Nos relations : nourricières ou vampiriques ?

Certaines personnes nous dynamisent quand d’autres nous épuisent. Comment cultiver le lien avec les premières et éloigner les secondes ? Christophe André nous aide à décrypter ce qui se joue dans nos échanges.

Nous connaissons tous cette sensation d’être nourri, renforcé par une relation. Comme, à l’inverse, celle d’être vidé, asséché. Mais, selon les situations, chacun de nous peut, tour à tour, être énergétique ou devenir énergétivore.

« Nous sommes tous des vampires potentiels, car notre tendance naturelle est d’attendre tout de l’autre, de vouloir le dévorer, explique Christophe André. Mais l’intelligence relationnelle et la maturité nous aident à comprendre peu à peu que c’est une mauvaise solution pour nous attacher autrui, qu’on va l’épuiser, le faire fuir. »

Savoir ce qui nous donne de l’énergie ou nous en enlève, décrypter les comportements par lesquels nous épuisons notre entourage, nous permet d’avancer sur la voie de l’équilibre. Christophe André cerne pour nous ce qui est en jeu dans les relations qui vampirisent et dans celles qui nourrissent.

Les relations vampiriques


On les reconnaît au degré d’épuisement qu’elles engendrent. Parce qu’elles ne nous apportent rien, nous font régresser et mettent à mal notre équilibre émotionnel. On peut dégager plusieurs portraits de dévoreurs d’énergie (à fréquenter avec parcimonie).

Les plaintifs chroniques

Ils nous vampirisent, parce que leur demande affective est sans fin et que nous sommes impuissants à la combler ou à la faire évoluer. Alors qu’ils nous investissent du rôle du sauveur – même si nous n’en avons ni la capacité ni l’envie –, ces éternels plaintifs nous mettent en situation d’échec parce que, en réalité, ils ne sont pas dans l’état d’esprit voulu pour recevoir nos conseils.

Les dépendants

Ils réclament constamment des preuves d’amour, nous sollicitent pour la moindre décision… En s’accrochant à nous comme des enfants, ils nous placent dans une position de parents et font peser sur nos épaules une responsabilité écrasante. Et dès que nous voulons prendre nos distances, la culpabilité nous envahit.

Les hypersensibles

Leur sensibilité exacerbée nous oblige à être en permanence sur nos gardes. Car, avec eux, tout est sujet à interprétation, à justification, est susceptible de provoquer un drame. Ils nous condamnent ainsi à un self-control permanent.

Les conflictuels

Pour eux, la résolution des problèmes passe par l’agressivité, ce qui ne leur coûte rien, puisque le conflit est leur mode de fonctionnement. En revanche, ce type de relation est cher en émotions pour la personne agressée qui, elle, en sortira vidée.

Les hors-la-loi

Leur rôle et leur territoire ne sont jamais clairement définis, ce qui oblige à des renégociations incessantes. Comme les règles ne sont pas établies une fois pour toutes, chacun empiète sur le terrain de l’autre.

Ce que l’on peut faire : savoir mettre des limites

Dans les relations vampiriques, il est important d’établir la juste distance pour ne pas se laisser happer. Nous risquons en effet de nous soumettre à la pathologie de l’autre et de devenir sa victime, puis de sombrer dans l’agressivité et la rancœur. En général, nous devons nous méfier de notre tendance à endosser le rôle du sauveur.

Si l’on peut souvent aider, on peut rarement sauver. Quand l’énervement commence à nous envahir, deux questions s’imposent : suis-je la bonne personne et dois-je être la seule personne ? Dans tous les cas, nos émotions sont le meilleur signal d’alarme : un sentiment de malaise qui s’installe nous indique qu’il faut dire stop !

Les relations nourricières


Sans que nous sachions pourquoi, elles nous rassérènent, nous réconfortent. Et agissent parfois comme des euphorisants. Petit tour d’horizon de ces relations aux bénéfices certains.

