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Faiblesse, quand tu nous tiens

Les phrases les plus bizarres qui ont été écrites dans de vrais registres d’hôpitaux.

Souris en réanimation

Elle n’a pas de signes apparents de fièvres ni de frissons, mais son mari a noté qu’elle était très chaude au lit la nuit dernière.

L’examen des parties génitales a révélé qu’il était vraiment monté comme un taureau.

Étant donné qu’elle ne parvient pas à avoir d’enfant avec son mari, j’ai pensé que vous devriez peut-être essayer quelque chose avec elle.

La patiente est en larmes et pleure constamment. Elle a également l’air un peu déprimée.

Le patient souffre d’une sévère dépression depuis qu’il a commencé à venir me voir, en 1993.

Note de décharge : Vivant, mais sans ma permission.

Homme de 69 ans d’apparence saine mais un peu décrépit, mentalement alerte mais très étourdi.

Le patient a catégoriquement refusé l’autopsie.

Le patient a laissé ses globules blancs dans un autre hôpital.

Ses antécédents médicaux sont remarquablement insignifiants avec seulement un gain de poids de 20 kg au cours des trois derniers jours.

Le patient a eu des gaufres au petit déjeuner, et de l’anorexie à midi.

Entre vous et moi, vraiment, il devrait y avoir un moyen de mettre cette femme enceinte…

Le second jour, son genou allait mieux. Et le troisième jour, il a disparu.

Elle est engourdie, des orteils jusqu’aux pieds.

La peau était sèche et humide.

Maux de têtes occasionnels, constants et peu fréquents.

Le toucher rectal a révélé une thyroïde de taille normale.

Elle a expliqué qu’elle avait été constipée pendant la plus grande partie de sa vie, jusqu’à ce qu’elle ait un divorce.

Les deux seins sont identiques et réactifs à la lumière et aux accommodations.

La patiente a des douleurs à la poitrine si elle s’allonge sur le côté gauche pendant plus d’un an.

Peau : étrangement pâle, mais présente.

Le patient devait avoir une résection de l’intestin, mais il a été embauché comme agent de change à la place.

L’examen pelvien sera fait plus tard, sur le plancher.

Le patient a été vu par le docteur Blank, qui pense que nous devrions nous asseoir sur l’abdomen et je suis bien d’accord avec lui.

Le patient a deux enfants adolescents, mais ne souffre d’aucune autre anormalité.

 

 

 

Annonce webinar

Annonce personnelle qui n’est absolument pas une blague

Si vous avez envie d’échanger sur les sujets qui nous tiennent à cœur, je vous invite au webinar que je propose le mercredi 10 décembre à 17 heures. Il y sera question du développement personnel, essentiellement à travers le Tarot, uniquement psychologique, et votre présence, ainsi que vos questions seront les bienvenues.

Elisabeth

http://webinarjam.net/webinar/go/12695/bf33a4f60b

Intelligence émotionnelle appliquée à nos relations

Oiseau miroir

Le couple

Savoir écouter et s’exprimer sans rester sur la défensive, faire preuve d’empathie, être attentif aux sentiments cachés derrière les paroles, être capable de se remettre rapidement de la « submersion » provoquée par un débordement émotionnel.

La méthode du « miroir » permet de se mettre à l’écoute des sentiments de l’autre. Lorsque l’un des conjoints émet une doléance, l’autre la reformule en ses propres termes, en essayant de saisir non seulement la pensée, mais aussi les sentiments qui lui sont associés.

Celui qui « fait le miroir » s’assure auprès de l’autre que sa reformulation est juste. Dans le cas contraire, il recommence jusqu’à ce qu’elle le devienne, ce qui, en pratique, n’est pas aussi simple qu’il y paraît.

Le fait d’être « reflété » avec exactitude procure non seulement le sentiment d’être compris, mais encore celui d’être en harmonie. Cela suffit parfois à désamorcer une attaque imminente et empêche les discussions de s’envenimer.

L’art de s’exprimer sans rester sur la défensive consiste avant tout à faire en sorte que les doléances ne se transforment pas en critiques personnelles.

Communication efficace : « Quand tu as fait X, j’ai ressenti Y, et j’aurais préféré que tu fasses Z ».

Précautions à prendre pour qu’une discussion ne dégénère pas :

  • S’en tenir au sujet de la discussion
  • Faire preuve d’empathie
  • Réduire la tension

Le management, une affaire de cœur   

Le stress rend les gens idiots.

Conséquences bénéfiques pour le travail des aptitudes de base de l’intelligence émotionnelle :

  • Être en harmonie avec les sentiments d’autrui
  • Être capable de régler les désaccords avant qu’ils ne s’aggravent
  • Être capable de travailler en état de fluidité

Diriger, ce n’est pas dominer, c’est savoir persuader les autres de travailler pour atteindre un but commun.

Bénéfices à retirer de trois applications différentes de l’intelligence émotionnelle :

  • Aptitude à exprimer des griefs sous forme de critiques fécondes
  • Capacité de créer une atmosphère dans laquelle la diversité est un atout plutôt qu’une source de friction
  • Efficacité dans l’utilisation des réseaux

Le feed-back sert à savoir si l’on effectue son travail correctement ou s’il a besoin d’être mieux ajusté aux objectifs, amélioré ou orienté dans une direction entièrement différente.

Carotte

L’efficacité, la satisfaction et la productivité des gens dans leur travail dépendent de la manière dont on évoque avec eux les problèmes ennuyeux.

La critique destructrice : les critiques prennent la forme d’attaques personnelles au lieu d’être présentées comme des problèmes à résoudre. L’une des formes les plus courantes de la critique destructrice consiste à laisser tomber des remarques lapidaires comme : « vous êtes en train de vous planter ».

Beaucoup de dirigeants ont la critique facile mais sont avares de compliments, et leurs subordonnés ont le sentiment qu’on leur fait des remarques sur leur travail seulement lorsque « ça ne va pas » ; le feed-back est inexistant et la frustration s’accumule jusqu’à l’explosion.

S’il avait formulé ses critiques plus tôt, l’employé aurait été en mesure de remédier au problème.

Les critiques ont un effet destructeur : au lieu de préparer une action correctrice, elles produisent un contrecoup : l’individu éprouve du ressentiment et de l’amertume, il se met sur la défensive et prend ses distances.

La critique constructive : une critique habile est un des messages les plus utiles qu’un supérieur puisse émettre. Une bonne critique insiste sur ce que la personne a accompli et sur ce qu’elle peut encore accomplir.

La croyance de base qui conduit à l’optimisme est que les revers ou les échecs résultent de circonstances que nous pouvons modifier.

