cette magie renouvelée d’une tension vers l’être aimé en même temps qu’un abandon, une confiance totale aussi bien à soi qu’à l’autre ? Il suit l’amour, le précède parfois. Il en est le complice et non l’arbitre. »

« Quand les cœurs sont unis, Eros n’a pas de vague à l’âme. Il est et se vit. Les besoins peuvent se dire, mais ne s’imposent pas. L’émotion est présente, mais pas envahissante. Et la parole se libère, légère, s’ouvrant à 1′autre dans un partage où le désir prend des couleurs de plus en plus tendres et subtiles. »

Source : Extraits de Qui aime quand je t’aime de Catherine Bensaid, psychiatre, psychanalyste, et de Jean-Yves Leloup, philosophe, théologien et psychothérapeute. Éditions Albin Michel.

http://nathaliejongen.wordpress.com/2014/03/14/amour-erotique/

Entre Porneia et Eros, nous trouvons une autre forme d’amour-besoin-passion, Pothos, que je vous invite chaleureusement à lire sur le blog de Nathalie, que je remercie encore pour ce partage

http://nathaliejongen.wordpress.com/2014/03/02/amour-besoin-amour-passion/

 

 

Les différents visages de l’amour : Porneia

Je te mangerais. Je t’aime comme une bête.

« C’est d’abord l’amour de l’enfant pour sa mère: il a faim, il faut bien qu’il mange et le petit ogre n’a que sa mère à manger. Il aime être nourri, l’autre est pour lui une nourriture qui doit combler son manque le plus primaire: sa faim, son besoin.

‘L’objet maternant’ est censé répondre à ce besoin; ce qui est charmant et naturel chez un nouveau-né l’est peut-être moins chez un adulte qui continue à demander à l’autre de combler son manque et qui le réduit à n’être que la pâture dont il a besoin pour combler ses appétits.”

Vénus et Adonis Titien

“Il s’agit de s’accepter avec ses faims, ses besoins, ses appétits et de ne pas en être l’esclave. Devenir capable de communion avec l’autre, ne pas seulement consommer et consumer.”

“Quand tu me dis que tu m’aimes, que vas-tu faire de moi ? J’ai peur que tu me mettes en cage et que je ne puisse plus m’envoler. J’ai peur que tu n’enfermes ma vie dans un bocal : l’espace réduit de tes besoins et de ton propre monde. J’ai peur que tu ne me coupes de mes racines, de mes vrais désirs, de mes élans de vie.

J’ai peur que tu ne me manges; que ta faim me dévore, me prenne ma vie, mes rêves, mes espoirs. Quand tu me dis que tu m’aimes, j’ai peur de ta propre peur de n’être pas aimé, de tes besoins, de tes manques. De ta voracité. D’être avalé dans l’urgence et l’impatience de ton désir. Étouffé, anéanti par la violence de tes appétits.”

“L’enfant angoissé et capricieux que nous sommes encore — capricieux parce que angoissé — n’est pas la part la plus consciente de nous-mêmes, capable de porter un regard lucide et intelligent sur nos faits et gestes. De ce fait, la part la plus aimante, la plus aimable, la plus épanouie : celle qui donne à vivre le plus de bonheur.

Et devenir adulte n’est pas devenir sage, ni triste; raisonnable, ni ayant perdu tout rêve et tout espoir. Devenir adulte, c’est devenir capable de vivre le bonheur que nous cherchons. S’orienter vers un choix d’adulte, c’est aller vers toujours plus de lucidité, d’autonomie, de conscience.

Évoluer d’un besoin subi et le plus souvent contrarié à un désir assumé et vécu, non dans un rêve mais dans la réalité. J’aime l’autre pour ce qu’il est, lui et pas un autre, non parce que le ‘je’ du ‘je t’aime’ est un ‘je’  incomplet : un ‘je’ d’enfant qui attend de l’autre qu’il lui donne vie. Un vide qui a besoin d’être rempli. Une soif qui cherche éperdument la source.”

“Si je ‘consomme’, le plaisir qui s’ensuit est un plaisir fugace. Nourritures corporelles ou psychiques : elles s’épuisent très vite. Sitôt rassuré, mon anxiété peut trouver dans les heures qui suivent de quoi s’alimenter à nouveau. ‘Elle ne m’a pas rappelé tout de suite. Je ne lui plais pas’,  ‘Il me dit qu’il est fatigué. J’en déduis qu’il ne veut pas me voir. Il ne m’aime pas.’

La consommation est comme une drogue : elle demande à être répétée et ne satisfait que dans un bref délai. ’Elle m’apportait tout ce dont j’avais besoin. Maintenant, j’ai envie d’autre chose.’