Les petits riens qui font du bien

Le compliment d’un inconnu, la sympathie d’un voisin qui s’enquiert de notre travail, la gentillesse d’un ami sont autant de signes que notre existence a un intérêt – même minime – pour les autres. Nous avons tendance à sous-estimer ces gestes, à les réduire à des automatismes.

Pourtant, ils augmentent notre sentiment d’être apprécié. Nous avons tous besoin de plusieurs niveaux de relations, et ces liens superficiels comptent autant que les rapports intenses d’amour ou d’amitié. Les personnes âgées, par exemple, qui entretiennent des rapports superficiels mais réguliers avec les commerçants, y puisent de l’énergie vitale.

La dynamique de l’échange

Les relations reposant sur un échange véritable nous nourrissent parce que nous entrons dans une dynamique de création réciproque. Chacun s’invente en s’ouvrant au monde de l’autre. L’échange suppose qu’il n’y ait ni soumission ni domination, mais égalité et réciprocité.

Si quelqu’un nous confie sa souffrance et est disposé à nous entendre, il nous gratifie parce qu’il nous a choisi. Et le dialogue noué sera pourvoyeur d’énergie pour les deux.

Le don, façon idéale de recevoir

Quand nous sommes en position de donner du temps, de l’amour, de l’aide, nous diffusons de l’énergie positive. Les gratifications que nous recevons en retour rehaussent notre estime de soi. Et notre bénéfice est à la hauteur de celui retiré par l’autre personne.

La transmission, une satisfaction

Avoir la preuve que ce que l’on fait a un sens décuple notre énergie. Quand un maître réussit à apprendre à lire à un élève en difficulté, il en sort « énergétisé ». Pédagogiques ou thérapeutiques, les relations de transmission sont très gratifiantes : elles renforcent notre sentiment d’utilité et d’efficacité. A chaque fois que nous pouvons adopter un comportement en accord avec nos valeurs, nous en retirons de l’énergie : assumer nos responsabilités à l’égard d’un vieux parent, soutenir quelqu’un qui subit l’opprobre général nous dynamise parce que nous nous sentons en règle avec nous-même.

Ce que l’on peut faire : renouveler son énergie

Nous devons nous nourrir à plusieurs sources. Les nourritures quotidiennes sont procurées par nos proches. Mais nous avons aussi besoin de relations qui « décoiffent », nous transforment. Elles correspondent à des attentes – souvent inconscientes –, à des possibilités en nous inexploitées jusque-là. Certaines personnes – agressives, provocatrices – peuvent nous agacer ou nous déplaire, mais elles nous permettent d’avancer, de grandir. Ces relations inconfortables sont parfois le meilleur moyen de renouveler notre énergie.

Publié dans le magazine Psychologie

A lire :

Comment gérer les personnalités difficiles de Christophe André et François Lelord.
Les conseils des auteurs, thérapeutes, aident à mieux comprendre et mieux gérer un entourage difficile (Odile Jacob)

L’Estime de soi (avec François Lelord) et Vivre heureux. Psychologie du bonheur (Odile Jacob).  Petits complexes et grosses déprimes, avec Muzo (Le Seuil) et Imparfaits, libres et heureux. Pratiques de l’estime de soi, (Odile Jacob)

Cessez d’être gentil, soyez vrai ! de Thomas d’Asembourg.
Pour reconnaître ses besoins et prendre soin de soi afin d’éviter malentendus et pertes d’énergie dans notre vie relationnelle (Éditions de l’Homme)

Son site : http://christopheandre.com/

Son blog : http://psychoactif.blogspot.fr/

Sur le blog : http://spinescent.blogspot.fr/search/label/Christophe%20Andr%C3%A9

Vous trouverez des nombreux vidéo et articles

 

 

45 réflexions sur “Nos relations : nourricières ou vampiriques ?