L’art de la critique est indissociable de celui de la louange :

  • Rester précis : expliquer à la personne ce qu’elle a bien fait, ce qu’elle a mal fait, et comment elle peut faire mieux
  • Proposer une solution : la critique doit ouvrir la porte à des possibilités et à des options dont l’individu n’avait pas conscience, ou simplement le sensibiliser à des insuffisances dont il doit s’occuper, mais elle doit comporter des suggestions sur la façon de régler ces problèmes
  • Être présent
  • Être sensible : faire preuve d’empathie, sentir l’impact de ce que l’on dit et de la manière dont on le dit

Conseils au destinataire des critiques :

  • Considérer la critique comme une information précieuse qui lui permettra de s’améliorer, et non comme une attaque personnelle
  • Veiller à ne pas adopter une attitude défensive et d’assumer ses responsabilités. Si l’expérience est trop éprouvante, il vaut mieux demander le report de la discussion, le temps de « digérer » les remarques et de se calmer un peu
  • Voir dans la critique l’opportunité de travailler ensemble à la résolution du problème

Les réseaux informels

Trois catégories :

  • Réseaux de communication (qui s’adresse à qui)
  • Réseaux d’expertise (à qui demander conseil)
  • Réseaux de confiance

Les meilleurs éléments d’une organisation sont bien souvent ceux qui sont étroitement connectés à tous les réseaux, qu’ils soient de communication, d’expertise ou de confiance.

Outre la maîtrise de ces réseaux essentiels, le savoir-faire organisationnel prend d’autres formes :

  • Aptitude à coordonner efficacement ses efforts lors du travail en équipe
  • Capacité de voir les choses du point de vue des autres – collègues ou clients
  • Aptitude à promouvoir la coopération tout en évitant les conflits
  • Avoir un rôle de premier plan dans l’obtention d’un consensus
  • Avoir un talent de persuasion
  • Prendre des initiatives
  • Être motivé pour assumer des responsabilités dépassant ses attributions
  • S’autogérer, être capable d’organiser son temps et de remplir ses obligations professionnelles
  • Cultiver l’intelligence émotionnelle collective

Enfant

L’enfant

Partout dans le monde, les enfants sont aujourd’hui plus perturbés psychologiquement que dans le passé – plus solitaires et déprimés, plus indisciplinés et coléreux, plus nerveux et inquiets, plus impulsifs et agressifs.

La solution réside dans une façon nouvelle d’envisager ce que l’école peut accomplir pour éduquer la personnalité de l’élève, tant sur le plan intellectuel qu’affectif.

Un jour, l’éducation visera à inculquer des aptitudes humaines essentielles comme :

  • La conscience de soi
  • La maîtrise de soi
  • L’empathie
  • L’aptitude à se motiver ou à persévérer dans l’adversité
  • L’aptitude à maîtriser ses pulsions et à attendre avec patience la satisfaction de ses désirs
  • La capacité de conserver une humeur égale et de ne pas se laisser dominer par le chagrin au point de ne plus pouvoir penser
  • La capacité d’espérer
  • L’art de faire attention à autrui
  • L’art de résoudre les conflits
  • La capacité de se débarrasser de sa mauvaise humeur
  • Le sens de la coopération

Le sentiment qu’a l’enfant de sa valeur personnelle dépend pour beaucoup de sa réussite scolaire. 

Ce qui permet d’entretenir l’amitié : l’empathie, le contrôle des pulsions et la maîtrise de la colère.

Pour faciliter le contrôle des pulsions :

  • Marque un temps d’arrêt, calme-toi et réfléchis avant d’agir
  • Expose le problème et explique comment tu te sens.
  • Donne-toi un but positif
  • Imagine un grand nombre de solutions
  • Pense aux conséquences possibles
  • Passe à l’action en appliquant le meilleur plan

L’enfant doit marquer un temps d’arrêt chaque fois qu’il est, par exemple, sur le point d’en frapper un autre ou de se vexer ou encore de fondre en larmes. Cela lui permet d’adopter une attitude plus mesurée en suivant un ensemble de conseils concrets. Et, quand le contrôle des pulsions désordonnées est devenu une habitude, on est mieux armé pour affronter l’adolescence et l’âge adulte.

Résolution des problèmes grâce au modèle « SOCS » – Situation, Option, Conséquences, Solutions – en quatre étapes :

  • Exposer une situation et expliquer les sentiments qu’elle éveille en soi (état interne)
  • Réfléchir aux diverses options permettant de résoudre le problème et leurs conséquences
  • Choisir une option
  • L’appliquer

La synthèse du livre de Daniel Goleman Comment transformer ses émotions en intelligence
par Emmanuelle Fiton-Hellier, coach à http://www.saphirme.com/

Je vous recommande aussi son très beau et riche blog où vous trouverez quotidiennement des citations inspirantes : http://louvertureducoeur.wordpress.com/

Intelligence émotionnelle : une aptitude maîtresse

Sommet montagne

Le caractère

Le muscle psychologique nécessaire à une conduite morale
Amitai Etzioni, sociologue

L’affermissement du caractère conditionne l’existence des sociétés démocratiques : pas de caractère sans autodiscipline : « la vie vertueuse est fondée sur la maîtrise de soi », Aristote.

Capacité de se motiver et de se gouverner, aptitude à différer la satisfaction de ses désirs, à contrôler et à canaliser le besoin d’agir que l’on appelle aussi la volonté.

Pour cela, la volonté doit placer les émotions sous le contrôle de la raison, savoir surmonter son égocentrisme et ses pulsions, c’est se montrer empathique, faire vraiment attention aux autres et se placer de leur point de vue.

L’esclave des passions

La colère n’est jamais sans raison, mais c’est rarement la bonne raison 

La colère est le mouvement de l’âme le plus difficile à maîtriser, la plus séduisante des émotions négatives. L’enchaînement de pensées qui alimentent la colère est aussi l’instrument le plus puissant permettant de la désamorcer en sapant les certitudes dont elle se nourrit au départ.

Plus nous ruminons la cause de notre fureur, plus nous risquons de nous inventer de « bonnes raisons ». Le fait de remâcher sa colère attise celle-ci, alors qu’en changeant de perspective on éteint les flammes. Le fait de reconsidérer la situation sous un angle plus positif constitue l’un des moyens les plus sûrs pour calmer l’irritation.

Remèdes contre l’anxiété et la mélancolie :

  • Se distraire.
  • Se relaxer.
  • S’offrir des plaisirs.
  • Se gratifier d’un petit succès facile ou mettre en valeur son image personnelle.
  • S’efforcer de voir les choses différemment : il s’agit du recadrage cognitif (l’un des antidotes les plus puissants contre la dépression).
  • Se redonner du courage en venant en aide à autrui, la dépression se nourrissant de ruminations et de préoccupations centrées sur soi-même.