Si je ne suis plus dans la ‘consommation’, mais dans la ‘communion’, je suis en haut de l’échelle tout en restant l’enfant, le passionné, l’amoureux, l’ami. J’ai grandi et maintenant, il y a toi et moi, ouverts à une autre conscience de la relation. A une dimension d’éternité où tu es un être à part entière, comme je le suis. L’amour est notre guide, et non plus mes besoins et le manque de toi.

J’ai de l’appétit pour toi, mais l’enfant que je suis ne se joue pas de mes appétits, il joue, s’amuse, croque la vie. Sa faim est tendre, sa gourmandise ludique, sa sensualité libre et généreuse, ses élans respectueux. Le désir est sans besoin. L’amour est don.”

Source : Extraits de Qui aime quand je t’aime de Catherine Bensaid, psychiatre, psychanalyste, et de Jean-Yves Leloup, philosophe, théologien et psychothérapeute. Éditions Albin Michel.

Reprise d’un magnifique blog de Nathalie Jongen, que je remercie de tout cœur pour ce partage, dont j’ai choisi trois extraits. Vous trouverez d’autres visages de l’amour sur son site…
Voici le lien d’introduction, selon « l’échelle » élaborée par les Grecs anciens, je mettrai les autres à la suite.

http://nathaliejongen.wordpress.com/2014/02/17/sur_l_amour_ou_les_amours/

http://nathaliejongen.wordpress.com/2014/02/19/porneia-amour-appetit/

La chance, c’est une compétence qui se travaille

PhotoSylvie Monharoul

Pour réussir, il faut du talent, du travail et de la chance.

Comment avoir de la chance ?
Les chanceux sont en permanence branchés sur leur petite voix intérieure.

La chance, c’est une compétence qui se travaille sur trois axes :
– la capacité à créer autour de soi un environnement favorable 
– la capacité à gagner les concours de circonstances
– l’activation de la boîte à opportunités

Qu’est-ce que les opportunités ? Les opportunités consistent à faire de bonnes rencontres, à aller sur les bons territoires et à être à l’écoute des bonnes demandes.

4 paris font l’optimiste :
– le pari sur les solutions
– le pari sur les forces
– le pari sur les leviers
– le pari sur les possibilités

Les personnes en grande détresse sociale ont les réglages inversés. Ils font les paris inverses, tels que :
– « Il n’y a pas de solution, je suis dans l’impasse et je vais y rester »
– « Ce sont mes faiblesses qui vont me planter »
– « De toute façon je n’y peux rien,  je n’ai pas de leviers »
– « La seule chose dont je suis sûr, c’est que mon futur est plein d’obstacles que je ne connais pas encore »

Les 4 postures à adopter :
– une posture de vigilance, c’est-à-dire de la curiosité : les opportunités détestent les systèmes qui tournent en rond. Il faut sortir de la routine. Pasteur disait : « La chance ne favorise généralement que les esprits préparés ».

– la magie du réseau, c’est être en interaction avec les autres ; être celui qui crée les liens ;  celui qui aide les autres à faire les choses. Pierre Doré (fondateur de l’Institut Européen du Leadership) : « La meilleure façon pour atteindre ses objectifs dans une organisation, c’est d’aider ceux dont on a besoin à atteindre les leurs ». Donc, c’est travailler en réseau.

– être conscient que la chance ne marche pas toujours, qu’il y a des revers, des coups de malchance : les grandes réussites sont jalonnées de difficultés, d’échecs. Mais les gens qui ont vécus ces choses-là ont utilisé leurs échecs comme une matière première. Ils les ont transformés en projet pour rebondir sur autre chose. La vraie chance, ce n’est pas ce qui vous arrive, c’est ce que vous allez faire avec ce qui va vous arriver.

– L’anticipation : il faut toujours avoir un projet d’avance pour créer l’opportunité.

Tout cela est une nouvelle façon de percevoir la réalité, de gérer ses priorités de vie et de décision ainsi que ses relations aux autres.

Ne jamais oublier que dans le fond, puisque tout est affaire d’opportunité, il faut savoir de temps en temps être un peu égoïste et se dire que la meilleure façon de rencontrer des opportunités dans la vie,  c’est déjà d’en être une soi-même !

Une synthèse d’Emmanuelle Fiton-Hellier inspirée par les travaux de Philippe Gabilliet, Professeur de MBA

Reprise du très beau et riche blog où vous trouverez quotidiennement des citations très inspirantes : http://louvertureducoeur.wordpress.com/