  1. un excellent article qui joue d’harmonie avec les cours donnés par PRO FAMILLE (aide pour les familles de malades psychiques) et valables avec tous … oui c’est vrai, nous sommes également mangeur d’énergies des autres. Savoir imposer des limites est important, savoir écouter la demande et y réponde clairement est important aussi. L’énergivore commun (celui que nous vivons tous un jour) traverse un moment difficile et si on nous propose des réponses du style tu n’as qu’à faire ceci ou cela, ou ce n’est rien …. ce n’est pas une réponse humaine. Ecouter l’autre sans le laisser nous dévorer, écouter l’autre simplement est important aussi.
    j’ai lu plusieurs livres cités et pas seulement lu. Merci pour cet article

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    • Merci à toi pour cette belle compréhension… les réponses toute faites, et surtout tous les « yaka » ou « fokon », non seulement ne sont d’aucune aide mais prouvent que nous ne sommes pas vraiment à l’écoute de la personne qui exprime sa souffrance.
      Et faire preuve d’empathie, ne signifie pas non plus se laisser envahir ou « dévorer » par l’autre…
      La conscience de notre propre toxicité est importante aussi…
      Cela se voit que tu as non seulement étudié le sujet mais bien mis en pratique…

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    • Pas facile mais tu le sais bien, Yveline, combien elles peuvent nous apprendre car, si nous nous ressourçons dans les relations énergisantes, c’est une grande leçon de vie de « gérer » les « vampires » et continuer à avancer libres

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      • J’aime bien ta réponse Elisabeth et je suis d’accord avec toi. Dépasser les difficultés nous fait grandir et parvenir à « gérer » les « vampires » fait partie de ces avancées. Toutefois, parfois que d’énergie inutile dépensée! Malheureusement, je suis de celle qui pense que peu de personnes prennent la décision de changer durablement leur comportement. Ainsi qu’il est dit dans le texte que tu nous proposes, j’adhère à ce point de vue : « Si l’on peut souvent aider, on peut rarement sauver. »

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        • Merci, Yveline, je pense aussi que rares sont les personnes qui ont le courage de se remettre durablement en question, et que jouer les « sauveurs » est un rôle ingrat et surtout pernicieux…
          Bien sûr, que nous pourrions souvent nous dispenser de gaspiller notre énergie dans les combats perdus d’avance mais cela aussi, fait, à mon avis partie de l’apprentissage

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  2. Bonjour Elisabeth,
    Comme envoyé par mail, me voici avec mon nouveau blog. Je vais revenir lire cet article attentivement dans le courant de l’après-midi après le repas🙂
    Bon dimanche à toi. Gros gros bisous …..😀
    Gene

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  3. C’est relativement facile de voir chez les autres les effets négatifs de leurs relations. C’est un avantage lorsqu’on discerne sur soi de tels effets, surtout pour les relations vampiriques. Mais on a souvent tendance à les sous-estimer, à les masquer ou à les ignorer. Cela peut être de l’orgueil, de l’ignorance, de la peur masquée ou même de l’intérêt malgré tout. L’être humain est si complexe, changeant parfois. Ce que je peux en connaître dans mon cas me fat dire que j’en connaît peu de choses. Alors pour ce qui concerne les autres, je reste modeste. En tout cas, merci pour cet article qui permet de mieux appréhender ce que nous pouvons connaître de nos relations.

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    • C’est toujours plus facile de voir ce qui ne va pas chez les autres, Jean-Michel, et vous avez parfaitement raison, que prendre conscience de nos propres comportements, parfois nuisibles, même inconsciemment, demande beaucoup de clairvoyance et de la capacité d’auto-introspection, ainsi que de la volonté de se remettre en question…
      Et garder cette modestie, face à la complexité de l’être humain, y comprise la nôtre est une très belle qualité.
      Merci pour vos commentaires, toujours pleins de justesse