L’aptitude maîtresse

La motivation positive : c’est quand l’enthousiasme, le zèle et la confiance se mobilisent pour atteindre un but. Ce qui semble distinguer les membres du peloton de tête de ceux qui possèdent des dispositions en gros équivalentes, c’est leur capacité à persévérer pendant des années et depuis leur plus jeune âge dans une pratique systématique et difficile. Et cette ténacité repose avant tout sur certains traits psychologiques : l’enthousiasme et la persévérance face aux déconvenues.

Une solide éthique du travail scolaire se traduit par une motivation, une persévérance et un zèle plus grands, ce qui constitue un avantage psychologique indéniable.

Dans la mesure où nos émotions bloquent ou amplifient notre capacité de penser et de planifier, d’apprendre en vue d’atteindre un but lointain, de résoudre des problèmes, etc., elles définissent les limites de notre aptitude à utiliser nos capacités mentales innées et décident donc de notre avenir.

Et dans la mesure où nous sommes motivés par l’enthousiasme et le plaisir que nous procure ce que nous faisons – voire par un niveau optimal d’anxiété – les émotions nous mènent à la réussite. C’est en ce sens que l’intelligence émotionnelle est une aptitude maîtresse qui influe profondément sur toutes les autres en les stimulant ou en les inhibant.

Nulle aptitude psychologique n’est sans doute plus fondamentale que la capacité de résister à ses pulsions. C’est d’elle que dépend la maîtrise des émotions, puisque par nature celles-ci déclenchent un besoin impérieux d’agir.

L’intelligence émotionnelle est une méta-faculté qui détermine dans quelle mesure l’individu saura tirer parti de ses capacités.

L’anxiété mine l’intellect et sabote les résultats scolaires et universitaires dans toutes les disciplines. : plus un individu est enclin à se faire du souci, moins il réussit dans ses études. Les pensées négatives perturbent la capacité de décision comme « je n’y arriverai jamais » ou « je ne suis pas bon pour ce genre de tests ».

Les ressources mentales accaparées par la rumination des soucis ne sont plus disponibles pour le traitement d’autres informations ; quand nous sommes préoccupés par la crainte de l’échec, notre attention est d’autant moins disponible pour rechercher les bonnes réponses. Nos noires prophéties finissent par se réaliser ; nos soucis nous entraînent inexorablement vers le désastre qu’ils prédisent.

En revanche, les personnes sachant employer leurs émotions à bon escient sont capables d’utiliser leur appréhension pour se préparer comme il faut, et elles franchissent donc l’épreuve avec succès.

OptimismeLe rire, comme la bonne humeur en général, libère la pensée, facilite les associations d’idées et permet ainsi de découvrir des relations qui, autrement, auraient pu passer inaperçues, et cette faculté mentale est importante non seulement d’un point de vue créatif, mais aussi parce qu’elle aide à saisir des relations complexes et à prévoir les conséquences d’une décision donnée.

Le pouvoir de la pensée positive : espérer c’est refuser de céder à l’anxiété, de baisser les bras ou de déprimer quand on est confronté à des difficultés ou à des déconvenues. Les gens confiants sont en général moins anxieux et moins sujets aux perturbations affectives dans la vie de tous les jours.

L’optimisme, grand motivateur : comme l’espérance, c’est la ferme conviction que, de façon générale et en dépit des revers et des déconvenues, les choses finissent par s’arranger.

C’est un état d’esprit qui empêche les gens de sombrer dans l’apathie, la dépression, et de se laisser envahir par un sentiment d’impuissance dans les périodes difficiles. Comme la confiance dans l’avenir, sa cousine germaine, l’optimisme est payant (pourvu, naturellement, qu’il reste réaliste, un optimisme naïf pouvant être désastreux).

L’optimisme se manifeste par la façon dont les gens s’expliquent à eux-mêmes leurs succès ou leurs échecs :

l’optimiste considère qu’un échec est toujours dû à quelque chose qui peut être modifié de sorte à réussir le coup suivant, tandis que les pessimistes se reprochent leur échec et l’attribuent à un trait de caractère non modifiable.

Ce que les examens d’entrée ne permettent pas d’évaluer, c’est la motivation de l’individu. A intelligence égale, la réussite ne dépend pas que du talent, mais aussi de la capacité à supporter l’échec.

Il faut être capable de supporter les refus avec le sourire. La réaction émotionnelle à une défaite détermine la capacité de l’individu à trouver le courage de persévérer. L’aptitude de l’optimiste fait naître l’espérance.

Il est possible d’apprendre à devenir optimiste et confiant dans l’avenir tout comme à se sentir impuissant et découragé. Ces deux attitudes sont sous-tendues par une autre nommée efficacité personnelle (self-efficacy) : il s’agit de la conviction que l’on maîtrise le cours de sa propre vie et que l’on est capable de relever les défis qui se présentent.

En acquérant des compétences dans un domaine quelconque, on renforce son sentiment d’efficacité personnelle : on accepte alors plus volontiers de prendre des risques et de relever des défis plus difficiles. Et cela accroît à son tour le sentiment d’efficacité personnelle.

Cette attitude permet aux gens d’exploiter au mieux leurs capacités ou de faire ce qu’il faut pour les développer. Ils se remettent vite de leurs échecs. Ils se demandent comment régler les problèmes au lieu de s’inquiéter de ce qui pourrait aller de travers.

La fluidité : c’est le summum de l’intelligence émotionnelle. Elle est caractérisée par le plaisir spontané, la grâce et l’efficacité. 

Les émotions sont mises au service de la performance ou de l’apprentissage. Celles-ci ne sont pas seulement maîtrisées et canalisées, mais aussi positives, chargées d’énergie et appropriées à la tâche à accomplir. C’est lorsqu’on donne le meilleur de soi ou que l’on va au-delà de ses limites habituelles.

Parce qu’elle procure un bien-être intense, elle est intrinsèquement gratifiante. Au lieu de se laisser envahir par une anxiété nerveuse, l’individu fluide est si absorbé par ce qu’il fait qu’il perd entièrement conscience de lui-même et oublie les tracas de la vie quotidienne.

Il y a plusieurs façons d’atteindre l’état de fluidité :

Se concentrer intensément sur la tâche à accomplir, ce qui réclame une certaine discipline.