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  4. « Leur sensibilité exacerbée nous oblige à être en permanence sur nos gardes. Car, avec eux, tout est sujet à interprétation, à justification, est susceptible de provoquer un drame. Ils nous condamnent ainsi à un self-control permanent. » J’ai frémi ! Parce que ce n’est pas vraiment comme cela que je vis ma propre sensibilité qu’on a pu qualifier « d’hypersensibilité », au contraire, je trouve que c’est un super moyen pour développer une vraie empathie à l’égard d’autrui et d’y être…sensible justement ! Et d’être plus dans des rapports de réciprocité avec l’autre (ou au moins rechercher à l’être), et d’être dans une compréhension qui, pour ma part, se veut sincère, et profonde aussi (difficile autrement je dois dire).

    Après j’aime bien cet article (que j’ai enfin pris le temps de lire), parce qu’il me montre (presque une fois de plus), à quel point il est important d’être bien avec soi-même pour être bien avec les autres, de ne rien attendre de spécifique d’autrui et d’avoir toujours la banane quand on croise quelqu’un avec qui on a la chance d’avoir des liens personnels. Quand tout n’est que du bonus (bon, okay, malus ça arrive, mais là ça ne m’intéresse pas pour le coup).

    Par contre, la grosse critique que je lui ferai est qu’il catégorise, et c’est toujours très dangereux, je trouve, de catégoriser (cf aussi l’article sur le « manipulateur » d’ailleurs je pense), quand tout n’est que diversité (pour le meilleur et pour le pire), et qu’il est parfois dommage de croire (et j’insiste sur croire) être ou que quelqu’un d’autre est de telle ou telle catégorie et ainsi en perdre en spontanéité, et appliquer des cadres qui pourraient ne pas avoir lieu d’être plutôt que de soi-même partir à la découverte de la personne…Et s’adapter en conséquence finalement. Puis sur les catégorisations, c’est devenu très épidermique chez moi tant je vois ça comme de potentiels risques d’injustices et négations de l’individu en tant ce qu’il est, unique et inclassable.

    Bref,encore un article qui provoque de belles réflexions

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    • Comme j’ai répondu dans le commentaire précédent, la face de l’hypersensible présentée ici, c’est le mal vécu de cet état, que je connais fort bien, l’étant moi-même…ce qui nous fait, entre parenthèses, encore un point commun🙂
      Et je suis bien d’accord avec tout ce que tu donnes comme points positifs et ouverture à l’autre, ainsi qu’au monde, à condition bien sûr de gérer suffisamment bien ses émotions… et par conséquent être bien avec soi, ce qui constitue mes fondamentaux. Cela dit, je m’accommode aussi du malus, cela fait partie de ce grand jeu de la vie🙂
      Comme toi, allergique aux étiquettes et tiroirs, dans lesquels nous aurions tendance de mettre tout être unique, inclassable et en changement constant mais Christophe André est un homme avisé, ce qu’il prouve aussi bien dans ses autres articles et livres et surtout dans sa pratique.
      A la fin, il dit bien, que même les personnes « nuisibles » en apparence peuvent s’avérer bénéfiques pour notre évolution.
      Et si classification il y a c’est à titre indicatif car si toi, tu sais décrypter, nombreux sont ceux qui ont du mal à comprendre et gérer ce type de relations, donc l’objectif demeure plutôt de les aider à y voir plus clair, tout en sachant que rien ni personne n’est tout blanc ni noir…
      En aparté, tu n’imagines pas le nombre de demandes que je reçois, venant des gens confrontés à ces cas, qui culpabilisent, sont perdus, voire sérieusement abîmés par les « vampires »…
      Un grand merci pour tes belles réflexions…

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  5. J’avais une amie « toxique » qui avait tellement de jalousie et de rancoeur en elle, que je finissais pas devenir méchante comme elle. J’ai coupé les ponts. Je n’arrive pas à entretenir de relation avec ce genre de personne, il faut toujours que je m’en éloigne le plus possible.
    Peut-être parce que j’ai connu une longue période de dépression et que je veux me protéger de tout ça. ça peut paraître comme un abandon de couper les ponts mais bon… je ne vois pas d’autre moyen.