S’engager dans un travail pour lequel on est compétent, mais qui exige un certain effort. Si la tâche est trop facile, on s’ennuie ; si elle est trop difficile, on devient anxieux. La fluidité apparaît dans cette zone délicate délimitée par l’ennui et l’anxiété.

Dans l’état de fluidité, l’attention est à la fois détendue et très focalisée.

La fluidité est un état dépourvu d’« électricité statique » émotionnelle, sauf un sentiment irrésistible et extrêmement motivant de légère euphorie.

L’utilisation de la fluidité et des états positifs qui la caractérisent est le moyen le plus sain d’éduquer les jeunes, car cela revient à les motiver intérieurement et non par la menace ou la perspective d’une récompense ; à les amener à étudier des domaines où ils peuvent cultiver leurs talents.

L’enfant doit découvrir l’activité qu’il aime et s’y tenir. Il apprend mieux quand il s’intéresse à ce qu’il fait et y prend plaisir. La stratégie consiste à établir un profil de ses talents naturels et à travailler ses points forts tout en essayant de renforcer ses points faibles.

Empathie

L’empathie

Source de l’affection, de l’altruisme et de la compassion.  Comprendre ce que ressentent les autres et savoir adopter leur point de vue, respecter leur manière de voir ; s’initier à l’art de la coopération, de résoudre les conflits et de négocier des compromis.

L’empathie repose sur la conscience de soi ; plus nous sommes sensibles à nos propres émotions, mieux nous réussissons à déchiffrer celles des autres. Dans toute relation humaine, la bienveillance, l’affection trouvent leur origine dans l’harmonie avec autrui, l’aptitude à l’empathie.

« Ne cherche jamais à savoir pour qui sonne le glas ; il sonne pour toi », John Donne : c’est l’essence même du lien qui unit l’empathie et la bienveillance : la douleur de l’autre est la nôtre. Eprouver la même chose que l’autre, c’est se soucier de lui.

En ce sens, le contraire de l’empathie est l’antipathie. L’attitude empathique met en jeu des jugements moraux répétés, car les dilemmes moraux impliquent des victimes potentielles.

Les jugements moraux trouvent leur origine dans l’empathie, puisque c’est en compatissant avec les victimes potentielles – ceux qui souffrent, sont en danger ou dans le besoin – et donc en partageant leur affliction que l’on est poussé à leur venir en aide.

Au-delà de ce lien immédiat entre l’empathie et l’altruisme dans les relations entre individus, c’est cette aptitude à éprouver de l’empathie, à se mettre à la place d’autrui, qui conduit l’individu à respecter certains principes moraux.

L’empathie se développe dès la prime enfance et atteint sa forme la plus accomplie vers la fin de l’enfance, l’enfant devenant alors capable de comprendre que le chagrin peut aller au-delà de la situation immédiate et de voir que la condition ou la position de quelqu’un dans la vie peut être une source permanente d’affliction.

Les rudiments de l’intelligence sociale

Composants de l’intelligence interpersonnelle : aptitude à organiser des groupes : c’est la capacité première du leader ; elle consiste à savoir amorcer et coordonner les efforts d’un réseau d’individus.

Capacité à négocier des solutions : c’est le talent du médiateur, celui qui permet de prévenir les conflits ou de les résoudre. Les personnes possédant cette aptitude excellent à négocier des arrangements, à arbitrer les différents.

Capacité à établir des relations personnelles : c’est la capacité à éprouver de l’empathie et à communiquer. Elle facilite les contacts et permet d’identifier les sentiments et les préoccupations des autres pour y répondre de manière appropriée – c’est tout l’art des relations personnelles.

Capacité d’analyse sociale : c’est le fait de savoir percevoir les sentiments, les motivations et les préoccupations des autres. Cette compréhension permet une plus grande intimité et procure un sentiment de sympathie.

Le génie émotionnel

Si la marque distinctive de l’habileté sociale est le fait de savoir apaiser les émotions perturbatrices chez autrui, alors la capacité à gérer la fureur de quelqu’un est sa plus haute expression. Ce que l’on sait des mécanismes d’autorégulation de la colère et de la contagion émotionnelle suggère qu’une stratégie efficace consiste à distraire la personne en colère, à manifester de l’empathie pour ses émotions et son point de vue, puis à lui faire adopter un autre point de vue, associé à des émotions plus positives.

A suivre…

La synthèse du livre de Daniel Goleman Comment transformer ses émotions en intelligence
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Comment transformer ses émotions en intelligence

Étymologiquement, émotion signifie « mettre en mouvement ». Capacité de différer la satisfaction de ses désirs, de se montrer socialement responsable, de rester maître de ses émotions et d’être optimiste.

Feu et eaux

Les pulsions constituent le moyen d’expression des émotions ; à l’origine de toute pulsion se trouve un sentiment qui cherche à se traduire en acte. Quiconque est esclave de ses pulsions – autrement dit, quiconque ne sait se maîtriser – souffre d’une déficience morale.

La capacité de conserver son sang-froid forme le fondement de la volonté et du caractère. De même, la source de l’altruisme est à rechercher dans l’empathie, cette capacité de lire dans le cœur d’autrui – être insensible aux besoins ou au désespoir d’un autre, c’est ne pas savoir aimer. Et s’il est deux attitudes morales qu’exige notre époque, ce sont précisément celles-là : la retenue et la compassion.

Toute conception de la nature humaine qui ignorerait le pouvoir des émotions manquerait singulièrement de perspicacité. L’expression même Homo sapiens, l’homme pensant, est particulièrement malheureuse si l’on considère le rôle majeur que, selon les scientifiques, les émotions jouent dans notre vie.

Comme nous le savons tous d’expérience, en matière de décision et d’action, l’intuition compte autant, sinon plus, que la pensée. Nous exagérons la valeur et l’importance de la raison pure, que mesure le QI, dans la vie humaine. Notre intelligence est inutile quand nous sommes sous l’emprise de nos émotions.

Nous possédons deux esprits : l’un pense, l’autre ressent.

« La vie est une comédie pour ceux qui pensent, une tragédie pour ceux qui sentent », Horace Walpole.

L’une des raisons pour lesquelles les débordements de nos émotions sont si déroutants, c’est qu’ils trouvent souvent leur origine au tout début de notre vie quand tout nous étonnait et que nous ne disposions pas des mots nécessaires pour décrire les événements. Nous sommes envahis par des sentiments tumultueux, mais les mots pour expliquer les souvenirs qui les ont suscités nous échappent.