    Merci pour cet article🙂

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    • Il n’y a pas d’autres moyens, Emma, et si c’était un abandon, cela serait celui de toi-même car, déjà, dans les conditions normales ce n’est pas la peine de fréquenter les « nuisibles », et si tu es un peu fragile, c’est une raison de plus de te protéger. Rassure toi, ta réaction est saine, tu ne peux rien pour ce genre de personnes, et elles ne font que te tirer vers le bas… alors, cherche des amis qui te comprennent et te soutiennent…
      Merci à toi, pour ce témoignage

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  6. Bonjour Elisabeth,
    Que dire, rien… car ta publication est complète, je suis en parfait harmonie avec elle, merci à toi.
    Mettre des limites encore et toujours et être soi-même bien dans ses baskets là est le secret😉
    Je te souhaite une très belle journée et te dépose de doux bisous d’amitié🙂

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    • Si touchée, Marie, que tu lises, même pendant tes vacances… reposantes et ressourçantes, j’espère…
      J’aime aussi beaucoup la conclusion car, s’il est nécessaire de nous préserver des « vampires », être dérangés et sortis de notre zone de confort nous fait du bien. Nous nous reposons parmi nos amis mais ce sont les relations difficiles qui nous remettent en question et nous font avancer…
      Il faut juste faire la différence entre ceux qui nous « bouffent » et ceux qui nous bousculent pour notre bien.
      Merci et douce suite de ton séjour

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  7. J’ai lu avec un très grand intérêt cet article car il m’a paru entièrement vrai et j’y ai trouvé des correspondances dans mon vécu passé (je ne veux pas « bassiner » avec des récits détaillés de ce vécu). Heureusement, je pense avoir eu une couche suffisante d’égoïsme (ou d’autisme?) pour résister aux relations vampiriques. Enfin, pas complètement tout de même… Ca dépendait avec qui (feue ma mère, par exemple).

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    • Merci pour ton intérêt, Mo, et n’hésite pas d’apporter une touche personnelle, si tu le désires, bien évidement car les témoignages sont très précieux, et illustrent bien mieux la théorie…
      Je me doute que tu as eu ton quota de « vampires », que même l’ail de ton jardin n’a pas pu tenir à distance🙂 et ce n’est ni de l’égoïsme, ni encore moins de l’autisme, juste une réaction saine et nécessaire pour te préserver…
      Bien évidemment, pas complètement… nos « toxiques » familiaux sont le plus difficiles à gérer… et pour cause…

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  8. Bonjour Elisabeth,
    Encore tout un sujet que tu nous soumets là. En fait, je crois que tout est dans l’attente de ce que l’on attend de l’autre et de ce que nous sommes en mesure d’offrir. Il faut d’abord savoir s’apprécier soi-même pour adresser une « demande » raisonnable et équilibrée à l’autre. Sinon nous nous en remettrons totalement à lui et nous sombreront dans une relation vampirique telle que décrite dans cet article.
    Savoir apprécier les petits bonheurs et plaisirs de la vie nous évitera aussi de n’avoir qu’une attente ultime qu’on ne saura jamais vraiment définir et donc qu’on ne saura jamais combler totalement. On restera en manque perpétuel…de là des attentes vampiriques.
    Par contre, à l’inverse, si l’on a atteint un seuil de sérénité personnel, on offrira spontanément ce qu’on est en mesure d’offrir et on ne s’accablera pas de la culpabilité de ne pas pouvoir offrir ce qui ne relève pas de nous. Nous serons plus à même de conseiller judicieusement l’autre vers les ressources adéquates.
    Je sais..cela paraît facile à dire…Pas toujours facile à appliquer..mais cela en devient une question d’attitude… un état d’être… Mais encore une fois, le chemin pour y accéder n’est pas le même pour tous. Tous nos parcours sont spécifiques et dépendant de tant d’éléments qui nous sont propres.

    Mes salutations sincères et saches que tes articles me sont enrichissants.

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    • Sache, Kleaude, que ce sont tes commentaires aux articles, qui sont si enrichissants car tu possèdes cette belle compréhension, ainsi que le don de formuler les choses très clairement et d’un point de vue si avisé. Je suis bien évidemment totalement d’accord, et je te remercie d’introduire cette notion d’attente et du manque perpétuel, qui nous fait tomber dans les états vampiriques.
      Et cette autre, sur le travail personnel, qui nous permet d’être suffisamment serein et conscient de ce que nous pouvons offrir et le donner à qui est prêt à le recevoir… sans culpabiliser, ni jouer les sauveurs.
      Bien évidemment, rien n’est facile et tout demeure personnel mais cet « état d’être » a la grande qualité d’être vrai et juste.
      Tu es un homme très précieux… merci, et reçois mes amitiés renouvelées

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  9. A reblogué ceci sur lacroisadedesjeuxet a ajouté:
    Savoir reconnaître les bouffeurs d’énergie et les repousser. Votre énergie est trop précieuse pour la gaspiller. Il est bien d’aider, d’écouter, partager. Mais si cette personne est toujours dans l’ombre continuellement et que vous êtes devenue pratiquement son thérapeute, sauvez vous avant d’être épuisez, videz. Sauvez vous, au lieu de tenter de sauver cette personne. Elle vous entraînera dans sa pénombre, vous suffoquera, vous engloutira avec elle. Vous devez être forte pour dire non, ça suffit ! Sinon, c’est vous qui aurez besoin d’aide.

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  10. Tellement vrai tout ceci. Pour ma part, j’ai déjà dû mettre du monde de côté. Car ces personnes étaient très mais très épuisantes. Elles me vidaient complètement mon énergie et je m’en rendais compte. Quand nous trouvons des solutions à ces gens et qu’ils ne désires pas s’aider eux-même, vaux mieux s’en séparer que de s’engloutir et se noyer avec eux.

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    • Exactement, Michel, tu as parfaitement bien compris, que vouloir aider celui qui ne veut pas s’en sortir, juste te « pomper » ton énergie, non seulement ne sert à rien mais nous épuise et nous entraîne vers le bas… alors, autant utiliser nos forces à des fins plus constructifs…

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  11. Bonjour Elisabeth
    quel bonheur de te retrouver🙂 il y a eu beaucoup d’articles récemment mais celui ci a attiré mon attention pour l’avoir vécu certainement, c’est comme cela que l’on apporte des témoignages, dans ce que l’on vit …
    j’ai développé depuis plusieurs mois mon don de magnétiseuse et j’ai le bonheur de constater que le bien que j’apporte aux personnes en souffrance me donne une énergie supplémentaire pour soigner encore plus et redonner le sourire à ceux que j’ai pu rencontrer et qui l’avaient perdu …
    Je sais aujourdhui que cette amour que je donne chaque jour est le plus beau que j’ai vécu jusque là, je ne me sens plus dans le rôle de sauveur où j’avais considéré souffrir mais je suis réellement dans le don, offrir à ceux qui ont besoin, et juste partager des moments de joie en voyant une guérison … sauveur je l’ai été dans mes relations amicales et amoureuses aussi et j’ai laissé ce rôle qui n’était pas le mien … j’ai revu Florence (mon ex) et nous avons maintenant des relations de tendresse où chacune de nous doit reconnaitre sa place et laisser l’autre s’exprimer à sa juste valeur. J’ai su regarder avec des yeux nouveaux d’autres femmes, leur sourire et apprécier ces instants comme des nouveautés et m’en laisser inspirer … si bien que je ne cherche pas, je profite juste de ces moments présents qui arrivent😉 – une belle blonde a attiré mon regard il y a 10 jours, je ne sais rien d’elle, on s’est regardé, on s’est sourit et je garde de cette image une belle sensation celle de pouvoir retomber amoureuse un jour …
    je revis, je laisse derrière les souffrances des relations toxiques passées et je joue la prudence pour ne plus me sentir prisonnière comme avant
    à très bientot, bisous amicales à toi et merci pour ce nouveau partage
    Fabienne