Les cinq principaux domaines de l’Intelligence Émotionnelle

1 – La connaissance des émotions

La conscience de soi – le fait de pouvoir identifier ses émotions est la clé de voûte de l’intelligence émotionnelle. Cette capacité est essentielle à la compréhension de soi et à l’intuition psychologique. Quiconque est aveugle à ce qu’il ressent est à la merci de ses sentiments. Par contre, les personnes qui en sont capables conduisent mieux leur vie et perçoivent plus clairement les répercussions intimes de leurs décisions personnelles, qu’il s’agisse du choix d’un conjoint ou d’un métier.

2 – La maîtrise de ses émotions

La capacité d’adapter ses sentiments à chaque situation dépend de la conscience de soi. Il est possible de pacifier son esprit, se libérer de l’emprise de l’angoisse, de la tristesse ou de la colère, et les conséquences négatives d’une incapacité à y parvenir. Les personnes qui n’ont pas cette aptitude psychologique fondamentale sont en lutte constante contre des sentiments pénibles. Ceux qui la possèdent supportent incomparablement mieux les revers et les contrariétés que leur réserve la vie.

3 – L’auto-motivation

Il faut savoir canaliser ses émotions pour se concentrer, se maîtriser et s’auto-motiver. Le contrôle de ses émotions – le fait d’être capable de remettre à plus tard la satisfaction de ses désirs et de réprimer ses pulsions – est la base de tout accomplissement. La capacité de se placer dans un état de « fluidité » psychologique permet de faire des choses remarquables. Les gens qui possèdent cette aptitude sont en général extrêmement productifs et efficaces dans tout ce qu’ils entreprennent.

4 – La perception des émotions d’autrui

L’empathie, une autre faculté fondée sur la conscience de soi, constitue l’élément fondamental de l’intelligence émotionnelle. Les personnes empathiques sont plus réceptives aux signaux subtils qui indiquent les besoins et les désirs des autres. Ces individus sont doués pour l’enseignement, la vente, la gestion, et les autres métiers où l’intérêt pour les autres est primordial.

5 – La maîtrise des relations humaines

Savoir entretenir de bonnes relations avec les autres c’est en grande partie savoir gérer leurs émotions. Les personnes qui savent se rendre populaires, qui savent diriger et conduire efficacement leurs relations avec autrui les possèdent au plus haut point. Elles réussissent dans toute entreprise fondée sur des rapports harmonieux.

Les trois catégories d’individus selon leurs rapports avec leurs émotions

1 – Ceux qui ont conscience d’eux-mêmes

Ces personnes font naturellement preuve d’une certaine subtilité dans leur vie affective. La connaissance de leurs propres émotions sous-tend parfois d’autres traits de personnalité : ce sont des gens indépendants, en bonne santé psychologique, qui ont le sens de la mesure et, en général, une conception positive de la vie. Lorsqu’ils sont de mauvaise humeur, ils ne la remâchent pas à n’en plus finir et sont capables de s’en défaire rapidement. Leur caractère attentif les aide à maîtriser leurs émotions.

2 – Ceux qui se laissent submerger par leurs émotions

Ils ont souvent l’impression de ne pas pouvoir échapper à leurs émotions, comme si elles prenaient le commandement. Ils sont versatiles et n’ont guère conscience de leurs sentiments, de sorte qu’ils s’abîment en eux et perdent toute distance. En conséquence, ils ne font pas grand-chose pour se défaire de leur mauvaise humeur et ont souvent le sentiment de ne pas contrôler leur vie affective.

3 – Ceux qui acceptent leurs dispositions d’esprit

Tout en ayant souvent conscience de ce qu’ils éprouvent, ils ont tendance eux aussi à ne rien faire pour y remédier. Il semble que cette catégorie se subdivise en deux : d’une part, les personnes généralement de bonne humeur et donc peu enclines à modifier leur état ; d’autre part, celles qui, tout en ayant conscience de leurs sautes d’humeur, les acceptent et ont tendance à s’y laisser aller et à ne rien faire. Cette tendance se rencontre souvent chez les dépressifs, résignés à leur désespoir.

A suivre…

La synthèse du livre de Daniel Goleman Comment transformer ses émotions en intelligence
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La chance, c’est une compétence qui se travaille

PhotoSylvie Monharoul

Pour réussir, il faut du talent, du travail et de la chance.

Comment avoir de la chance ?
Les chanceux sont en permanence branchés sur leur petite voix intérieure.

La chance, c’est une compétence qui se travaille sur trois axes :
– la capacité à créer autour de soi un environnement favorable 
– la capacité à gagner les concours de circonstances
– l’activation de la boîte à opportunités

Qu’est-ce que les opportunités ? Les opportunités consistent à faire de bonnes rencontres, à aller sur les bons territoires et à être à l’écoute des bonnes demandes.

4 paris font l’optimiste :
– le pari sur les solutions
– le pari sur les forces
– le pari sur les leviers
– le pari sur les possibilités

Les personnes en grande détresse sociale ont les réglages inversés. Ils font les paris inverses, tels que :
– « Il n’y a pas de solution, je suis dans l’impasse et je vais y rester »
– « Ce sont mes faiblesses qui vont me planter »
– « De toute façon je n’y peux rien,  je n’ai pas de leviers »
– « La seule chose dont je suis sûr, c’est que mon futur est plein d’obstacles que je ne connais pas encore »

Les 4 postures à adopter :
– une posture de vigilance, c’est-à-dire de la curiosité : les opportunités détestent les systèmes qui tournent en rond. Il faut sortir de la routine. Pasteur disait : « La chance ne favorise généralement que les esprits préparés ».

– la magie du réseau, c’est être en interaction avec les autres ; être celui qui crée les liens ;  celui qui aide les autres à faire les choses. Pierre Doré (fondateur de l’Institut Européen du Leadership) : « La meilleure façon pour atteindre ses objectifs dans une organisation, c’est d’aider ceux dont on a besoin à atteindre les leurs ». Donc, c’est travailler en réseau.

– être conscient que la chance ne marche pas toujours, qu’il y a des revers, des coups de malchance : les grandes réussites sont jalonnées de difficultés, d’échecs. Mais les gens qui ont vécus ces choses-là ont utilisé leurs échecs comme une matière première. Ils les ont transformés en projet pour rebondir sur autre chose. La vraie chance, ce n’est pas ce qui vous arrive, c’est ce que vous allez faire avec ce qui va vous arriver.

– L’anticipation : il faut toujours avoir un projet d’avance pour créer l’opportunité.

Tout cela est une nouvelle façon de percevoir la réalité, de gérer ses priorités de vie et de décision ainsi que ses relations aux autres.

Ne jamais oublier que dans le fond, puisque tout est affaire d’opportunité, il faut savoir de temps en temps être un peu égoïste et se dire que la meilleure façon de rencontrer des opportunités dans la vie,  c’est déjà d’en être une soi-même !

Une synthèse d’Emmanuelle Fiton-Hellier inspirée par les travaux de Philippe Gabilliet, Professeur de MBA

Reprise du très beau et riche blog où vous trouverez quotidiennement des citations très inspirantes : http://louvertureducoeur.wordpress.com/

 

L’histoire du Père Fiction

MAPhoto

Il était une fois, dans un pays pas si loin, au cœur du village des sentiments, une tribu ancestrale. C’était sans nul doute une des plus anciennes au monde. Certains disaient même que les prières émises dans ce village perché dans les montagnes servaient à équilibrer l’univers tout entier. Chaque habitant était considéré comme une personne unique et complémentaire d’une autre. 

Les plus jeunes étaient accompagnés par les plus âgés et ces derniers leur transmettaient ainsi le fruit de leur propre parcours. 

Un jour, le Père Fiction prit sous son aile un apprenti appelé l’Excellence. Le Père Fiction avait pour habitude d’être dur avec les nouveaux. Quoi qu’il se passe, il ne montrait jamais un signe de reconnaissance. Pas même un merci.

Il se trouvait par ailleurs souvent isolé car certains villageois en avaient déjà fait les frais. Ils avaient essayé à plusieurs reprises de lui dire certaines choses, mais le Père Fiction était inflexible car il était convaincu de tout savoir et voulait tout faire seul. 

Au cours de tous ses accompagnements, il enseignait toujours avec la même certitude, la solution idéale à chaque problème, des réponses parfaites à chaque demande. Du moins, c’est ce qu’il pensait.

Par une belle journée, près du lac, l’Excellence et le Père Fiction se tenaient là, à observer l’eau et la beauté de ce tableau merveilleux.

Le Père Fiction dit :
– « Tu vois, l’eau serait parfaite si elle était plate, sans une vague. »
L’Excellence répondit :
– « Cela voudrait dire que les gouttes de pluie ou les feuilles ne pourraient pas se reposer
dessus ? »

– « Sûrement pas » rétorqua le Père Fiction. « Tout doit être droit et parfait ! »
– « Mais, si tout était droit, cela signifierait que le relief ne serait pas beau à vos yeux !
Si la nature ne peut pas s’exprimer, alors la vie a-t-elle un sens ? »

Le Père Fiction trouva la remarque intéressante, mais ne releva pas.

Plus tard dans la journée, ils croisèrent la Gratitude, qui les remercia d’avoir discuté avec elle un instant. Le Père Fiction s’en alla sans même la regarder et dit à son disciple :

– « Tu vois ! La Gratitude est trop gentille ! Plus dure, elle serait parfaite ! »
L’Excellence réfléchit et demanda :
– « Si la Gratitude était plus dure, elle se trahirait et ne serait plus elle-même ! N’est ce pas important de rester qui nous sommes ? »
Le Père Fiction, agacé, lui conseilla de poser des questions plus judicieuses et que ce serait parfait pour elle !

Un peu plus tard, ils croisèrent l’Amour. Il était bien portant et gonflé à bloc. 

Il leur raconta ses anecdotes encore et toujours plus folles. Après quelques heures, le Père Fiction et l’Excellence s’en allèrent. Sur le chemin, le Père fiction marmonna :

– « Si l’Amour ne se mêlait pas de tout, ce serait parfait ! »
L’Excellence lui demanda :
– « Mais si l’Amour n’était pas partout, la vie aurait-elle du sens ? L’Amour n’est-il pas la base des rapports entre nous tous ? Ne doit-on pas mettre du cœur à l’ouvrage dans tout ce que nous entreprenons ? »

Le Père Fiction ne répondit pas, mais il sentait bien que l’Excellence se posait des questions que lui-même ne s’était jamais posées. Pour la première fois de sa vie, il se sentait tout confus. 

Quand la nuit tomba, l’Excellence se coucha et le Père Fiction la borda parfaitement, la couverture disposée bien droite et alignée.

L’Excellence dit :
– « Si tu me bordes aussi parfaitement,  je ne pourrai plus bouger mes pieds par peur de tout défaire. Je ne pourrai pas respirer librement par peur de ne pas faire comme il faut ! »

Le Père Fiction répondit ces quelques mots :
– « Ne t’inquiète donc pas. Aujourd’hui, j’ai compris une chose. En aucun cas la vie sans Amour ne peut être parfaite. Les choses qui se font naturellement ont bien plus de relief que les choses parfaites. Et puis je me suis aperçu que la Gratitude avait du bon et que sans elle, il n’y aurait pas d’humilité.

Je comprends à présent pourquoi on m’a nommé la Fiction, car je ne peux prétendre à grandir si je ne change pas, si je ne sors pas de Ma Fiction. Alors pour ça, je te remercie l’Excellence. Je te souhaite une bonne nuit ! »

L’Excellence fut surprise de ce changement radical, mais se sentait sereine.

Le lendemain matin, le Père Fiction se réveilla un peu chamboulé car il avait changé d’apparence… Il était devenu l’Excellence. L’Excellence quant à elle continuait de transmettre son enseignement du mieux qu’elle le savait faire. 

Michel Mendes coach à http://www.saphirme.com/

 

Le lion et le serpent

Temple

Il y a bien longtemps, dans la vieille cité d’Angkor, existait un temple à l’abandon.

Ces vieilles pierres d’un autre temps servaient de refuge aux animaux sauvages. Certains venaient chasser, d’autres se posaient et se reposaient pour casser leur rythme quotidien de la poursuite ou de la fuite.

Il y en avait de toutes espèces, des grands, des petits, des blessés, des courageux. Chacun trouvait sa place dans cette société sauvage.

Mais alors que tout semblait réglé comme une mécanique d’horlogerie suisse, il apparut un lion majestueux, à la crinière d’or.

Il était là, allongé tel le sphinx de Gizeh, à observer et contempler ce royaume. Il restait immobile, comme paralysé. Son regard se posait sur chaque chose et chaque détail qui l’entourait.

Le premier à s’apercevoir que celui ci ne bougeait plus fut l’énorme boa du domaine. Le lion aussi l’aperçu de loin. Il était terrorisé mais restait là quand même.

La nuit tomba et ce malgré l’épuisement, le lion ne fléchit pas.