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    • Merci à toi, Fabienne, heureuse de lire ton témoignage, surtout à la lumière de nos échanges passés. Tu as trouvé ta voie, ta juste place, ainsi que le désir de vivre pleinement et aimer à nouveau… mieux, cette fois-ci.
      Beau parcours, félicitations pour le travail que tu as fait et continue à avancer🙂
      Toutes mes amitiés…

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  12. C’est intéressant.
    Par contre je ne suis pas d’accord sur le fait que les hypersensibles sont simplement vus comme des dévoreurs d’énergie. Les personnes hypersensibles peuvent être plus ou moins susceptible, plus ou moins agressive, plus ou moins généreuse, plus ou moins créatrice, plus ou moins empathique, etc… Cela dépend de l’histoire de la personne, du niveau de maîtrise de ses émotions, de la connaissance d’elle.
    Bref, un peu simpliste cette énonciation de « hypersensible ».
    W.

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    • Bien d’accord avec toi, d’autant que je suis moi-même une hypersensible…
      Mais, comme dans toutes les classifications, on simplifie souvent, et le portrait brossé ici, présente la face mal-vécue de ce qui peut aussi être une qualité, en termes d’empathie, de générosité, ainsi que de la créativité…
      Comme tu dis, tout dépend de la personne, de son niveau de conscience, du travail qu’elle fait sur elle, et surtout de la bonne gestion de ses émotions…

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  13. Portraits pas toujours très flatteurs mais je ne lancerai pas la première pierre pour autant, oscillante entre « j’énergétise » et/ou je vampirise ! Oui, moi, hypersensible et à 54 ans je me connais un peu mieux et je sais combien ce n’est pas toujours facile…A l’inverse, je travaille sur : « En général, nous devons nous méfier de notre tendance à endosser le rôle du sauveur.
    Si l’on peut souvent aider, on peut rarement sauver. » une autre face de ma nature dont il faut savoir mesurer et garder raison !
    Belle fin de journée, tendresse.

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    • C’est une belle conscience, Marie, que de savoir que nous pouvons souvent être toxiques pour les autres, au lieu de les accuser pour le mal, que nous faisons, même inconsciemment, et surtout à nous, en supportant certaines personnes qui nous « bouffent » notre énergie.
      Puisque tu es une hypersensible, ton désir d’aider ceux, dont tu ne supportes pas la souffrance est normal mais effectivement, puisque tu te connais, tu sais à quel point le rôle du sauveur est pervers et nous entraîne dans ce célèbre « triangle dramatique ».
      Non seulement nous ne pouvons sauver personne mais derrière ce rôle se cache une multitude de blessures et de nos propres problèmes, non résolus…
      Mais cela, tu le sais et tu y travailles…
      Toute ma tendresse et douce semaine à toi

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  14. merci j’ai beaucoup aimé votre texte ou j’avoue vivre une retation toxique avec mon ami ,dés que je le vois ,ou que je l’est au téléphone je suis sans énergie ,stressé pourtant je n’arrive pas à dire stop à cette liaison d’ou ma déprime s’installe de joyur en jour !
    merci de vos partages !

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    • Heureuse de vous lire à nouveau, Marie Ange mais triste d’apprendre que votre relation est toxique…
      Il serait peut-être bon de vous interroger pourquoi vous n’arrivez pas à le quitter car si vous en devenez déprimée, ce n’est vraiment pas bon signe…
      Je vous souhaite d’avoir ce courage et merci à vous pour ce témoignange

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