Le boa quant à lui, en se faufilant à travers les roches, se rapprochait de plus en plus. Jusqu’à pouvoir lui parler enfin.
– « Que fais tu, là, immobile ? »

Le lion tremblait mais ne bougeait pas. Il regarda le serpent dans les yeux et dit :
– « Je ne peux bouger car j’ai mes deux pattes brisées. »

– « Rassure-toi, je ne suis pas là pour te mordre », rétorqua le boa.
« Qu’est-ce qu’il t’est arrivé ? »

Le lion, peu rassuré, sentait sa vulnérabilité l’envahir tout entier mais sa petite voix intérieure, son intuition le calmait peu à peu.

– « Je me suis battu pour survivre et je suis tombé de très haut. Depuis, je me tiens là et j’attends. »

Le serpent, surpris, lui demanda :
– « Mais qu’attends-tu exactement » ?

– « J’attends le moment où je pourrai bouger et ne plus avoir peur. »

Le serpent, agacé, reprit le lion :
– « Le monde s’est-il arrêté de tourner depuis que tu es ici ? Penses-tu que ton royaume est immobile et qu’il attend que tu puisses te déplacer ? Regarde comme le temps poursuit son cours, comme chaque animal a sa place dans le tableau de la vie. Regarde comme les autres te craignent, ils savent que tu es leur roi et toi, tu as peur ! ? »

– « Que veux-tu que je fasse serpent savant ! ? », ironisa le lion.

– « Respire, vis, apprivoise tes peurs car quand tu pourras bouger, tu auras pris pour habitude d’être effrayé et tu resteras immobile. »

– « Je ne suis pas libre de régner, ni libre de bouger », déplora le Lion.

– « Ta liberté viendra de l’intérieur de ton cœur et pas du dehors. Tu as toi aussi ta place dans ce tableau, tu es déjà en train de régner sur ton royaume. Tu es libre de vivre ta vie. Accepte le moment présent, accepte d’avoir peur et accepte le sens de ta destinée. »

Le lion orgueilleux, tourna la tête et fit comprendre au serpent qu’il voulait rester seul. Le boa se retira dans son antre.

Quelques jours plus tard, le lion pût enfin se déplacer. Peu à peu, il reprenait goût à la vie. En partant de la cité, il tenait à s’entretenir avec le boa, et lui dit ces quelques mots :

– « Je te remercie serpent savant. J’ai compris que chaque chose a une place importante dans le monde, j’ai compris qu’il fallait des moments de doutes pour se sentir grandi. J’ai compris aussi que la peur pouvait immobiliser plus que deux pattes brisées. Pour terminer, j’ai aussi compris que tu n’étais pas arrivé dans ma vie par hasard et que parfois certaines rencontres pouvaient provoquer des changements dans la bienveillance, et ce malgré les apparences. Alors pour tout ça, je te suis reconnaissant ! »

Le lion s’en alla d’un pas décidé et sûr de lui. Le serpent, de son côté, aperçu un animal isolé et se rendit auprès de lui…

Le cycle de la vie reprit ainsi son cours.

Michel Mendes coach à http://www.saphirme.com/

 

 

Heureusement, je les adore !

Un joli et amusant partage de Laura, à qui ses compagnons à quatre pattes font vivre une véritable vie de chien. Merci, pour ces drôles aventures… oui, je sais, pas toujours pour toi…

Shar-pei transat

Un jour en revenant du travail, j’ai vu des petits morceaux noirs et difformes éparpillés sur le sol de mon appartement. Durant mon absence, mes chiens avaient mangé mon téléphone portable que j’avais oublié sur la table basse du salon.

Pour faire du footing, j’accroche l’un de mes chiens (le Shar-pei, une femelle) avec un harnais autour de mon ventre (comme pour faire du canicross) et je tiens normalement l’autre (le Golden Retriever, un mâle) d’une main. Ainsi, je fais du sport tout en les promenant. L’effet deux en un est très pratique.

Un soir en passant devant une maison, un chien s’approche brusquement d’un portail en aboyant. En retrait derrière moi, le Golden se réveille et me fait un croche patte par derrière pour se précipiter à la rencontre du chien. Par conséquent, je tombe de tout mon long sur le dos.

La violence du choc me surprend. Le Shar-pei essaie à son tour d’aller voir son camarade. Il tire sur sa laisse toujours nouée à ma taille et me traîne sur le trottoir, tandis que je n’arrive pas à me relever à cause de mes bras douloureux. Le tout dans un concert d’aboiement phénoménal.

Résultat, après quelques secondes de tortures, je suis parvenue à m’éloigner de la source du raffut. Je suis rentrée chez moi (qui se trouvait à un quart d’heure à pied de l’endroit de ma chute) en boitant, couverte de bleus et d’égratignures, pour finalement récolter un monstrueux torticolis le lendemain qui, au passage, a duré trois jours. Vive les balades !

Ma Shar-pei a la délicieuse manie de se curer les oreilles avec sa patte de derrière, pour finalement se lécher ses ongles garnis de cérumen. Le goût doit être fameux, car elle va jusqu’à s’enfoncer la patte entière dans le gosier pour se la mordiller. Un spectacle qui me fait toujours rire.

Un jour, (quand ma Shar-pei était chiot) je rentre dans mon ancien appartement (donnant sur une cour intérieure-la porte restait ouverte en mon absence pour qu’elle puisse jouer dehors), et je retrouve des plumes sur le carrelage, ainsi qu’un pigeon mort dans son panier.

Elle avait apparemment réussi à attraper un pauvre pigeon blessé et s’était bien amusé. Un traumatisme visuel qui présageait le pire pour l’avenir, car elle était toute petite. Le goût du volatile ne l’a heureusement pas transformée en monstre sanguinolent.

Ma Shar-pei est légèrement claustrophobe. Un soir, je l’ai retrouvé enfermée dans l’une des chambres de mon appartement. La porte l’avait certainement claquée avec le vent, la piégeant à l’intérieur. Dans sa panique, elle a arraché tout le lino qui se trouvait sur le seuil. Belle surprise.

En vrai chien-chat, ma Shar-pei déteste l’eau. Comme tous les chiens de sa race, elle sent mauvais, donc les bains sont obligatoires de temps en temps. Même si aujourd’hui ils se passent mieux, quand elle était plus jeune, elle ne les supportait pas. Pour la laver, j’étais obligée de rentrer dans la douche avec elle pour la tenir fermement.

Une fois, elle a tellement paniquée, qu’en essayant de sortir, elle a donné des coups de pattes et de dents à la porte vitrée et a saigné de la gueule. Une vraie torture pour toute les deux. Heureusement, on a trouvé des solutions et tout se déroule bien désormais. Mais il faut être musclé !

Quand elle était plus jeune, ma Shar-pei avait le mal des transports et bavait énormément, à tel point que j’étais obligée de la mettre dans une cage adaptée lors des trajets, afin de réduire ses nausées. A l’arrivée, je devais vider sa cage, emplie de salive qui ruisselait alors sur le sol comme l’eau d’un robinet. Appétissant.

Lors d’une promenade, mon Golden se précipite dans l’enclos de quatre chevaux afin de les saluer de ses aboiements. Impatients, ils se ruent sur lui. Avec peur et incrédulité, j’assiste, impuissante, à une course poursuite singulière. Le coquin a trouvé la sortie avant de se faire piétiner.

Il n’y a pas si longtemps, ma Shar-pei n’a pas trouvé un meilleur endroit pour faire ses besoins qu’à côté d’un enclos à chevaux entouré d’un fil électrique. Résultat, petite décharge dans les fesses et cri de surprise.

Chien paillon

Avant de mener mes chiens en promenade un après midi, j’attache le Golden et laisse sa laisse pendre à terre, le temps de m’occuper du Shar-pei. Le Golden a eu peur d’un bruit (venant de chez les voisins) et s’est précipité dans le jardin de ma mère, en emportant au passage le portillon de sa terrasse dans un fracas assourdissant (l’extrémité de sa laisse s’était entortillée au grillage). Le pire est que plus le portillon faisait du bruit derrière lui, plus il courrait. Grand moment comique.

Mes chiens sont tellement actifs qu’ils leur arrive régulièrement de se prendre des murs en plein museaux, ou de glisser dans les escaliers.

Le plat préféré de mon Golden est la neige.

Délicate à l’extrême, ma Shar-pei n’aime pas dormir à même le sol, notamment l’hiver. Quand elle n’a pas son panier à sa disposition, ou l’autorisation d’aller sur le canapé, elle préfère dormir debout. Souvent chez mes parents, elle fait avec les moyens du bord et, à bout de patience, parvient à rentrer dans le minuscule panier de leur petit chien. Visuellement, c’est comme un éléphant assit sur un nid d’oiseau. Adorable et tellement risible.

Laura Guiraud

http://www.laura-des-mots.com/accueil

 

 

 

Le vieux samouraï et le guerrier impatient

Cadeau d'insultes

Près de Tokyo vivait un grand samouraï, déjà âgé, qui se consacrait désormais à enseigner le bouddhisme Zen aux jeunes. Malgré son âge, on murmurait qu’il était encore capable d’affronter n’importe quel adversaire.

Un jour arriva un guerrier réputé pour son manque total de scrupules. Il était célèbre pour sa technique de provocation: il attendait que son adversaire fasse le premier mouvement et, doué d’une intelligence rare pour profiter des erreurs commises, il contre-attaquait avec la rapidité de l’éclair.

Ce jeune et impatient guerrier n’avait jamais perdu un combat. Comme il connaissait la réputation du samouraï, il était venu pour le vaincre et accroître sa gloire.

Tous les étudiants étaient opposés à cette idée, mais le vieux Maître accepta le défi.

Ils se réunirent tous sur une place de la ville et le jeune guerrier commença à insulter le vieux Maître. Il lui lança des pierres, lui cracha au visage, cria toutes les offenses connues – y compris à ses ancêtres.

Pendant des heures, il fit tout pour le provoquer, mais le vieux resta impassible. A la tombée de la nuit, se sentant épuisé et humilié, l’impétueux guerrier se retira.

Dépités d’avoir vu le Maître accepter autant d’insultes et de provocations, les élèves le questionnèrent :

– Comment avez-vous pu supporter une telle indignité ? Pourquoi ne vous êtes-vous pas servi de votre épée, même sachant que vous alliez perdre le combat, au lieu d’exhiber votre lâcheté devant nous tous ?

– Si quelqu’un vous tend un cadeau et que vous ne l’acceptez pas, à qui appartient le cadeau? demanda le samouraï.

– À celui qui a essayé de le donner, répondit un des disciples.

– Cela vaut aussi pour l’envie, la rage et les insultes, dit le Maître. Lorsqu’elles ne sont pas acceptées, elles appartiennent toujours à celui qui les porte dans son cœur.

 

Origine inconnue –

Trouvé sur le blog :  http://facile-a-lire.fr/

Pourquoi les hommes sont les êtres les plus heureux ?

Chevaux

• Leur nom de famille ne change pas.

• Ils ne peuvent jamais être enceinte.

• Les mécaniciens leur disent la vérité

• Ils n’ont jamais à conduire jusqu’à une autre station essence pour faire pipi, parce que les toilettes de la précédente étaient trop dégueulasses.

• Ils ne sont pas obligés de réfléchir au sens dans lequel un écrou doit tourner.

• Même travail et ils sont plus payés.

• Les rides leur donnent de la personnalité.

• Robe de mariée 2000 euros, location de smoking 50 euros.

• Les gens ne fixent pas leur poitrine quand ils leur parlent.

• Les chaussures neuves ne leur donnent pas d’ampoules.

• Une seule humeur et c’est la même tout le temps !

• Les conversations téléphoniques sont finies en 30 secondes.

• Ils n’ont besoin que d’une valise pour des vacances de cinq jours.

• Ils peuvent ouvrir eux-mêmes leur pot de confiture.

• Le moindre geste agréable de leur part leur vaut de la reconnaissance.

• Si quelqu’un a oublié de les inviter, cette personne peut quand même rester leur ami(e).

• Leurs sous-vêtements coûtent au plus 15 euros pour un paquet de 3.

• Trois paires de chaussures sont plus que suffisantes.

• Ils n’ont presque jamais de problèmes de bretelles en public.

Chien nouilles

• Ils sont incapables de voir si leurs vêtements sont froissés ou tachés.

• Tout sur leur visage reste de la même couleur tout le temps.

• Les frites, le chocolat, les viandes en sauce, le pain avec la pizza ne leur posent aucun problème.

• La même coupe de cheveux dure des années, peut-être même des décennies.

• Ils n’ont que leur visage à raser.

• Ils peuvent jouer avec des joujoux toute leur vie.

• Un seul sac ou portefeuille et une paire de chaussures peu importe la couleur.

• Une seule couleur pour toutes les saisons.

• Ils peuvent se promener en short, quel que soit l’état de leurs jambes.

• Ils peuvent s’arranger les ongles avec un canif de poche.

• Ils ont le libre choix concernant le port d’une moustache.

• Ils peuvent faire les courses de Noël pour 25 personnes en 25 minutes le 24 décembre.

Et on continue de se demander pourquoi les hommes sont heureux !!!…

Le pire…c’est que c’est vrai !!!

 

Envoyé par un homme heureux et un grand ami, Constellation que je remercie chaleureusement.

P S. Remonte tout de même tes bretelles  😀